Premier ministre

RETRAITE, LE PEU D’AVENIR DE LA FEMME

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

RETRAITE, LE PEU D’AVENIR DE LA FEMME

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a installé, le 27 février, la commission

chargée de réfléchir, d’ici au mois de juin, à l’élaboration d’une nouvelle réforme du système des retraites, alors que l’Insee vient de publier son bilan démographique 2012, révélant une baisse de l’espérance de vie des femmes. Peu avant la Journée de la femme…

La Gazette des communes
«Les femmes sont majoritaires parmi les allocataires du revenu de solidarité active (RSA), dont elles représentent 57% des bénéficiaires en 2010. Ces situations précaires, qui se pérennisent, accentuent les écarts entre les pensions de retraite des femmes et des hommes.»

Challenges
«Cinq femmes et cinq hommes qui ont une centaine de jours pour plancher sur l’avenir de notre système de retraites. Un scénario de téléréalité pour Arte? Non, la nouvelle commission installée mercredi 27 février par le Premier ministre pour formuler des pistes de réforme. La moitié sont des hauts fonctionnaires experts de la protection sociale.» La commission affiche sa parité, mais est-elle dans la réalité?

Le Figaro
Un député de la majorité présidentielle a «reconnu la semaine dernière, dans les couloirs de l’Assemblée, que la “biologie” incitait à “se poser la question de la durée de cotisation. Je vois des gens qui auront passé plus de temps en retraite que dans la vie active. C’est une situation qui ne peut pas perdurer”, ajoutait-il». Quant au ministre du Budget, il “a enfoncé le clou” (du cercueil?) le lendemain, «parlant même de “consensus”: “L’allongement de l’espérance de vie doit se partager entre temps travaillé et temps retraité.” Un député PS influent estime que la réforme des retraites, même si elle est “brutale”, pourrait néanmoins être approuvée sans trop de heurts». Dans la tombe, on ne vous entend pas crier.

Le Télégramme
«Le grand nombre de décès observé l’an dernier explique qu’en 2012 l’espérance de vie a stagné pour les hommes (78,4 ans) et même diminué de deux mois pour les femmes (84,8 ans). Comme avec la canicule en 2003, c’est un accident, pas une rupture de tendance, assure toutefois Pascale Breuil, chef de l’unité des études démographiques et sociales de l’Insee.» Il y en a quand même beaucoup qui sont au bord de la rupture.

Ouest-France
«En Bretagne, les femmes représentent 57% des personnes seules vivant sous le seuil de pauvreté et 84% des parents de familles monoparentales.» Et quand sonnera l’heure de la retraite?

Le Nouvel Observateur
«En 2008, la retraite moyenne mensuelle des femmes s’élevait à 833 euros (hors pensions de réversion versées aux veuves) contre 1.743 euros pour les hommes. Les femmes partent à la retraite en moyenne plus tard que les hommes (61,8 ans pour les femmes, contre 61,4 ans pour les hommes en 2009).» L’avenir ne s’annonce pas rose.

FO Hebdo - Mars 2013

RIGUEUR: ÉCHEC ET MAP

COMMUNIQUÉ DATÉ DU LUNDI 11 MARS 2013

RIGUEUR: ÉCHEC ET MAP

fo-chauny-sante-force-syndicale.gifLes lettres de cadrage du Premier ministre aux ministères poursuivent la rigueur imposée par la loi de finances 2013 et vont encore plus loin que le programme pluriannuel (2013-2015). Les 5 milliards d'euros d’économies supplémentaires pour 2014 s’ajoutent aux 4,5 milliards d'euros de dotations aux collectivités territoriales supprimées d'ici à 2015.

Ces lettres interviennent après 6 ans de Révision générale des politiques publiques (RGPP), rebaptisée Modernisation de l'action publique (MAP) en 2012, ayant déjà entraîné des fermetures de services dans les hôpitaux (12%), de maternités (6%), de commissariats (12%), de gendarmeries (21%), de tribunaux (39%), de bureaux de poste (40%), de classes, d’écoles, de bases militaires, etc.

Pourtant, cette rigueur renforcée et les «ambitieuses réformes structurelles» arrêtées vont notamment conduire à supprimer 30% des sous-préfectures et les Directions départementales interministérielles, le gouvernement mettant en œuvre deux missions spécifiques pour traduire cette désertification territoriale définitive de l’Etat.

Cette saignée de l’intervention publique a conduit à la destruction de 400.000 emplois publics dans les trois versants de la Fonction Publique depuis 2007. L’arrêt de la commande publique aura un impact dévastateur sur l’activité et sur l’emploi privé, notamment en zones rurales. En restant enfermé dans cette «dictature de la dette», le gouvernement ne semble donc tirer aucune leçon de la crise et persiste dans des analyses qui l’ont engendrée.

La seule réponse crédible à la question des finances publiques est d’arrêter de véritables pistes redistributives selon une réforme fiscale d’ampleur remettant l’impôt sur le revenu au cœur du dispositif, en supprimant les niches fiscales anti-sociales et négatives pour l’emploi et en s’intéressant aux besoins publics et aux recettes fiscales nécessaires pour y répondre.

Force Ouvrière réaffirme que les services publics doivent, plus que jamais, être renforcés pour combattre la pauvreté et les inégalités grandissantes et répondre aux besoins sociaux. Ils sont, à travers l’action publique et les investissements qu’ils permettent, source de croissance, au même titre que l’augmentation des salaires pour relancer la consommation.

Mettre la République en tête des priorités impose de sortir de l’austérité.
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LE GOUVERNEMENT OFFRE 20 MILLIARDS AUX ENTREPRISES

Compétitivité

LE GOUVERNEMENT OFFRE 20 MILLIARDS AUX ENTREPRISES


20-mmiliards-aux-entreprises.gifLe Premier ministre a annoncé une série de mesures visant à augmenter les marges de manœuvre des entreprises.

La plus importante d’entre elles est la création d’une nouvelle niche fiscale: le Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi (CICE), financée par une hausse de la TVA et de nouvelles coupes dans les dépenses publiques.

S’il existe un public auprès duquel la cote de popularité de Jean-Marc Ayrault ne devrait pas tarder à remonter, c’est bien auprès du patronat. Car mardi 6 novembre, en clôturant un séminaire gouvernemental consacré à la compétitivité, le chef du gouvernement a dévoilé la naissance d’un nouveau dispositif en direction des entreprises. Mis en place progressivement en trois ans, il portera sur tous les salaires compris entre 1 et 2,5 fois le SMIC et sera déduit de l’impôt sur les sociétés qu’elles acquittent. Et comme il s’agit d’un crédit d’impôt, même les entreprises non imposables recevront de l’État un chèque du montant correspondant à la déduction dont elles auraient bénéficié si elles avaient payé l’impôt. Le coût de la mesure, jugée «sans précédent» par Matignon, s’élève à 20 milliards d’euros que le gouvernement entend financer en cumulant deux leviers.

LOUIS GALLOIS: L’HOMME QUI VOULAIT 30 MILLIARDS

Tout d’abord en procédant à une augmentation de la TVA; au 1er janvier 2014, le taux réduit, actuellement fixé à 7%, passera à 10%. Il s’applique principalement à des secteurs comme la restauration, les travaux de rénovation de logements, le tourisme avec les transports de voyageurs (train, avion, route et mer), les chambres d’hôtel et les places de camping. Sont également concernées les factures d’eau et de traitement des déchets, tout comme les livres et d’autres biens culturels tels que les places de spectacle. Par ailleurs, le taux normal de TVA passera, lui, de 19,6% à 20%, tandis que le taux applicable aux produits de première nécessité baissera de 5,5% à 5%. Bon an mal an, la refonte des taux de TVA rapportera 6 à 7 milliards d’euros, auxquels s’ajoutera l’instauration d’une fiscalité écologique dont personne ne connaît aujourd’hui les contours. Montant de l’opération: 10 milliards d’euros, soit la moitié du coût du CICE. Les dix autres milliards proviendront de nouvelles réductions dans les dépenses publiques. Le Premier ministre n’a pas détaillé la répartition qui sera opérée, ce qui n’a pas manqué de susciter des interrogations. Jean-Claude Mailly a ainsi annoncé qu’il sera vigilant car «pour ce qui est de la fonction publique, on a déjà atteint l’os».

En annonçant ce dispositif, le gouvernement entend mettre un terme à la pression qu’exercent sur lui les milieux patronaux, qui réclament depuis des mois un «choc de compétitivité». Le point d’orgue de cette campagne a été atteint lundi 5 novembre avec la publication du rapport Gallois. Sans surprise, l’ex-patron d’EADS re-prend à son compte la revendication du patronat de voir transférée une part significative des cotisations sociales –30 milliards d’euros– vers la CSG, au nom d’un coût prétendument excessif du travail. En clair, faire payer plus aux salariés comme aux retraités et moins aux employeurs. Une piste que ne reprend pas le futur dispositif gouvernemental: les 20 milliards d’euros offerts aux entreprises proviendront de la fiscalité et les recettes de la protection sociale ne seront pas amputées. «Je suis satisfait de voir qu’on ne rentre pas dans ce qu’avait préconisé M. Gallois sur l’aspect coût du travail», c’est-à-dire «une baisse massive des cotisations et un relèvement fort de la TVA ou de la CSG», a déclaré le numéro un de FO sur RTL.

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UNE LAME DE FOND POUR LE POUVOIR D’ACHAT ET LA CROISSANCE

Plan d’austérité

UNE LAME DE FOND POUR LE POUVOIR D’ACHAT ET LA CROISSANCE


lamedefond-fosantechauny.jpgLe deuxième plan de rigueur affectera d’abord les revenus des classes moyennes et défavorisées déjà fortement touchée par la crise.  FO dénonce une «aberration économique et scandale social».

 

Le Premier ministre, François Fillon a beau affirmer sur tous les tons que les «efforts» demandés par son deuxième plan de rigueur sont «justes» ou «équitables», il n’en est rien. En effet, les mesures qu’il a présentées lundi renforcent encore l’austérité déjà inscrites dans son programme de rigueur budgétaire du 24 août dernier à l’égard des classes moyennes et défavorisées pour mieux épargner les très hauts revenus.

Le changement de mode de calcul de plusieurs prestations sociales est à ce titre révélateur. Ainsi, les allocations familiales, rentrée scolaire, de prestations d'accueil du jeune enfant, congé parental ou les aides au logement ne seront plus revalorisées en fonction de l’inflation prévisionnelle (2,1%) mais du taux de croissance espéré (1%). Ce gel partiel ne sera pas indolore pour les 4,4 millions de foyers bénéficiant des allocations familiales, les près de 3 millions touchant l'allocation de rentrée scolaire ou les 6 millions percevant les aides au logement. La mesure vise à économiser 400 millions d'euros en 2012 et 500 millions en 2013.

De quoi pénaliser un pouvoir d’achat qui sera également amputé par le relèvement de 5,5% à 7% du taux réduit de TVA. À l’exclusion des produits de première nécessité (alimentation) de l'énergie, des produits et services aux handicapés, ce nouveau taux intermédiaire sera appliqué aux prix de tous les autres produits et services comme les transports publics de voyageurs, les hôtels, restaurants, la fourniture de repas dans les cantines d’entreprise, les frais d’avocats (aides juridictionnelles) les travaux de bâtiment, la collecte de déchets, les livres, les spectacles, les musées ou les parcs d’attractions… Recette escomptée, 1,8 milliard d’euros en 2012!

À cela s’ajoute la hausse de l’impôt sur le revenu. En 2011 et 2012, le gouvernement ne revalorisera pas les tranches de l’impôt du montant de l’inflation. En clair, d’une année sur l’autre, si les revenus augmentent à la marge, par exemple avec l’évolution des prix, le barème, lui restera bloqué au niveau de 2010. Pour quelques euros de plus et mécaniquement, certains foyers jusque-là exonérés d’impôt sur le revenu y seront assujettis tandis que les autres basculeront vers une tranche supérieure. Recettes attendues: 3,4 milliards d'euros sur deux ans, dont 1,7 milliard en 2012.

Certes la désindexation de ce barème inclut les abattements en matière de droits de succession et de donation ainsi que l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Mais, comme l’a souligné dans Libération un économiste, Thomas Piketty, le gouvernement a divisé, cette année, par plus de deux les recettes de l’ISF (deux milliards d’euros de manque à gagner) au profit des plus riches. Lesquels, rappelons-le, continueront à bénéficier du bouclier fiscal qui ne sera supprimé que l’an prochain (voir notre article du 13 mai 2011). Quant au prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) sur les dividendes et les intérêts devant être  porté de 19% à 24%, Thomas Piketty a expliqué que la moitié des revenus financiers n’y sont pas soumis du fait «d’une assiette d’imposition mitée».

Pour Pascal Pavageau (FO), «si l’on ajoute en plus les nouvelles coupes programmées dans les budgets de l’Etat et de l’assurance maladie ainsi que l’accélération de l’application de la contre-réforme des retraites, on casse tous les moteurs de croissance. C’est une aberration économique doublée d’un scandale social».

 

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