rentrée scolaire

UNE PRÉRENTRÉE SCOLAIRE MARQUÉE PAR LA PÉNURIE

Education nationale

UNE PRÉRENTRÉE SCOLAIRE MARQUÉE PAR LA PÉNURIE


Avec de nouveaux rythmes scolaires appliqués au compte-gouttes, le ministre doit aussi faire face aux milliers de fermetures de cours et de classes.
La rentrée 2013 est présentée par le ministre de l’Éducation nationale comme celle du changement. En fait, comme l’a souligné Vincent Peillon le 29 août, lors de sa conférence de presse, ce changement concernera essentiellement le primaire, «prioritaire», autour d’«une mesure centrale», la réforme des rythmes scolaires. Celle-là même qui, l’an dernier, fut combattue par les instits, les parents d’élèves et les élus, une résistance expliquant qu’en cette rentrée, seuls 22,3% des élèves, 20% des écoles et 18,6% des communes l’appliqueront. Ainsi, dans 72% des écoles les horaires seront toujours sur quatre jours, tandis que les autres s’essayeront aux nouveaux rythmes: semaine de quatre jours et demi, journées réduites en moyenne de quarante-cinq minutes et trois heures par semaine d’activités périscolaires à la charge des communes.

Au passage, M. Peillon dénigre le système scolaire, affirmant que sa réforme participe à «la lutte contre les inégalités que ce système non seulement reproduit mais accroît», et en taclant les «problèmes concernant les apprentissages fondamentaux» que rencontreraient «beaucoup de nos élèves arrivant au collège». Pense-t-il vraiment faire mieux en multipliant par quatre, dans le premier degré, les activités périscolaires et en les confiant aux élus locaux? Des «activités péri-éducatives gratuites», le poney par exemple... Cette réforme constitue la pierre angulaire de la loi Peillon dite de «refondation», dont l’application menace toute l’institution.

DES RECRUTEMENTS PRÉCAIRES

«Cette rentrée va être marquée par une aggravation des conditions de travail des personnels et des élèves: les postes manquent, les moyens manquent, les personnels manquent, les emplois précaires remplacent les postes de fonctionnaires», constate Hubert Raguin. En plus, souligne le Secrétaire général de la FNEC FP FO, «les personnels de l’Éducation nationale qui débutent leur carrière en moyenne à 26 ans partiraient à 67 ans pour une retraite à taux plein. Devant un tel programme, nous avons proposé à nos homologues, FSU, CGT et SUD, des appels communs à la grève et aux manifestations du 10 septembre».

Après les 80.000 disparitions de postes en dix ans et malgré l’arrivée de 30.000 élèves supplémentaires cette année, le ministre annonce 7.500 créations et parle d’une «inversion historique». Il s’agit en fait d’emplois équivalents temps plein d’enseignement, regroupant emplois d’Avenir professeurs, auxiliaires de vie scolaire, stagiaires en formation dans les Écoles supérieures du professorat et de l’Éducation. Des emplois précaires qui masqueront, sans plus, les difficultés. À l’heure de la prérentrée, des milliers d’écoles, de lycées et de collèges connaissaient une pénurie d’enseignants, entraînant des non-ouvertures ou des fermetures de classes, de cours, de sections.
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RENTRÉE SCOLAIRE: M. PEILLON PAS MIEUX QUE M. CHATEL

PRESSE - COMMUNICATION

Enseignement

RENTRÉE SCOLAIRE: M. PEILLON PAS MIEUX QUE M. CHATEL

Dans l’Éducation nationale, l’état de grâce aura fait long feu. Le 26 juin, Vincent Peillon a adressé une lettre à «tous les personnels» sur les conditions de la prochaine rentrée. Contrairement aux attentes, la circulaire de son prédécesseur, Luc Chatel, ne sera pas retirée, le ministère préférant une simple «réécriture». La Fédération FO de l’Enseignement explique dans un communiqué: «Faute de vouloir remettre en cause les 14 000 suppressions de postes décidées par le gouvernement précédent, le ministre se contraint à confirmer les contre-réformes et les mauvais coups contre l’école publique.»

Les 1 000 postes réaffectés dans le premier degré et les 355 autres concédés dans les lycées et collèges ne seront qu’une goutte d’eau en septembre.

Rien n’est remis en cause

Disparition des RASED, dispositif Eclair, réforme du lycée, rien n’est remis en question. La lettre de M. Peillon précise même que «le socle commun de connaissances et de compétences, inscrit dans la loi n° 2005-380 du 23 avril 2005, est le cadre de référence de la scolarité obligatoire». Et si le livret de compétences», dont FO avait demandé l’abandon, est jugé «inutilement complexe», il n’en sera pas moins maintenu à la rentrée.

Ces «inflexions» du ministre par rapport à ce qu’attendent les personnels complètent les décisions du gouvernement pour tous les fonctionnaires: blocage des salaires, réduction des crédits et des effectifs. Le 4 juillet, Marylise Lebranchu, ministre de la Fonction publique, leur a même promis un «grand moment de rigueur». Quand on voit le nombre ridicule de postes rendus dans l’enseignement, pourtant prioritaire, on comprend le sort réservé aux autres administrations. 

La ministre a refusé de chiffrer le nombre des postes qui devront être supprimés, comptant sur la conférence sociale des 9 et 10 juillet pour voir «avec les syndicats ce qu’on veut réaliser sur cinq ans». Sauf que FO refuse de cogérer.
FO Hebdo - juillet 2012



UNE LAME DE FOND POUR LE POUVOIR D’ACHAT ET LA CROISSANCE

Plan d’austérité

UNE LAME DE FOND POUR LE POUVOIR D’ACHAT ET LA CROISSANCE


lamedefond-fosantechauny.jpgLe deuxième plan de rigueur affectera d’abord les revenus des classes moyennes et défavorisées déjà fortement touchée par la crise.  FO dénonce une «aberration économique et scandale social».

 

Le Premier ministre, François Fillon a beau affirmer sur tous les tons que les «efforts» demandés par son deuxième plan de rigueur sont «justes» ou «équitables», il n’en est rien. En effet, les mesures qu’il a présentées lundi renforcent encore l’austérité déjà inscrites dans son programme de rigueur budgétaire du 24 août dernier à l’égard des classes moyennes et défavorisées pour mieux épargner les très hauts revenus.

Le changement de mode de calcul de plusieurs prestations sociales est à ce titre révélateur. Ainsi, les allocations familiales, rentrée scolaire, de prestations d'accueil du jeune enfant, congé parental ou les aides au logement ne seront plus revalorisées en fonction de l’inflation prévisionnelle (2,1%) mais du taux de croissance espéré (1%). Ce gel partiel ne sera pas indolore pour les 4,4 millions de foyers bénéficiant des allocations familiales, les près de 3 millions touchant l'allocation de rentrée scolaire ou les 6 millions percevant les aides au logement. La mesure vise à économiser 400 millions d'euros en 2012 et 500 millions en 2013.

De quoi pénaliser un pouvoir d’achat qui sera également amputé par le relèvement de 5,5% à 7% du taux réduit de TVA. À l’exclusion des produits de première nécessité (alimentation) de l'énergie, des produits et services aux handicapés, ce nouveau taux intermédiaire sera appliqué aux prix de tous les autres produits et services comme les transports publics de voyageurs, les hôtels, restaurants, la fourniture de repas dans les cantines d’entreprise, les frais d’avocats (aides juridictionnelles) les travaux de bâtiment, la collecte de déchets, les livres, les spectacles, les musées ou les parcs d’attractions… Recette escomptée, 1,8 milliard d’euros en 2012!

À cela s’ajoute la hausse de l’impôt sur le revenu. En 2011 et 2012, le gouvernement ne revalorisera pas les tranches de l’impôt du montant de l’inflation. En clair, d’une année sur l’autre, si les revenus augmentent à la marge, par exemple avec l’évolution des prix, le barème, lui restera bloqué au niveau de 2010. Pour quelques euros de plus et mécaniquement, certains foyers jusque-là exonérés d’impôt sur le revenu y seront assujettis tandis que les autres basculeront vers une tranche supérieure. Recettes attendues: 3,4 milliards d'euros sur deux ans, dont 1,7 milliard en 2012.

Certes la désindexation de ce barème inclut les abattements en matière de droits de succession et de donation ainsi que l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Mais, comme l’a souligné dans Libération un économiste, Thomas Piketty, le gouvernement a divisé, cette année, par plus de deux les recettes de l’ISF (deux milliards d’euros de manque à gagner) au profit des plus riches. Lesquels, rappelons-le, continueront à bénéficier du bouclier fiscal qui ne sera supprimé que l’an prochain (voir notre article du 13 mai 2011). Quant au prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) sur les dividendes et les intérêts devant être  porté de 19% à 24%, Thomas Piketty a expliqué que la moitié des revenus financiers n’y sont pas soumis du fait «d’une assiette d’imposition mitée».

Pour Pascal Pavageau (FO), «si l’on ajoute en plus les nouvelles coupes programmées dans les budgets de l’Etat et de l’assurance maladie ainsi que l’accélération de l’application de la contre-réforme des retraites, on casse tous les moteurs de croissance. C’est une aberration économique doublée d’un scandale social».

 

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