VOIX DE PRESSE

Voix De Presse

Lundi 5 décembre 2016

PRESSE - COMMUNICATION

Voixdepresse

Voix de presse

Un avenir fait de privatisations ?

Si le gouvernement actuel a engagé nombre de privatisations, le candidat de l’opposition actuellement favori pour les prochaines élections présidentielles n’a pas fait mystère de son intention de les multiplier. La presse a examiné ses intentions en la matière. Aperçus.

La Dépêche
Il manquait encore une touche libérale dans son programme ? Pour son premier déplacement de candidat officiel de la droite dans son fief sarthois, François Fillon en a remis une couche, annonçant sa volonté de reprendre des privatisations [...]. C’est donc à Chantenay-Villedieu, petit village sarthois, que Fillon a décidé d’ajouter une nouvelle strophe à sa chanson de geste libérale. Ruraliste et mondialiste, un chant accompagné de moult gestes le posant comme le héraut ultime du libéralisme...

Sud-Ouest
Pourtant, pour l’Etat, pas sûr en revanche qu’une relance des privatisations soit judicieuse, du moins actuellement. En théorie, céder des titres permet de se désendetter. Mais aujourd’hui, l’Etat s’endette à 1% seulement, et cela devrait encore continuer. Du coup, vendre actuellement n’aurait pas de sens, juge Henri Sterdyniak (économiste à l’OFCE, l’Observatoire français des conjonctures économiques). Autre élément à mettre dans la balance : les dividendes potentiels auxquels on renonce en privatisant. A court terme, on peut faire une bonne opération, mais ce n’est pas forcément le cas sur le long terme, souligne l’économiste. Surtout si le prix de vente est sous-évalué, comme ce fut le cas avec les sociétés d’autoroutes en 2006. Pour elles, une voie royale, par contre, pour les usagers, il a fallu serrer la ceinture, privations et privatisations étant deux maux qui vont...

La Tribune
Cela n’empêche pas le champion de faire rugir le moteur : lors de sa virée sarthoise, François Fillon, en bon libéral, a indiqué vouloir reprendre les privatisations dans les entreprises où la participation de l’Etat ne sert à rien. Il juge que cet argent pourrait être réinjecté sous forme d’investissements dans les infrastructures. Parmi elles, il a cité les télécommunications, où les opérateurs et l’État dépensent aujourd’hui des milliards d’euros pour couvrir le territoire en fibre optique et apporter un Internet ultra-rapide aux Français. François Fillon, qui a piloté, comme ministre, le processus de libéralisation du secteur il y a 20 ans, a d’ailleurs rappelé, à sa façon, son expertise en la matière : Le très haut débit, ce n’est pas uniquement pour que tout le monde puisse jouer à Warcraft, a-t-il ironisé. Par contre, la loi de la jungle, ça ne sera pas du virtuel...

Les Echos
Et qu’y a-t-il devant le pare-buffle de l’actuel favori à la course présidentielle ? Interrogé sur les entreprises qui pourraient être privatisées, François Fillon a indiqué qu’on verra ça tranquillement, soulignant que l’Etat n’a pas vocation à rester durablement au capital d’entreprises qui sont dans le secteur commercial, dans le secteur concurrentiel. Les entreprises commerciales ? Il pourrait s’agir d’Orange, Renault, PSA, CNP. Les entreprises stratégiques pour la souveraineté telles que EDF, Engie, Thales, Safran, Airbus..., ne seraient probablement pas concernées. Probablement, jusqu’à preuve du contraire.

L’Express
Ceci dit, plutôt que reprendre, François Fillon aurait pu dire continuer tellement les cessions de participations sont légions depuis une douzaine d’années. A l’Agence des participations de l’Etat (APE), l’organe du ministère de l’Economie et des Finances qui gère le portefeuille public, on compte pas moins de 26 milliards d’euros d’actifs cédés depuis 2004, comme l’a rappelé dernièrement au Monde Martin Vial, le commissaire de l’APE. Dernier exemple en date, Safran où l’Etat a vendu le 22 novembre 1,39% du capital de l’entreprise pour environ 372 millions d’euros. Safran ? Cette entreprise stratégique probablement pas concernée... Stratégique d’Etat ou stratégie d’entreprise ?

Par  Michel Pourcelot

Voix De Presse

Lundi 7 novembre 2016

PRESSE - COMMUNICATION

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Voix de presse

Ceta voir...
 

Ceta

Le Ceta, traité de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne signé officiellement le 30 octobre, qui doit encore, pour entrer en vigueur, être ratifié par le Parlement européen et le parlement canadien, continue à faire débat. Les médias semblent un peu tardivement lever un coin du voile. Aperçus.

Le Monde
Ceta : un accord de 2 000 pages qui cristallise les craintes. Agriculture, droits de douane, tribunaux d’arbitrage [...] Comme son “cousin” américain le Tafta (ou TTIP), le Ceta suscite d’autant plus de peur que son ambition est très large. Pour dynamiser les échanges entre l’Union européenne (UE) et le Canada, cet accord de libre-échange vise à combattre les barrières au commerce sur tous les fronts. Combattre, dynamiser... Voire dynamiter sur le front social ?

La Nouvelle République
On achève bien les sociaux ? Chrystia Freeland, la ministre canadienne du Commerce, a exhorté l’UE à finir son job sur le Ceta, le traité de libre-échange en négociation depuis sept ans entre Bruxelles et le Canada. Sept ans de transparence et de médiatisation à outrance ? Le Canada a fait son travail, la balle est dans le camp de l’Europe. Et d’imposer le droit de porter l’arme du commerce roi au cœur de l’Europe.

Le Midi Libre
Reste que Le traité doit maintenant être ratifié par le Parlement européen, sans doute en décembre ou en janvier, et celui du Canada avant d’entrer en application partielle et provisoire. L’UE fera alors face à une autre montagne : sa nécessaire ratification par les différents Parlements nationaux et régionaux de ses Etats membres [...] Mais je suis sûr que l’application provisoire du traité sera la meilleure forme d’éducation, a-t-il (Donald Tusk, président du Conseil de l’Union européenne) ajouté. Un champ de rééducation populaire s’ouvre. Il s’est félicité du fait que le Ceta était l’accord de libre-échange le moins controversé qu’on puisse imaginer. Effectivement, et encore moins si l’accroc wallon n’avait pas déchiré le voile pudique... Pour le réparer la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström a promis : Nous devons nous engager dès le début avec les citoyens pour expliquer, écouter leurs inquiétudes, les amener à la table des négociations et s’assurer qu’il y ait plus de transparence et d’implication, a-t-elle néanmoins reconnu. Ce qui ne devrait pas être difficile.

Ouest-France
Un eurodéputé s’inquiète : Dans la lutte contre le terrorisme comme dans le combat pour le plein-emploi, l’Union souffre d’une absence de gouvernement qui met en péril son avenir. Une "absence" peut-être due à la présence de la main invisible du marché, guère connue pour sa grande transparence. C’est à voir.

La Voix du Nord
Et le marché continue de marcher : La partie qui se joue actuellement au niveau de l’Union fera peut-être même passer le Ceta pour un gentil hors d’œuvre. Car c’est avec la Chine, bientôt première puissance économique mondiale, que la commission négocie en ce moment. L’attribution à cette dernière du statut d’économie de marché permettrait de faciliter l’entrée dans l’Union des produits d’Extrême-Orient.

Par Michel Pourcelot

Voix De Presse

Mercredi 2 novembre 2016

PRESSE - COMMUNICATION

Voixdepresse

Voix de presse

Chômage
Champion toutes catégories, halo quoi...

S’appuyant sur des chiffres publiés le 25 octobre par le ministère du Travail, le gouvernement s’est félicité d’une baisse historique du chômage et de l’inversion de sa courbe, laissant septiques opinion et médias face aux chiffres en dents de scie qui ne cessent de se succéder. Entre courbes et catégories, comptes et décomptes, tentatives d’y voir clair.

Le Point
Les courbes affichées ne séduisent guère : La récente baisse du nombre de chômeurs n’y change rien. Huit Français sur dix (82 %) ne pensent pas que la courbe du chômage va s’inverser, et si cette inversion devait se produire dans les mois à venir, cela n’améliorerait pas l’opinion de trois quarts d’entre eux sur l’actuel locataire de l’Élysée, d’après un sondage Odoxa publié ce vendredi 28 octobre.

Sud Ouest
Il est possible qu’une dent de scie leur soit restée en travers de la gorge : La forte hausse des personnes inscrites à Pôle emploi en août avait fait l’effet d’une douche froide : +50 200 demandeurs d’emploi sans activité et un total de 3,56 millions de chômeurs en métropole. Une flambée jamais vue depuis janvier 2013, survenue après un mois encourageant. En cause, selon le gouvernement, les attentats de juillet qui ont affecté le secteur du tourisme, ainsi qu’un aléa statistique lié aux défauts d’actualisation à Pôle emploi, inhabituellement bas. On ne saurait jamais assez prévenir du danger des radiations...

Ouest France
Le nombre de personnes désinscrites pour défaut d’actualisation fluctue d’un mois sur l’autre, jouant tantôt à la hausse tantôt à la baisse sur les chiffres mensuels de Pôle emploi. En septembre, 238 900 personnes ont quitté Pôle emploi pour ce motif, soit 66 500 de plus qu’en août et autant de personnes en moins sur les listes.

L’Usine Nouvelle
La catégorie D, elle, s’est gonflée : La catégorie D, qui comprend les demandeurs d’emploi entrés en formation, se maintient au-dessus du seuil de 300 000 personnes franchi en juin. Sur le mois de septembre, la catégorie D connaît une baisse de 0,2%. Toutefois, cette catégorie a connu une très forte augmentation de 16,4% sur l’année.

Capital
Béaba de bonnes stats, le bilan ABC s’est pourtant enflé en un an : Depuis l’accession au pouvoir de François Hollande en mai 2012, le nombre total de chômeurs de catégories (A, B et C) a augmenté de 1.160.300 ! A cette époque, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégories A, B, C s’établissait en effet à 4 621 000 en France, y compris les Dom-Tom.

Le Nouvel Obs
Depuis justement les DOM-TOM, la ministre du Travail s’est pourtant félicitée, le nez dans le guidon des chiffres de septembre. Pour elle, cette stabilité du nombre d’inscrits en catégorie D reflète le fait que le dynamisme des entrées en formation est compensé par une augmentation concomitante du nombre de sorties de formation. La baisse globale du nombre d’inscrits à Pôle emploi au mois de septembre est donc essentiellement liée à l’amélioration du retour à l’emploi, indique-t-elle. Un bilan globalement positif, sans doute.

Le Monde
Avis guère partagé dans les DOM-TOM où la ministre du Travail a du annulé sa visite à l’agence de Pôle emploi de Saint-François prévue vendredi 28 octobre matin, a annoncé la préfecture de Guadeloupe jeudi. Arrivée en Guadeloupe mercredi, Myriam El Khomri a été chahutée par quelques salariés grévistes de Pôle emploi, mercredi après-midi, aux Abymes alors qu’elle échangeait avec des bénéficiaires de la Garantie Jeunes, selon les médias locaux. Les manifestants avaient fait irruption dans la salle de réunion, hurlant notamment que la Garantie jeunes, c’est la précarité, selon la même source. Précarité, vous avez dit précarité ? Halo, quoi...

L’Express
Car, « jugés plus révélateurs » sont les chiffres Insee qui mesurent le halo du chômage, ce 1,5 million de personnes souhaitant travailler mais pas comptabilisées comme chômeurs. Selon une étude de France Stratégie, ce halo a augmenté, de même que le sous-emploi (temps partiel subi), et la dualité du marché du travail entre l’emploi en CDI et les contrats courts ne cesse de s’accentuer depuis dix ans, au détriment des plus précaires.

 

Par Michel Pourcelot

 

Voix De Presse

Vendredi 21 octobre 2016

PRESSE - COMMUNICATION

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Voix de presse

Si le train ne meurt...

Gare

Par CayambeTravail personnel, CC BY-SA 3.0.

L’annonce de la suppression de la moitié des derniers trains de nuit au 1er octobre, puis de la décision de faire rouler des TGV sur des lignes Intercités, que l’Etat a, le 15 octobre, donné à gérer à des régions en difficultés budgétaires, a conduit la presse à consacrer quelques lignes au problème.

La République des Pyrénées
La « Palombe bleue » a du plomb dans l’aile : le train de nuit, connu sous le nom Palombe bleue Hendaye-Paris-Austerlitz, risque bien de disparaître à l’été 2017. Si l’Etat lui accorde en effet un sursis d’une année, il prévoit sa disparition lors de la mise en service de la ligne grande vitesse Tours-Bordeaux.

France-Soir
La gare de Perpignan, centre d’un monde : Le collectif Oui au train de nuit a réuni près de 200 personnes en gare de Perpignan pour manifester contre la suppression des trains de nuit. Car la SNCF a déjà supprimé plusieurs lignes Intercités de nuit peu rentables et menace de continuer.

Ouest France
Un manque de rentabilité voulue par la SNCF ? Le manque de rentabilité des trains de nuit est lié à la baisse des investissements sur ces lignes, à leur dégradation et au désintéressement de la SNCF. Ces Intercités permettent une optimisation du temps mais aussi une économie d’énergie, une moindre pollution, et une desserte des villes moyennes, avec un impact sur leur économie répond le collectif à l’origine de la manifestation.

Midi Libre
Il y a une politique de découragement envers l’usager. Il y a une absence totale d’information. Par exemple, vous ne pouvez pas réserver un billet de train de nuit en ligne. Il faut vous rendre à un guichet et bien spécifier votre demande. De plus, en pratique, le Paris-Strasbourg ne fonctionne plus depuis le mois de juin, par exemple. Le projet, c’est de ne conserver que deux lignes sur l’ensemble du pays : Paris-Briançon (Hautes-Alpes) et Paris-Rodez-Latour-de-Carol (P-O), à raison d’un aller-retour par jour, en raison de l’absence d’une offre alternative suffisante, selon le gouvernement. Le Paris-Port-Bou est, pour le moment, maintenu jusqu’à la mi-décembre. Mais cela est très flou, très nébuleux. Une logique du flou qui laisse la voie libre au privé.

Libération
Flou, nébuleux et insidieux : Ça s’est fait de façon insidieuse, progressivement. Quand les touristes se rendaient dans l’après-midi à la gare de notre village, à Najac [dans l’Aveyron], on leur répondait qu’il fallait attendre le lendemain, qu’aucun train ne partait… Sans proposer le train de nuit, pourtant présent tous les soirs ! Forcément, la fréquentation a baissé. Quand nous avons essayé de protester contre sa suppression, on nous a rétorqué : Plus personne n’utilise ce train, on arrête. Que répondre ?, témoigne une najacoise.

Le Journal du Centre
Le gouvernement, lui, ne donne pas de la voie : Les différentes orientations politiques nationales mettent en doute la pérennité de certaines lignes ferroviaires en France. En septembre, le gouvernement a renoncé à reprendre une partie de la dette de SNCF Réseau atteignant les 44,1 milliards d’euros. Une part colossale qui lui manque pour moderniser ses équipements, déplore Cédric Journeau, président de la fédération nationale des associations d’usagers des transports (FNAUT) de Bourgogne-Franche-Comté. Ajoutez la suspension de l’écotaxe en 2013 dont une partie devait financer la rénovation de l’infrastructure ferroviaire. La diminution des dotations d’État aux Régions qui pèse sur le nombre de dessertes et favorise le transfert du train vers le car. Une voie qui mène à son maître, la libéralisation.

Par Michel Pourcelot

Voix De Presse

Vendredi 14 octobre 2016

PRESSE - COMMUNICATION

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Voix de presse

Taxes et impôts

Augmentation de la courbe!

Impots 2

L’automne a son lot de factures douloureuses : pour beaucoup, ce sont taxes foncières et d’habitation plutôt que l’impôt sur le revenu. Et elles ne cessent d’augmenter. La presse s’est penchée sur ce qui plombe un nombre croissant de ménages.

Les Echos
« Alors que les avis de taxe foncière devraient bientôt arriver dans les boîtes à lettres si ce n’est pas déjà le cas, l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI), informe que celle-ci, visant les propriétés bâties, a augmenté en moyenne de 14,7% en France entre 2010 et 2015. [...] L’UNPI note en outre que cette progression de 14,7% est quasiment trois fois supérieure à l’inflation, trois fois et demie supérieure à la hausse des loyers du secteur privé et au moins deux fois supérieure à l’évolution des salaires sur la même période, et que cet impôt pèse donc “de plus en plus sur le budget des ménages propriétaires” ». Manquerait plus qu’ils soient retraités.

Le Monde
« Ce qui est reproché à ces impôts locaux, c’est leur iniquité, le fait qu’ils ne tiennent pas compte des revenus, sauf pour les foyers très modestes, et qu’ils sont très différents d’une commune à l’autre, voire d’un trottoir à l’autre ». Et on ne change pas si facilement de trottoir.

Le Figaro
Impôts et taxes s’entassent... mais l’enlèvement se paye. Et « La colère gronde autour des poubelles », car côté ordures ménagères, « Le montant et la légalité des factures sont remis en cause par des associations de consommateurs. [...] De plus en plus de Français dénoncent le flou entourant le montant de la redevance que leur impose leur commune pour ce service. De Bretagne en Gironde, les recours devant les tribunaux se multiplient ». Et deviennent encombrants.

La Nouvelle République
« Toujours plus de missions, toujours moins de dotations »... alors « pour conserver des marges de manœuvre, la région va encore rogner sur le fonctionnement, et légèrement augmenter le prix des cartes grises ». Ce qui risque de se payer de mine. Et de plomber l’ambiance.

Sud-Ouest
Face à la baisse des dotations de l’État, toutes les collectivités sont en tout cas obligées de mieux maîtriser leurs dépenses. Pour Jean-Michel Uhaldeborde, professeur émérite à l’Université de Pau et des pays de l’Adour, ce sont les communes qui sont les plus touchées, car la DGF représente leur deuxième source de financement après les impôts locaux. Résultat : « Le nœud coulant se resserre. Elles ont commencé à se préoccuper de gestion. Augmenter les impôts ? C’est électoralement de plus en plus compliqué. S’endetter ? Elles souhaitent le faire avec modération. Alors elles reportent plutôt des programmes d’équipement et cherchent à faire baisser leurs dépenses de fonctionnement. Clairement, ce sont les dépenses de personnels qui sont dans le collimateur ».

Par Michel Pourcelot

Voix De Presse

Vendredi 7 octobre 2016

PRESSE - COMMUNICATION

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Voix de presse

Airbus

En approche de zone de turbulences!

Airbus

Le groupe Airbus a annoncé, le 30 septembre, qu’il se dénommerait simplement Airbus à compter du 1er janvier prochain et qu’il prévoyait une fusion avec sa branche d’aviation commerciale. Une simplification qui risque de rendre la vie compliquée à bien des salariés de la nouvelle entité et qui a été examinée par la presse. Aperçus.

Le Monde
Qu’est ce que le « nouvel Airbus » ? Le nouveau directeur général délégué, Fabrice Brégier, répond à la question : « Il est évident que l’objectif essentiel est d’avoir un groupe plus agile, qui simplifie ses structures, qui se concentre sur les enjeux de business. Dans le passé, nous avons montré que Tom Enders et moi nous savons travailler ensemble ». Par contre, des milliers de salariés ne travaillent plus à Airbus.

La Voix du Nord
Agilité, vous avez dit agilité ? « Airbus Group a engagé une nouvelle étape de réorganisation [...] afin de gagner en "agilité" et en efficacité. "La fusion entre Airbus Group et Airbus est le prélude à une refonte structurelle qui simplifiera la gouvernance de notre entreprise, a déclaré Tom Enders. Elle supprimera également les duplications et améliorera la productivité ». Agilité, efficacité, simplification, productivité... Traduction : des dégâts sociaux à venir. Car en effet « cette réorganisation pourrait s’accompagner de suppressions de postes. "Vous n’excluez jamais rien quand vous parlez d’efficacité et de synergie", avait déclaré M. Enders à l’AFP le 19 septembre ». Et dans ce cas, c’est surtout le pire qui n’est jamais exclu.

Capital
Ce nouvel Airbus ne risque-t-il donc pas de laisser des salariés sur le tarmac ? Fabrice Brégier, ancien PDG d’Airbus et nouveau « chief operating officier », qui avait mené le plan de réduction de coûts Power 8 avec des milliers de suppressions de poste, ce qui n’est pas rassurant, se veut... rassurant : « A la question "les salariés d’Airbus doivent-ils redouter des licenciements ?", il répond : "Il est prématuré de le dire." "L’objectif, au niveau du groupe, dans chaque restructuration, c’est d’abord de faire en sorte que l’on joue sur la mobilité, sur la solidarité du groupe", déclare-t-il ». En clair, la mobilité sera sans doute des transferts de poste suffisamment loin pour que le salarié soit obligé de le refuser.

Les Echos
En première ligne, l’annulation d’une grosse commande polonaise tombant à pic, Airbus Helicopters, qui « n’évitera pas un nouveau tour de vis, avec des réductions d’effectifs à la clef, mais probablement sans départ contraint. C’est en substance ce qu’a annoncé mercredi son PDG, Guillaume Faury, lors d’un comité européen consacré aux mesures d’adaptation. Le patron d’Airbus Helicopters a en effet confirmé "la nécessité d’adapter le dimensionnement de l’entreprise à la conjoncture compliquée", mais sans avancer le moindre chiffre. Pour davantage de précisions, il faudra probablement attendre le prochain comité d’entreprise prévu aux alentours du 26 octobre ». Mais le risque de mauvaises surprises pour les salariés est probable, la géométrie variable d’Airbus allant naturellement à la réduction de voilure, l’agilité à la chute des effectifs.

Par Michel Pourcelot

Voix De Presse

Lundi 26 septembre 2016

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Voix de presse

Le Ceta ne fait pas un tabac

ceta

Manifestation contre le TTIP et le CETA, le 20 septembre 2016 à Bruxelles, à l’appel notamment des organisations syndicales belges (FGTB, CSC, CGSLB) avec le soutien de la CES. Phtographie : E. Salamero / FO Hebdo (CC BY-NC 2.0)

L’accord de libre échange entre l’Europe et le Canada, le Ceta (Comprehensive Economic Trade Agreement) ne rencontre pas un immense succès auprès des opinions publiques européennes bien que moins connu que le TTIP/TAFTA, conduisant les médias à se pencher sur cet acronyme. Aperçus

Libération
« Alors que les manifestations citoyennes s’amplifient ces derniers jours contre l’accord de libre-échange avec le Canada, les ministres européens de l’Economie et du Commerce se réunissaient (le 23 septembre) à Bratislava en Slovaquie pour faire le point sur l’avancée des négociations sur les traités de libre-échange avec le Canada et les Etats-Unis. Lors d’une conférence de presse, la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, a annoncé que le traité de libre-échange avec le Canada (Ceta) était "très proche de la ratification". Il devrait être soumis à l’approbation du Conseil européen le 18 octobre prochain ». Y-a-t-il le feu au Ceta ?

La Nouvelle République
C’est peut-être ce qui a poussé « Cecilia Malmström à revêtir son bleu de chauffe ces derniers jours pour défendre l’autre traité, le Ceta, conclu avec le Canada, un texte de 1 600 pages devenu l’objectif prioritaire. A coup d’interviews ou de réunions publiques, elle martèle le message du président de la Commission, Jean-Claude Juncker : le Ceta "est le meilleur accord et le plus progressiste jamais négocié par l’UE" ». Et si c’est une commissaire européenne qui le dit...

Le Monde
Surtout « au lendemain des révélations des BahamasLeaks sur la société offshore cachée de l’ex-commissaire européenne à la concurrence, Mint Holdings Limited. M. Juncker veut obtenir des éclaircissements, de la part de Mme Kroes, sur la société bahamienne dont elle a été directrice de 2000 à 2009, tout en étant en poste à Bruxelles (à partir de 2004) ». Bruxelles-les Bahamas : une ligne transatlantique. M. Juncker n’a pas reconnu le rôle pionnier de sa commissaire, déclarant « nous avons des règles très strictes en place, en commençant par le traité lui-même (le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne) et il est important que ces règles soient respectées ». Ce n’est pas Luxembourg que de pareilles choses arriveraient.

L’Express
Quant au TTIP/TAFTA, il a été mis au frais : « Son homologue autrichien, Reinhold Mitterlehner, avait demandé un peu plus tôt que le TTIP soit mis "en sourdine", afin "de le relancer [...] avec un nouveau nom, une meilleure transparence et des objectifs plus clairs". Le TTIP, immense chantier ouvert en 2013, vise à faire tomber les barrières commerciales entre l’UE et les Etats-Unis, comme les droits de douane ou les restrictions réglementaires qui entravent l’accès aux marchés. Mais ses opposants —ONG, élus de tous bords, syndicats ou militants— l’estiment "dangereux" pour la démocratie, la sécurité alimentaire ou encore les normes sociales et environnementales ». On se demande pourquoi.

L’Obs
Et un TAFTA peut cacher un CETA (« connu » également sous le nom d’AECG, soit Accord économique et commercial global) : beaucoup d’opposants au TTIP/TAFTA « craignent qu’il ne renaisse à travers un autre projet de traité, moins médiatisé, celui qui porte sur les échanges avec le Canada : le "Ceta" (Comprehensive Economic Trade Agreement). Négocié depuis 2009, le Ceta a fait l’objet d’un accord de principe en octobre 2013, mais le diable étant dans les détails, il a fallu des mois pour aboutir au texte final ». Ce serait bien le diable, si ce n’était pas un bon accord...

 

Par Michel Pourcelot

Voix De Presse

Vendredi 16 septembre 2016

PRESSE - COMMUNICATION

Voixdepresse

Voix de presse

Quelle voie suit Alstom ?

La fermeture de l’usine d’Alstom à Belfort annoncée le 7 septembre n’a cessé depuis d’occuper la presse, alimentée par des informations contradictoires. Aperçus.

L’Est Républicain
Victime d’un bras de fer ? « Les salariés de l’usine d’Alstom de Belfort ont été soumis au régime de la douche écossaise, hier matin (13 septembre). Après les engagements du président de la République de la veille, ils ont découvert sur leur boîte mail professionnelle un message de leur PDG leur expliquant pourquoi il allait fermer les services conception et production d’Alstom à Belfort. [...] "Une erreur de communication" précisa, plus tard dans la journée, le PDG Henri Poupart-Lafarge [...]. Les syndicats restent toutefois circonspects sur ce mail qu’ils voient comme une "provocation", ou plutôt un moyen peu soucieux des salariés de mettre la pression sur le gouvernement dans ce qui apparaît de plus en plus comme un bras de fer entre Alstom et les pouvoirs publics. Damien Meslot, le maire de Belfort, n’a pas apprécié et a annoncé l’organisation d’une opération "ville morte", le 24 septembre, en soutien des Alstom. Une première manifestation, organisée par l’intersyndicale, aura lieu à Belfort dès jeudi ».

L’Obs
Cette quasi-fermeture de l’usine Alstom à Belfort est « un raté de plus. Je ne peux pas croire que les pouvoirs publics n’étaient pas au courant de ce qui se profilait. Cela fait des années que la Fédération FO de la Métallurgie attire leur attention sur ce dossier. Ils se réveillent aujourd’hui parce qu’il y a les élections dans huit mois », estime le secrétaire général FO Jean-Claude Mailly.

Le Monde
Car c’était hier : « Fin 2015, la branche énergie d’Alstom a été rachetée par l’américain General Electric. Pas la branche transport, qui, subitement, n’a plus été adossée à un grand groupe industriel doté d’une grande puissance de feu capitalistique. En 2004, l’Etat français avait volé au secours du groupe alors en bien fâcheuse posture. Avec succès. "Votre activité a une importance stratégique pour la France et sera donc défendue", avait déclaré Emmanuel Macron, l’ancien ministre de l’économie, en mai 2015, lors de sa visite de l’usine belfortaine. Pour les salariés et leurs familles, ces paroles ont aujourd’hui un goût particulièrement amer. Les syndicats, qui devaient se réunir au cours de la matinée de jeudi 8 septembre, ont d’ores et déjà annoncé préparer la riposte ».

L’Aisne Nouvelle
« Une semaine après l’annonce par la direction du transfert de l’activité ferroviaire en Alsace d’ici à 2018, à Belfort le défilé contre la loi travail s’est transformé en manifestation des "Alsthommes". [...] En tenue de travail pour certains, casquette vissée sur la tête et veste rouge et grise aux couleurs du constructeur ferroviaire, les manifestants hésitaient entre peur et espoir. [...] "On nous utilise pour faire un bras de fer avec le gouvernement afin d’avoir des commandes pour Alstom, ce qui n’empêchera pas la fermeture de Belfort", estime pessimiste, Gilles, employé au bureau d’études. Comme lui, beaucoup se sentent pris en otages par ces négociations médiatiques et organisées dans l’urgence, alors que "le gouvernement n’a pas eu de politique industrielle depuis plusieurs années", dénonce Francis Kronenberger, 37 ans chez Alstom ».

L’Usine Nouvelle
Résultat : à Belfort, tout le monde descend. « Il n’y resterait que 50 salariés travaillant dans la maintenance tandis que l’ingénierie et la production, qui emploient 400 personnes, seraient transférées sur le site de Reichshoffen (Bas-Rhin), à 200 kilomètres ».

Libération
« A l’usine Alstom de Belfort, affirme le groupe, pas de licenciements. Les 450 salariés dont l’emploi va disparaître se verront proposer des postes dans d’autres sites, dont l’usine de Reichshoffen (Bas-Rhin). A première vue, cela peut ressembler à un bon deal car à l’échelle mondiale, qui est celle de cette entreprise, Reichshoffen, par rapport à Belfort, c’est la porte à côté. Mais les dirigeants d’Alstom, qui peuvent consulter ViaMichelin comme tout le monde, savent aussi qu’entre les deux, il y a 200 kilomètres tout rond. Et que cette distance fait ressembler le reclassement proposé à un marché de dupes. Cela ne va pas être évident dans cette entreprise où nombre de salariés frisent la cinquantaine, ont souvent femmes et enfants et peut-être toute leur famille sur place. [...] Alstom sait bien ce qu’il va se passer : nombre de salariés ne pourront pas accepter et quitteront la société. Sur un simple plan matériel, concret, pratique, ils n’auront pas le choix. Tout ce que l’on peut maintenant leur souhaiter, c’est que leur soit épargné le couplet qui leur reprocherait d’être allergiques à la mobilité ».

Par Michel Pourcelot

Voix De Presse

Vendredi 2 septembre 2016

PRESSE - COMMUNICATION

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Voix de presse

Macron : micro ou macro bilan ?
 

Ministere de l economie de l industrie et de l emploi

Ministère de l’Economie de l’Industrie et de l’Emploi. Photographie de Pline, CC BY-SA 3.0

La démission du ministre de l’Economie Emmanuel Macron, le 30 août, a donné l’occasion à la presse d’effectuer un bilan de son action à la tête de ce ministère.



L’Obs
« Après deux ans à Bercy, quel est le bilan du ministre de l’Economie ? L’emblème restera évidemment la loi Macron 1, censée libérer la croissance, qui a été promulguée le 6 août 2015 après un passage en force à l’Assemblée nationale ». Et une croissance à 0% pour son départ (en autocar libéralisé ?). Par contre, les autocars ont vent en poupe, n’en déplaise à Grenelle.

Ouest-France
Le régulateur du rail et de la route, l’Arafer, « qui publiera un bilan plus détaillé le 15 septembre, ne précise pas si de nouveaux emplois ont été créés dans le secteur au deuxième trimestre. Le régulateur en avait dénombré 1 200 fin mars, quand Bercy avançait le nombre de 1 500 début août ».

Challenges
Car Emmanuel Macron, qui partage avec son ancien collègue de Bercy, Michel Sapin, un optimisme économique certain, avait, en juin, lui-même « estimé à 1 500 les emplois nets créés dans le transport en autocar, mesure phare du texte. Il avait aussi vanté les bénéfices de l’ouverture des magasins le dimanche ou la réforme du permis de conduire qui permet d’en réduire le coût et la durée. Les économistes consultés par l’AFP dressent un bilan plus critique. "A part les 1 500 emplois créés par les bus, l’impact est limité. C’est infinitésimal", constate Ludovic Subran, chef économiste de l’assureur Euler Hermes ».

La Tribune
On serait donc plutôt dans le micro, pour ne pas dire le nano, Ludovic Subran précisant « qu’il estimait à seulement 0,05 % l’apport de la loi à la croissance. Un semi-échec qui serait dû à une loi "fourre-tout sans ligne directrice en termes de politique économique" selon Christopher Dembik, économiste de la banque danoise Saxo ». Mis à part la ligne libérale. Car « La loi du ministre de l’Economie avait un objectif concret : libérer les forces économiques du pays pour booster la croissance. Emmanuel Macron en a même fait son credo politique et n’hésite pas à le dire : "Cette loi porte une série de mesures très concrètes qui ont commencé à changer le quotidien des Français", soutient-il dans La Dépêche du Midi ». Effectivement, pour ceux obligés de se porter volontaire pour le travail dominical dès l’embauche, c’est sûr. Résultat : « concernant le travail le dimanche, les grandes surfaces se heurtent elles à des résistances syndicales et "le retour de la part des commerçants est qu’il n’y a pas d’augmentation significative du chiffre d’affaires", assure Christopher Dembik ».

Le Figaro
L’augmentation des critiques est par contre patente. Y compris de la part d’anciens collègues comme Axelle Lemaire dans les colonnes du Monde : « son bilan, c’est la vente en douce d’Alcatel à Nokia ou la fusion avortée Orange-Bouygues. Même la loi Macron, c’est la loi Montebourg repackagée, sans les mesures sur les notaires, les huissiers et les rentes. Il n’y a rien ajouté. Pas une ligne. Pour le reste, il ne s’occupe pas tellement des sujets économiques. Vous entendez souvent le mot “industrie” dans sa bouche ? »

Les Echos
Peut-être pas si souvent mais certains on pu parler d’« Emmanuel Macron, ce "car guy". L’homme des bus fut aussi un fervent partisan de l’industrie automobile. Malgré le scandale Volkswagen, le ministre n’a pas ménagé sa peine pour défendre la filière française, travaillant au corps le ministère de l’Ecologie afin de minimiser l’impact des pastilles sur les moteurs gazole, et dénonçant "la chasse au diesel", un carburant "qui reste au cœur de la politique industrielle française", lors d’une visite chez Bosch, début août. Emmanuel Macron avait aussi vanté, quelques mois plus tôt, les mérites des prototypes de voitures autonomes de Renault et PSA (qui ne sont pourtant pas en pointe dans le domaine...) ». Que seuls ceux qui ont les moyens pourront acheter, les autres prendront le bus.

Par Michel Pourcelot

Voix De Presse

Vendredi 26 août 2016

PRESSE - COMMUNICATION

Voixdepresse

Voix de presse

Chômage
Une courbe peut en cacher d’autres

L’examen des courbes du chômage a été une nouvelle fois la préoccupation de la presse après la publication des chiffres officiels par le ministère du Travail, le 24 août. Aperçus.

Libération
Cachez cette catégorie que je saurais voir : « la catégorie D, qui regroupe, entre autres, les chômeurs en formation, et qui passe d’habitude plutôt inaperçue, commence à frétiller, avec +10,1% d’inscrits sur trois mois, pour atteindre le chiffre record de 308 900 personnes. Une bonne chose pour les chômeurs qui se forment, une aubaine pour le gouvernement, qui voit les chômeurs de catégorie A migrer vers la D. C’est, en partie, le sens du plan de 500 000 formations lancé en début d’année par l’exécutif ». Comme quoi la formation agit sur la forme… des courbes.

Ouest-France
Au bout du compte, « le chômage augmente donc même si, d’un mois à l’autre, la catégorie A varie dans un sens ou dans l’autre. La réalité, c’est que les jeunes en formation passent de la catégorie A à la catégorie D. Il ne faut donc pas s’arrêter au seul chiffre de la catégorie A du seul mois de juillet ! ».

Le Parisien
Il y en a même qui font de la résistance : « le chômage est en hausse en Essonne. Selon les chiffres officiels publiés ce mercredi, le nombre de demandeurs d’emploi tenus de rechercher un emploi et sans activité (catégorie A) s’établit fin juillet à 58 750 en Essonne, soit une augmentation de 1,6 % sur un an. Les hommes s’en sortent toujours "mieux " que les femmes, la progression pour ces dernières étant de + 3,3 % sur un an contre + 0,2 % pour les premiers sur la même période. L’augmentation est encore plus importante pour les demandeuses d’emploi de catégorie A âgées de 50 ans ou plus (+ 4,7 %), contre + 2 % pour les hommes ». Bref, cela ne va pas mieux pour les femmes de 50 ans et plus. Et quand cela va mieux, c’est moins bien pour les jeunes femmes : « Chez les demandeurs d’emploi âgés de moins de 25 ans, ce sont aussi les jeunes hommes qui s’en sortent le mieux (-4,5 %), que les jeunes femmes (+ 1,6 %) ».

L’Obs
Car au niveau national : « Il y a eu une politique ciblée sur la jeunesse, c’est indéniable. Et le chômage des jeunes baisse depuis plus d’un an maintenant. Grâce aux emplois aidés puis aux efforts sur la formation commencés en mai. Cette deuxième tranche d’aide produit ses effets depuis deux mois et apparaît donc aujourd’hui dans les chiffres du BIT. Un jeune en formation sort mathématiquement du chômage ! » explique Eric Heyer, directeur du département analyse et prévision de l’OFCE. La jeunesse forme le chômage, du moins dans ses courbes.

Le Monde
Une jeunesse qui pourrait bien elle aussi pâtir d’une crise de croissance car « Reste à savoir si le trou d’air macroéconomique ressenti au deuxième trimestre (croissance zéro) ne risque pas d’avoir un effet néfaste sur l’emploi dans les mois à venir, les chiffres de la croissance ayant toujours un effet décalé sur l’emploi. "Alors que l’année avait bien démarré, tous les voyants économiques sont passés dans le rouge entre avril et juin : consommation des ménages, investissement des entreprises, exportations", rappelle Hélène Baudchon, économiste chez BNP Paribas ». Quand le gouvernement désigne un chiffre, le sage regarde les autres.

Par Michel Pourcelot

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