SMIC

SMIC: CIRCULEZ «Y A RIEN À VOIR»!

COMMUNIQUÉ

SMIC: CIRCULEZ «Y A RIEN À VOIR»!

Plutôt que de répondre à la brûlante question du pouvoir d’achat, le Gouvernement a préféré s’abriter derrière les conclusions d’un rapport d’experts pour décider de ne pas accorder de coup de pouce au SMIC.

Cela est d’autant plus inconcevable que le nombre de salariés payés au SMIC est en forte augmentation (3.1 millions au 1er janvier 2013 selon une récente étude de la DARES, soit 500.000 de plus qu’en 2012) et que les premiers pénalisés seront les salariés à temps partiel et indirectement les familles monoparentales…

Compte tenu des très faibles revalorisations du SMIC intervenues ces dernières années, un coup de pouce aurait pourtant apporté une bouffée d’oxygène dans le portefeuille asphyxié des ménages modestes et, par là même, constitué un signal positif pour relancer la consommation.

Encore une fois, démonstration est faite que ce sont les seuls salariés qui paient l’addition de la crise…ce qui est paradoxal au vu du montant des aides accordées aux entreprises.

L’argument d’une reprise économique fragile ne peut justifier que la question du pouvoir d’achat passe à la trappe, d’autant que la reprise de la consommation est une des clefs de l’activité économique.

Force Ouvrière estime qu’une hausse automatique du SMIC de 1.1%, liée notamment à l’inflation, est très nettement insuffisante pour les salariés.

Force Ouvrière continuera à revendiquer une augmentation générale des salaires, tant dans les branches que les entreprises.

Nous demanderons également l’ouverture des négociations salariales pour favoriser la relance du pouvoir d’achat …aujourd’hui EN BERNE!

 http://www.force-ouvriere.fr

Smic : Jean-Claude Mailly réclame un coup de pouce d'au moins 1 point

Par Raphaël Bosse-Platière | Publié le 15/12/2013 à 09h10 | Mis à jour le 15/12/2013 à 09h54 | L'invité RTL du week-end

Smic

Jean-Claude Mailly réclame "un coup de pouce d'au moins 1 point"

Le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly à l'issue de sa rencontre avec le Premier ministre sur la réforme fiscale le 25 novembre 2013.INVITÉ RTL - Le secrétaire général de Force Ouvrière (FO), Jean-Claude Mailly, a estimé que la revalorisation légale du salaire minimum de 1,1% était insuffisante.

"Il n'y a quasiment pas eu de coup de pouce depuis que le gouvernement est en place", a déploré Jean-Claude Mailly dimanche au micro de RTL. Si le SMIC augmentera de 1,1% au 1er janvier, "cela n'est pas suffisant", estime le secrétaire général de FO.

Jean-Claude Mailly a rappelé que "l'inflation est à 0,6%, donc cela correspond à l'augmentation légale". Force Ouvrière réclame "un coup de pouce d'au moins un point", précisant que "ce serait déjà bien". Le salaire minimum correspondrait ainsi à "80% du salaire médian", ajoute le responsable syndical, pour atteindre les 1900€ brut.

"Il y a une réunion lundi avec le gouvernement, on va lui rappeler qu'il y a une attente forte en la matière", a prévenu Jean-Claude Mailly. Pour lui : "Une des raisons pour lesquelles l'économie française patine est que les salaires ne sont pas assez élevés".

DÉJÀ UN MILLION DE FONCTIONNAIRES PAYÉS AU SMIC

Paupérisation

DÉJÀ UN MILLION DE FONCTIONNAIRES PAYÉS AU SMIC

«Les fonctionnaires ne sont pas des nantis, mais plutôt des postulants au statut de travailleurs pauvres!», s’est écriée Gisèle Amouroux, de la section FGF de l’Hérault, à la tribune du congrès.

Un million de fonctionnaires, soit un sur cinq, ne gagnent déjà plus que l’équivalent d’un SMIC.

La dégringolade est loin de concerner exclusivement les fonctionnaires au plus bas niveau de la grille (catégorie C). Alors qu’il y a trente ans, un cadre (catégorie A et catégorie B) commençait sa carrière à 75% au-dessus du SMIC, il ne gagne aujourd’hui que 12% à 15% de plus. Christian Grolier n’a pas hésité lui non plus à parler de «paupérisation» des fonctionnaires.

Depuis quatre ans le point d’indice est gelé et l’arrivée du nouveau gouvernement n’a, là non plus, entraîné aucun changement, ont constaté les congressistes. Le seul moyen de faire avancer les choses est donc de «faire sauter le verrou de l’austérité», ont-ils conclu, décidant à l’unanimité de mettre en avant leurs revendications: 5% d’augmentation immédiate du point d’indice et une revalorisation générale de la grille avec 44 points d’indice supplémentaires pour tous, comme «premiers pas vers le rattrapage de la perte de pouvoir d’achat accumulée depuis 2000». Cette augmentation représenterait environ un milliard d’euros au total. «Qu’est-ce que c’est par rapport aux 20 milliards de crédits d’impôts offerts aux entreprises dans le cadre du pacte de compétitivité?», s’est exclamé Yves Raichl du Rhône.

FO revendique une négociation globale de la grille

Pour les fonctionnaires FO, rien ne doit servir de prétexte à une déconstruction de l’architecture actuelle de la fonction publique d’État. D’où leur refus de négociations séparées, catégorie par catégorie, et leur insistance à revendiquer «le maintien de la valeur unique du point d’indice pour toute la fonction publique dans le cadre de la grille unique».

L’ensemble des revendications FO s’oppose totalement à la logique des accords de Bercy de 2008 sur la «rénovation du dialogue social», signés par la CFDT, la CGT, l’UNSA, la CGC, Solidaires et SUD, ont rappelé plusieurs intervenants. Ces accords ont permis de renvoyer toutes les discussions au niveau des services, instauré l’individualisation des rémunérations avec la création de la prime de fonctionnement et de résultat (PFR), et abouti à la création d’un «nouvel espace statutaire» pour la catégorie B qui a allongé le temps nécessaire pour passer d’un échelon à un autre, ce qui compromet le déroulement de carrière des fonctionnaires.

Enfin, en instaurant une discussion annuelle obligatoire, ils ont donné le la à un dialogue social particulièrement en vogue aujourd’hui. «Discussion n’est pas négociation. Les accords de Bercy sont l’alibi parfait du gouvernement. Il consulte les organisations syndicales, donc il peut dire qu’il a respecté les accords mais il n’a rien à négocier», dénonce la FGF FO, qui se félicite «plus que jamais» de ne pas avoir signé les accords de Bercy.
FO Hebdo - Avril 2013
 
 


181 MILLIARDS D’EUROS

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181 MILLIARDS D’EUROS

Les revenus des cent personnes les plus riches du monde s’étant accrus en 2012 de quelque 181 milliards d’euros (241 milliards de dollars), si ce montant était consacré à lutter contre l’extrême pauvreté (1,25 dollar par jour selon la Banque mondiale), celle-ci pourrait être considérablement réduite, d’après les chiffres donnés par l’ONG Oxfam (Oxford Committee for Famine Relief), se fondant sur les calculs de l’économiste Jeff Sachs de l’université de Columbia, qui estime le coût de son éradication à 175 milliards de dollars par an pendant deux ans. Ces données ont été publiées à la veille de l’ouverture du Forum économique mondial, réunissant, comme chaque année, à Davos (Suisse), les élites politico-économiques de la planète. Thème de cette 43e édition (23-27 janvier 2013): la «résilience dynamique».

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Éditorial de Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière, daté du mercredi 19 décembre 2012

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

SMIC: TOUT POUR LES EMPLOYEURS (TPE)?

D’un sondage sur un échantillon international, réalisé par la Confédération syndicale internationale, il ressort notamment qu’une personne sur dix soutient les mesures d’austérité, c’est-à-dire que neuf sur dix les condamnent!

Comme l’explique la CSI, on constate un écart croissant entre les citoyens et les dirigeants. Cela vaut d’une manière générale et signifie bien que, non seulement la crise systémique du capitalisme n’est pas terminée, mais que les voies utilisées pour en sortir, marquées par l’austérité, sont contestées. Même l’OCDE, réputée pour son ancrage dans le libéralisme économique, conseille à certains pays, dont la France, de ne plus prendre de mesures de rigueur!

Et pourtant, le ministre du Travail a annoncé dimanche dernier que le SMIC n’augmenterait que de +0,3% au 1er janvier et qu’il n’y aurait pas de coup de pouce! 0,3%, cela fait 3 euros de plus par mois! On est tenté de dire qu’à ce tarif-là, les intéressé(e)s ne sont pas près de s’installer en Belgique...

Nous demandions un coup de pouce, fidèles à notre revendication de porter progressivement le SMIC à 80% du salaire médian. On en est loin.

Alors que la consommation se tasse et que l’économie française flirte avec la récession, l’augmentation des salaires boosterait l’activité économique et l’emploi, tout en répondant aux besoins sociaux.

Cette décision gouvernementale s’inscrit dans une politique de rigueur et ce que l’on pourrait appeler un axe TPE pour «Tout Pour les Employeurs».

Plus que jamais, combattre l’austérité en France comme en Europe devient une œuvre de salubrité sociale, économique et démocratique. Ce sera au centre de notre meeting national à Paris le 24 janvier 2013, pour lequel nous attendons plusieurs milliers de participants et où interviendront également quelques camarades européens.

Ce meeting sera à la fois un rendez-vous et une étape.

En Égypte comme en Tunisie, les syndicats se battent pour les droits des travailleurs, la liberté et la démocratie.

Leur combat n’est pas que local, il revêt une dimension internationale compte tenu des événements de ces derniers mois.

En Tunisie, nos camarades de l’UGTT sont l’objet d’attaques violentes, menées par des milices obscurantistes et totalitaires relevant de l’idéologie proférée par Ennadah.

Début décembre, le siège de l’UGTT a été attaqué et des militants blessés.

Le 13 décembre dernier, Andrée Thomas, Secrétaire confédérale chargée de l’international, était à leurs côtés à Tunis.

J’ai, en ce qui me concerne, participé à un meeting de soutien à l’UGTT, à la Bourse du travail à Paris.

Leur combat est le nôtre.

FO Hebdo - Décembre 2012

LE GOUVERNEMENT SE PENCHE SUR LA REVALORISATION DU SMIC

Salaire minimum

LE GOUVERNEMENT SE PENCHE SUR LA REVALORISATION DU SMIC


La Commission nationale de la négociation collective a planché, le gouvernement dispose de différents scénarios et doit trancher d’ici à la fin de l’année.

«Le SMIC doit être indexé sur les prix, mais aussi sur une part de la croissance», avait déclaré le candidat Hollande en avril dernier. En juillet, lors de la «Grande conférence sociale», le nouveau Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait repris l’idée, annonçant un projet de texte «avant la fin de l’année». «Nous y sommes favorables s’il s’agit d’ajouter la croissance quand elle est positive», indiquait alors Marie-Alice Medeuf-Andrieu, présente à la table ronde intitulée «Assurer des systèmes de rémunération justes et efficaces». Au nom de FO, elle avait rappelé le bien-fondé de l’indexation du SMIC sur l’évolution des prix, souhaitant cependant que l’indice du coût de la vie reflète mieux la réalité des dépenses des ménages (Revalorisation: Pourquoi pas le coup de pouce de juillet en janvier?).

Un groupe de travail s’est mis en place dans la sous-commission Salaires de la Commission nationale de la négociation collective (CNNC), pour explorer différents scénarios d’ajustement des critères de revalorisation et auditionner des économistes. Rappelons que, depuis 1970, le SMIC est recalculé chaque année afin de suivre l’évolution des prix à la consommation et celle du SHBO, le salaire horaire de base ouvrier. C’est le 17 décembre que le gouvernement devrait lever le voile sur une réforme du mode d’indexation.

RISQUE DE RÉGIONALISATION

Or début décembre, c’est le groupe d’experts créé par Nicolas Sarkozy pour «éclairer» sur la revalorisation annuelle du SMIC qui a remis son rapport au ministre du Travail, Michel Sapin. Comme ils l’ont toujours fait depuis quatre ans, ils se prononcent contre un coup de pouce au SMIC au 1er janvier, après celui, certes exceptionnel, mais ridicule, du 1er juillet dernier.

«Ce rapport n’est qu’un élément du débat», dit-on au ministère du Travail. Marie-Alice Medeuf-Andrieu, elle, s’emporte: «Une fois de plus, ce groupe prétend que le SMIC est un frein à l’emploi, ce qu’aucune étude sérieuse ne démontre.» Elle signale d’ailleurs que sur sept économistes auditionnés par le groupe de travail de la CNNC, six disent le contraire.

Le rapport du groupe d’experts remet tout en question, jusqu’au «principe même d’une revalorisation automatique». Il propose aussi de substituer au SHBO «une référence reposant sur une base plus large», et de prendre en compte «l’homogénéité géographique», car, affirme l’une des économistes du groupe, «vivre avec le SMIC à Paris n’est pas la même chose qu’à Guéret, dans la Creuse», au mépris du principe républicain d’égalité sur tout le territoire.

Reste l’éventualité d’indexer le SMIC sur la croissance, mais le moment est mal venu. En cette période de récession, on pourrait se retrouver avec des valeurs négatives. Le ministère du Travail n’est pas loin de rejoindre FO qui, depuis le début, met en garde contre la volatilité de cet indicateur.

FO Hebdo - Décembre 2012

INDICES DES PRIX À LA CONSOMMATION (INSEE)

LES CHIFFRES UTILES

Les chiffres font partie de la vie quotidienne et nous sommes aujourd’hui noyés sous une quantité impressionnante de données et de statistiques. Difficile de se retrouver dans ce dédale. C’est pourquoi Force Ouvrière vous informe régulièrement de l’évolution de certains de ces repères précis.
 
 
INDICES DES PRIX À LA CONSOMMATION (INSEE)
 
SEPTEMBRE 2012
-0,3%
DU 30/09/2011 AU 30/09/2012
+1,9%
DU 01/01/2012 AU 30/09/2012
+1%
 
INDICE DE RÉFÉRENCE DES LOYERS
3e trimestre 2012, l’indice de référence des loyers atteint 123,55 – évolution sur un an: +2,15%
 
L’article 9 de la loi n° 2008-111 du 8 février 2008 a modifié l’indice de référence des loyers. Le nouvel indice correspond à la moyenne, sur les douze derniers mois, de l’indice des prix à la consommation hors tabac et hors loyers.

 
LES ALLOCATIONS CHÔMAGE
Montant des allocations
Dans le cas général, le mode de calcul de votre allocation s’établit comme suit.
Une comparaison est effectuée entre:
- 40,4% de l’ancien salaire plus une partie fixe de 11,34 euros par jour;
- 57,4% de cet ancien salaire;
- l’allocation minimale de 27,66 euros. C’est le montant le plus favorable pour l’allocataire qui sera retenu.
Une réserve cependant, le montant de l’allocation ne peut jamais dépasser 75% du salaire journalier de référence.
Les règles d’indemnisation
Le principe, c’est qu’un jour cotisé égale un jour indemnisé. Trois paramètres sont pris en compte.
1 - La période de référence. C’est la période pendant laquelle on regarde si le demandeur d’emploi a travaillé, donc cotisé. Pour les moins de 50 ans, ce sont les 28 derniers mois à compter de la rupture du contrat de travail. Pour les plus de 50 ans, ce ne sont pas 28 mois, mais 36.
2 - La durée minimale de cotisation. Pour être indemnisé, il faut avoir travaillé au minimum 4 mois, soit 122 jours dans la période de référence.
3 - Les durées maximales d’indemnisation. Pour les moins de 50 ans, la durée maximale est de 24 mois. Pour les 50 ans et plus, cette durée est de 36 mois. Exemple: un salarié qui a travaillé 4 mois dans les 28 derniers mois (il a moins de 50 ans) aura droit à 4 mois d’indemnisation. S’il avait travaillé 7 mois, il aurait eu droit à 7 mois d’indemnisation.
Autre exemple: un salarié de plus de 50 ans qui a travaillé 27 mois aura droit à 27 mois d’indemnisation; s’il avait travaillé 46 mois, il aurait eu droit à 36 mois, soit le plafond. Ces règles s’appliquent à compter du 1er avril 2009 pour les procédures de licenciements individuels ou collectifs engagées à compter de cette date. Si la procédure a été engagée avant, ce sont les anciennes règles qui s’appliquent.
LE SMIC
Depuis le 1er juillet 2012:
9,40 euros l’heure,
soit 1 425,67 euros brut par mois
pour 151,67 heures.
FONCTIONNAIRES
Minimum de traitement dans la fonction publique depuis le 1er janvier 2012:
1 398,35 euros brut par mois.
CHÔMAGE
L’allocation doit s’élever à 26,93 euros par jour au minimum, mais ne peut dépasser 75% du salaire journalier de référence (salaire des douze mois qui ont précédé la rupture du contrat de travail).

Vous trouverez tous les détails dans le tableau «Allocations chômage» ci-dessus.
SÉCURITÉ SOCIALE
Plafond mensuel de la Sécurité sociale
du 1er janvier au 31 décembre 2012
3 031 euros.
MÉDECINE CONVENTIONNÉE
(tarifs secteur 1)
Au cabinet du médecin omnipraticien:
23,00 euros
Au cabinet du médecin spécialiste:
25,00 euros
ASSURANCE-VIEILLESSE
Allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA)
(Anciennement «Minimum vieillesse»)
Au 1er avril 2012:
9 325,98 euros par an pour une personne seule
(777,16 euros par mois)
14 479,10 euros par an pour un couple Minimum contributif majoré:
8 142,01 euros par an pour une personne (soit 678,50 euros par mois). Retraite complémentaire Agirc et Arrco
Valeurs des points et salaires de référence au 1er avril 2012
Agirc à 0,4330 euros
Arrco à 1,2414 euros
ALLOCATIONS FAMILIALES
2 enfants: 127,05 €
3 enfants: 289,82 €
Par enfant en plus: 162,78 €

Majoration pour âge des allocations:
35,74 € de 11 à 16 ans
et 63,53 € après 16 ans.

Pour vos enfants nés après le 30 avril 1997, vous ne recevrez pas ces deux majorations; vous recevrez une majoration de 62,90 € à partir du mois suivant leur 14e anniversaire.
COTISATIONS SOCIALES, EN POURCENTAGE DU SALAIRE BRUT
CSG: 7,5% depuis le 1er janvier 1998 (au lieu de 3,4%) et sur 98,25% du salaire depuis le 1er janvier 2012. CRDS(1): 0,5% depuis le 1er février 1996 et sur 98,25% du salaire depuis le
1er janvier 2012.
SÉCURITÉ SOCIALE
Assurance-maladie:
Assurance-vieillesse:
Assurance-vieillesse déplafonnée:
0,75%
6,65%
0,10%
ASSURANCE-CHÔMAGE
- Cotisation ASSEDIC
Tranches A et B

APEC (2)

2,40%

0,024%
RETRAITES COMPLÉMENTAIRES
- ARRCO
(Taux minima obligatoires)
Non-cadres tranches A et B
et cadres tranche A:

- AGIRC
Cadres tranches B et C:

- Cotisation AGFF
Tranche a (3)
Tranche b (4)



3%


7,70%


0,80%
0,90%
1) Contribution au remboursement de la dette sociale.
2) Association pour l’emploi des cadres.
3) Tranche A: dans la limite du plafond de la Sécu.
4) Tranche B: entre 1 et 4 fois le plafond de la Sécu.
 http://www.force-ouvriere.fr

JEAN-CLAUDE MAILLY :"LE DIALOGUE NORMAL NE SUFFIT PAS"

jc-ldialogue-social-ne-suffit-pas-le-monde.jpg JEAN-CLAUDE MAILLY :"LE DIALOGUE NORMAL NE SUFFIT PAS"


Jean-Claude Mailly demande au gouvernement de faire davantage pour le pouvoir d'achat.

« Le Monde » Que vous inspire la stagnation de l'économie française depuis trois trimestres ?

Nous sommes dans une situation de pré-récession, avec les conséquences que l'on sait en matière d'emploi. La politique menée au niveau européen enfonce l'économie dans la récession. Par exemple, si l'on fait le total des plans d'austérité menés dans les différents pays d'Europe, leur montant équivaut largement aux 120 milliards d'euros du plan de relance européen.

Vous n'êtes pas convaincu par le pacte budgétaire européen ?

Ce traité, par les contraintes qu'il impose et les sanctions automatiques qu'il prévoit, enfonce le clou de l'austérité. Nous allons nous adresser aux députés pour leur demander de ne pas le ratifier.

Vous portez ce message depuis longtemps. N'est-ce pas un constat d'échec pour le syndicalisme européen ?

C'est vrai, mais je ne dis pas que c'est un constat d'échec. Nous vivons une situation de crise inédite, et les choses ne sont pas faciles dans de nombreux pays. La Confédération européenne des syndicats (CES) a par ailleurs pris pour la première fois une position d'opposition par rapport au traité européen.

Comment jugez-vous les 100 premiers jours de François Hollande ?

Sur la méthode, c'est plus sain qu'auparavant. Nous avons un président qui préside et un gouvernement qui gouverne, qui prend ses responsabilités. Il y a une restauration d'un dialogue normal.
Mais cela ne suffit pas. Certes, dans le collectif budgétaire, il y a des mesures qui vont dans le bon sens, comme le rééquilibrage sur l'ISF, mais je crains que le projet de budget pour 2013 n'aille pas dans la même direction, avec notamment des réductions de la dépense publique.
Les lettres plafond prévoient des baisses d'effectifs dans de nombreux ministères. Le gouvernement s'est engagé à mener un audit de la Révision générale des politiques publiques [RGPP – non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite] mais, sans en attendre le résultat, il annonce des décisions.

Etes-vous prêt à accepter la stabilisation des effectifs dans la fonction publique contre une modération salariale ?

Non. Si, pour 2012, les jeux sont faits, avec un gel des rémunérations, nous attendons de voir pour 2013. Il y a une demande de pouvoir d'achat des fonctionnaires.

Les décisions sur le smic ou sur la création de 150 000 emplois d'avenir ne trouvent-elles pas grâce à vos yeux ?

Sur le smic, c'est insuffisant. Quant aux emplois d'avenir, je ne veux pas qu'ils servent de période d'essai pour une embauche de jeune, afin de vérifier son potentiel avant un recrutement, ce qui reviendrait à un contrat première embauche[CPE].
Il faut que, dès le départ, il y ait une formation avec ces contrats et qu'on ne les installe pas seulement pour dégonfler les statistiques du chômage. Pas question non plus qu'ils soient déversés dans l'administration alors que l'on va y supprimerdes postes.

Le principe des accords compétitivité-emploi, auquel vous êtes opposé, devrait être inclus dans la négociation en septembre. Qu'allez-vous faire ?

Tout dépend de ce qui prime dans le document d'orientation que prépare le gouvernement. A l'issue de la conférence sociale, le premier ministre avait dit que la négociation compétitivité-emploi était terminée. La feuille de route publiée juste après était plus ambiguë et nous est restée en travers de la gorge.
J'ai bien vu que Laurence Parisot [La présidente du Medef] avait menacé de ne pas négocier pour obtenir ce qu'elle souhaitait. Si le gouvernement lui donne satisfaction, je me poserai de mon côté la question de notre participation. Le salaire est la contrepartie de la vente de la force de travail ; je refuse qu'il fluctue en fonction de la situation de l'entreprise.

Comment éviter, alors, les plans sociaux qui se multiplient ?

J'en ai assez des donneurs de leçons, qui disent que, pour sortir de la crise, il faut plus de flexibilité. Cela n'a pas empêché la Grèce et l'Espagne d'entrer en récession. En France, il y a déjà de la flexibilité, y compris depuis les 35 heures.
Le gouverneur de la banque de France [Christian Noyer] qui vit dans les salons de la Banque centrale européenne et veut plus de flexibilité, ne doit pas se rendrecompte de ce que c'est que de vivre au smic.

Voyez-vous des mesures d'urgence qu'il faudrait prendre ?

D'abord, il faut soutenir la demande interne. Ensuite, la mise en place de la banque publique d'investissement est une urgence, car les TPE-PME rencontrent trop de difficultés pour emprunter. Il faut aussi aller vite, pour empêcher lesentreprises de fermer un site qu'elles pourraient revendre. Quant à l'allocation équivalent-retraite, elle doit être rétablie. Tout cela suppose de sortir des clous budgétaires, mais il faut savoir ce que l'on veut.

L'automne risque d'être fort peu propice à un mouvement d'ampleur...

Il est difficile de dire ce qui va se passer dans les prochaines semaines. Nous sommes dans une phase où nous attendons que les choses soient éclaircies. Nous allons aussi réaffirmer nos positions.


« Le Monde » Que vous inspire la stagnation de l'économie française depuis trois trimestres ?

Nous sommes dans une situation de pré-récession, avec les conséquences que l'on sait en matière d'emploi. La politique menée au niveau européen enfonce l'économie dans la récession. Par exemple, si l'on fait le total des plans d'austérité menés dans les différents pays d'Europe, leur montant équivaut largement aux 120 milliards d'euros du plan de relance européen.

Vous n'êtes pas convaincu par le pacte budgétaire européen ?

Ce traité, par les contraintes qu'il impose et les sanctions automatiques qu'il prévoit, enfonce le clou de l'austérité. Nous allons nous adresser aux députés pour leur demander de ne pas le ratifier.

Vous portez ce message depuis longtemps. N'est-ce pas un constat d'échec pour le syndicalisme européen ?

C'est vrai, mais je ne dis pas que c'est un constat d'échec. Nous vivons une situation de crise inédite, et les choses ne sont pas faciles dans de nombreux pays. La Confédération européenne des syndicats (CES) a par ailleurs pris pour la première fois une position d'opposition par rapport au traité européen.

Comment jugez-vous les 100 premiers jours de François Hollande ?

Sur la méthode, c'est plus sain qu'auparavant. Nous avons un président qui préside et un gouvernement qui gouverne, qui prend ses responsabilités. Il y a une restauration d'un dialogue normal.
Mais cela ne suffit pas. Certes, dans le collectif budgétaire, il y a des mesures qui vont dans le bon sens, comme le rééquilibrage sur l'ISF, mais je crains que le projet de budget pour 2013 n'aille pas dans la même direction, avec notamment des réductions de la dépense publique.
Les lettres plafond prévoient des baisses d'effectifs dans de nombreux ministères. Le gouvernement s'est engagé à mener un audit de la Révision générale des politiques publiques [RGPP – non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite] mais, sans en attendre le résultat, il annonce des décisions.

Etes-vous prêt à accepter la stabilisation des effectifs dans la fonction publique contre une modération salariale ?

Non. Si, pour 2012, les jeux sont faits, avec un gel des rémunérations, nous attendons de voir pour 2013. Il y a une demande de pouvoir d'achat des fonctionnaires.

Les décisions sur le smic ou sur la création de 150 000 emplois d'avenir ne trouvent-elles pas grâce à vos yeux ?

Sur le smic, c'est insuffisant. Quant aux emplois d'avenir, je ne veux pas qu'ils servent de période d'essai pour une embauche de jeune, afin de vérifier son potentiel avant un recrutement, ce qui reviendrait à un contrat première embauche[CPE].
Il faut que, dès le départ, il y ait une formation avec ces contrats et qu'on ne les installe pas seulement pour dégonfler les statistiques du chômage. Pas question non plus qu'ils soient déversés dans l'administration alors que l'on va y supprimerdes postes.

Le principe des accords compétitivité-emploi, auquel vous êtes opposé, devrait être inclus dans la négociation en septembre. Qu'allez-vous faire ?

Tout dépend de ce qui prime dans le document d'orientation que prépare le gouvernement. A l'issue de la conférence sociale, le premier ministre avait dit que la négociation compétitivité-emploi était terminée. La feuille de route publiée juste après était plus ambiguë et nous est restée en travers de la gorge.
J'ai bien vu que Laurence Parisot [La présidente du Medef] avait menacé de ne pas négocier pour obtenir ce qu'elle souhaitait. Si le gouvernement lui donne satisfaction, je me poserai de mon côté la question de notre participation. Le salaire est la contrepartie de la vente de la force de travail ; je refuse qu'il fluctue en fonction de la situation de l'entreprise.

Comment éviter, alors, les plans sociaux qui se multiplient ?

J'en ai assez des donneurs de leçons, qui disent que, pour sortir de la crise, il faut plus de flexibilité. Cela n'a pas empêché la Grèce et l'Espagne d'entrer en récession. En France, il y a déjà de la flexibilité, y compris depuis les 35 heures.
Le gouverneur de la banque de France [Christian Noyer] qui vit dans les salons de la Banque centrale européenne et veut plus de flexibilité, ne doit pas se rendrecompte de ce que c'est que de vivre au smic.

Voyez-vous des mesures d'urgence qu'il faudrait prendre ?

D'abord, il faut soutenir la demande interne. Ensuite, la mise en place de la banque publique d'investissement est une urgence, car les TPE-PME rencontrent trop de difficultés pour emprunter. Il faut aussi aller vite, pour empêcher lesentreprises de fermer un site qu'elles pourraient revendre. Quant à l'allocation équivalent-retraite, elle doit être rétablie. Tout cela suppose de sortir des clous budgétaires, mais il faut savoir ce que l'on veut.

L'automne risque d'être fort peu propice à un mouvement d'ampleur...

Il est difficile de dire ce qui va se passer dans les prochaines semaines. Nous sommes dans une phase où nous attendons que les choses soient éclaircies. Nous allons aussi réaffirmer nos positions.

Anne Eveno et Jean-Baptiste Chastand (Propos recueillis)

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Le Monde

L’IDÉE D’UNE INDEXATION DU SMIC SUR LA CROISSANCE SE CONFIRME

PRESSE - COMMUNICATION

Salaires

L’IDÉE D’UNE INDEXATION DU SMIC SUR LA CROISSANCE SE CONFIRME

«Assurer des systèmes de rémunérations justes et efficaces», FO ne pouvait qu’approuver l’intitulé de cette table ronde, a déclaré d’entrée Marie-Alice Medeuf Andrieu, avant de décliner la «priorité» de la Confédération: «la politique salariale». FO attend que soit examiné ce qui entrave les négociations salariales, autour de ces questions: comment agir sur la hiérarchie des salaires? comment rendre effective la réalité des dépenses des ménages dans la fixation du SMIC?

Le SMIC est revalorisé chaque année pour suivre l’évolution des prix à la consommation et l’évolution du pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier. FO a rappelé son attachement à une indexation sur l’évolution des prix, tout en soulignant que l’indice des prix à la consommation, tel qu’il est construit aujourd’hui, ne reflète pas la réalité des dépenses des ménages.

Exit la prime Sarko

La table ronde a repris l’idée du chef de l’État d’indexer le salaire minimum sur la croissance. Commentaire de Marie-Alice Medeuf-Andrieu en sortant: «Nous sommes favorables s’il s’agit d’ajouter de la croissance quand elle est positive. Le ministre benoît Hamon a acquiescé en répondant que “bien sûr ce serait en plus et qu’il ne s’agissait pas de revenir sur le mode de calcul”.» En cloncluant la conférence sociale, Jean-Marc Ayrault a annoncé que le gouvernement présenterait «un projet de texte avant la fin de l’année».

À l’autre bout de l’échelle, le gouvernement devrait présenter un projet de loi consacré aux «hautes rémunérations». Marie-Alice Medeuf- Andrieu y voit «une volonté d’éviter les dérapages». Sans oublier la suppression de la «prime dividende» ou «prime Sarko», créée en 2011 par l’ex-chef de l’État et dont l’inefficacité n’est plus à démontrer.
FO Hebdo - Juillet 2012

 


Cet été, le SMIC sera mini

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

Cet été, le SMIC sera mini

La hausse de 2% du SMIC, annoncée par le gouvernement le 26 juin et effective au 1er juillet, a été abondamment commentée à travers la presse, qui pointe la déception.

Le Monde

« 2%, soit 21,50 euros net par mois. » C’est le « fruit d'un délicat équilibre entre l'aspiration légitime des citoyens dont les salaires sont les plus bas à une progression de leur pouvoir d'achat, et le raisonnable qu'impose la situation économique difficile, a concédé le ministre ». Concédé...

Le Figaro

Equilibre et raison également à entendre le ministre des Finances, Pierre Moscovici: « Les mesures que nous préparons respectent un équilibre entre entreprises et ménages et, s'agissant de ces derniers, concerneront les plus aisés. Pour les autres, nous avons pris des mesures favorables au pouvoir d'achat, comme le relèvement résolu et raisonnable du SMIC. » Résolument raisonnable...

Nord-Éclair

« Le dernier coup de pouce au SMIC remonlait à 2006 (+0,3%). Le nouveau gouvernement vient d'annoncer une revalorisation de 0,6%, ce qui portera à +2% la progression totale au 1er juillet. De quoi en décevoir certains. » Effectivement, pas de quoi renflouer le budget des vacances qui pour beaucoup sont déjà à l'eau.

Le Nouvel Observateur

« Dans de nombreux cas, cette augmentation sera quasi imperceptible. Et que dire des smicards qui se chauffent au gaz, dont une augmentation rétroactive de 10% des prix est envisagée? Les 20 euros risquent de s'envoler bien rapidement. » Et le pouvoir d'achat, lui, de rester scotché au Tarmac.

Nice-Matin

« Augmentation du SMIC: que faire avec 21,50 euros?,, Entre autres propositions: manger un kebab quatre soirs d'affilée, stationner toute une journée à Monaco, boire 15 cafés d'affilée et être très très très très énervé. » Beaucoup le seront sans même les avoir bus…

Le Point

D'autant que cette hausse constitue « en grande partie un à-valoir sur la future revalorisation légale qui doit intervenir le 1er janvier, à savoir l'inflation constatée depuis la dernière augmentation, soit 1,4%. Le vrai "coup de pouce" serait donc de 0,6% ». Poussif...

Le Bien Public

Avec cet « à-valoir », la revalorisation du 1er janvier 2013 « sera peanuts », estime Marie-Alice Medeuf-Andrieu (FO), pour qui cette décision va engendrer « frustration et mécontentement ». En tout cas, « l'annonce a énôrmément déçu les syndicats CGT et FO ». « Un coup de pouce de 0,6%, ça représente une baguette de pain par semaine », a déploré Paul Fourier (CGT) à la sortie de la réunion des partenaires sociaux avec le ministre. Pour lui, « c'est un très mauvais signe envoyé aux salariés ». Le signe des temps à venir?

FO Hebdo – Juillet 2012

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