SALARIES

Perrin militant FO en campagne dans la rue

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Perrin militant FO en campagne dans les magasins


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EMISSION DÉDIÉE AUX SALARIÉS DES TPE

Expressions directe Force Ouvrière

EMISSION DÉDIÉE AUX SALARIÉS DES TPE


Dans le cadre des émissions d’Expression directe, Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de FO est passé sur France Inter le samedi 24 novembre 2012 à 19h55. Cette émission était dédiée aux salariés des TPE.

TPE: POUR FO IL N Y A PAS DE TRÈS PETITE ÉLECTION

Elections 2012 dans les TPE

logofgtatpe.jpg TPE: POUR FO IL N Y A PAS DE TRÈS PETITE ÉLECTION


Du 28 novembre au 12 décembre, les salariés des très petites entreprises (TPE) sont appelés pour la première fois à voter pour un syndicat.

La grande incertitude de cette élection sera bien sûr le taux de participation. 2012 et jusqu’à ces derniers jours, aura déjà été marquée par un contexte électoral chargé et très peu d’information publique sur ce dernier scrutin de l’année, qui concerne 4,6 millions de salariés, aura été faite.

Pour autant, FO, avec le slogan « il n’y a pas de très petite élection », n’a pas traité cette élection à la légère.

Une plateforme internet, dédiée aux TPE (www.info-tpe.fr), a été mise en place. Il s’agit à la fois d’un média d’informations syndicales qui couvre tous les secteurs d’activité où l’on trouve des TPE. Outre des infos au quotidien, le site est interactif et multimédia, afin de répondre efficacement aux questions que peuvent se poser les salariés sur leurs droits (code du travail, convention collective, mutuelle santé, titre restaurant, chèques vacances, …). Cette plateforme a vocation à durer au-delà de l’élection.

Les réseaux sociaux sont aussi utilisés (twitter, facebook, youtube) et des vidéos originales ont été créées.

FO a aussi décidé de créer un accès direct à une complémentaire santé pour celles ou ceux qui en sont démunis dans leur entreprise ou dans leur branche ou ne sont pas satisfaits de leur couverture actuelle (www.sante-fo.fr).

Enfin, bien sûr, depuis des semaines et particulièrement en ce moment, les syndicats, militants et adhérents ont été mobilisés sur tout le territoire pour aller à la rencontre des salariés des TPE, que l’on côtoie par ailleurs au quotidien (commerces de proximité, professions libérales, artisanat, services à la personne au domicile, garages auto, coiffure…) : plus de 2 millions de dépliants d’informations, magnets, badges consacrés aux élections TPE auront ainsi été distribués.

COMMUNIQUÉ DATÉ DU MARDI 27 NOVEMBRE 2012

Quand et comment voter ?

Du 28 novembre au 12 décembre 2012, par courrier ou par internet

INSCRIT POUR VOTER?

Du 28 novembre au 12 décembre 2012, par courrier ou par internet

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ÉDITORIAL DE JEAN-CLAUDE MAILLY DATÉ DU MERCREDI 16 MAI 2012

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

RETRAITES: FO PRESSE FRANÇOIS HOLLANDE DE TENIR SES PROMESSES


Le Parisien – Interview de Jean-Claude Mailly du 10 mai 2012.

François Hollande a promis aux syndicats d’inscrire dans la Constitution l’obligation de les consulter avant tout projet de loi. Y voyez-vous un gage de confiance?
Jean-Claude Mailly: Je n’en vois pas l’utilité. Le PS a-t-il peur de ne pas être à l’écoute des syndicats? Hormis certains domaines déjà délimités, le rôle des syndicats n’est pas d’être législateur à la place des parlementaires. Sinon cela s’appelle du corporatisme. Nous attendons surtout un dialogue social normal. Qu’on soit d’accord ou pas, il faut que ce soit plus serein qu’avec le président sortant. Autre erreur à éviter: avec Nicolas Sarkozy tout se traitait à l’Élysée, ce n’est pas bon, y compris en termes de démocratie. Il faut un Premier ministre avec de réels pouvoirs et un gouvernement avec qui l’on discute. Ce sont les deux points clés de la méthode de travail.

Le 23 mai, le nouveau président a rendez-vous à Bruxelles avec tous les dirigeants européens. Qu’en attend FO?
Nous verrons quelle sera la position de la France. Il y a deux options. Soit François Hollande tape du poing sur la table et demande de renégocier les traités européens. C’est la position que nous défendons. Soit, au nom de je ne sais quel réalisme, il accepte l’idée de faire quelques compléments au traité et inscrit de fait dans le marbre la politique d’austérité. Ça va être un événement clé. De ce qui va se décider le 23 mai à Bruxelles va découler ce qui se décidera après, pour la France notamment. J’annonce qu’en cas de référendum sur le traité tel qu’il est aujourd’hui, FO appellera à voter non.

L’état de grâce est-il terminé?
Oui, à cause du contexte général de crise. Il y a à la fois les attentes des salariés et les enjeux au niveau européen. Sur les marges de manœuvre budgétaires, c’est là que François Hollande va devoir faire des choix. Si l’on reste dans une logique de réduction des dépenses, ça risque de se tendre socialement. La fonction publique est à bout. Le 10 mai, les policiers FO doivent manifester. L’arrêt de la Révision générale des politiques publiques [NDLR: réduction des effectifs via le non-remplacement d’un agent sur deux, fusion des services, etc.] qu’a promis Hollande est une attente très forte de FO.

Avez-vous rencontré le président?
Non. Le plus tôt sera le mieux, car il y a toute une série de décisions qui vont être prises par le futur gouvernement par décret. Il faut des consultations assez rapidement, des réunions en face à face avec le président ou un émissaire, le temps qu’il y ait un gouvernement.

Que comptez-vous lui dire vis-à-vis des mesures d’urgence?
Concernant la retraite, il a été dit pendant la campagne que le droit à la retraite à 60 ans serait rétabli pour ceux ayant cotisé 41 ans. Comment va être calculée cette durée de cotisation? Avant d’être élu, François Hollande a indiqué que seules les périodes «cotisées», c’est-à-dire 41 ans travaillés effectivement, seraient retenues, excluant ainsi les périodes «validées». FO n’est pas d’accord. Quatre catégories de salariés vont être pénalisées: les femmes du secteur privé ayant élevé un ou plusieurs enfants et bénéficiant d’une bonification de deux ans; toutes les personnes ayant connu des périodes de chômage; tous les hommes ou femmes ayant eu un congé parental d’éducation; toutes celles qui ont eu un congé maladie ou un accident du travail de plus d’un an. Autrement dit, tous ceux qui ont eu des périodes heurtées ne seront pas retenus. Ce serait discriminant et injuste. Et cela pourrait être un des premiers accrochages avec le gouvernement.

Quelles sont les qualités requises pour le prochain ministre du Travail?
La fibre sociale, une bonne connaissance et une vision des syndicats et du patronat. Et pas que des contacts. Sinon, il va perdre du temps à comprendre. Quelqu’un sachant pratiquer le dialogue et respectueux de ses interlocuteurs. Capable aussi de résister aux pressions de Bercy. Une qualité que devra aussi avoir le ministre de l’Industrie, si l’on veut une vraie stratégie industrielle.

Allez-vous signer l’accord de compétitivité-emploi?
Non. Nous refusons de rentrer dans une logique obligeant les salariés à travailler moins et à gagner moins en cas de difficultés, avec à la clé une rupture du contrat de travail. S’il devait y avoir un tel accord, nous porterions plainte devant le Bureau international du travail. Comme pour le contrat nouvelles embauches (CNE). Le gouvernement devra trancher très vite. Pendant la campagne, le candidat Hollande n’y était pas favorable.

FO est restée à l’écart pendant la campagne. Pourquoi?
Pour être libre et indépendant, il faut l’avoir été pendant la campagne. FO n’a rien coproduit avec Sarkozy, ce sera pareil avec Hollande.

Propos recueillis par Catherine Gasté

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TPE: FO EN CAMPAGNE

Premier plan

nonjourneedecarencepetition.jpgTPE: FO EN CAMPAGNE

«Il n’y a pas de Très Petite Election» - Alors que l’actualité est dominée depuis plusieurs mois par l’élection présidentielle, c’est avec ce slogan que FO a engagé une campagne d’information et de sensibilisation des salariés des Très Petites Entreprises sur le rôle du syndicat. En effet, ces salariés seront appelés en décembre 2012 à voter  en faveur d’un syndicat au plan national. Au total plus de 4 millions de salariés sont concernés. Et c’est une première car ces entreprises (TPE) ne sont pas dotées d’instances élues du personnel (délégué du personnel –à partir de 11 salariés, comité d’entreprise– pour les plus de 50 salariés) et la représentation syndicale y est donc la plupart du temps absente.

Avec ces élections, FO entend bien faire sortir de l’ombre, du point de vue de leurs droits et de la connaissance de leurs droits, les salariés des TPE, dans les secteurs de l’artisanat (bâtiment, boulangeries, pâtisseries, charcuteries, boucheries …), des HCR (Hôtels Cafés Restaurants), des professions libérales (cabinets médicaux, cabinets dentaires, pharmacies, cabinets d’avocats, d’experts comptables, d’architectes, vétérinaires…), du commerce alimentaire (supérettes) et non alimentaire (habillement, chaussures, parfumeries…), des services (y compris des services à la personne) et de l’industrie (garages auto…).  

D’ores et déjà une plateforme internet interactive (www.info-tpe.fr), destinée à informer les salariés des TPE sur leurs droits comme sur l’actualité sociale et syndicale de leurs secteurs d’activités a été mise en place. Plus de 450.000 dépliants d’informations ont également été édités.

Cette semaine, plusieurs actions de terrain auront lieu.

Ainsi, le 24 avril, dans le département de la Moselle, des équipes de militants FO iront à la rencontre des salariés dans les commerces des centres ville de Metz, Sarreguemines, Forbach, Saint-Avold et Sarrebourg. Il en est de même tout au long de cette semaine dans le département du Tarn et Garonne où l’information sera aussi diffusée sur les marchés avec en point d’orgue un meeting le vendredi 27 avril (Montauban 14h30) en présence de Jean-Claude Mailly, Secrétaire Général de FO.  Jean-Claude Mailly abordera aussi la mobilisation des militants FO en vue de cet enjeu à l’occasion d’un meeting à la Rochelle demain mardi 24 avril (17h30). 

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Journée internationale des droits des femmes - 2012

CONVENTIONS COLLECTIVES

102 ANS APRÈS, LES INÉGALITÉS PERSISTENT!

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Le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, est l’occasion de revendiquer l’égalité et de faire un bilan sur les avancées en matière d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

Malgré l’arsenal législatif et réglementaire, l’égalité entre les femmes et les hommes peine à se mettre en place, faute de volonté réelle d’aboutir...

Les inégalités persistent et le contexte de crise économique et sociale actuel tend à les accentuer, pour autant, les femmes ne doivent pas être celles sur qui repose davantage ses conséquences.

Cette journée rappelle l’importance et l’actualité de l’égalité professionnelle, dans laquelle notre organisation est fortement investie.

L’égalité professionnelle est à la fois un défi pour notre action syndicale, mais aussi un enjeu pour Force Ouvrière.

L’égalité entre les femmes et les hommes doit demeurer une priorité pour notre organisation, alors que les femmes subissent de plein fouet la précarisation du travail, accentuée par la crise financière, sans en avoir le monopole.

La précarité des femmes est une réalité. Soixante-dix pour cent des personnes vivant sous le seuil de pauvreté sont des femmes. Et cette précarité prend plusieurs formes: travailleuses pauvres, femmes battues... Investir ce terrain est d’autant plus important que les nouvelles configurations et cheminements personnels, comme les séparations ou les familles monoparentales, fragilisent l’autonomie économique et sociale de nombreux salariés.

L’égalité entre les femmes et les hommes doit permettre le progrès social pour tous et non la régression partagée entre tous, d’autant plus que l’objectif d’égalité est transversal: formation professionnelle, salaires, conditions de travail... salariés des grandes entreprises et salariés des TPE.

Sans compter les femmes qui cumulent plusieurs sources de précarité, loin d’être exceptionnelles: femme, jeune, mère célibataire.

Cette précarité est souvent une précarité d’emploi: chômage, précarisation croissante de l’emploi...

Pour FO la question centrale, désormais incontournable, est celle du temps partiel contraint, fléau du travail féminin.

Depuis 2007, Force Ouvrière souhaite l’ouverture d’une négociation nationale interprofessionnelle consacrée à l’égalité professionnelle, qui traite aussi et surtout des temps partiels.

Aussi, l’investissement de Force Ouvrière dans le domaine du temps partiel s’articule autour de deux priorités: résorption du temps partiel contraint et amélioration des droits et garanties des salariés.

Plus que jamais, Force Ouvrière revendique l’ouverture des négociations sur le temps partiel afin de permettre à chaque salarié de vivre décemment de son travail, de se loger, de se nourrir, de se former et de retrouver sa dignité. «À travail égal, salaire égal», demeure une revendication prioritaire.

Non... La crise ne doit pas justifier les inégalités!

 

FO Hebdo - Mars 2012

SALARIÉS DE L’ARTISANAT

Elections 2012 dans les TPE

QUI SONT-ILS?

 

Ils sont salariés dans un salon de coiffure, une boucherie, ou chez un fleuriste. Ils sont employés dans une entreprise de BTP (plomberie, maçonnerie...), dans un atelier de prothèses dentaires ou d’habillement sur mesure, voire chez un fabricant de meubles. Bien que leurs activités soient fort diverses, ces salariés ont en commun de travailler dans le secteur de l’artisanat et du commerce de proximité.

 

salariés de l'artisanat

Ils partagent aussi, pour une grande majorité d’entre eux, le fait de travailler dans une Très petite entreprise ou TPE –moins de 10 salariés. Les entreprises artisanales sont en effet composées en moyenne de quatre salariés et d’un chef d’entreprise, qui travaille le plus souvent aux côtés de ses salariés. Sur les quatre millions de personnes employées dans une TPE, environ 1,5 million sont des salariés de l’artisanat.

Élections TPE en décembre 2012

Avec les autres salariés des TPE, ils seront pour la première fois appelés aux urnes en décembre 2012 pour choisir leur syndicat sur le plan national –une élection issue de la loi du 15 octobre 2010, qui prévoit de mesurer l’audience syndicale dans les entreprises de moins de 11 salariés. Ce scrutin revêt une grande importance pour les salariés concernés. Comme l’explique Yves Veyrier, Secrétaire confédéral FO, «les syndicats qui obtiendront le plus de voix seront d’autant plus écoutés des pouvoirs publics et des employeurs en ce qui concerne les droits des salariés des TPE». Le responsable FO poursuit: «Force Ouvrière entend renforcer la voix des salariés des TPE, qu’il s’agisse de négociations sur les conventions collectives existantes ou du développement de nouveaux droits, tels ceux dont bénéficient les salariés de plus grandes entreprises: comité d’entreprise, titres-restaurants, bons d’achat, bons de réduction pour le cinéma.»

 

 

TPE 2012 

Il n'y a pas de Très Petite Élection

TPE-2012

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L’Europe se dérègle d’or

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

 

L’Europe se dérègle d’or


Faute d’entente sur un traité, un « accord intergouvernemental », qui vise à la mise en place d’une « règle d’or » renforçant la discipline budgétaire dans les pays européens, a été signé vendredi 9 décembre, à Bruxelles, laissant perplexes bien des médias.

 

 

 

La Tribune

« Au terme de leur seizième sommet depuis le début de la crise fin 2009 et après plus de 10 heures d’intenses tractations, il se sont entendus sur ce nouveau « pacte », qui repose notamment sur un contrôle plus strict des budgets nationaux, ainsi que sur une réforme limitée du futur mécanisme européen de stabilité. »

Le Journal du Dimanche

La stabilité, c’est à voir et quant à la solidarité… au moment où « les chefs d’État interrompent leurs négociations sur la réforme de la zone euro « il y avait du sang sur le projet d’accord », s’amuse un diplomate européen. Le Premier ministre anglais, David Cameron, est en rupture avec ses partenaires ». Peut-être suit-il une autre règle, mais du même or…

L’Est Républicain

Car l’Europe file à l’anglaise », David Cameron étant « allé au clash pour défendre ses intérêts et surtout ceux de la City de Londres, refusant le contrôle européen sur les opérations financières ». On se défile aussi ailleurs : « Dans la foulée, on apprend que la Hongrie n’a pas souhaité s’associer, pour l’instant, au nouveau pacte de stabilité européen proposé par Paris et Berlin. La Suède et la République tchèque ont dit leur volonté de soumettre le projet à leur Parlement respectif ». Europe à 27 ?, ou « Europe à 17 ? Europe à 23 ? », ou…. Les rangs s’éclaircissent quand les bourses se dégarnissent.

L’Alsace

A moins que ce soit « une Europe à deux, voire trois vitesses »… « Une solution qui n’impliquerait pas tous les États membres de l’UE enverrait le message que l’Europe est divisée », a confié juste avant le sommet un responsable européen, s’exprimant sous couvert de l’anonymat. « Ce ne serait pas un bon signal », selon lui.

Le Parisien

De plus, tout le monde n’est pas convaincu par ce « Meccano qui doit sauver l’euro » : « cet accord (le troisième en un peu plus de quatre mois) suffira-t-il à éteindre l’incendie qui embrase l’Europe depuis le printemps 2010 ? ». D’autant qu’il constitue « un pari risqué à l’heure où la crise frappe déjà durement les Européens et où la récession menace ».

La Dépêche

D’où ce 13 décembre en France, où la « mobilisation vise à [interpeller] le gouvernement et les élus pour leur dire que l’austérité « n’est pas la solution à la crise » et que ces nouvelles mesures risquent « d’entraîner la récession », car elles « font porter les efforts aux salariés » en creusant les inégalités ». Une analyse partagée par près d’un Français sur deux (44%) selon un sondage Ipsos Logica réalisé début décembre ».



FO Hebdomadaire – Décembre 2011

ÉDITORIAL DE JEAN-CLAUDE MAILLY DATÉ DU MERCREDI 30 NOVEMBRE 2011

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

LE GOUVERNEMENT JOUE AVEC LE FEU


Comme nous ne cessons de le dire depuis que la crise a éclaté il y a quatre ans, sortir de cette crise du système capitaliste impose des ruptures à trois niveaux: international, européen et national.

On en est loin. Pire, sur le plan européen, toute modification du rôle de la Banque centrale semble conditionnée par une constitutionnalisation de l’austérité: ce qui serait tout simplement intolérable.

En France, le gouvernement joue avec le feu. Non seulement il accentue de semaine en semaine l’austérité au détriment des salariés, mais il les stigmatise (un arrêt de travail est suspecté de fraude) et tente de les opposer entre eux, notamment entre public et privé (cf. les débats hallucinants sur les jours de carence). La réduction accentuée des dépenses publiques et sociales continue à fragiliser ou remettre en cause le service public républicain.

Pour ne prendre qu’un exemple, la réduction d’un quart du budget des voies navigables va empêcher les travaux nécessaires sur certains barrages ou écluses, par exemple en amont de la Seine. En quelque sorte, la vie des citoyens passe derrière la satisfaction des marchés financiers et l’étiquette AAA.

S’agissant de la fonction publique d’État, le travail fait sur le terrain et notre attachement au service public républicain nous placent maintenant – c’est historique – en première position syndicale. Visiblement, en fin de semaine dernière, le gouvernement avait du mal à confirmer la chose. Ne lui en déplaise, c’est la réalité.

Au titre des bonnes nouvelles, notons aussi le vote du Bureau international du travail sur notre plainte relative à la loi du 20 août 2008 sur la représentativité. Cette plainte, déposée en fonction du contenu des conventions internationales du travail et de la jurisprudence du comité des libertés syndicales, ne demandait pas l’abrogation de la loi. Elle pointait certains éléments, selon nous contraires aux conventions internationales. Dans ses conclusions, le BIT invite ainsi le gouvernement à examiner avec les interlocuteurs sociaux la possibilité de réviser la loi pour qu’elle soit effectivement conforme à la liberté syndicale, s’agissant notamment des délégués syndicaux. C’est une victoire politique pour FO. D’ailleurs le gouvernement s’est exprimé publiquement avant le vote, ne respectant d’ailleurs pas les procédures, pour communiquer «à sa sauce».

Certes, l’avis du BIT n’est pas celui d’un tribunal. Il n’a pas d’effet concret immédiat, mais il nous donne la possibilité de maintenir la pression, ce qui est loin d’être anodin.

Au passage – pour le «fun» –, on notera que les observations de la CGT et de la CFDT sont incluses dans la réponse du gouvernement. En quelque sorte, elles sont «embedded» par le gouvernement, comme l’étaient les journalistes par l’armée américaine pendant la guerre du Golfe.

À la lumière de tout cela, on comprend encore mieux le caractère quelque peu hypocrite du «syndicalisme rassemblé» et de l’intersyndicale, raison supplémentaire pour que nous conservions mordicus notre liberté.

Oui à l’action commune quand nous sommes d’accord, non quand nous ne le sommes pas et nous disons pourquoi.

S’agissant du 13 décembre, il appartiendra aux unions départementales de se déterminer en fonction du contexte local et de la nature des actions envisagées. Mais Force Ouvrière doit garder et gardera ses positions et revendications. Par exemple, nous n’avons toujours pas avalé la contre-réforme des retraites de 2010 et sa récente aggravation, nous demandons l’abandon de l’austérité et nous nous prononçons pour la préparation d’un appel commun à 24 heures de grève interprofessionnelle.

C’est notre détermination, c’est notre cohérence, c’est notre indépendance.

Libres, indépendants, déterminés; tels nous sommes, tels nous resterons.

 

FO Hebdomadaire - Novembre 2011

UCR - LE TAUX DE PAUVRETÉ ET LES INÉGALITÉS DE NIVEAU DE VIE AUGMENTENT DE FAÇON ALARMANTE

UCR

LE TAUX DE PAUVRETÉ


Aujourd’hui, la grande précarité n’épargne ni les jeunes, ni les étudiants, ni les retraités, ni les salariés qui ont un emploi et encore moins ceux qui sont exclus du marché du travail.

8,2 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, c’est-à-dire près d’un Français sur sept.

En 2009, le taux de pauvreté en France s’établissait à 13,5% de la population, en hausse de 0,5 point par rapport en 2008, ce qui a signifié que 400.000 personnes de plus sont tombées dans la trappe à pauvreté.

Ces chiffres accablants ne peuvent que frapper les consciences. Ils sont extraits d’une étude de l’INSEE publiée à la fin du mois d’août dernier et portent sur 2009, année qui a ressenti les premiers effets de la crise de 2008.

Il est malheureusement fort à craindre que, sous les effets conjugués de la politique libérale, des contraintes des directives européennes, du chômage persistant, de la précarité des emplois, de la multiplication du travail à temps partiel, du durcissement des conditions d’accès aux minima sociaux et à la retraite à taux plein, la situation actuelle soit encore plus dégradée et qu’en deux ans, le sort des plus démunis se soit encore aggravé. Le pire pourrait être à venir.

Le seuil de pauvreté est une mesure statistique qui selon la définition en vigueur en Europe, correspond à un niveau de vie inférieur à 60% du revenu médian*. Il correspond, en 2009, à 954 euros mensuels. 8,2 millions de personnes vivent en dessous de ce seuil, dont la moitié avec moins de 773 euros par mois.

A titre de comparaison en 2011, le montant du revenu de solidarité active socle (RSA), pour une personne, s’élève en 2011 à 466,99 euros par mois. Pour un retraité, le montant maximum de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) au 1er avril 2011, soumis à condition de ressources, est de 742,27 euros par mois pour une personne seule.

La situation s’est fortement détériorée pour 40% des personnes les plus modestes. Alors qu’entre 2005 et 2008, elles avaient vu leur niveau de vie progresser de 2% par an, la tendance s’est inversée entre 2008 et 2009.

En 2009 en effet, le niveau de vie des 10% des personnes les plus modestes s’avère inférieur à 867,5 euros par mois, en baisse de 1,1% par rapport à 2008.

Rappelons que dès 2005, le rapport du Comité national des retraités et personnes âgées (CNRPA) intitulé «L’érosion du pouvoir d’achat des retraités», réalisé sous l’impulsion des représentants Force Ouvrière de la Commission ressources des retraités (Benoît Jayez, animateur de la Commission ; Hélène Ho Minh Triet, assistante confédérale) mettait l’accent sur l’évolution du risque de pauvreté parmi les personnes âgées. (lire extrait ci–dessous)

LES INEGALITES SE CREUSENT

L’INSEE dresse le constat que les écarts entre les niveaux de vie se creusent. Le niveau de vie plancher des 10% des personnes les plus nanties est 3,4 fois plus élevé que le niveau de vie plafond des 10% de personnes les plus modestes.

LES PRESTATIONS SOCIALES ONT JOUE UN ROLE CRUCIAL D’AMORTISSEUR

La part des prestations sociales dans les revenus des 10% des personnes les plus pauvres a augmenté, passant de 36,3% en 2008 à 39,3% en 2009. Des mesures ponctuelles ont permis d’atténuer les effets de la crise sur les ménages modestes. Ces dispositions ont concouru à atténuer les effets de la crise sur les ménages modestes et à limiter l’augmentation du taux de pauvreté entre 2008 et 2009.

UN RETRAITE SUR DIX EST PAUVRE

La retraite n’est pas un paravent contre la pauvreté. En 2009, avant la réforme durcissant les conditions de liquidation de la retraite à taux plein, 9,9% des retraités vivent dans la pauvreté, soit 1.308.000 personnes, c’est-à-dire un retraité sur dix.

LA PAUVRETE TOUCHE LES SALARIES, SEVIT PARMI LES CHOMEURS ET N’EPARGNE PAS LES JEUNES

Le travail ne met plus à l’abri de l’exclusion sociale. Il y a malheureusement 10,1% des actifs âgés d’au moins dix-huit ans, pauvres, soit 2.800.000 personnes.

Dans la catégorie des salariés, le taux de pauvreté est de 6,3%, soit près de 1,4 millions de personnes. Parmi les chômeurs, même si le taux de pauvreté des ceux-ci a diminué de 1,1 point par rapport à 2008, on dénombre 34,7% de chômeurs vivant en dessous du seuil de pauvreté, c'est-à-dire 930.000 personnes. Chez les jeunes, un étudiant sur cinq a un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté, soit 351.000 étudiants.

Derrière ces statistiques, il y a une réalité sociale : la dureté de la vie de ces millions d’hommes et femmes qui n’ont pas de revenus suffisants, qui vivent dans des conditions qui ne leur permettent pas de se loger, de se soigner, de se chauffer, de se déplacer, de se nourrir... de façon correcte, qui sont contraints de faire des arbitrages budgétaires sur des dépenses de première nécessité.

Il y a lieu de s’interroger sur l’impact des politiques de réduction des dépenses publiques, des budgets et services sociaux et de remises en cause des systèmes de protection sociale collective que le gouvernement a engagées et qui menacent la cohésion sociale.

L’histoire sociale a hélas montré qu’à toutes les époques et dans toutes les sociétés, les inégalités sociales, la pauvreté, peuvent être sources d’actions violentes de désespoir. Dans un pays aussi riche qu’est la France, les poches de pauvreté sont non seulement indécentes et inacceptables, mais sont surtout une atteinte aux valeurs républicaines.

*En 2009, le revenu annuel médian s’élève à 19.080 euros, soit 1.590 euros par mois.
Sources: INSEE Première, n°1365, août 2011



EXTRAIT DU RAPPORT DU COMITE NATIONAL DES RETRAITES ET PERSONNES AGEES (CNRPA) DE 2005

«L’érosion du pouvoir d’achat des retraités»: «La montée d’un «risque de pauvreté des retraités et personnes âgées» apparaît ainsi comme un fait social nouveau, lequel motive une inquiétude collective permettant même de parler d’une réelle crainte d’une précarisation dans l’avenir de cette catégorie de population... Il ressort que si la pauvreté a légèrement diminué en France entre 1996 et 2000, les retraités représentent une part croissante de la population pauvre. Ainsi, en 1996, 430.000 retraités disposaient d’un revenu mensuel inférieur au seuil de pauvreté correspondant à la demi-médiane des niveaux de vie, contre 471.000 en 2000. Cette augmentation n’est pas uniquement due à l’accroissement global du nombre de retraités estimée à environ 4% au sein de la population totale contre près de 10% dans la population pauvre. Elle résulte aussi de l’élévation du seuil de pauvreté au-dessus du minimum vieillesse pour une personne seule. Cela a pour effet, le passage des retraités touchant le minimum vieillesse, dans la statistique de la pauvreté. De nombreux retraités dont les revenus évoluent lentement, car indexés sur les prix, ont été rattrapés par le seuil à 60% de la médiane des niveaux de vie entre 1996 et 2000».

Le rapport du CNRPA susvisé dénonçait également l’insuffisance du minimum contributif, institué en 1983 lors du passage à la retraite à soixante ans, pour tous les salariés ayant cotisé une carrière complète mais sur de faibles revenus et qui peuvent bénéficier d’une pension de vieillesse à taux plein. «En 1983, le minimum contributif représentait 60,40% du SMIC brut en vigueur, alors que vingt ans après il ne représentait plus que 46%. Les nouvelles modalités d’attribution du minimum contributif (apportées par la loi du 21 août 2003 portant réforme des retraites) et fixées par décret à compter du 1er janvier 2004, ne répondent pas à l’attente du CNRPA. Les principales modifications ont consisté en une augmentation de la durée d’assurance prise en compte pour le calcul du minimum contributif (qui passe ainsi de 150 à 160 trimestres d’ici 2008) ainsi qu’en l’institution d’une majoration du minimum au titre des périodes effectivement cotisées par l’assuré (+ 3% au 1.01.2004, +3% au 1.01.2006, + 3% au 1.01.2008 en plus des revalorisations normales)».


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