pétition

Lettre Secteur Retraites n°54

Lettre Secteur Retraites n°54

RÉFORME DES RETRAITES: FO MAINTIENT LA PRESSION.

Le 15 octobre 2013, les députés ont adopté en première lecture le projet de loi garantissant l'avenir et la justice du système de retraites, par 270 voix contre 249. L'UMP, l'UDI et le Front de gauche ont voté contre, tandis que les écologistes, les radicaux de gauche et 17 députés socialistes se sont abstenus. Dès le début des débats, FO lançait une adresse/pétition aux parlementaires pour rappeler son opposition au projet de loi sur les retraites. Le 15 octobre, 15.000 personnes dont plus de 8.000 militants de Force Ouvrière manifestaient à Paris, Place de la Concorde, pour dénoncer «la retraite au Flanby». Le texte sera discuté au Sénat à partir du 28 octobre. Un rassemblement aura lieu devant le sénat le mercredi 30 octobre 2013 à l’initiative de l’URIF-FO et de l’URIF-CGT.

Signez la pétition et écrivez à votre député: http://nos-retraites-fo.fr/
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L’ASSEMBLÉE NATIONALE A MODIFIÉ À LA MARGE LE PROJET DE LOI DE RÉFORME DES RETRAITES

L’ASSEMBLÉE NATIONALE A MODIFIÉ À LA MARGE LE PROJET DE LOI DE

RÉFORME DES RETRAITES

Les députés ont adopté la réforme des retraites après l’avoir discutée article par article entre le 7 et le 11 octobre. À l’arrivée, le texte présenté par Marisol Touraine a peu évolué.

Les débats au Palais-Bourbon autour du projet de réforme des retraites ont donné lieu à quelques rebondissements et aménagements. Si l’article 2 du texte –qui prévoit l’allongement de la durée de cotisation à 43 ans en 2035– a été adopté par 101 voix (PS) contre 64 (PCF, écologistes, UMP et UDI), huit députés socialistes ont rompu la discipline de groupe en votant contre la mesure clef de voûte de la réforme.

pénibilité, stages et cumul emploi-retraite

La discussion autour de l’article 4 –qui reporte de six mois la revalorisation des pensions– a aussi réservé son lot d’imprévus puisqu’une majorité de députés a voté la suppression de cet article et, par voie de conséquence, la disparition de la mesure. Pour arriver à un tel résultat, il a fallu que huit députés socialistes affirment s’être trompés en votant pour la suppression de l’article au lieu de voter contre, comme ils en avaient reçu la consigne. Du reste, le gouvernement a veillé à ce que l’article 4 réapparaisse en fin de parcours, ce qui ne constitue pas une bonne nouvelle pour les quinze millions de retraités qui y perdront deux milliards d’euros par an dès 2014.

Les députés ont également voté la création d’un compte personnel de prévention de la pénibilité, prévu par le projet de loi, en vertu duquel les salariés ayant été exposés à l’un des dix critères de pénibilité (travail de nuit, températures extrêmes, bruit, etc.) peuvent accumuler des points, dont les modalités d’acquisition et d’utilisation seront fixées par décret, avec un plafond fixé à cent points. Chaque trimestre d’exposition à un facteur de pénibilité donnera droit à un point. Selon le gouvernement, quelque 300.000 personnes devraient à terme utiliser chaque année des points accumulés sur leur compte. Le coût du dispositif est estimé à 500 millions d’euros en 2020, 2,5 milliards d’euros en 2040, même si la question du financement patronal du dispositif n’est pas tranchée.

Sur ce sujet non plus l’architecture gouvernementale n’a pas fondamentalement changé, si ce n’est en prévoyant que le gouvernement dresse un rapport avant début 2015 sur la reconversion des salariés, notamment seniors, et que les comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) émettent des avis sur les mesures de prévention prises dans les entreprises.

Le critère d’exposition à des risques psychosociaux et celui de l’exposition à la radioactivité pour les travailleurs du nucléaire, avancés par certains députés lors du débat, n’ont pas été retenus comme critères de pénibilité.

Enfin, les députés ont adopté certaines mesures qui modifient le texte à la marge. Ainsi, le cumul emploi-retraite ne permettra plus d’ouvrir de nouveaux droits à la retraite. De même, les stages de plus de deux mois en entreprise effectués par les jeunes pourront être retenus, à hauteur de deux trimestres, dans la durée de cotisation; cette nouvelle disposition s’ajoutant au dispositif de rachat de quatre années d’études avec une aide de l’État. Le texte va dorénavant être examiné par le Sénat à partir du 28 octobre.

FO LANCE SON ADRESSE/PÉTITION AUX PARLEMENTAIRES

Retraites

FO LANCE SON ADRESSE/PÉTITION AUX PARLEMENTAIRES

FO lance son adresse aux parlementaires, intitulée «Ne sacrifiez pas l’avenir…!».

Dans cette adresse, FO rappelle les raisons de son opposition au projet de loi sur les retraites, qui, en particulier, conduirait la génération 73 à devoir cotiser 43 ans, ce qui l’amènerait, compte tenu de son âge d’entrée au travail, à 67 ans minimum pour pouvoir liquider sa retraite

Le texte de l’adresse est publié, ce jour 7 octobre, sur le quotidien «Le Parisien Aujourd’hui en France».

Un site internet dédié à cette adresse, http://nos-retraites-fo.fr, permet aux salariés de la soutenir en la signant et de s’adresser directement leurs députés

Pétition retraite


Ne sacrifiez pas l’avenir...!

Mesdames et Messieurs les Députés et Sénateurs,

Les lois sont de votre responsabilité en tant qu’élus de la Nation. Nous nous adressons à vous en toute liberté et indépendance afin que vous puissiez vous déterminer en toute connaissance de cause.

Vous allez ainsi examiner le projet de loi gouvernemental sur les retraites. Pour la 6ème fois en 20 ans il est prévu de retarder le moment où un salarié peut liquider sa retraite. Dans le cas présent, la génération 73 devra cotiser 43 ans, ce qui l’amènera, compte tenu de son âge d’entrée au travail, à 67 ans minimum.

Une telle disposition est inadmissible et rend le projet de loi inacceptable. Qui plus est, cela est annoncé par anticipation sans connaître les perspectives d’évolution de l’espérance de vie et en méconnaissant le recul, depuis quelques années, de l’espérance de vie en bonne santé.

Comment peut-on dans ces conditions programmer une telle dégradation pour les jeunes générations ?

Socialement incompréhensible, ce nouveau recul, dans les faits, de l’âge de la retraite sonne comme une soumission économique à la logique de rigueur ou d’austérité mise en oeuvre dans le Pacte Budgétaire Européen.

Alors que les perspectives de croissance économique sont plus qu’incertaines, programmer un tel recul à l’horizon 2020 relève de la prophétie.

C’est pourquoi nous vous demandons de ne pas sacrifier l’avenir.

Certaines dispositions dont vous allez débattre constituent des avancées, qui demandent cependant à être confirmées et améliorées.

Cependant elles sont gravement entachées par des mesures lourdes, tel l’allongement de la durée de cotisation, c’est la raison pour laquelle nous en demandons le retrait.

Avec nos sentiments démocratiques et républicains.


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