salaire

Le chiffre de la semaine : – 0,3 %

Lundi 28 septembre 2015

Salaire

Le chiffre de la semaine : – 0,3 %

Chiffres 2

C’est la baisse, en euros constants, qu’ont subi les salaires net moyens dans le secteur privé et dans les entreprises publiques en 2013 par rapport à l’année précédente, selon une étude de l’Insee. Le salaire net moyen (+ 0,6 % entre 2012 et 2013) a augmenté moins vite que l’inflation, pourtant très faible (+ 0,9 % en 2013).

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LES SYNDICATS ALLEMANDS PASSENT À L’OFFENSIVE

syndicat-allemands-fo-sante-chauny.jpgLES SYNDICATS ALLEMANDS PASSENT À L’OFFENSIVE


«On a dépensé des milliards pour les banques, les prochains seront pour nous!», a lancé Frank Bsirske, le dirigeant du syndicat des services publics Verdi.

Après une décennie de modération salariale, les syndicats allemands ont visiblement décidé que le temps des sacrifices n’avait que trop duré. Et l’argument de la crise ne porte plus. «On a dépensé des milliards pour le sauvetage des banques, les prochains milliards seront pour nous!», a lancé Frank Bsirske, le dirigeant du syndicat des services publics Verdi, affilié à la confédération DGB.

Alors que l’économie allemande vient d’enregistrer deux années de forte croissance (+3,6% en 2010 et + 3% en 2011), le pouvoir d’achat des ménages décline. Selon l’institut Destatis, l’équivalent de l’INSEE, les salaires réels brut des travailleurs allemands à temps plein n’ont augmenté que de 1% en 2011, contre 1,5% en 2010. En dix ans, entre 2000 et 2010, les salaires allemands n’ont progressé que de 1,7% par an, contre 3,3% dans le reste de l’Union européenne et 2,8% dans la zone euro, indique de son côté l’Institut de recherche en macroéconomie et en conjoncture (IMK). Les dépenses des consommateurs allemands ont commencé à reculer en 2011, confirme également Destatis. À cette baisse de la demande interne, risque fort de s’ajouter celle des exportations, du fait de la crise qui frappe les pays principaux clients de l’Allemagne. Du coup, le taux de croissance pourrait bien s’effondrer dès 2012, au point que le pays éviterait de justesse la récession, estiment les économistes. La menace est telle que même le ministre allemand du Travail, Ursula von der Leyen, a dû se prononcer, le 12 février, pour une hausse sensible des salaires.

Les fonctionnaires et les métallos revendiquent 6,5% d’augmentation

Verdi et la fédération DBB (autonome) revendiquent 6,5% d’augmentation pour les fonctionnaires de l’État fédéral et des communes. Verdi, qui chiffre désormais l’écart de revenus entre secteur public et privé à 9 points, veut obtenir au minimum 200 euros de plus par mois pour chaque agent. Les premières grèves d’avertissement, les 5 et 6 mars, ont été suivies par 17 000 fonctionnaires dans plusieurs Länder de l’ouest du pays. Le 7 mars, les arrêts de travail se sont étendus à l’est du pays, rassemblant cette fois quelque 70.000 fonctionnaires. «C’est un signal net envoyé à l’État fédéral et aux communes de prendre au sérieux les revendications de leurs salariés et de leur accorder l’estime due à leur travail», a déclaré Frank Bsirske.

Dans la métallurgie, les négociations ont commencé le 6 mars. Le syndicat IG Metall revendique lui aussi 6,5% d’augmentation pour les 3,4 millions de salariés de la branche, tandis que la fédération patronale Gesamtmetall oppose un maximum de 3%. «Les salariés allemands ont été patients, en partie parce que nous avions spéculé sur une crise de plus longue durée lors des dernières négociations en 2008. Mais les entreprises ont réalisé en 2010 et 2011 des bénéfices records et les salariés veulent maintenant leur part du gâteau!», explique Berthold Huber, le président d’IG Metall. L’issue des négociations dans la métallurgie sera déterminante dans la mesure où les salaires de ce secteur ont toujours servi d’étalon pour les autres branches.

 

FO Hebdo - Mars 2012

Pouvoir d’achat : LE JEU DE DUPES DES 1.000 EUROS SUITE (ET FIN?)

Pouvoir d’achat

 

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LE JEU DE DUPES DES 1.000 EUROS

SUITE

(ET FIN?)


Jouant avec un dispositif peu contraignant, les entreprises ont distribué des chèques au rabais en guise de «Primes de partage des profits». C’est pourquoi, pour FO, c’est le salaire qui doit toujours primer sur le reste.

 

«Que des actionnaires gagnent de l’argent, tant mieux! Que des entreprises gagnent de l’argent, tant mieux! Mais je ne peux pas accepter que, pour les entreprises du CAC 40, on ait pu distribuer plus de 80 milliards d’euros de dividendes pour les actionnaires et que, en même temps, on explique qu’il n’y a pas d’argent pour les salaires», avait lancé mi-avril dernier Nicolas Sarkozy. En lieu et place d’augmentation des salaires, l’envolée présidentielle s’était alors transformée en projet de prime de 1.000 euros.

Voilà comment est née la «Prime de partage des profits» ou le jeu de dupes des 1.000 euros. Selon le dispositif législatif voté en juillet et applicable jusqu’au 31 décembre 2013, toute entreprise de plus de 50 salariés doit verser chaque année une prime si les dividendes versés à ses actionnaires sont supérieurs à la moyenne de ceux distribués les deux années précédentes. La rallonge peut par ailleurs prendre la forme d’une prime stricto sensu, d’un surcroît de participation ou d’intéressement, d’actions gratuites ou d’avantages en nature collectifs. Son montant effectif comme ses modalités de mise en œuvre devaient être négociés avec les syndicats… en laissant le dernier mot aux chefs d’entreprise.

Pour la «cuvée 2011», les entreprises avaient ainsi jusqu’au 31 octobre pour conclure les discussions sur le sujet. Et, sans surprise, cette prime n'aura que rarement été le résultat de négociations avec les syndicats pour laisser place à une décision unilatérale des employeurs. Loin d’être contraignante pour les entreprises, la mesure a donc accouché d’une souris pour une majorité des salariés, sans compter ceux travaillant pour des entités de moins de 50 employés ou qui ne versent jamais de dividendes. Malgré un plafond d’exonération de cotisations sociales fixé à 1.200 euros (par salarié et par an), la plupart des entreprises concernées se sont en effet montrées pingres. Loin des 1.000 euros avancés au printemps ou même des 700 euros pronostiqués par le ministre du Travail, Xavier Bertrand, la prime que percevront les «heureux bénéficiaires» ne dépassera pas 300 euros en moyenne selon le cabinet Deloitte.

À l’exception d'Hermes qui a octroyé une somme de 1200 euros, les grosses entreprises n’ont pas vraiment donné l’exemple: 600 euros à LVMH, Michelin et Sanofi, entre 450 (et 765 (pour les hauts salaires) à L'Oréal, 590 à BNP Paribas, 500 à Safran ou GMF, 350 Vinci, 200 à Danone à la Société générale, 150 à Renault, Carrefour, STMicroelectronics ou Schneider Electric, 500 à Safran, 100 à Axa, entre 50 et 150 euros (selon le salaire) à Capgemini… 8 euros à Sécuritas. Malgré de gros bénéfices, des groupes, comme Alstom, Banque populaire (BPCE) ou encore Total y ont carrément échappé soit parce qu’ils n’ont pas augmenté les dividendes versés, soit parce que leurs sièges sociaux sont à l’étranger. Selon l’Insee, quelque 600 millions d’euros devraient être distribués, très loin des 2,7 milliards initialement espérés par M. Bertrand, pour qui, cela reste tout même «mieux que rien».


«Ce principe est malsain: on dit aux salariés, il faut que vos patrons et actionnaires se partagent plus de dividendes pour que, potentiellement, vous puissiez recevoir une primette!», déplore Pascal Pavageau (FO), avant de dénoncer, le chantage de certaines entreprises qui «ont transformé les augmentations générales des salaires (ou d’épargne salariale) en prime de partage des profits». Pour FO, «c’est le salaire qui prime!».

 

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