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Jeudi 14 décembre 2017

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One Planet Summit

La visible main verte du marché

One planet summit Emmanuel Macron, président de la République au One Planet Summit, sommet sur la climat a la Seine Musicale sur l’ile Seguin de Boulogne Billancourt.

© Denis ALLARD/REA

Le One Planet Summit, sommet consacré au sujet du financement des initiatives climatiques, s’est tenu à Paris, le 12 décembre. La verdeur des propos a été abondamment relayée dans la presse. Aperçus.

Le Parisien
One Man Show ou One Planet Summit ? À entendre Emmanuel Macron, plus écolo que lui on meurt. Surtout la planète d’ailleurs. Allo la Terre, ici Jupiter, animé par la foi du charbonnier. Certes, Macron se démène, exhorte son homologue américain Donald Trump à revenir dans ce processus de l’accord de Paris qu’il a quitté avec inconscience et fracas, pousse les milliardaires philanthropes comme Bill Gates et les grands groupes tels EDF à multiplier les engagements, à se convertir à la finance verte. Bravo, rien à redire. Mais en même temps, son bilan en matière d’écologie reste mitigé - du report de la sortie du nucléaire au compromis sur le glyphosate, en passant par la ratification du Ceta (traité transatlantique) si décrié par les écolos. Alors, vert à l’extérieur, gris à l’intérieur ?. Ou libéral partout ?

Sciences et Avenir
Car que promeut-on ? Les obligations vertes ont également le vent en poupe avec 130 milliards d’euros engagés en 2017. Cela va très vite, aussi des avertissements se font entendre. Il va falloir surveiller l’utilisation de cet argent, qui pourrait être détourné vers d’autres usages moins écologiquement vertueux. La complexité de l’emploi des sommes qui sont en train de s’orienter vers le climat a été très fortement soulignée par les intervenants. Les financeurs redoutent que les investissements ne soient détournés de leur but initial ou terminent dans des circuits de corruption. Il faudra donc inventer des règles de surveillance ainsi qu’un système de mesure des tonnes de CO2 évitées grâce aux projets financés. Et puis un film d’hommes d’affaires gangsters intitulé Carbone, mais il a déjà été fait (sortie le 1er novembre).

Le Monde
Faut-il donner carte blanche à la finance verte ? Lorsqu’il est question de green bonds, les ONG environnementales regrettent qu’ils n’émanent pas des puissances publiques. Celles-ci n’ont en effet toujours pas arrêté leurs propres critères de définition, pas plus qu’elles n’ont esquissé de cadre réglementaire contraignant en la matière, laissant la porte ouverte à d’éventuelles opérations de greenwashing (ou écoblanchiment). Né il y a une dizaine d’années, le concept de green bonds commence à trouver sa place dans les lexiques financiers et les discours politiques. Neuf des principaux émetteurs industriels d’obligations vertes (EDF, Enel, Engie, Iberdrola, Icade, Paprec, SNCF Réseau, SSE and TenneT), qui ont à ce jour émis 26 milliards d’euros d’obligations vertes, se sont d’ailleurs engagés, lundi 11 décembre, à poursuivre le développement de ce marché. Si l’écologie ne va pas au marché, le marché va à l’écologie.

Libération
Écologique en diable, la Commission européenne s’est, elle, engagée, ce mardi matin, à faciliter des investissements en Afrique et dans les régions voisines de l’Union européenne, à hauteur de 9 milliards d’euros d’ici 2020, dans le cadre de son plan d’investissement extérieur, orienté vers le développement de villes, de mobilités et d’agricultures durables, ainsi que vers l’agribusiness. Un dernier sujet qui n’est pas souvent synonyme de lutte contre le changement climatique et la protection de l’environnement. Chassez le naturel, il...

Par  Michel Pourcelot

 

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Samedi 9 décembre 2017

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Paradis fiscaux 

47 nuances de gris

La « liste noire » des 17 paradis fiscaux dans le monde, adoptée par les ministres des Finances des 28 États de l’Union européenne, a été dévoilée le 5 décembre. Une « liste grise » comprend 47 pays sous surveillance. Cette publication a provoqué une vague de scepticisme dont la presse s’est faite l’écho. Aperçus.

Les Echos
C’est l’issue d’un long feuilleton, où l’intérêt commun s’est longtemps heurté aux calculs nationaux dans un intense ping-pong entre Bruxelles et les États. Heurté ou a été finalement mis de côté ? Car tout semble se jouer quand le dossier entre dans la dernière ligne droite. Signe que les choses deviennent vraiment sérieuses, le processus se fait opaque. Le Code de conduite, un groupe d’experts rattachés au Conseil, prend la main et, comme à son habitude, cultive le secret : pas de conférence de presse, pas de communiqué, pas de minutes de ces réunions. C’est là, dans cette arrière-cuisine fiscale de Bruxelles, que va se jouer la préparation de la liste finale.

Libération
Où brillent par leur absence plusieurs pays de l’UE, comme l’Irlande, Malte, les Pays-Bas, le Luxembourg et Chypre, que beaucoup considèrent comme des paradis fiscaux. Mais le vote à l’unanimité impliquait qu’un pays accepte d’être inclus dans la liste noire. Inimaginable. D’autant que le Conseil européen n’est pas du genre à s’autoflageller. De toute façon, comme le commissaire Moscovici l’affirme : Il n’y a pas de paradis fiscaux au sein de l’Union européenne. Tout juste quelques pays dont la législation ou les pratiques sont trop favorables à l’optimisation fiscale agressive. On a connu le commissaire européen aux Affaires économiques et financières moins clément.

La Tribune
Au final, 17 pays sur la liste noire de l’Union européenne, mais... aucun État membre n’y figure, alors que Malte et les Pays-Bas sont au cœur des dernières révélations des Paradise Papers. Bruxelles n’a pas non plus défini les sanctions qui seront appliquées aux 17 juridictions inscrites sur sa liste noire. Que va donc faire le Père Fouettard pour soumettre ces, officiellement, « juridictions non coopératives » ?

Marianne
Quelques uns ont échappé à l’humiliation publique car certains pays de l’Union ont plaidé la cause de juridictions amies. Exit donc certains territoires d’outre-mer français (Nouvelle-Calédonie) et danois (Groenland et îles Féroé) comme les dépendances de la couronne britannique (Jersey, Bermudes, îles Caïmans), tous présents dans la liste noire d’Oxfam. Les derniers repêchés sont les pays candidats à l’entrée dans l’Union Européenne : l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, la Macédoine et enfin la Serbie.

Sud-Ouest
En effet, A cette première liste noire, s’ajoutent 47 autres États classés sur une liste grise, c’est à dire, qu’ils ont pris des engagements mais qu’ils doivent encore faire leurs preuves, explique-t-on à Bruxelles. Le Maroc et le Cap Vert par exemple auraient pu se retrouver sur la liste noire, mais après des discussions en matinée, ils sont sur la liste grise. On peut supposer que ces négociations furent « hard ».

Par  Michel Pourcelot

 

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Vendredi 1er décembre 2017

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Fin de l’encadrement des loyers, baisse des APL

La vie sous Macron

Baisse de tout sous macon

L’encadrement des loyers à Paris a pris fin suite à un jugement du tribunal administratif de Paris du 28 novembre 2017 qui a annulé les arrêtés préfectoraux l’ayant mis en place. La presse y a consacré bien plus que des encadrés. Aperçus.

Le Parisien
Séisme immobilier en plein Paris. Dans un jugement rendu mardi, le tribunal administratif de Paris a annulé les trois arrêtés pris par le préfet depuis le 1er août 2015 encadrant les loyers dans la capitale. Le juge administratif a estimé que ces trois arrêtés auraient dû — pour être conformes à la loi — concerner non pas seulement Paris mais toute l’agglomération parisienne qui compte 412 communes. 411 bonnes raisons ?

Le Monde
En fait, la loi prévoyait ce dispositif dans vingt-huit agglomérations considérées comme des zones tendues, mais Manuel Valls, premier ministre à l’époque, avait finalement décidé de ne l’appliquer qu’à Paris et là où les maires en feraient la demande. Le résultat est édifiant.

Challenges
Donc, Après Lille, l’encadrement des loyers est aussi interdit à Paris. Ainsi en a décidé le Tribunal administratif de Paris ce mardi. Le volet locatif de la loi Alur mise en place par le ministre du logement d’alors, Cécile Duflot, est donc définitivement enterré. Et il y a peu de chance qu’une municipalité ailleurs en France se risque à l’avenir à activer ce dispositif…. Heureusement que dans sa bienveillance, le chef de l’État a tapoté la main invisible du marché pour atténuer la baisse des APL.

Marianne
Seules les villes de Lille et de Paris étaient jusqu’ici visées par la mesure. A titre d’exemple, l’agglomération lilloise comprend 59 communes. Les textes sont les textes. Un arrêté ne peut pas concerner une seule ville, s’est donc félicité sur Europe 1 Alain Cohen Boulakia, avocat de l’UNPI (Union nationale de la propriété immobilière), à l’origine du recours. Ce motif est suffisant pour que tout le dispositif d’encadrement des loyers à Paris soit totalement mis à néant, a-t-il ajouté. Paris va-t-il-brûler ?

L’Obs
En tous cas, un avis de coup de chaud sur certains loyers est prévisible : L’annulation de l’encadrement des loyers, si elle ne fait pas exploser tous les prix, touchera en priorité les plus petites surfaces, et les personnes aux plus petits revenus. Car les tarifs des locations des petites et des très petites surfaces vont inexorablement repartir à la hausse. En raison de la pénurie locative, les studios de 15 m2, qui ne pouvaient plus se louer au-delà de 600 euros, vont à nouveau s’arracher à 750/800 euros, déplore Eric Dewisme, agent immobilier boulevard Beaumarchais (Paris 11e). C’est sur ce marché spécifique que la fin de la mesure d’encadrement produira ses effets les plus regrettables, car elle bénéficiait à des personnes peu fortunées, à loger en priorité : les jeunes, les étudiants, les personnes âgées en difficulté, ou celles cherchant un toit après une séparation. Déjà touchées par les mesures gouvernementales, elles devront loger à chère enseigne.

Par  Michel Pourcelot

 

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Mardi 22 novembre 2017

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COP 23

Un menu maigre plombé par les finances

Cop 23

COP23, conférence de l’ONU sur le changement climatique, à Bonn.

Au terme de la réunion de la COP 23, la 23e conférence de l’ONU sur le climat, tenue à Bonn, la presse semble sceptique sur les avancées réalisées. Aperçus sur un horizon un peu bouché.

Sud-Ouest
Après deux semaines de négociation des délégués de 196 pays à la COP23, à Bonn, quel est le bilan  ? La Cop 23 vient de s’achever ce samedi 18 novembre à Bonn, en Allemagne. Les acteurs ont souligné l’urgence à agir contre les émissions de gaz à effet de serre, principal responsable du réchauffement climatique. Cela fait même un moment que c’est urgent.

Ouest-France
En résumé, 15 jours de minuscules avancées, à Bonn, en Allemagne. La Cop23 n’a servi qu’à jeter des bases pour 2018. Rendez-vous est donné en Pologne, l’autre pays du charbon. Les danseurs des îles Fidji ont tenté un final joyeux dans la zone sécurisée des Nations unies, vendredi. Mais le bilan de cette Cop23 est maigre. Et le Pacifique grossit, grossit...

Le Parisien
Pour lui faire barrage, un accord pour évaluer le niveau d’effort à fournir. [...] Le processus a même été baptisé dialogue de talanoa par la présidence fidjienne, qui met en avant une tradition du Pacifique visant à favoriser les échanges bienveillants. Le dialogue sera structuré autour de trois thèmes : Où en sommes-nous ? Où voulons-nous aller ? Comment y parvenir ?, précise l’accord, qui sonnerait presque comme du Gauguin, époque des Marquises.

Les Échos
Menacée de submersion, la présidence fidjienne dispose d’un an pour faire émerger les bases d’un consensus qui puisse donner lieu à une prise de décision politique des États à Katowice, ville polonaise assise sur du charbon.

Le Monde
La bienveillance fidjienne a décidément du bon et les plus optimistes retiendront aussi qu’en dépit du retrait des États-Unis de l’accord de Paris, annoncé le 1er juin par Donald Trump, le deuxième plus gros émetteur mondial après la Chine n’a pas fait obstruction aux négociations. La délégation dépêchée à Bonn par Washington a conservé une attitude de neutralité constructive, assure même Barbara Hendricks, la ministre allemande de l’environnement. L’ancienne chef négociatrice de la France, Laurence Tubiana, a vu durant cette COP les coalitions se structurer de plus en plus. En espérant que la déstructuration des Fidji ne soit pas plus rapide.

L’Est Républicain
Si les engagements nationaux pris à Paris en 2015 étaient mis en œuvre, ils conduiraient encore le monde à plus de 3°C de réchauffement par rapport à l’ère préindustrielle. Une fois de plus, pays en voie de développement et pays développés se sont opposés sur l’épineuse question des financements climatiques. Les premiers dénoncent notamment le manque de visibilité quant aux 100 milliards de dollars annuels promis d’ici 2020 par les pays riches. Une session de négociations intermédiaires est programmée pour mai 2018, et le dossier des finances devrait figurer au menu. De quoi plomber le climat.

Par  Michel Pourcelot

 

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Samedi 4 novembre 2017

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L’Université va-t-elle perdre ses facultés démocratiques ?

Le premier ministre et la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, ayant présenté, le 30 octobre, le « plan Étudiants », prévu pour en 2018, la presse l’a studieusement examiné. Sélection d’aperçus.

Facultes

Le Monde
Le gouvernement a beau s’en défendre, pour les uns, la réforme de l’entrée à l’université instaure une sélection qui ne dit pas son nom. Pour les autres, au contraire, elle garantit que le bachelier aura le dernier mot dans son choix d’orientation. Sauf, quand la filière est surchargée, ce qui est bien sûr de la science-fiction. En ce cas, les universités pourront placer les lycéens sur liste d’attente lorsque la filière est surchargée. Il ne sera pas possible de refuser un étudiant en licence à partir du moment où les capacités d’accueil seront suffisantes, mais, quand elles seront atteintes, cela se fera en fonction de la motivation et des aptitudes, a précisé Mme Vidal, ministre de l’enseignement très supérieur, ancienne présidente de l’Université de Nice. Déjà, le ton monte dans plusieurs organisations syndicales, qui appellent à la mobilisation le 16 novembre contre la sélection à l’entrée de l’université. Désormais, les universités vont pouvoir dire non à un candidat, dit Lilâ Le Bas, la présidente du syndicat étudiant UNEF.

La Montagne
À l’Université Clermont Auvergne, le président ne cache pas sa joie devant l’arrivée de ce nouveau mode de sélection, pardon, de ces « attendus » : nous n’avons jamais usé du tirage au sort mais il n’est pas exclu qu’à l’avenir nous ayons recours aux attendus, car nos capacités d’accueil et nos moyens sont ce qu’ils sont, et la démographie étudiante aussi. En quatre ans, Clermont est tout de même passé de 30 à 35 000 étudiants, (+ 16,6 %) un nombre qui devrait encore progresser jusqu’au milieu des années 2020. Et comme ailleurs, les filières Staps, psychologie, droit et médecine sont les plus demandées, alors que nous avons de la place en mathématiques, en chimie ou en physique : des filières qui offrent des débouchés professionnels. Futurs juristes devenez chimistes...

Nord Éclair
D’ailleurs, sans perdre de temps, La nouvelle plateforme permettant de formuler ses choix sera ouverte le 18 janvier. Les lycéens devront faire moins de 10 vœux (contre jusqu’à 24 jusqu’à présent sur APB), sans les classer. Chaque vœu devra être motivé. Pour certaines formations, les bacheliers postuleront d’office dans plusieurs universités à la fois, par exemple pour une formation informatique à Bordeaux et non plus formation informatique dans une université précise. Faites un vœu, l’Université reconnaîtra les siens.

Les Échos
Si le mot sélection a été évité, la ministre de l’Enseignement supérieur a quand même évoqué une adéquation qui y ressemble : si malgré les places supplémentaires créées en 2018 ou encore les dispositifs de vœux thématiques groupés, la demande est supérieure à l’offre, les candidats seront retenus sur la base de la meilleure adéquation entre leur projet, leur motivation, leur parcours, et les attentes de la formation demandée. L’adéquation va être salée.

Par  Michel Pourcelot

 

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Vendredi 27 octobre 2017

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Mesures d’austérité

Va falloir avoir la Santé!

Austerite sous macron

Les mesures d’économies annoncées par le gouvernement dans le domaine de la Santé, principalement édictées par la ministre qui en est chargée, ont fait monter la température alors que les députés examinent en première lecture le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2018. La presse a examiné les mesures. Aperçus.

La Tribune
Saignées prescrites par la ministre hématologue : Les économies attendues dépasseront allègrement les 4 milliards d’euros en 2018. Bref, déjà amaigrie par les régimes précédents, l’Assurance maladie va devoir se serrer la ceinture en 2018.

L’Express
Cela commencera par favoriser l’ambulatoire. En chirurgie, par exemple, l’objectif est qu’en 2022, sept patients sur dix qui entrent à l’hôpital le matin en sortent le soir, contre cinq aujourd’hui, explique la ministre. Dans quel état ?

La Voix du Nord
Des mesures concrètes et pragmatiques, donc. Sauf s’il s’agit incidemment de faire prévaloir une rigide logique financière. Où il ne s’agira plus de multiplier les admissions pour maintenir le budget de son hôpital mais d’en faire sortir au plus vite les malades afin de ne pas grever les finances de la Sécu. Avant d’en sortir, les malades auront au moins une certitude : le forfait hospitalier à leur charge va bien augmenter.

Journal du Dimanche
Mais l’augmentation du forfait hospitalier de deux euros n’est-elle pas une nouvelle taxe déguisée ?. Point du tout, selon la ministre d’une santé de fer. Son montant, inchangé depuis 2010, n’avait pas suivi l’inflation. Cette augmentation est un simple rattrapage. Les retraités apprécieront l’argument du simple rattrapage de l’inflation. Bien sûr, les mutuelles et les assureurs ne sont pas obligés de répercuter cette hausse sur le prix des contrats. Par contre le paiement du forfait est obligé. Mais, pas d’inquiétude, tout cela sera fait avec bienveillance : Le vote du premier budget de la Sécurité sociale du quinquennat nous permet de lancer une révolution en douceur. Sans même l’ombre d’une maltraitance institutionnelle ? La question se pose : Sur quoi allez-vous économiser ? Réponse et c’est énorme : sur une marge de manœuvre énorme sans toucher à l’égalité des chances : 30 % des dépenses de l’assurance-maladie ne sont pas pertinentes.

La Croix
Mais il y a des limites à la pertinence : il est compliqué de juger de la pertinence des actes explique un économiste de la santé à l’université Paris-Dauphine Parfois, c’est a posteriori qu’on peut se dire que telle radio ou telle IRM a été inutile, mais, au moment où il l’a prescrite, le médecin était peut-être dans une situation d’incertitude diagnostique. Une aversion au risque ? De plus, cela fait longtemps que circule ce chiffre de 30 % d’actes médicaux qui seraient inutiles ou non pertinents. Il est issu de différentes enquêtes, mais je ne suis pas certain qu’il ait une valeur scientifiquement incontestable. Mais qu’importe la santé si le chiffre va.

Par  Michel Pourcelot

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Jeudi 5 octobre 2017

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Les APL plongent, les lingots refont surface

Apl

 

L’ISF, l’impôt de solidarité sur la fortune, devrait muter en IFI, impôt sur la fortune immobilière, le 1er janvier2018, dans le cadre du premier projet de loi de finances (PLF) du quinquennat, présenté le 27 septembre en conseil des ministres.

Même parmi les partisans mêmes du gouvernement, certains ont estimé plutôt gênant la sortie de cette imposition des yachts et autres lingots. La presse s’en est faite l’écho.

Le Journal du Dimanche
La réforme de l’Impôt sur la fortune, comprise dans le Budget 2018, prévoit de recentrer cet impôt pour les plus grosses fortunes au seul patrimoine immobilier afin de favoriser l’investissement sur le territoire. L’ISF sera d’ailleurs renommé Impôt sur la fortune immobilière (IFI). Exit donc par exemple les revenus financiers comme les dividendes mais aussi les biens de luxe, comme les bijoux, objets d’art, yachts et autres jets privés sans oublier les lingots d’or. Qui comme on le sait participe à l’investissement...

L’Express
À fortunes démesurées, le gouvernement n’a pas fait dans la mesure, en décidant de sortir de l’assiette de l’ISF l’ensemble des valeurs mobilières pour n’y garder que les valeurs immobilières. Soit un manque à gagner de 3,2 milliards d’euros pour l’État, et une baisse de près de 80% des recouvrements.

Le Point
Le chef de l’État se défend de mener une politique pour les riches. On se demande qu’est-ce qui pourrait donc bien laisser à penser une chose pareille. Mais il reste que ce remodelage de l’ISF en IFI est un beau cadeau fiscal aux détenteurs de joujoux luxueux, tels les yachts ou les jets privés. Symboliquement, ce n’est pas facile à assumer au moment où l’on rogne sur les emplois aidés, les APL et les indemnités de licenciement sans cause réelle et sérieuse auxquels peuvent prétendre les salariés. Face au critique, le gouvernement a donc amorcé un rétropédalage dimanche. Les ministres chargés de l’Économie et des Comptes publics se sont déclarés ouverts à la possibilité de taxer certains produits ostentatoires, mais sans remettre en cause la réforme de l’impôt sur la fortune (ISF). Soyons sérieux.

L’Alsace
Car « la réforme de l’ISF était une promesse de campagne du candidat Macron ». Le Premier ministre, l’a redéfendu sur France 2, jeudi soir : Je l’assume. Notre objectif, c’est de faire en sorte que le capital reste en France et même d’attirer des gens, y compris des gens riches, en France.

L’Union
Ce qui est pourtant déjà largement le cas : l’hexagone compterait 579 000 millionnaires, soit près de 11 % de plus qu’en 2016. Résultat, la France n’a jamais compté autant de millionnaires. Notre pays passe pour la première fois devant la Grande-Bretagne (6e) mais derrière les États-Unis (1er), le Japon (2e), l’Allemagne (3e) et la Chine (4e). Sans IDF, qu’est-ce que cela va être ! Cela dit, on n’a pas vraiment l’impression que leurs richesses ont ruisselé sur la France.

Midi Libre
Qu’importe, même si les yachts font des vagues, le cap politique sur l’ISF est le bon : celui de sortir de l’assiette de l’impôt tout ce qui peut être investi au service de notre économie, a déclaré la très versaillaise députée de la majorité Amélie de Montchalin, référente pour le budget à l’Assemblée. « Notre » économie ?

Par  Michel Pourcelot

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Jeudi 7 septembre 2017

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Contrats aidés

L’État assèche le territoire!

Contrats aides

Après la baisse des dotations de l’État, le gouvernement a annoncé celle des contrats aidés. Une décision abondamment commentée par la presse, notamment régionale. Aperçus.

La Voix du Nord
Jugés coûteux et inefficaces par le gouvernement, les contrats aidés vont être supprimés. Mais quelles conséquences pour les communes ? À Dunkerque, la note se chiffre en millions [...]. L’équipe municipale s’inquiète de l’effet cumulatif de plusieurs annonces : fin des contrats aidés, poursuite de la baisse des dotations de l’État et suppression de la taxe d’habitation. Un véritable assèchement lancé pendant l’été qui épuise les ressources humaines. La fin des contrats aidés représentera déjà la perte de 22 agents au 1er janvier 2018 dans les écoles (surtout pour les fonctions de nettoyage et pour le plan de déplacement scolaire). Heureusement l’Éducation nationale a été « sanctuarisée ».

Le Dauphiné
Pourtant le blé en herbe est menacé dans sa croissance. À Sainte-Croix, dans la Drôme, l’école de la petite commune de 100 habitants du Diois en danger à cause de la suppression de ses deux emplois aidés est toujours bloquée. Ces deux personnes assistaient l’instituteur de cette école à classe unique (dix-huit élèves de la grande section de maternelle au CM2) et assuraient surtout la garderie le matin et le soir et géraient les repas du midi. La commune n’a pas les moyens de financer seule ces deux emplois. Il nous faudrait 30 000 euros, c’est impossible, déplore la maire Claude Poncet. Depuis lundi, l’instituteur de l’école de Sainte-Croix est présent mais sa classe est vide. Heureusement le gouvernement n’a pas encore appliqué le dédoublement de classe.

La Dépêche
Dans le Tarn-et-Garonne, les questions ont laissé place à une forte inquiétude et à des premières décisions douloureuses dans le dossier de la baisse des contrats aidés décidée par le gouvernement. Communes, associations et même commerçants sont déjà touchés. C’est une quasi levée de boucliers qui se fait jour en cette rentrée. L’affaire n’est pas neutre. Selon nos informations, la création d’emplois aidés dans le Tarn-et-Garonne a été de 2218 en 2016, et de 884 pour le seul premier semestre 2017. Autour de 600 emplois seraient ainsi sur la sellette. Les communes sont inquiètes. Heureusement, le chef de l’État a assuré être à l’écoute de la sensibilité territoriale et vouloir préserver l’unité de la République lors de la récente conférence des territoires sise en cet été si sec.

Challenges
L’assèchement attire les pyromanes : les maires accusent Macron de mettre “le feu” aux collectivités territoriales. La baisse des dotations publiques, combinée à la taille dans les effectifs des contrats aidés, crée des situations “insoutenables” selon les représentants des maires et des communes de France. De quoi réduire en cendres une bonne part du tissu social. Heureusement le chef de l’État a affirmé sa solidarité aux pompiers.

Par  Michel Pourcelot

 

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Mercredi 30 août 2017

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Le ministre, le milliard et l’épargne salariale

Le ministre de l’Économie a indiqué, le 28 août, que la transformation du crédit d’impôt compétitivité (CICE) en baisse de charges permettrait d’augmenter la « réserve de participation des salariés » et ainsi amener un milliard d’euros aux salariés. Pour une part dubitative, la presse s’est penchée sur cette annonce à un milliard. Aperçus.

Sud-Ouest
Le gouvernement ne compte pas modifier la fiscalité de l’épargne salariale, selon les déclarations du ministre de l’Économie […] qui s’adressait notamment aux 8,6 millions de salariés du secteur privé qui ont accès à au moins dispositif de ce complément de rémunération. Qui n’augmente pas le salaire. Le maintien en l’état de la fiscalité de l’épargne salariale figure ainsi parmi les mesures destinées à augmenter le pouvoir d’achat des salariés, a fait valoir Bruno Le Maire.

Challenges
Le ministre de l’Économie ne peut cacher sa joie. Ça va produire une plus grande profitabilité pour les entreprises et ça va augmenter la réserve de participation pour les salariés, c’est-à-dire la part du bénéfice qui va aux salariés parce qu’ils ont bien travaillé, parce qu’ils se sont engagés pour l’entreprise, a-t-il expliqué, semblant mélanger intéressement et participation. Nous estimons que ça représente environ un milliard d’euros qui seront redistribués directement aux salariés, a précisé M. Le Maire.

L’Express
Qui s’est fait lumineux : Moins de charges, donc plus de profits, donc plus de participation pour remercier les salariés : c’est l’équation gagnante, défendue par Bruno Le Maire le 28 août 2017. Une ombre au tableau ? Interrogé sur la possibilité que les entreprises choisissent plutôt d’utiliser cette réserve pour investir, le ministre a déclaré qu’elles auraient d’autres moyens d’augmenter leur investissement, puisque le gouvernement prévoit de baisser l’impôt sur les sociétés dès janvier 2018. Ça revient aux salariés, ça restera aux salariés, a-t-il insisté. Confiant.

Les Échos
L’exemple vient d’en haut : la loi Macron de 2015 avait, selon les experts, redonné du souffle à l’épargne salariale malmenée par la fiscalité. Il y a eu un impact positif dès l’année dernière. Cela devrait continuer en 2017, estime Frédéric Lenoir, directeur marketing chez Natixis Interépargne, un acteur important du secteur, qui précise que la tendance est positive depuis le début de l’année pour la collecte nette. Fin 2016, l’encours de l’épargne salariale était au plus haut, à 122,5 milliards d’euros, selon l’Association française de la gestion financière, et les flux sur les PEE et les Perco en hausse de 9 %, à 13,7 milliards d’euros. Pas de problème de solidarité gouvernementale pour le porte-parole du gouvernement, Georges Castener, qui était rapporteur de cette loi et vice-président du Conseil d’orientation de la participation, de l’intéressement, de l’épargne salariale et de l’actionnariat salarié (Copiesas).

Le Figaro
Et il faut soutenir le mouvement. A l’université du Medef, fort de la présence annoncée de 11 ministres, évoqué par Pierre Gattaz lors de son discours inaugural, le thème de la confiance devient une notion de management prépondérante. Selon une étude de Malakoff Médéric, un indicateur spécifique montre qu’il faut remettre la confiance au cœur des organisations : l’engagement des salariés français a effectivement dégringolé en sept ans. De 41% en 2009, il est passé à 28% en 2016. Ayez confiance, engagez-vous, rengagez-vous.

Par  Michel Pourcelot

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Mercredi 16 août 2017

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Agroalimentaire
Des œufs en mauvaise position

Oeuf

Révélé début août, le scandale des œufs contaminés au fipronil, insecticide utilisé contre des parasites de la poule tels le « pou rouge », ne cesse de s’étendre, amenant la presse à se poser quelques questions. Exemples.

Le Monde
Si le ministère de l’agriculture français se veut rassurant sur les conséquences sanitaires de cet épisode —bien que certains avis scientifiques soient plus nuancés—, ce scandale est un nouveau symptôme des dysfonctionnements du secteur industriel alimentaire européen. Les crises sanitaires se répètent, en effet, depuis la montée en puissance du modèle agroalimentaire intensif. Le scénario —un produit, qui n’aurait pas dû être là, se retrouve dans les assiettes des consommateurs— surprend souvent par l’ampleur géographique qu’il prend. Des œufs qui font tache d’huile.

L’Express
Et de vrais œufs de Colomb qui voyagent au-delà des mers : Premier pays d’Asie concerné, Hong Kong a indiqué avoir trouvé des œufs néerlandais contaminés, a précisé l’exécutif européen. Hong Kong a déclaré samedi (12 août) que les autorités locales renforçaient leurs contrôles. Dont elles n’ont pas précisé le niveau antérieur.

L’Écho Républicain
L’affaire couve-t-elle depuis longtemps ? La Belgique a reproché aux Pays-Bas de ne pas avoir informé plus rapidement ses voisins européens malgré la découverte dès novembre 2016 d’un insecticide dans des œufs. L’agence néerlandaise de la sécurité alimentaire, la NVWA, s’est défendue de ne pas avoir tué le problème dans l’œuf : Un de ces signaux est arrivé en novembre 2016 comme tuyau anonyme auprès de la NVWA sur l’utilisation illégale de biocides (fipronil) lors du nettoyage de poulaillers pour lutter contre le pou rouge [un parasite qui s’attaque aux poules, NDLR]. À ce moment-là, il n’y avait aucune indication d’un risque aigu pour la sécurité alimentaire. Il n’y avait pas d’indication que du fipronil pourrait se trouver aussi dans les œufs. Une relation entre l’œuf et la poule serait-elle donc possible ?

Le Point
Alors l’œuf ou la poule ? Les deux ! Car il y a un phénomène de bio-accumulation avec la consommation d’œufs contaminés, mais aussi avec la chair des poules infectées, car si les œufs le sont, c’est bien parce que l’animal que vous êtes susceptible de consommer l’est initialement. Ainsi la fréquence et le degré d’exposition conditionnent la concentration en cette substance, que l’on soupçonne d’être un perturbateur endocrinien. Or, cette concentration peut être non négligeable pour les forts consommateurs d’œufs, de produits dérivés et de chair de poule (parties grasses). Le risque sanitaire existe sur les plans digestifs, neurologiques et endocriniens, mais actuellement difficilement quantifiable individuellement, explique le docteur Laurent Chevalier, praticien attaché au CHU de Montpellier. Qui précise quelques précautions comme ne pas consommer les produits industriels dérivés à base d’œufs (viennoiseries comme les brioches, certaines pâtes, mayonnaise…) et de plats préparés à base de poulet dont l’origine de tous les ingrédients n’est pas clairement mentionnée. Les fabricants ont subi cette fraude à leur insu. Votre vigilance s’impose. Quand on rogne les ailes des contrôles étatiques, c’est le particulier qui mange.

L’Usine nouvelle
En France, où 250 000 œufs ont été mis sur le marché, on a alors jeté un œil sur l’œuf : l’Agence de sécurité de l’alimentation (Anses) s’est penchée sur la question. Ce vendredi 11 août 2017, les autorités sanitaires ont finalement donné leur verdict : le risque pour la santé en cas de consommation d’œufs contaminés est qualifié de très faible au vu des niveaux de fipronil qui sont constatés dans les œufs contaminés, mais aussi au vu des habitudes françaises de consommation alimentaire. Plus précisément, l’Anses affirme que les enfants âgés de 1 à 3 ans peuvent consommer 1 œuf contaminé par jour (et ce chiffre monte à 10 œufs par jour pour les adultes) sans s’exposer à un risque aigu. Pas de quoi s’affoler, donc.... Les œufs sont bien gardés.

Par  Michel Pourcelot

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