SERVICE PUBLIC

AVENIR DE L’AFPA

COMMUNIQUÉ

AVENIR DE L’AFPA, POUR FORCE OUVRIÈRE, L’ÉTAT DOIT S’ENGAGER


Une table ronde a réuni le 4 juillet après-midi, autour du Ministre de la formation professionnelle, Monsieur Repentin, les organisations syndicales confédérées, les représentants du patronat et des régions.

Face à la situation financière alarmante de l’Association, Force ouvrière a réaffirmé que l’AFPA devait, de par son histoire et son savoir-faire, rester un opérateur essentiel du service public de l’emploi à caractère national. Dans son intervention le Ministre a rappelé que l’AFPA était un outil majeur des politiques nationales de formation des demandeurs d’emploi, membre à part entière du service public et qu’il convenait de trouver des solutions permettant de pérenniser l’association, ce que FO a acté positivement.

Dans l’immédiat, FO a demandé que des solutions rapides soient trouvées afin d’assurer la trésorerie de l’AFPA, permettant d’assurer le paiement des salaires et la continuité des actions de formation. D’un point de vue plus structurel, la délégation Force Ouvrière a rappelé que les subventions publiques n’étaient pas contraires au droit européen et qu’il convenait, très rapidement, de rédiger un mandat de service public afin de conforter l’action de l’AFPA comme opérateur national.

Pour Force Ouvrière, l’AFPA, depuis 1949, exerce une mission de service public au bénéfice des demandeurs d’emploi et il apparaîtrait inconcevable que les pouvoirs publics, alors que le chômage de masse s’accroît, se prive d’un opérateur qui a fait ses preuves depuis plus de 60 ans.

Au-delà de la parole publique et des engagements du gouvernement pris ce jour, nécessaires pour les salariés de l’Association, il est temps de maintenant de passer rapidement aux actes afin d’assurer l’avenir de l’AFPA.

Force Ouvrière, fidèle à ses valeurs, saura concilier l’exigence, la vigilance et la responsabilité.

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FONCTION PUBLIQUE: LA DIAGONALE DU FLOU

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

FONCTION PUBLIQUE: LA DIAGONALE DU FLOU

Une baisse des effectifs dans la fonction publique, Éducation, Justice et Intérieur exceptés, serait envisagée par le nouveau gouvernement pour réduire les dépenses de l’État, si l’on en croit le quotidien Le Figaro du 21 juin, qui a déclenché une certaine cacophonie. Mélodie en sous-sol, ascenseur pour l’échafaud? En tout cas, la presse s’interroge.

Le Républicain Lorrain
D’autant que «le gouvernement a confirmé être en quête de 10 milliards d’euros pour ramener, comme promis, le déficit de 5,2% du produit intérieur brut (PIB) fin 2011 à 4,5% cette année».

Libération
Selon le numéro deux du nouveau parti majoritaire, «les départs à la retraite seront moins remplacés, hors ministères jugés prioritaires, sans qu’il y ait toutefois d’austérité. Ce qui ressemble à une vision de la «fonction publique à flou tendu». Et, maîtresse en la matière, «l’ex-ministre du Budget Valérie Pécresse s’est fait un plaisir de rebondir sur les informations du Figaro», en prévoyant «une politique d’une brutalité inouïe». Ce qui est brutal.

Le Télégramme
«Matignon dément. Les chiffres publiés jeudi par Le Figaro sur une baisse des effectifs de la fonction publique de 2,5% par an “ne sont pas ceux du gouvernement”, a indiqué Matignon. Des arbitrages sont encore attendus jusqu’à la fin du mois de juin.» Faut-il attendre que l’arbitre siffle?

Le Journal du Dimanche
Car «Michel Sapin s’est montré beaucoup moins catégorique jeudi matin sur Europe 1. “Je ne confirme pas point par point ces chiffres”, et ils “ne sont pas forcément justes point par point, c’est au gouvernement et aux ministres concernés de le dire dans les jours et les semaines qui viennent”, a ainsi répondu le ministre du Travail». Laissant aux autres le soin de faire le point.

Le Nouvel Observateur
«Interrogés dans Le Figaro, Matignon et le ministère du Budget contestent les chiffres de réduction des dépenses, mais pas totalement ceux des effectifs.» De la coupe aux lèvres, la voie est ardue.

Nord-Éclair
«Le Secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly, très offensif sur la question du service public, a jugé le gouvernement “flou”. Comme disait la grand-mère de Martine Aubry “quand c’est flou, il y a un loup”, eh bien on va demander à lever le loup, a lancé M. Mailly.» Des fois qu’il s’agisse d’une coupe en diagonale...

Le Monde
«À la conférence sociale des 9 et 10 juillet, M. Mailly entend “redemander que, d’abord, il y ait un vrai débat sur l’avenir du service public dans notre pays, ce que le précédent gouvernement a refusé de faire”. “Qu’on nous explique s’il y a un arrêt de la Révision générale des politiques publiques” (RGPP).» Le flou, ça nécessite une mise au point.
FO Hebdo - Juin 2012
 

Éditorial de Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière, daté du mercredi 27 juin 2012

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

SMIC ET SERVICE PUBLIC: NOUS ATTENDONS DES RÉPONSES CLAIRES

Les élections politiques passées, les signes négatifs apparaissent. Du moins d’après ce qui ressort publiquement et qui demande à être confirmé, ce qui n’est pas le cas à l’heure où ces lignes sont écrites.

Le SMIC d’abord. Selon le journal Les Échos, l’augmentation serait de 2% et constituerait une avance (un à-valoir) sur l’augmentation obligatoire au 1er janvier prochain. Si c’est le cas, il s’agirait d’une anticipation.

En terme de coup de pouce (au-dessus des prix et des salaires), cela représenterait entre 0,10 et 0,30 point! Tout ça pour ça! Rappelons que le dernier coup de pouce (du même tonneau +0,3) remonte à 2006. Si ces informations étaient confirmées, cela signifierait que le gouvernement aura été plus sensible aux sirènes des employeurs qu’aux attentes des travailleurs.

Le service public ensuite. Apparemment, les augmentations d’effectifs dans certains secteurs (Éducation nationale, police, justice) seraient compensées par des baisses ailleurs. Si tel était le cas (via des réductions ou des transferts par décentralisation), on continuerait à accentuer la RGPP.

Ce serait inacceptable.

C’est d’ailleurs pourquoi nous demanderons sur cette question, à l’occasion de la conférence sociale:

- l’arrêt de la RGPP;
- une véritable évaluation du service public républicain.

Le refuser signifierait clairement une volonté de poursuivre une remise en cause des principes républicains.

Nous attendons donc des réponses claires. Car pour le moment, et comme j’ai eu l’occasion de le dire:

«Comme le disait la grand-mère de Martine Aubry, quand c’est flou il y a un loup!»

FO Hebdo - juin 2012

LE MODÈLE SOCIAL DANS LA SERINGUE DES AGENCES DE NOTATION

Économie


LE MODÈLE SOCIAL DANS LA SERINGUE DES AGENCES DE NOTATION


modelesocialdenotation.jpgDes paramètres tels que la croissance, l’emploi, les droits sociaux les services publics sont autant d’éléments défavorables dans les critères d’évaluation de ces boussoles préférées des marchés financiers.

 

La France va probablement perdre son triple A après son placement sous «surveillance négative» par les trois agences de notation (Standard & Poor’s, Moody’s et Fitch). Plus personne ne se fait guère d’illusion sur le sort de ce «trésor national» pour reprendre les termes d’Alain Minc, conseiller officieux de l’Elysée.

La dégradation possible de la note attribuée à la dette française entraînerait dès lors une hausse des taux d'intérêt d’emprunt de l’Etat mais aussi de tous les organismes publics ou sociaux dont il serait le garant implicite. Car, les trois agences ont placé mécaniquement «sous perspective négative» des institutions telles que des collectivités locales, la Caisse d'amortissement de la dette sociale (Cades), l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), l’Assurance Chômage (UNEDIC). Seraient également concernées toutes les entreprises où l’Etat est peu ou prou actionnaire (EDF, Aéroports de Paris, GDF Suez, Renault...).

Elles se sont ainsi bien gardé d’étudier la valeur intrinsèque de ces entités. «Quelle crédibilité peut-on donner à des agences, qui ne prennent même pas le soin d’analyser les bons fondamentaux de l’UNEDIC?», demande Stéphane Lardy, secrétaire confédéral, chargé à FO de l’Assurance chômage. Pour son homologue chargé à FO du secteur Economie, Pascal Pavageau, «elles auraient dû être discréditées au moins depuis le déclenchement de la crise financière en vigueur depuis 2008 et dont elles sont en partie à l’origine. Ce sont en effet elles qui avaient attribué des notes maximales à des établissements financiers gavés de produits toxiques (Subprimes) ayant conduit au chaos actuel». Des établissements que les Etats ont dû sauver de la faillite par l’injection massive d’argents publics. «Alors que ce type de notations de pays ou d’entreprises ne devrait pas susciter davantage d’intérêt que les opinions exprimées par toute une série d’analystes officiels ou autoproclamés», FO s’interroge sur «la fonction centrale qui leur a été dévolue par les autorités publiques et les spéculateurs (qui sont parfois leurs clients)»

Bien qu’illégitime sur le plan démocratique, un tel pouvoir ne sert en fait qu’à justifier les logiques de l’ultralibéralisme à l’œuvre dans le monde et singulièrement dans les pays européens où subsiste encore un modèle social. Leurs évaluations sont plus idéologiques que techniques. Dans ces conditions, qu’ils soient bien notés ou pas, les Etats seront toujours poussés à conduire des politiques de rigueur budgétaire au détriment de la croissance, de l’emploi, des services publics ou de la protection sociale des salariés et des citoyens.

Pour preuve, quelques jours après la dégradation de la dette américaine, Standard & Poor’s estimait en août dernier que la France avait une «politique budgétaire bien conçue» qui justifiait le maintien de son triple A… avec une perspective «stable». Autrement dit, sans risque de dégradation à moyen terme de sa note. Elle avait alors jugé positivement l’arrêt la politique de relance budgétaire et qualifié la réforme des retraites de 2010 de «mesure intelligente», notamment parce que «le gouvernement (était) resté droit dans ses bottes» alors qu’il avait «connu beaucoup de contestation de la rue». Trois mois et deux plans de rigueur plus tard, le pays était placé sous «surveillance négative»…

 

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Premier plan - 20 octobre 2011

20 octobre 2011

 

FONCTION PUBLIQUE

POURQUOI VOTER FO?


Fonction publique: Pourquoi voter FO? par Force-Ouvriere

 

Interview d’Anne Balazar, secrétaire générale de la Fédération générale des fonctionnaires Force ouvrière (FGF-FO) à la veille des élections du

20 octobre 2011.

FO-MAGISTRATS DÉNONCE LE SOUTIEN DE L’ADMINISTRATION À UN SYNDICAT EN PLEINE CAMPAGNE ÉLECTORALE !

PRESSE - COMMUNICATION

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Lors du scrutin du 20 octobre: votez et faites voter FO


Le 20 octobre, les 80 000 agents du ministère de la Justice renouvelleront leurs instances représentatives. Les 8.000 magistrats voteront seulement pour élire les comités d’hygiène et de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) départementaux.

S’agissant du comité d’hygiène et sécurité ministériel qui regroupe des représentants de toutes les directions du ministère, et qui exerce au niveau le plus élevé les compétences des CHSCT (voir ci-dessous), les électeurs doivent être informés qu’en application d’un arrêté du 8 août 2011 quel que soit leur vote, un membre de l’Union Syndicale des Magistrats (organisation qui a annoncé son alliance avec l’UNSA), sera assuré de siéger dans ce comité sans avoir rien à faire. FO-Magistrats dénonce une rupture de l’égalité de traitement des organisations syndicales portant une atteinte grave aux principes démocratiques et appelle les magistrats à voter pour le sigle FO le 20 octobre prochain.

L’ARRÊTÉ DU 8 AOÛT : UNE INÉGALITÉ ORGANISÉE

Par un arrêté du 8 août 2011 publié le 23, signé par le Secrétaire Général du Ministère, l’administration a offert un siège parmi les 7 attribués aux organisations syndicales représentatives qui composent le CHSCT ministériel à l’organisation de magistrats la plus représentative d’après les résultats du scrutin à la commission d’avancement de 2010.

Un tel choix, qui assure un siège à l’USM, alors que les autres syndicats sont en pleine campagne électorale, est lourd de conséquences.

Pour pouvoir prétendre à un siège au sein du CHSCT ministériel, les organisations syndicales doivent recueillir 1/7 des voix des agents du ministère, toutes directions confondues. Soit, selon un mode de calcul complexe, entre 13 % et 15 % des suffrages exprimés et 17 % si le nombre de postes à renouveler est de fait ramené à 6. Même s’ils votaient tous pour le syndicat choisi par l’administration, ce qui est loin d’être le cas, les magistrats qui représentent à peine 10 % des emplois du ministère n’obtiendraient pas un siège avec leurs seuls suffrages.

Cependant, grâce à l’arrêté du 8 août le secrétariat général a assuré l’USM de siéger sans avoir même à faire campagne ni à débourser le moindre euro.

Il faut dès à présent dénoncer un discours qui ne manquera pas d’être tenu et dire qu’une telle situation est contraire aux intérêts de la profession de magistrat. Car c’est ce genre de «privilège» qui contribue à creuser le fossé entre les magistrats et tous les agents du ministère. Et l’on peut comprendre qu’être assuré d’une représentation là où les autres organisations doivent obtenir des suffrages de haute lutte, puisse créer de légitimes et durables ressentiments. Et l’on peut même au surplus se demander si notre profession pourrait désormais bénéficier des même soutiens que ceux qui lui furent acquis à la suite de «l'affaire de Pornic» dans un tel contexte.

ET UN RISQUE D’ILLÉGALITÉ

Conformément aux dispositions de notre Constitution, un employeur, y compris l'État, ne peut porter atteinte au principe de neutralité qu’il doit garantir aux organisations syndicales, ni aux lois déterminant la représentativité des syndicats.

Le siège réservé institué par l’arrêté du 8 août n’est prévu ni par la loi organique portant statut de la magistrature, ni par une loi ordinaire, ni par le décret du 15 février 2011 auquel l’arrêté fait référence. Il ne respecte pas le principe de hiérarchie des normes ni le principe d’égalité.

Le procédé porte atteinte à un autre principe fondamental : les magistrats dans leur ensemble se voient privés de voter utilement pour choisir leurs représentants.

Si un «collège spécifique» aux magistrats venait à être institué, organiser des élections au sein de ce collège serait la moindre des choses.

Rappelons à ce propos, qu’ici encore les règles sont faussées : le scrutin retenu par l’administration pour désigner son syndicat est certes celui qui détermine la représentativité syndicale des magistrats, mais il s’agit d’un scrutin sénatorial particulièrement inégalitaire et effroyablement coûteux, qui constitue une exception dans toute la fonction publique française : pour un corps de 8 000 votants, il faut que chaque organisation syndicale recueille 400 candidatures pour avoir des listes complètes : un véritable barrage qui n’autorise aucune évolution du paysage syndical.

Il est enfin possible de s’interroger sur la capacité du secrétaire général à signer cet arrêté et sur le respect de la procédure de consultation obligatoire qui devait précéder cet acte administratif. Car aucune commission permanente d’études, dont l’avis est indispensable, n’a été convoquée.

NOTRE CHOIX : INFORMER ET COMBATTRE

Le choix de l’administration tombant d’en haut n’a rien de démocratique et s’apparente tout simplement à un cadeau, pour ne pas dire un échange de bons procédés.

De son côté l'USM a diffusé de fausses informations sur nos prises de position notamment sur l'exercice d'un recours que nous aurions formé en 2007. Ce n'est pas le cas, comme nous l'avons déjà écrit (bulletin FO du 22 septembre "Le nerf de la guerre"). A ce jour aucun rectificatif n'a été publié et le site de l'USM mentionne toujours cette information inexacte.

Contrairement à une autre idée très répandue, les magistrats sérieux à l’instar de tous les autres citoyens ont la loi pour seul appui. Elle est pour eux tout à la fois source de leur légitimité et une garantie contre tous les arbitraires.

C’est pourquoi nous avons entrepris de dénoncer ce fait scandaleux. Et nous allons former un recours devant le Conseil d'État.

LES CHSCT DÉPARTEMENTAUX DES INSTITUTIONS IMPORTANTES

Missions :

Le CHSCT remplace les anciens comités d'hygiène et sécurité départementaux (CHSD).

Les trois principales missions du CHSCT sont :

     - contribuer à la protection de la santé physique et mentale et de la sécurité des agents dans leur travail ;
     - contribuer à l’amélioration des conditions de travail ;
     - veiller à l’observation des dispositions législatives relatives à la santé, à la sécurité et aux conditions de travail des agents.

Le secteur de la sécurité au travail est le seul où les dispositions du Code du Travail sont applicables aux agents de la fonction publique. Ce qui permet de revendiquer l’application de jurisprudences et de dispositions plus protectrices que celles régulièrement opposées aux agents dans les tribunaux. Il s’agit, pour les magistrats, d’un enjeu essentiel.

A ce titre, le CHSCT dispose d’un droit d’alerte, et de la possibilité de désigner des experts pour les besoins de ses missions.

Composition :

La composition n’est pas paritaire, les représentants du personnel sont majoritaires c’est pourquoi ce scrutin est si important.

Pour l'administration :

Le coordonnateur de la plate-forme interrégionale des services ou le chef de département des ressources humaines et de l'action sociale de la plate-forme. 

Le ou les médecins de prévention, ainsi que les assistants ou conseillers de prévention intervenant dans le ressort du comité assistent aux séances    â�ª Assurent une présidence « tournante » :

      Un président de tribunal de grande instance, (désigné par le premier président de la cour d'appel en cas de pluralité). Le TGI désigné est le siège du CHSCT.

         - Le directeur interrégional des services pénitentiaires
         - Le directeur territorial de la protection judiciaire de la jeunesse


   â�ª Représentent le personnel :

         - Moins de 1000 agents dans le ressort : 5 titulaires et autant de suppléants
         - De 1001 à 2000 agents dans le ressort : 7 titulaires et autant de suppléants
         - Plus de 2000 agents : 9 titulaires et autant de suppléants


Réunions : une fois par trimestre au minimum

Mode de scrutin :

Scrutin sur sigle. Les titulaires sont désignés par les organisations syndicales après le scrutin et le siège reste attribué à l'organisation syndicale en cas de mutation ou départ de l'agent.

Durée du mandat : 4 ans

POURQUOI SOUTENIR FO-MAGISTRATS ?

Une analyse incontournable dans les problématiques de souffrance au travail et les conditions de travail.

La santé et la sécurité au travail ne doivent pas être des variables d’ajustement budgétaires, mais une réelle priorité pour l'État employeur.

C’est pourquoi nous avons organisé le 23 juin 2011 un colloque interprofessionnel sur la souffrance au travail, ouvert aux autres organisations professionnelles avec le Professeur Dejours, autorité reconnue en la matière, avec lequel nous travaillons depuis 2005.

Nous avons été le seul syndicat de magistrats à soulever la question des suicides au sein de la profession, à soutenir une demande d’inspection lors du décès de notre collègue Philippe Tran Van survenu en septembre 2010, à soutenir sa veuve et à honorer sa mémoire.

En dépit des obstacles nous avons réussi à faire mener à bien cette inspection et à analyser ses conclusions.

Nous continuons à travailler pour la mise en place de réelles mesures de prévention du suicide.

Nous avons été la seule organisation à faire campagne lors du renouvellement des commissions de réforme statuant sur la situation de santé des magistrats les plus fragilisés.

Nous avons dans ce cadre obtenu d’excellents résultats, notamment à Paris où les deux titulaires sont des magistrats qui se sont présentés sur nos listes.

Depuis 2008, nous avons siégé au CHS des Bouches du Rhône et participé activement à la défense des intérêts des personnels des services du ministère de la Justice.

Depuis plus de 10 ans, nous diffusons des bulletins relatant les conditions de travail dans les services.

Pourquoi vous ne trouverez pas de «propagande» spécifique à FO-Magistrats ?

S’agissant d’un scrutin de sigle, il ne nous est pas apparu utile de déposer une propagande supplémentaire. Nous partageons bien évidemment les valeurs défendues par les autres syndicats FO : défense de l’ordre républicain et du service public, égalité des citoyens devant la loi, pratique de la négociation et plus que jamais, le refus de la cogestion.

VOTEZ ET FAITES VOTER FO
LORS DU SCRUTIN DU 20 OCTOBRE

CASSER UN SERVICE PUBLIC EST UNE CHOSE, LE RECONSTRUIRE EST PLUS COMPLIQUÉ

Interview de Jean-Claude Mailly

 

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Les négociations actuelles sur la nouvelle “prime dividendes” dans les entreprises semblent déboucher sur des montants assez faibles. Sécuritas a même proposé 3,5 euros à ses salariés... Une surprise?

S'agissant de Sécuritas, c'est de la provocation. D'une manière générale, les faibles montants proposés par les employeurs prouvent que cette idée de prime était avant tout une opération de communication du gouvernement. On parlait au début de 1000 euros, on en est aujourd'hui très loin. Et dans les rares entreprises où les salariés ont obtenu quelques centaines d'euros, on peut être sûr que les employeurs sauront s'en souvenir lors des prochaines négociations salariales.

Vous êtes sévère avec cette prime, mais certains de vos homologues syndicaux vous reprochent d'avoir été trop conciliant avec le plan d'austérité présenté fin août par le gouvernement...
A Force Ouvrière, nous n'avons pas découvert la rigueur le 24 août. Que ce soit pour les fonctionnaires, avec le gel du point d'indice, ou pour les salariés du privé, dont le Smic n'a connu aucun coup de pouce depuis 2007. Mais lorsque l'on a su qu'un plan de rigueur se profilait, on a essayé de savoir ce qu'il contenait. Ce qui nous a ensuite permis de bloquer deux des mesures les plus inadmissibles. Le gouvernement prévoyait ainsi d'augmenter le ticket modérateur, c'est à dire le reste à charge dû par les assurés sociaux, et de taxer fortement les indemnités de rupture du contrat de travail. Résultat: nous avons réussi à neutraliser ces deux mesures. Ce qui explique notre réaction à l'époque, qui était de dire que “cela aurait pu être pire”. Nous ne sommes pas parvenus, par contre, à bloquer l'augmentation de la taxe sur les complémentaires santé, qui va se conduire à une augmentation des cotisations, voire à une baisse des prestations, ou, pire encore, certains salariés à renoncer à une complémentaire.

Le plan prévoit également de nouvelles réductions de dépenses publiques, à hauteur 2,5 milliards d'euros en 2011 et 2012...
Pour le coup, ces nouvelles coupes budgétaires représentent la vraie politique de rigueur du gouvernement, appliquée depuis 2007 via la RGPP (révision générale des politiques publiques) et la loi HPST à l'hôpital.

Une politique contre laquelle vous êtes très remontés...
Nous ne sommes pas opposés à une réforme de l'Etat et des collectivités locales. En août 2007, le Président nous avait même promis un débat sur le rôle et les missions du service public. Mais non seulement ce débat n'a jamais eu lieu, mais sa majorité a enclenché ensuite, et en catimini, la RGPP, avec une vision purement idéologique et budgétaire. Et uniquement avec des hauts fonctionnaires, des experts et des cabinets privé. Je me demande, d'ailleurs, dans quelle mesure il n'y a pas eu des conflits d'intérêts avec des cabinets, dans la mesure où ces cabinets appartiennent à des entreprises qui ont obtenu ensuite des marchés.

C'est un sujet que vous allez mettre en avant lors des prochaines élections dans la fonction publique, le 20 octobre?
Oui, mais c'est surtout un dossier que nous dénonçons depuis plus de quatre ans. Une politique qui a conduit à une très forte dégradation des conditions de travail des agents dans tous les services. Budget resserrés, manque d'effectifs, externalisation: je n'ai jamais vu autant de malaise à tous les échelons de la fonction publique. Avec des situations ubuesques, comme par exemple des gendarmes qui n'ont plus assez d'argent le 20 du mois pour mettre de l'essence dans leur véhicule, des services d'immatriculation devenus inefficaces, des responsables du samu qui doivent attendre que les freins de leur ambulance lâchent pour pouvoir la changer, ou encore des enseignants à qui l'on demande de se mettre en disponibilité de l'Education nationale et qui sont ensuite payés par une commune pour pouvoir maintenir une classe d'école...

Que demandez-vous?
Tout simplement l'arrêt de la RGPP, et une évaluation des mesures prises. Car casser un service public, c'est une chose, le reconstruire, c'est beaucoup plus compliqué. Nous avons d'ailleurs obtenu une première victoire, puisque le gouvernement a suspendu le 6e comité de modernisation des politiques publiques. Je pense par ailleurs que la RGPP n'est pas totalement étrangère à la perte du Sénat par la droite

Vous n'avez pas appelé à la journée d'action du 11 octobre. Vous êtes définitivement brouillé avec la CFDT et la CGT?
Nous sommes pour l'unité d'action, mais pour quelle soit efficace, il faut que l'on soit tous d'accord sur les revendications et les modalités d'action. Ce qui n'a pas été le cas, par exemple, lors du conflit sur les retraites, qui représente pour nous un vrai gâchis. Il faut également que l'intersyndicale ait un caractère exceptionnel pour pouvoir peser et non pas constituer une super structure permanente.

Quel regard portez vous sur la primaire socialiste?
En tant que citoyen, je trouve ce processus intéressant. Mais je ne vous dirai pas si je suis allé voter.

On vous dit pourtant proche d'Aubry...
J'ai mangé avec Martine Aubry, mais ce n'est pas un scoop. On est pas toujours d'accord entre nous, mais c'est effectivement quelqu'un que je connais depuis des années, et je n'ai pas à m'en cacher.

François Hollande a cherché à joindre?
Non, mais s'il avait demandé, je l'aurais vu.

Le responsable FO des Territoriaux des Bouches-du-Rhône, Elie-Claude Argy, est critiqué pour sa proximité avec la marie de Marseille et les éventuels passe droits dont il aurait bénéficié pour lui ou certains adhérents FO...
FO est une organisation très décentralisée. Ce sont les syndicats qui décident de ce qu'ils font.. Mais depuis des années, nous sommes critiqués dans cette région, accusé de pratiquer le clientélisme. Sauf que lorsque l'on est la première organisation syndicale, c'est normal d'être l'interlocuteur privilégié de l'employeur. Par ailleurs, aider quelqu'un à obtenir un logement, ce n'est pas du clientélisme, mais de la solidarité. C'est même la fonction d'origine des bourses du travail, qui aidaient à trouver du boulot. Je n'ai aucun complexe en la matière.

RECUEILLI PAR LUC PEILLON

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