RÉFORME

UNE REMISE À PLAT? C'EST GONFLÉ!

Actualité Retraites - FO n°66

UNE REMISE À PLAT? C'EST GONFLÉ!

Éditorial de Philippe Pihet, Secrétaire confédéral

Ces lignes sont écrites quelques heures après l’adoption par l’Assemblée Nationale du projet de loi portant réforme des retraites.

Le moins que l’on puisse dire c’est que pour une «réforme juste» elle passe juste. Et encore, le gouvernement a dû avoir recours au vote bloqué!

Nous n’avons de cesse de le dire, ce texte est inacceptable et nous continuerons de le combattre.

Afficher pour les salariés qui ont la quarantaine que la retraite complète ne sera pas avant 66 voire 67 ans, est-ce un progrès?

Nous avons longuement développé nos arguments sans qu’il soit besoin de le refaire ici.

Le chantier que vient de lancer le Premier Ministre sur la remise à plat de la fiscalité a été l’occasion pour notre confédération de présenter ses revendications.

Pour notre secteur d’activité, ce projet doit concerner la fiscalisation des majorations de pensions pour avoir élevé 3 enfants et plus. Il doit aussi concerner la fiscalisation de la part patronale de cotisation des complémentaires santé.

Interpellé par nos soins, le gouvernement ne nie pas l’effet que cela produira en 2015, lorsque nous aurons à déclarer notre «net fiscal», qui n’est pas le net à payer depuis longtemps (CSG et CRDS obligent).

Le Ministre en charge du dossier nous répond que la hausse ne sera pas aussi importante que celle que nous dénonçons. Il précise ; en moyenne…

Alors, oui le système fiscal doit être remis à plat, et, comme le demande FO, remettre l’impôt sur le revenu au centre du dispositif. Pour autant il nous faut rester vigilants et lucides: cette remise à plat doit prendre en compte aussi toutes les augmentations depuis 18 mois!


http://www.force-ouvriere.fr/

10 SEPTEMBRE 2013: UNE DATE À BLOQUER

Retraites

10 SEPTEMBRE 2013: UNE DATE À BLOQUER

Le gouvernement remet le dossier retraites sur la table, en particulier pour répondre aux exigences européennes.

Les retraites font ainsi partie du programme d’ajustement budgétaire: c’est cela la seule urgence!

On peut très bien examiner ce dossier sans précipitation et surtout, sans se sentir obligés de pénaliser les salariés, les chômeurs et les retraités.

Une réforme courageuse n’est pas obligatoirement une réforme impopulaire.

Ainsi, parmi les points clés, figure la volonté d’allonger à nouveau la durée de cotisation nécessaire pour avoir une retraite à taux plein.

Quel message d’espoir pour les jeunes!

Commencer plus tard, terminer plus tard: tel est le programme!


D’ores et déjà, compte tenu du chômage, à 30 ans les jeunes engrangent trois ans de cotisation de retard.

FO refuse tout allongement de la durée de cotisation.

À partir du moment où le taux de remplacement (montant de la retraite par rapport au dernier salaire) est identique entre public et privé il n’y a aucune raison de remettre en cause le statut général des fonctionnaires garant, au delà de la question des retraites, d’une fonction publique républicaine.


FORCE OUVRIÈRE REVENDIQUE

- L’augmentation des salaires.
1% d’augmentation de la masse salariale génère 680 millions de cotisations vieillesse au régime général.

- La compensation intégrale des exonérations de cotisations patronales.
Sur l’année 2012, c’est 1,1 milliard d'euros qu’il manque à la Caisse nationale d’assurance vieillesse. En vingt ans, c’est 17 milliards d'euros de recettes en moins pour la branche vieillesse.

- Une durée d’assurance conforme à la durée moyenne observée.
En 2012, les salariés qui ont fait liquider leur pension présentaient une durée moyenne de 151 trimestres.

- La fin de la politique d’austérité, une politique volontariste de création d’emplois.
100.000 emplois représentent 450 millions d'euros de cotisations vieillesse.

- L’augmentation de la cotisation, salariale et patronale.
Un point de cotisation vieillesse représente entre 4,4 et 5,3 milliards d'euros.

Alors que nombre de retraités ont des petites retraites il n est pas envisageable ou de désindexer les retraites ou de ponctionner leur pouvoir d’achat.

N’oublions pas par exemple que les retraités compte tenu du chômage des enfants ou des petits enfants sont nombreux à exercer une solidarité financière importante.

Tout allongement de durée de cotisation:

- Est le pire des signaux à envoyer aux jeunes générations;

- Est une aberration pour les séniors car un salarié sur deux qui liquide sa retraite n’est plus en activité et le chômage des seniors est celui qui a le plus augmenté.

ALLONGER LA DURÉE C'EST RACCOURCIR LA VIE

10 SEPTEMBRE 2013: GRÈVES ET MANIFESTATIONS


RETRAITES - 10 SEPTEMBRE 2013: UNE DATE À BLOQUER

FORCE OUVRIERE

«IL FAUT SAVOIR DIRE NON», A SOULIGNÉ FO À DUBLIN

Tables rondes

«IL FAUT SAVOIR DIRE NON», A SOULIGNÉ FO À DUBLIN

La mobilisation contre les politiques d’austérité et les réformes structurelles doit monter d’un cran à l’échelle européenne, a souligné la confédération FO, représentée à la conférence de la CES par Jean-Claude Mailly et Andrée Thomas, Secrétaire confédérale chargée du secteur international. Le Secrétaire général de FO, qui a participé à la table ronde consacrée au renforcement du syndicalisme européen, a une nouvelle fois défendu l’idée d’organiser des arrêts de travail simultanés dans les différents pays de l’Union européenne. Pour l’instant, la mobilisation prend la forme d’euro-manifestations à la veille des sommets européens.

RENDEZ-VOUS AVEC LE PRÉSIDENT FRANÇAIS LE 19 JUIN

Jean-Claude Mailly a notamment souligné la nécessité de continuer à s’opposer au TSCG (Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance), dit pacte budgétaire, et de revendiquer la révision de l’ensemble des traités, expliquant que si l’on veut que l’Europe ne soit plus perçue comme un danger par les travailleurs, mais qu’elle soit porteuse de progrès et de droits, «il faut savoir dire non». Une position qu’il entend défendre le 19 juin prochain lors de la rencontre entre le président français François Hollande, la Secrétaire générale de la CES, Bernadette Ségol, et les secrétaires généraux des organisations françaises membres de la CES.

Dans la perspective du prochain sommet européen des 27 et 28 juin à Bruxelles, la CES a en effet pris l’initiative d’organiser des rencontres pays par pays avec les chefs d’État et de gouvernement.
FO Hebdo - Juin 2013

RÉFORME DE LA MÉDECINE DU TRAVAIL: LES PROPOS DE FORCE OUVRIÈRE ALTÉRÉS!

Communiqués confédéraux

logo.jpgRÉFORME DE LA MÉDECINE DU TRAVAIL: LES PROPOS DE FORCE OUVRIÈRE ALTÉRÉS!

Le 8 février dernier, la Confédération Force Ouvrière était reçue par l’assemblée nationale, en l’occurrence, par M. Lefrand et Mme Delaunay, dans le cadre de la mise en œuvre des décrets relatifs à la réforme des services de santé au travail.

Hormis le fait que cette audition arrive dans un contexte électoral particulier, et que nous nous interrogions sur la pertinence d’évaluer un dispositif mis en place 8 jours plus tôt (les décrets parurent le 30 janvier 2012), nous avons constaté avec regret que les rédacteurs du rapport mentionnaient, à la page 53, le fait que:

«Nous avons mené quatorze auditions, au cours desquelles nous avons reçu de nombreux syndicats et représentants des services de santé au travail. La grande majorité des personnes auditionnées s’est déclarée satisfaite des dispositions édictées par le pouvoir réglementaire.»

  Nous exprimons notre indignation devant cette altération des positions exprimées par notre organisation. Depuis la loi portant réforme des services de santé au travail parue le 30 juillet 2012, jusqu’aux décrets du 30 janvier 2012, nous n’avons cessé, au sein des diverses instances ou nous avons pu faire valoir notre point de vue, de dénoncer une réforme impropre à garantir une médecine du travail effective et efficace pour la prévention des risques professionnels auxquels sont exposés les travailleurs.

  S’il est peut être vrai que la majorité des acteurs ont exprimé leur satisfaction devant ces décrets, nous regrettons que le rapport ne mentionne pas les avis détaillés des composantes consultées, car notre avis fut clairement exprimé devant les députés : nous nous opposons fermement à cette réforme, tant dans son volet législatif que dans sa partie règlementaire.

  Nous ne laissons pas cette manœuvre électoraliste sans réponse, et ne manquerons pas de faire savoir à nouveau que cette réforme n’est pas moins qu’un démantèlement des services de santé au travail dans le seul intérêt des employeurs.


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