OMS

CANCER

DES UV DANS LA PEAU

dans-la-peau.jpgLes Français ont été 2,2 millions de moins à partir en vacances en 2011 par rapport à 2010, selon le baromètre annuel Opodo-Raffour. Ceux qui ont pu s’échapper, en mettant de côté trois francs six sous, ont privilégié des séjours courts relevant de l’escapade. Dans ces conditions, certains n’ont même pas le temps de bronzer, d’autres perdent rapidement leur hâle. La solution pour avoir bonne mine: les cabines UV. Mauvaise idée d’après une enquête américaine publiée le 2 avril dernier dans la revue Mayo Clinic Proceedings (à but non lucratif, la Mayo Clinic est synonyme d’excellence scientifique et médicale), qui a observé une hausse alarmante des cancers de la peau chez les moins de 40 ans. L’incidence du mélanome (un des cancers de la peau les plus sévères) a été, entre 1970 et 2009, multipliée par huit chez les femmes et par quatre chez les hommes. Selon cette étude, les personnes utilisant des lampes à bronzer, des bancs solaires ou autres lits à bronzage ont 74% de risques en plus d’en développer un.

L’OMS (Organisation mondiale de la santé) avait déjà tiré la sonnette d’alarme en considérant ces appareils comme cancérigènes dès 2009.

En France, où on enregistre 1.400 décès annuels dus au mélanome, le Syndicat national des dermatologue avait rappelé, en décembre 2011, qu’ils émettent surtout des UVA «impliqués dans la survenue du mélanome malin» (cancer) et des UVB, entraînant «vieillissement cutané» et «dommages au système immunitaire de la peau». De son côté, la Direction générale de la santé a également fait un sort aux allégations selon lesquelles leurs rayonnements permettraient de compenser un déficit en vitamine D. Son rapport estime que les études montrant un lien entre les UV artificiels et la production de vitamine D ont été menées sur de trop petits échantillons et souffrent de conflits d’intérêts.

Ce qui ne veut pas dire que les rayons naturels du soleil, certes moins puissants, ne sont pas dangereux...

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