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PANNE GÉNÉRALE DES SALAIRES EN FRANCE

Feuille de paie

PANNE GÉNÉRALE DES SALAIRES EN FRANCE

La dernière étude de l’INSEE concernant les salaires 2011 montre des rémunérations en berne dans la plupart des secteurs d’activité, dans le public comme dans le privé. Les salariés continuent de payer la crise financière de 2007.

L’INSEE a publié le 31 octobre dernier son étude annuelle sur les salaires des français en 2011. Les salaires ont stagné dans le privé et régressé dans la fonction publique. Une hausse minime de 0,2% pour les salariés du privé et d’entreprises publiques tandis que les fonctionnaires, à la suite du gel du point d’indice en 2010, ont vu leur rémunération régresser (entre -0,1% et -0,8%).

L’analyse de l’INSEE montre donc que pour la deuxième année consécutive, les salaires sont les premières victimes de la crise. Alors que dans le privé ils avaient progressé de 1,2% en 2009, la hausse n’aura été que de 0,5% en 2010 ,puis de 0,2% en 2011. C’est la forte augmentation de l’inflation (2,1%) qui, en 2011, a absorbé l’essentiel des éventuelles hausses de salaires. Le salaire moyen mensuel dans le privé était ainsi de 2 130 euros net en 2011, mais cache toujours d’importantes disparités: 1.554 euros net pour un employé, 1 635 euros pour un ouvrier, 2 182 euros pour les professions intermédiaires et 3 988 euros chez les cadres.

LA FAUSSE AUGMENTATION DES SALAIRES OUVRIERS

Mais même lorsque les statistiques indiquent une augmentation, celle-ci peut traduire une détérioration de la situation. C’est le cas pour les ouvriers notamment: sur le papier la moyenne de leurs salaires a augmenté de 2,1% en 2011. Or dans le secteur de la construction comme dans l’industrie, l’emploi décline. Cette augmentation masque donc les importantes pertes d’emplois qui ont particulièrement touché en 2011 les ouvriers les moins qualifiés et donc généralement les moins rémunérés. C’est parce que les entreprises se sont séparées de leurs salariés les moins bien payés que la rémunération moyenne fait apparaître une augmentation… et non parce que les ouvriers seraient individuellement mieux payés.

Dans le privé, les cadres connaissent une baisse de leur rémunération de 1,5% en 2011. Celle-ci intervient après une hausse de 1% en 2010, mais deux baisses consécutives en 2008 et 2009. Cette évolution, qualifiée de cyclique par l’INSEE s’explique selon l’institut par la forte part variable de la rémunération de ces salariés, qui est mécaniquement impactée en période de crise.

LES SALAIRES DU SECTEUR PUBLIC À LA PEINE

La Fédération générale des Fonctionnaires FO rappelle que dans la fonction publique entre 2000 et 2012, la valeur du point d’indice n’a progressé que de 8,7% contre une hausse de l’inflation de 25%... Soit une perte du pouvoir d’achat cumulée de 16%. Chez les fonctionnaires, c’est en fonction du type de fonction publique (d’État, territoriale ou hospitalière) que l’évolution des rémunérations varie. Dans la fonction publique d’État (enseignants, policiers, magistrats…), elle s’établissait à 2 430 euros net contre 2 210 euros dans le secteur hospitalier et 1 820 euros dans la fonction publique territoriale (personnels techniques des établissements scolaires, salariés de collectivités territoriales…). Les disparités restent importantes entre les trois fonctions publiques, mais de plus s’accentuent. En effet, c’est la fonction publique territoriale qui compte le plus grand nombre de fonctionnaires de catégorie C et qui subit les plus importantes baisses de rémunération: -0,8%.À l’inverse, la fonction publique d’État, qui compte 60% de fonctionnaires en catégorie A, n’a vu ses salaires moyens baisser «que» de 0,1%.

Ces statistiques de l’INSEE portent sur 2011.

Depuis aucune évolution de la politique économique n’a eu lieu, le gel du point d’indice des fonctionnaires a été maintenu jusqu’en 2014 et l’austérité s’aggrave. Quand les salariés cesseront-ils de payer pour rembourser une crise financière qui n’était pas la leur?

FO Hebdo - Novembre 2013

L’IDÉE D’UNE INDEXATION DU SMIC SUR LA CROISSANCE SE CONFIRME

PRESSE - COMMUNICATION

Salaires

L’IDÉE D’UNE INDEXATION DU SMIC SUR LA CROISSANCE SE CONFIRME

«Assurer des systèmes de rémunérations justes et efficaces», FO ne pouvait qu’approuver l’intitulé de cette table ronde, a déclaré d’entrée Marie-Alice Medeuf Andrieu, avant de décliner la «priorité» de la Confédération: «la politique salariale». FO attend que soit examiné ce qui entrave les négociations salariales, autour de ces questions: comment agir sur la hiérarchie des salaires? comment rendre effective la réalité des dépenses des ménages dans la fixation du SMIC?

Le SMIC est revalorisé chaque année pour suivre l’évolution des prix à la consommation et l’évolution du pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier. FO a rappelé son attachement à une indexation sur l’évolution des prix, tout en soulignant que l’indice des prix à la consommation, tel qu’il est construit aujourd’hui, ne reflète pas la réalité des dépenses des ménages.

Exit la prime Sarko

La table ronde a repris l’idée du chef de l’État d’indexer le salaire minimum sur la croissance. Commentaire de Marie-Alice Medeuf-Andrieu en sortant: «Nous sommes favorables s’il s’agit d’ajouter de la croissance quand elle est positive. Le ministre benoît Hamon a acquiescé en répondant que “bien sûr ce serait en plus et qu’il ne s’agissait pas de revenir sur le mode de calcul”.» En cloncluant la conférence sociale, Jean-Marc Ayrault a annoncé que le gouvernement présenterait «un projet de texte avant la fin de l’année».

À l’autre bout de l’échelle, le gouvernement devrait présenter un projet de loi consacré aux «hautes rémunérations». Marie-Alice Medeuf- Andrieu y voit «une volonté d’éviter les dérapages». Sans oublier la suppression de la «prime dividende» ou «prime Sarko», créée en 2011 par l’ex-chef de l’État et dont l’inefficacité n’est plus à démontrer.
FO Hebdo - Juillet 2012

 


ÉDITORIAL DE JEAN-CLAUDE MAILLY DATÉ DU JEUDI 24 MAI 2012

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

JUGER SUR LES ACTES ET LES DÉCISIONS


Le gouvernement s’est mis en place la semaine dernière. Des premiers contacts ont eu lieu au téléphone ou de visu, pendant le pont dit de l’Ascension.

Les dossiers économiques et sociaux sont nombreux: salaires, retraites, emploi et chômage, avenir du service public républicain, fiscalité, stratégie industrielle en font notamment partie.

Dans les jours à venir, les contacts se développeront, à la fois dans le cadre des consultations indispensables, mais aussi pour préparer la conférence de juillet. Nous avons, dans la composition du gouvernement, souligné – ce qui était une demande – l’existence d’un ministère de l’Industrie (dénommé ministère du Redressement productif), plein et entier et déconnecté de la tutelle de Bercy. Nous ne rappellerons jamais assez que l’État doit retrouver une réelle stratégie industrielle; a priori cette configuration devrait le permettre.

Une part importante de la politique économique et sociale dépendra également des choix qui seront faits au niveau européen. Cela vaut pour la France comme pour les autres pays. Nous ne rappellerons jamais assez qu’une renégociation des traités est indispensable.

Dans les jours et semaines à venir, Force Ouvrière présentera son cahier revendicatif et, comme il sied à une organisation libre et indépendante, nous jugerons sur les actes et décisions. De ce point de vue, le premier décret sur les retraites sera significatif.

La semaine dernière, nous avons également accueilli, avec la FNEC, à FO le syndicat Indépendance et Direction, syndicat des chefs d’établissement, deuxième aux dernières élections dans cette catégorie de personnels.

La liberté et l’indépendance de FO, notre volonté de ne pas oublier le catégoriel, ont été des éléments de choix déterminants.

Bienvenue donc à FO aux chefs d’établissements et proviseurs.

http://www.force-ouvriere.fr/

Journée internationale des droits des femmes

Journée internationale des droits des femmes

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L’INÉGALITÉ RIME SOUVENT AVEC TRAVAIL PRÉCAIRE FORCÉ

FO réitère sa demande d’ouvrir des négociations sur le temps partiel subi, dont les femmes sont les premières victimes. Selon la confédération, c’est le seul moyen de réduire les écarts en termes d’emploi, de salaires, de formation et de retraite.

Journée internationale des droits des femmes du 8 mars 2012: le problème de l’égalité entre les femmes et les hommes se pose encore près de quarante après l’adoption des premiers textes législatifs censés le régler. C’est l’un des constats dressé dans un ouvrage publié le 9 février à l’initiative de l’Assemblée des femmes de Paris île de France. Intitulé «Femmes, Hommes enfin l'égalité?», il montre notamment que les divers dispositifs réglementaires existants n’ont pas réussi à mettre fin aux inégalités toujours prégnantes dans les entreprises. Au-delà du constat, il rassemble les propositions de trente-six personnalités de premier plan du monde politique, associatif et syndical. Parmi les contributeurs figure le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly. Pour lui, la problématique de l’inégalité professionnelle demeure «singulièrement celle de l’inégalité salariale».

Alors que la première loi sur l’égalité salariale date du 22 décembre 1972, «nous sommes obligés de constater que les écarts salariaux avoisinent les 20% en moyenne », déplore le leader de la confédération syndicale, avant de rappeler, cette vieille revendication jamais abandonnée par FO : «à travail égal, salaire égal !». En moyenne, ces écarts atteignent dans le privé 27% au détriment des femmes (17% à temps de travail équivalent). La raison tient essentiellement au «fléau» que constitue la précarité au travail (le temps partiel subi). Les femmes sont ainsi 30% à occuper une activité réduite, le plus souvent dans des secteurs où les salaires sont très bas (services, commerce, l’aide à la personne…). De fait, elles sont plus nombreuses à être sans emploi (taux de chômage de 9,5%, contre 8,7 % pour les hommes) et représentent 70% des personnes vivant sous le seuil de pauvreté.

«Le temps partiel contraint impacte non seulement les salaires mais aussi l’évolution professionnelle (accès à la formation et aux postes à responsabilités) et la protection sociale (retraite amputée), sans compter la flexibilité des conditions de travail», explique Jean-Claude Mailly. «Lutter contre la précarité du travail féminin», souligne-t-il, «suppose notamment de fixer une durée minimale de travail et que les employeurs prennent en charge les cotisations à l’assurance vieillesse à hauteur d’un temps plein». Pour FO, la surcotisation du travail précaire (y compris des contrats courts, type CDD), reste une revendication centrale afin d’«assurer le progrès social pour tous». À l’occasion de cette journée des droits des femmes, la confédération réitère d’ailleurs sa demande d’ouverture de négociations interprofessionnelles sur le temps partiel subi pour permettre à tous les salariés sans exceptions «de vivre décemment et dignement de leur travail». Le MEDEF s’y refuse depuis 2007.

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