RIGUEUR

5 MILLIARDS DE RIGUEUR EN PLUS

Lettre de Matignon

5 MILLIARDS DE RIGUEUR EN PLUS

Dans les lettres de cadrage qu’il a envoyées à ses ministres le 8 mars, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, demande cinq milliards d’euros d’économies supplémentaires pour 2014 afin, dit-il, «d’atteindre le déficit zéro à la fin du quinquennat». De son côté, le chef de l’État prétend qu’il s’agit d’un «effort que nous pouvons parfaitement consentir», sans mesures «d’austérité». Pourtant, ces nouvelles économies interviennent alors que la loi de finances 2013 et le budget triennal 2013-2015 prévoient déjà de diminuer les moyens de fonctionnement des administrations de 15%. Pour la Fédération générale des Fonctionnaires (FGF) FO, «la fonction publique et ses agents continuent d’être les variables d’ajustement des politiques budgétaires», au détriment de sa «capacité à assurer ses missions de service public». Face aux nouvelles restrictions de Matignon, la FGF constate que «le gouvernement fait le choix d’affaiblir la fonction publique pour mieux la privatiser», et elle prévient qu’elle «combattra cette orientation et défendra le service public garant de notre République».

«Mettre la République en tête des priorités pour sortir de l’austérité», demande pour sa part Pascal Pavageau, Secrétaire confédéral de FO. Le 11 mars, dans un communiqué intitulé «Rigueur: échec et MAP», la Confédération dénonce ces lettres de cadrage qui «interviennent après six ans de Révision générale des politiques publiques (RGPP), rebaptisée Modernisation de l’action publique (MAP) en 2012». Cela a déjà entraîné des fermetures de services dans les hôpitaux, de maternités, de commissariats, de tribunaux, de bureaux de poste, de classes... et la destruction de 400.000 emplois publics. Or l’arrêt de la commande publique a un impact dévastateur sur l’activité.

«Le gouvernement ne semble tirer aucune leçon de la crise, il persiste», constate FO, pour mieux réaffirmer que «les services publics doivent être renforcés pour combattre la pauvreté et répondre aux besoins sociaux».
FO Hebdo - Mars 2013
 


RIGUEUR: ÉCHEC ET MAP

COMMUNIQUÉ DATÉ DU LUNDI 11 MARS 2013

RIGUEUR: ÉCHEC ET MAP

fo-chauny-sante-force-syndicale.gifLes lettres de cadrage du Premier ministre aux ministères poursuivent la rigueur imposée par la loi de finances 2013 et vont encore plus loin que le programme pluriannuel (2013-2015). Les 5 milliards d'euros d’économies supplémentaires pour 2014 s’ajoutent aux 4,5 milliards d'euros de dotations aux collectivités territoriales supprimées d'ici à 2015.

Ces lettres interviennent après 6 ans de Révision générale des politiques publiques (RGPP), rebaptisée Modernisation de l'action publique (MAP) en 2012, ayant déjà entraîné des fermetures de services dans les hôpitaux (12%), de maternités (6%), de commissariats (12%), de gendarmeries (21%), de tribunaux (39%), de bureaux de poste (40%), de classes, d’écoles, de bases militaires, etc.

Pourtant, cette rigueur renforcée et les «ambitieuses réformes structurelles» arrêtées vont notamment conduire à supprimer 30% des sous-préfectures et les Directions départementales interministérielles, le gouvernement mettant en œuvre deux missions spécifiques pour traduire cette désertification territoriale définitive de l’Etat.

Cette saignée de l’intervention publique a conduit à la destruction de 400.000 emplois publics dans les trois versants de la Fonction Publique depuis 2007. L’arrêt de la commande publique aura un impact dévastateur sur l’activité et sur l’emploi privé, notamment en zones rurales. En restant enfermé dans cette «dictature de la dette», le gouvernement ne semble donc tirer aucune leçon de la crise et persiste dans des analyses qui l’ont engendrée.

La seule réponse crédible à la question des finances publiques est d’arrêter de véritables pistes redistributives selon une réforme fiscale d’ampleur remettant l’impôt sur le revenu au cœur du dispositif, en supprimant les niches fiscales anti-sociales et négatives pour l’emploi et en s’intéressant aux besoins publics et aux recettes fiscales nécessaires pour y répondre.

Force Ouvrière réaffirme que les services publics doivent, plus que jamais, être renforcés pour combattre la pauvreté et les inégalités grandissantes et répondre aux besoins sociaux. Ils sont, à travers l’action publique et les investissements qu’ils permettent, source de croissance, au même titre que l’augmentation des salaires pour relancer la consommation.

Mettre la République en tête des priorités impose de sortir de l’austérité.
http://www.force-ouvriere.fr

 

ÉDITORIAL DE JEAN-CLAUDE MAILLY DATÉ DU MERCREDI 20 FÉVRIER 2013

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

NE PAS RAJOUTER DE L’AUSTÉRITÉ À LA RIGUEUR

Il y a longtemps que nous expliquons que les 3% de déficit budgétaire ne seront pas respectés en 2013 et que cette norme dogmatique est dangereuse. Après la remise du rapport de la Cour des comptes, le gouvernement vient d’annoncer que les 3% ne seront effectivement pas atteints en 2013. Mais, ajoute-t-il tout de suite, le 0% sera atteint en 2016 et nous ne changerons rien dans la trajectoire. Traduction: il va falloir accentuer l’austérité pour respecter les critères de Maastricht, les traités européens (dont le TSCG) et les exigences allemandes.

Au moment de l’adoption du pacte budgétaire européen (le TSCG), nous avons –ainsi que la Confédération européenne des syndicats– marqué notre opposition et dénoncé les dangers sociaux, économiques et démocratiques de ce traité.

Après avoir massivement aidé les banques au début de la crise et accru ainsi l’endettement, les pays européens se sont lancés ou se sont vu imposer des cures sévères d’austérité. C’est particulièrement le cas en Grèce, en Espagne ou au Portugal, où actuellement le gouvernement vend ce qu’on appelle les «bijoux de famille» en privatisant à tout va et où la condition des salariés s’aggrave.

Quand le pacte de croissance a été adopté conjointement au traité non renégocié, nous avons expliqué qu’il ne s’agissait pas de 120 milliards d’euros, mais de 10 milliards nouveaux sur le plan européen, ce qui est une goutte d’eau.

Le dernier budget européen adopté récemment par les gouvernements (dans l’attente du verdict du Parlement européen) le confirme: c’est un budget de diminution, un budget d’austérité qui pénalisera en particulier les investissements d’infrastructures et d’avenir.

En France, après avoir augmenté les impôts et réduit les dépenses, l’heure est aussi au serrage de boulon. Dans la lettre adressée aux ministres pour préparer les budgets 2014-2015, il est annoncé des «économies très ambitieuses», ce qui signifie une diminution des dépenses. Cela signifie aussi qu’on risque d’ajouter de l’austérité à la rigueur. Déjà l’année 2012 s’est difficilement terminée avec une croissance économique nulle, des investissements et des exportations en berne, une consommation à la traîne et un chômage en forte hausse. C’est cela, concrètement, la conséquence d’une politique économique d’austérité.

De ce point de vue, l’accord national interprofessionnel du 11 janvier –salué par les milieux financiers et la Commission européenne– est un accord d’accompagnement de cette politique économique visant à faire payer au plus grand nombre les erreurs et frasques de quelques-uns.

Cela ne fait que justifier pleinement notre appel à manifester le 5 mars prochain. Tout le monde doit faire face à ses responsabilités et les choses doivent être dites et faites.

FO Hebdo - Février 2012

FONCTION PUBLIQUE: 2000: MICHEL SAPIN – 2013: MARYLISE LEBRANCHU

Communiqué du jeudi 31 janvier 2013

FONCTION PUBLIQUE

2000: MICHEL SAPIN – 2013: MARYLISE LEBRANCHU

Même discours: rigueur – contraintes budgétaires

A 13 ans d’intervalle, la ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu tient le même discours que Michel Sapin en 2000, alors ministre de la Fonction publique, poursuivant ainsi les orientations RGPP du gouvernement précédent.

En effet, lors de ses voeux à la presse le 29 janvier, la ministre de la Fonction publique s’est livrée à quelques déclarations consistant à faire des fonctionnaires l’éternelle variable d’ajustement des politiques budgétaires.

Une fois de plus, les fonctionnaires devront subir la politique d’austérité.

En annonçant le gel du point d’indice en 2013, pire pour 2014 et 2015, en déclarant que les fonctionnaires doivent comprendre, subir et payer la dette de la France, la ministre entérine la politique de rigueur de ses prédécesseurs.

La FGF-FO affirme qu’il est inadmissible et inacceptable d’imputer aux agents publics la crise du système bancaire et de perpétuer les choix budgétaires dictés par l’Union européenne.

En déclarant mettre fin à la rémunération au mérite des fonctionnaires, la ministre occulte ainsi le véritable débat sur l’augmentation des salaires par la revalorisation du point d’indice.

Pour la FGF-FO, après les augmentations consécutives des retenues pour pension civile (cotisations retraites) de novembre 2012 et janvier 2013, le traitement des fonctionnaires baisse encore!

La FGF-FO revendique la revalorisation immédiate de 5% de la valeur du point d’indice et la refonte de l’ensemble de la grille indiciaire.

La FGF-FO, première organisation syndicale dans la Fonction publique de l’Etat, fidèle à ses principes, attendra la réunion du 7 février pour connaître les annonces officielles de la ministre.

Pour la FGF-FO, la sincérité du dialogue social ne varie pas en fonction des intérêts des uns et des autres mais demeure la clé de la réussite pour des discussions respectant les agents publics et les organisations syndicales qui les représentent!

La réunion du 7 février 2013 s’annonce difficile!



 FONCTIONNAIRES
 FÉDÉRATION GÉNÉRALE DES FONCTIONNAIRES FORCE OUVRIÈRE

Secrétaire général:
Christian GROLIER

Adresse:
46, rue des Petites Écuries
75010 PARIS



Téléphone:
01 44 83 65 55

Fax:
01 42 46 97 80

E-mail:
fofonctionnaires@force-ouvriere.fr

Site internet:
http://www.fo-fonctionnaires.fr

La rigueur aveugle dépasse les borgnes!

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

La rigueur aveugle dépasse les borgnes!



L’extrême rigueur avec laquelle ont été appliquées les mesures d'austérité dans certains pays choque jusqu'à certains farouches partisans des réductions des dépenses publiques, qui s'inquiètent d'un tel aveuglement.

Le Monde

« Les économistes ont beau refaire leurs calculs, changer ici ou là un paramètre, quelque chose ne fonctionne plus. Les plans d'austérité, imposés à l’Europe du Sud, au Portugal, à l'Espagne ou à l'Italie... sont, disent-ils, intenables économiquement, socialement dangereux et fiscalement inefficaces, avec des objectifs de réduction de déficits tout simplement inatteignables. "On arrive au bout. Maintenant, on est au bord du gouffre", résume patrick Artus, chef économiste chez Natixis et professeur à l’École polytechnique. » pour le prévoir, il n'y avait pourtant pas besoin de sortir de Polytechnique. Courrier International

C'est ce que dit en substance Paul Krugman, prix Nobel d'économie: « Voilà plusieurs années que l'Europe applique des plans d'austérité extrêmement rigoureux et les résultats sont exactement ceux qu'auraient pu prédire des étudiants en histoire: ces plans n'ont fait qu'aggraver la récession dans laquelle ces pays étaient déjà plongés. Et comme les investisseurs prennent en compte la situation économique d'un pays pour évaluer sa capacité de remboursement, les programmes d'austérité n'ont même pas contribué à réduire le coût de l'emprunt,»

Le nouvel Observateur

lnquiet de ses serviteurs trop zélés, « Le FMI a exhorté le gouvernement italien à ne pas adopter de nouvelles mesures d'austérité », et « Timothy Geithner, le secrétaire américain au Trésor, est également allé dans ce sens. Il a déclaré mercredi que les pays européens frappés par la crise de la dette ne devaient ni couper trop vite dans les dépenses publiques, ni précipiter les hausses d'impôts ». Bref ne pas tirer trop fort sur la corde.

Le Figaro

Même le spéculateur « avisé, George Soros, qui a joué sur le rebond européen, s'alarme: « Dans une lettre, le célèbre financier exhorte l'Europe à changer sa politique destructrice.»

Ouest-France

D'ailleurs, il faut vraiment porter des æillères dogmatiques pour ne pas voir « l'Europe du Sud plombée par l'austérité », alors qu'il suffit de faire quelques kilomètres, à Vintimille ou à Hendaye, pour en prendre la mesure. Sur toute la façade sud de l'Europe, du Portugal à la Grèce, l’austérité n'est plus une crainte ou une menace, c'est une réalité. Des millions de citoyens l’éprouvent concrètement dans leur vie quotidienne. Sur leurs factures et leurs bulletins de salaire. Partout, l'essence frôle les deux euros. Partout, les salaires sont en baisse, les retraites exiguës et les impôts en hausse. L’Europe du Sud est en forte récession, étranglée par les politiques d'austérité adoptées dans I'urgence ces derniers mois ». Qui ont amené l'Europe au service des urgences. En espérant qu’il n'ait pas été victime de restrictions budgétaires...

FO Hebdo - Avril 2012

PRESSE - COMMUNICATION - LA RIGUEUR ENTRAÎNE LA RÉCESSION ET LE CHÔMAGE

PRESSE - COMMUNICATION - VENDREDI 16 DÉCEMBRE 2011

Emission sur la Chaîne Parlementaire

«LA RIGUEUR ENTRAÎNE LA RÉCESSION ET LE CHÔMAGE»

Jean-Claude Mailly invité de l’émission «Pile et Face»

 

Jean-Claude Mailly était l’invité de l’émission «Pile et Face», animée par Jean Pierre Gratien, jeudi 15 décembre 2011 à 19h30 sur la Chaîne Parlementaire.

 

Le Face à Face de la semaine. Emission hebdomadaire présentée par Jean-Pierre Gratien

Projet contre projet, idée contre idée, deux invités confrontent leur point de vue et défendent leurs analyses sur un thème au coeur de l’actualité. Equilibre et équité obligent, les temps de parole sont rigoureusement décomptés dans ce débat tout en mesure et en pertinence orchestré par Jean-Pierre Gratien.


 
Invités:
Christian Jacob, député UMP de Seine-et-Marne.
Jean-Claude Mailly, Secrétaire Général de FO

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