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Jeudi 9 mars 2017

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Santé et service public


La mobilisation bat la campagne

Manif paris 7 mars 2017

Manifestation des personnels soignants et du service public à Paris le 7 mars 2017.

Photographie : F. Blanc (CC BY-NC 2.0)

La journée de mobilisation, de grèves et de manifestations pour la défense de l’hôpital, de l’action sociale et du service public, s’est déroulée le mardi 7 mars, dans toute la France. La presse, malgré sa focalisation sur les feuilletons politiques en cours, lui a consacré quelques aperçus.

La Dépêche
Las de faire toujours plus avec moins : infirmiers, aides-soignants ou encore assistantes sociales ont manifesté mardi dans toute la France pour dénoncer leurs conditions de travail, rejoints par d’autres représentants des services publics. Ils étaient entre 10 000 et 12 000 à Paris, selon la police, 35 000 selon FO services publics et santé et au moins 30 000, selon la CGT de la fonction publique, qui annonçait 1 500 manifestants à Marseille. A Lyon, ils étaient plusieurs centaines, environ 300 à Grenoble, près de 450 à Dijon, 600 à Perpignan selon la police, 800 à 1 000 selon les syndicats. [...] Les fédérations de fonctionnaires, notamment CGT, FO, FA-FPT (Autonomes), FSU avaient appelé les agents à rejoindre le mouvement afin de dénoncer aussi la réforme territoriale et les conséquences des fusions : mobilités forcées et dégradation du service public. Des fusions qui désintègrent le maillage territorial.

Le Populaire du Centre
A Limoges, des salariés du privé et du public (Legrand, GM & S, SNCF, collectivités) sont venus prêter main-forte aux agents hospitaliers, en grève mardi, lors de manifestations devant le CHU de Limoges et l’agence régionale de santé. La santé, ça nous concerne tous, qu’on travaille dans le public ou le privé, glisse Bruno, sous la bannière de l’union syndicale des travailleurs de la métallurgie. En effet, de nombreux militants issus de divers secteurs professionnels ont manifesté leur solidarité aux agents hospitaliers en grève [...]. La direction, sous la pression de l’agence régionale de santé, a accéléré les restrictions. Des lits ont été fermés début mars, la majorité des CDD ont été enlevés, et l’avenir de la maternité est menacé, s’inquiètent Stéphanie Granet et Cécile Viroulaud (FO), de l’hôpital Saint-Juniaud. On a le sentiment que la qualité des soins ne compte plus, selon Didier Lekiefs (CGT), issu du même établissement. Ce que les gens demandent, c’est un service public de santé qui répond aux besoins de la population, pas à une logique purement financière, rappelle Florence Medge (CGT du CHU). Par contre, on soigne les comptes.

Le Pays
A Roanne, dans la Loire, on trouvait aussi dans les rangs des manifestant, des agents de santé, des cheminots ou encore des retraités et des citoyens. A l’image de Daniel, soucieux des services publics. Pour la santé, les choses vont de mal en pis. Les citoyens devront se secouer s’ils veulent pouvoir continuer à se faire soigner correctement, tempête le manifestant. Sinon, il sera trop tard quand ils devront compter leurs abattis, la vision comptable l’aura fait pour eux et tout sera arasé. Rassemblé devant les locaux de la Caisse primaire d’assurance maladie à Roanne, le cortège a rejoint la place de l’hôtel de Ville où les représentants syndicaux ont donné lecture d’un texte commun. Les organisations CGT, FO, Solidaires, FSU, de la santé action sociale, des fonctions publiques et des organismes sociaux appelaient ensemble à la grève dans la Loire, ce mardi.

La Voix du Nord
Car ils sont de plus en plus dans le rouge : ainsi à Helfaut (Pas-de-Calais) : beaucoup de rouge à l’entrée du site de l’hôpital, mardi 7 mars. Il faut dire que FO et CGT y avaient pris leurs aises avec un objectif en tête : distribuer des tracts aux personnels et visiteurs du centre hospitalier : dès 6 heures côté Force Ouvrière qui a mis un point d’honneur à accueillir le personnel matinal. Avec un même objectif, même si les deux syndicats tractaient dans leur coin, les revendications se rejoignaient pour l’essentiel : les groupements hospitaliers de territoire (GHT, Helfaut avec Dunkerque, Aire-sur-la-Lys et Zuydcoote) qui tireraient l’offre de soins et les conditions des agents vers le bas (services et plateaux uniques sur un seul site impliquant de plus longs déplacements pour les premiers cités, et des mouvements pour le personnel, etc. : À terme, d’ici 2025, il n’y aurait plus deux activités identiques sur un même territoire, prévoit Grégory Renaux, pour FO. Seuls les objectifs comptables seront aux petits soins.

Par Michel Pourcelot

 

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Jeudi 2 mars 2017

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Pendant que l’on fait salon à l’agriculture...

Salon de l agriculture Le salon de l’agriculture de Paris en 2011. Photo de Thesupermat (Own work) [CC BY-SA 3.0]

Le Salon de l’Agriculture tenant son édition 2017 à Paris du 25 février au 5 mars 2017, la presse n’a pas manqué d’en faire une nouvelle fois tout un foin. Pas seulement à cause du passage plus ou moins obligé d’hommes politiques, mais parce que les petites entreprises agricoles n’en finissent pas de connaître la crise.

Le Progrès
Beaucoup de paysans galèrent et ont perdu le sens, l’envie du métier, à cause d’un manque de reconnaissance, d’un manque de revenu. Pour Laurent Pinatel, paysan dans la Loire et porte-parole de la Confédération Paysanne, la situation du monde agricole est critique. En France, il y a deux pôles : l’agriculture de qualité, avec les AOC, les circuits cours, le bio, qui résiste à la crise, et l’agriculture de masse, qui est sur un secteur très concurrentiel, comme le lait, qui prend de plein fouet l’absence de politique européenne. Le salon de l’Agriculture 2017 ? C’est le salon d’une agriculture qui est toujours en crise. Crise laitière, crise bovine… Les aides qui n’arrivent pas, la grippe aviaire qui fait des ravages. Et puis il y a eu la semaine dernière, le vote Ceta… Le Canada va pouvoir nous envoyer, sans droit de douane, beaucoup de viande bovine. Et là, ce sera une catastrophe. Et nous, en contrepartie, on va leur envoyer du lait.... Beaucoup boiront la tasse, sans le petit lait.

Les Échos
Les campagnes ne sont plus pavoisées. Le découragement pointe même chez les agriculteurs exposants du salon, qui sont pourtant parmi les plus compétitifs et les mieux organisés du pays. Ce gouvernement a mené une PAC [politique agricole commune, Ndlr] pas à la hauteur. Ils ne se rendent pas compte du malaise. Tant qu’on ne gagne rien avec ce qu’on produit, on ne pourra pas avancer, lance Pierre Besancenot, 58 ans, exploitant de Montbéliardes en Haute-Saône.

Le Parisien
Les drames, eux, croissent et se multiplient : Céline, une femme de 47 ans, mère de deux enfants, qui produisait du lait avec son mari et un associé dans un GAEC [Groupement agricole d’exploitation en commun Ndlr], à Plumieux (Côtes-d’Armor), a été retrouvée par ce dernier pendue à une poutre jeudi (23 février) à 07h00, a indiqué la gendarmerie des Côtes-d’Armor. En difficultés financières, elle a laissé un message disant qu’elle était désolée mais qu’elle ne supportait plus la situation, a précisé l’officier de permanence. Selon son mari, elle était fatiguée de devoir travailler beaucoup et de ne réussir simplement qu’à payer les factures, a-t-il ajouté. Selon son voisin, Sébastien, le choix de se suicider dans la salle de traite n’est pas un hasard. Pendant ce temps la pression pour de plus bas prix se poursuit, écrasant tout. Selon des chiffres de l’Insee publiés en décembre, le revenu moyen d’un chef d’exploitation agricole a diminué de 26,1% en 2016 par rapport à 2015. Les filières les plus touchées sont la production de céréales et celle de lait, qui a subi de plein fouet la concurrence européenne après l’abandon des quotas laitiers européens en 2015.

La Tribune
La concurrence passe et l’herbe n’est plus aussi verte : Le revenu des agriculteurs n’a jamais été aussi faible, plus d’un tiers des agriculteurs a touché moins de 350 euros par mois en 2015. Et les problèmes de l’agriculture ne sont pas qu’économiques : la pression sociale, familiale, le retranchement, aggravent leur statut. La France est le plus gros producteur agricole d’Europe, le changement est à concevoir avec nos agriculteurs, avec des alternatives : quel modèle d’agriculture souhaitons-nous ? La paille ou la poutre ?

Le Monde
Ou bien l’avenir est-il dans « l’agriculture 3.0 » ? Soit veaux, vaches, cochons… drones et capteurs hydrométriques. Le Salon de l’agriculture 2017, comme son prédécesseur, fait la part belle aux nouvelles technologies et aux entreprises ayant l’ambition de révolutionner l’agriculture grâce au numérique. En deux mots, le « smart farming », qui ne va pas sans rencontrer quelques réticences face à des agriculteurs pas toujours emballés par cette évolution. Quid de leur pouvoir de décision grignoté par des machines, ou par l’interprétation des données qu’elles fournissent ? De leur connaissance du vivant remise en cause par des algorithmes ? Du partage et de la valorisation des informations récoltées sur leur exploitation ? De leur formation et maîtrise de ces nouveaux outils ?. Pendant que l’on fait salon, qui maitrise qui et avec quoi ?

Par  Michel Pourcelot

 

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Jeudi 23 février 2017

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Impôts

Un prélèvement à la source pas très clair

Prévu pour entrer en vigueur le 1er janvier 2018, le prélèvement à la source (PAS) de l’impôt sur le revenu, inscrit dans la loi de finances pour 2017, vient de faire reparler de lui. Devant les nombreuses interrogations le concernant, la presse est revenue sur ce PAS, vers la simplification et la modernisation.

Le Parisien
Il imagine déjà les visages agacés ou médusés de ses cinquante salariés devant leur nouvelle feuille de paie. Anticipe aussi les discussions houleuses à la machine à café. Et le défilé de ses gars, dans son bureau, qui viendront sans aucun doute lui demander une augmentation. Jerry Gras, patron d’une PME du bâtiment installée dans le Loiret, près d’Orléans, s’est déjà fait quelques cheveux blancs en pensant au prélèvement à la source, qui doit être mis en place — à moins qu’une décision politique ne change la donne après l’élection présidentielle — à partir du 1er janvier 2018. Pour le DRH du groupe de prêt-à-porter Etam : Après le passage de la réforme, il y aura un effet immédiat sur les premières discussions avec les syndicats, c’est évident ! Pour demander des augmentations de salaire ? Évidemment ! rétorque-t-il. Même si 90 % des réclamations interviendront certainement le premier mois, dans la tête des gens, tout cela voudra simplement dire que leurs salaires auront baissé. Déjà qu’ils ne donnant pas l’impression d’être à la hausse.

Le Point
En 2017, les contribuables paieront l’IR au titre des revenus de 2016, selon les règles habituelles. En revanche à partir de janvier 2018, ils s’acquitteront de l’impôt au titre des revenus de l’année 2018, le décalage d’une année étant supprimé. Mais où est passé 2017 ? Un petit tour d’adresse fiscale : Pour éviter une double imposition, le gouvernement a instauré un Crédit d’Impôt de Modernisation de Recouvrement (CIMR) pour annuler l’impôt que le contribuable aurait dû payer au titre de ses revenus de 2017 concernés par le prélèvement à la source et non exceptionnels. Et des revenus non exceptionnels en 2017, il va y en avoir. Quid du calcul du montant du prélèvement à la source (PAS) ? Simple comme un acompte à l’envers : il prendra la forme d’une retenue sur salaire ou d’un acompte pour un travailleur non salarié – c’est l’administration fiscale qui calculera le taux du PAS de la façon suivante : un premier taux applicable de janvier à août 2018 sera calculé à partir de l’impôt dû sur les revenus de 2016, puis à partir de septembre 2018 (et jusqu’en août 2019) sera appliqué le taux établi à partir de l’impôt dû sur les revenus de 2017. Ce taux sera ensuite revu tous les ans en septembre.

Capital
C’est le moment de faire de l’optimisation fiscale : pour ceux bénéficiant de revenus exceptionnels en 2017 (prime de licenciement, de mise à la retraite…). Ces derniers resteront en effet imposés en 2017. Un déficit foncier généré en 2017 pourra donc être imputé sur ces revenus et réduire le montant de l’impôt à payer. Simple ! Si on n’a pas compris, on peut toujours se référer aux exemples inclus dans l’étude d’impact du prélèvement à la source, annexé au projet de loi de finances 2017.

Ouest-France
Tellement simple que secrétaire d’État chargé du budget s’est lancé dans un Tour de France du prélèvement à la source. Ce Tour de France du prélèvement à la source a pour but de repérer quelles sont les principales interrogations des contribuables. On ne vient pas pour convaincre. La loi est votée, le conseil constitutionnel l’a validé, explique Christian Eckert. Autoritarisme social un jour... Quant au prélèvement à la source, seules quelques dispositions de l’article 60 le concernant ont été déclarées conformes à la Constitution. Mais qui aime bien ne compte pas.

La Voix du Jura
Plus tempéré, pour Bercy, une chose est sûre : cette mesure devra être accompagnée de beaucoup de pédagogie et de publicité pour être bien comprise de l’ensemble des Français. D’ailleurs, les personnels des impôts seront présents pour répondre aux cas très particuliers qui ne manqueront pas de se poser, et pour l’information globale, un site internet est déjà en ligne, qui permettra de répondre à bon nombre de vos questions : http://www.economie.gouv.fr/prelevement-a-la-source .

Par  Michel Pourcelot

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Jeudi 16 février 2017

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Le Ceta voté à Strasbourg

Des eurodéputés en canadienne

Manifestation contre le ttip et le ceta le 20 septembre 2016 a bruxelles

Manifestation contre le TTIP et le Ceta, le 20 septembre 2016 à Bruxelles, à l’appel notamment des organisations syndicales belges (FGTB, CSC, CGSLB) avec le soutien de la CES.

Le Parlement européen a ratifié, à Strasbourg, le 15 février, le controversé Accord économique et commercial global avec le Canada (AECG), plus connu sous le nom de Ceta, en dépit de sa contestation dans nombre de pays de l’Union européenne. L’occasion pour la presse de se repencher sur cet accord de libre-échange.

Libération
Le Parlement européen a approuvé le Ceta, accord de libre-échange entre l’UE et le Canada abondamment critiqué par la plupart des candidats à la présidentielle (exception faite d’Emmanuel Macron). Le texte a été adopté par 408 voix contre 254. Et 33 abstentions.

Le Monde
Le Ceta (Comprehensive Economic and Trade Agreement) a été ratifié à une large majorité ce mercredi 15 février au Parlement européen. Le nombre de députés européens étant théoriquement de 751, ce n’est pas non plus un triomphe. Ce traité, souvent comparé à un Tafta 2 suscite de nombreuses inquiétudes. Avant un passage par tous les Parlements nationaux et régionaux de l’Europe, soit 38 Parlements, le vote d’aujourd’hui ouvre toutefois la voie à l’application provisoire du texte, prévue dès le mois d’avril. On ne sait jamais avec le temps en avril, une canadienne serait peut-être de mise.

Les Dernières Nouvelles d’Alsace
Les eurodéputés de droite, ainsi que les libéraux et la plupart des socialistes étaient favorables au texte, tandis que les Verts, l’extrême gauche, l’extrême droite et certains socialistes s’y sont opposés. Environ 700 personnes, selon la police, ont manifesté dans Strasbourg contre le Ceta, jusqu’au Parlement européen. Dès mercredi matin, plusieurs dizaines d’autres avaient bloqué en se couchant par terre l’entrée du Parlement. Mais passer par-dessus les manifestations peut être une question d’habitude.

L’Obs
Les détracteurs du Ceta le jugent antidémocratique, trop favorable aux multinationales, léger sur l’environnement ou encore dangereux pour l’agriculture. A quelle sauce seront nous mangés et mangerons nous à la sauce canadienne ? C’est normal que les gens s’inquiètent de l’environnement, de la nourriture qu’ils donnent à leurs enfants, de la sécurité. Mais il y a certains mythes qui survivent sur ces thèmes-là, leur a répondu la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, de toute la hauteur de son immense compréhension. Parmi les principales cibles des critiques, les tribunaux arbitraux amenés à être mis en place une fois que le traité aura été définitivement approuvé. Ces juridictions pourront être saisies par une entreprise afin de demander réparation à un État ayant pris une réglementation contraire à ses intérêts. Au nom du principe vice public, vertu privée ?

L’Usine Nouvelle
Une vertu véloce : Sans attendre le feu vert des Parlements nationaux, le Ceta devrait malgré tout rapidement entrer en application. Mais il ne le sera que de façon provisoire et partielle. Les dispositions concernant les barrières douanières et la reconnaissance des appellations géographiques par exemple seraient ainsi appliquées dès les prochains mois. En revanche, les mesures de protection des investissements et surtout la question très sensible de l’arbitrage ne sont pas concernées et ne seront pas appliqués tant que tous les États-membres ne l’auront pas validé. A priori, le véto d’un des 28 États-membres remettrait tout en cause. A priori.

Marianne
Une vertu qui ne cache pas sa joie : un argumentaire du gouvernement français se félicite que cette procédure permette de ne pas avoir à attendre que toutes les procédures de ratification nationales, qui s’étalent sur plusieurs années, soient achevées pour bénéficier des effets économiques de l’accord (sic !) Le temps économique et le temps démocratique ne font décidément pas bon ménage pour certains... Qui en ferait bien l’économie.

Par  Michel Pourcelot

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Vendredi 3 février 2017

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EDF procède à d’importantes coupures... dans les effectifs

Logo edf

EDF a annoncé une diminution de ses effectifs, d’environ 6% entre 2017 et 2019, lors d’un comité d’entreprise central tenu le 2 février. Cela, ajouté à l’accumulation de mauvais bulletins de santé du géant de l’énergie, a conduit la presse à examiner cette nouvelle saignée.

Le Monde
Les importantes coupures qu’EDF annonçaient craindre sont bien réelles non pas sur le réseau mais dans les effectifs : Jeudi 2 février, les dirigeants ont présenté en comité central d’entreprise un nouveau plan portant le nombre de ces réductions de postes à un peu plus de 5 000. L’effectif des salariés d’EDF SA en France sera ramené de 65 300 agents à la fin de 2016 à quelque 60 000 personnes dans trois ans. [...] le climat social s’est tendu après l’annonce du gel du salaire national de base dans le secteur des industries électriques et gazières (EDF, Engie…). Une rigueur sans précédent depuis 1946, dénoncent les syndicats. La mesure a entraîné une forte mobilisation des salariés appelés à la grève mardi 31 janvier.

Les Échos
Quelques jours auparavant, le groupe avait annoncé aux syndicats un plan de fermeture de ses boutiques d’ici fin 2019, qui devrait à lui seul concerner 420 salariés. Ce qui ne risque pas d’améliorer le contact avec le public. A Bourges (Cher), la boutique EDF a fermé l’été dernier. Comme, avant elle, celles d’Évreux, Aubagne ou Vénissieux. Mais le mouvement va s’amplifier : l’électricien public a prévu de baisser le rideau de ses 77 boutiques encore ouvertes en France d’ici à trois ans [...]. Il y a eu des disparitions sporadiques depuis 2013, mais il y avait toujours la volonté affichée de maintenir un accès physique avec les clients. Là, c’est la disparition de la notion de service public, cela ne nous paraît pas aller dans le bon sens, critique Serge Gianorsi, délégué syndical central FO d’EDF SA.

Le Point
Des services mais pas tout public... Désormais, la vente de kilowatts ne suffit plus. EDF, c’est un peu le France Télécom d’il y a une dizaine d’années. Ce qui peut inquiéter quant à l’ambiance dans le groupe. Après avoir avalé Orange, l’opérateur téléphonique est passé de la vente de voix à la minute à un ensemble de services – Internet, télévision, etc. De la même façon, explique Patrice Geoffron, professeur à l’université de Paris-Dauphine, l’électricien est en train de muer : l’avenir, ce sont les services. De préférence dématérialisés.

L’Ardennais
Et la dématérialisation n’arrange pas ceux qui sont confrontés aux difficultés matérielles : Trois mois sans électricité ni chauffage pour un retraité de 74 ans [...]. Les dernières nuits, il faisait vraiment froid. Je dormais tout habillé avec mon manteau et mon bonnet. Mais face au froid glacial, Ahmed, 74 ans, ancien ouvrier de Thomé-Génot et Thomé-Cromback, a fini par frapper à la porte de la mairie. Tremblant, il raconte qu’EDF lui avait coupé l’électricité. Le maire, inquiet face aux nuits glaciales (-10º C) à venir, décroche son téléphone : J’ai appelé EDF et Enedis dans les Ardennes, puis à Paris. Bien que je sois maire, personne n’a voulu me prendre ! Face à une grosse machine froide et implacable, j’étais démuni. Il finit par lancer un appel sur les réseaux sociaux : Bonjour @EDF, le petit Maire que je suis cherche à joindre un responsable pour rétablir l’électricité à un vieux monsieur qui a froid. Des dizaines de personnes relaient le message, au point qu’EDF finit par répondre, puis par agir. Voilà qui réchauffe le cœur de mission.

Par  Michel Pourcelot

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Mardi 3 janvier 2017

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TPE

Des urnes en Fêtes...

A vos bulletins pour les tpe fo

Les élections professionnelles dans les très petites entreprises (TPE), organisées tous les quatre ans, ont débuté vendredi 30 décembre pour s’achever le 13 janvier. La presse n’en a pas fait ses gros titres mais leur a néanmoins consacré quelques lignes.

L’Usine Nouvelle
Plus de 4,5 millions de personnes travaillant pour un particulier ou dans une entreprise de moins de 11 salariés sont appelées à aller voter dès le 30 janvier pour leurs représentants syndicaux. L’enjeu de ce scrutin est important pour ces salariés ainsi que pour la représentativité des syndicats au niveau national. [...] Or, ce décompte permettra de mesurer le poids de chaque organisation reconnue comme représentative et autorisées à signer des accords nationaux : et du coup, mieux vaut faire attention car l’Usine nouvelle indique que si la CFDT franchit la barre des 30 %, elle pourra signer seule. C’est pourquoi on ne saurait trop inviter à voter FO afin de donner du poids aux droits des salariés concernés ! car, comme l’indique l’Usine nouvelle Au niveau des branches professionnelles, les nouveaux équilibres permettront aux syndicats de signer ou non des accords portant notamment sur la pénibilité, le temps de travail, les grilles salariales, les conventions collectives. Beaucoup de grands sujets pour un petit bulletin en pleines Fêtes.

L’Obs
De plus et c’est une première, cette année, le scrutin vise à mettre en place les futures commissions paritaires régionales (CPRI), les Commissions paritaires régionales interprofessionnelles, qui à partir de juillet prochain vont défendre et conseiller les salariés mais aussi les entrepreneurs de TPE. Chaque CPRI, une par région, comptera 20 membres : 10 employés et 10 employeurs, avec une parité hommes-femmes.

La Dépêche
Des commissions multitâches qui auront pour rôle de représenter, défendre, faciliter la résolution des conflits et conseiller les salariés, ainsi que les entrepreneurs. Le résultat du scrutin sera également utilisé pour désigner les conseillers prud’homaux, qui étaient jusqu’à présent élus au suffrage direct. Enfin, il participera au calcul de la représentativité (plus de 8 % de l’audience) des grands syndicats nationaux, actuellement au nombre de cinq (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC), qui sera dévoilé en mars 2017. En pleine fièvre électorale.

Le Parisien
Et pourtant, C’est l’élection oubliée des Français. Prise en sandwich entre les primaires de la droite et de la gauche en vue de la présidentielle, les élections professionnelles dans les petites entreprises ne soulèvent pas les foules. A tort ! Coiffeurs, secrétaires médicaux, jardiniers, salariés du commerce de proximité et de l’artisanat... [...] Je ne suis pas très optimiste pour le taux de participation, s’inquiète Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière. Car, contrairement aux élections professionnelles dans les entreprises de plus grande taille (élections des membres du CE) qui se sont étalées entre 2013 et 2016, celles dans les TPE sont généralement peu mobilisatrices. D’autant plus quand elles se déroulent pendant la trêve des confiseurs.

La Croix
Effectivement, en 2012, le premier scrutin avait été marqué par une forte abstention, de l’ordre de 90 %. Nous avons beaucoup de difficultés à entrer en contact avec ces salariés qui sont disséminés et isolés, assure un responsable de la CFTC.

L’Humanité
Des enjeux difficilement mobilisateurs, sur lesquels les syndicalistes n’insistent pas forcément. La plupart des salariés que nous rencontrons n’ont jamais vu un syndicaliste de leur vie, ils sont plutôt contents de nous voir mais demandent ce qu’on peut faire pour eux, constate Christophe Dague, de la CFDT. Nous en profitons plus pour présenter la CFDT et les droits des salariés. Mais on s’adapte aux situations et à leurs questions. Chez FO, on insiste surtout sur l’importance de voter et de se rapprocher d’un syndicat, Comme il n’y a pas de délégués dans ce type d’entreprises, ces salariés sont esseulés, livrés à eux-mêmes et à M. Google quand ils ont un problème. On leur explique qu’il existe un syndicat non dogmatique qui se met à leur service pour leur apporter des conseils, des informations sur leurs droits, sur la convention collective. Ensuite, seulement, on pourra aller vers des revendications sur le pouvoir d’achat et les conditions de travail, explique Jérôme Capdevielle, responsable FO pour les Pyrénées-Orientales.

Libération
Au-delà de ce vote, c’est la place des grandes centrales sur l’échiquier syndical qui se joue. Les résultats dans les TPE entrent en effet, avec les élections des comités d’entreprise (CE) et délégués du personnel (DP) des autres entreprises, dans le calcul de la représentativité globale au niveau national, réalisé tous les quatre ans. Quatre ans, ça peut être long. Et ça peut ne pas être tous les jours la fête.

Par Michel Pourcelot

 

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Lundi 19 décembre 2016

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La guerre Uber alles ?

Uber 1 Manifestation des chauffeurs prives VTC a Paris.

© Augustin LE GALL/HAYTHAM-REA

L’important mouvement de protestation et de grève des chauffeurs de la société Uber cette semaine a été émaillé d’incidents et a conduit la presse à s’interroger sur un possible coup de frein au développement d’Uber. Aperçus dans le rétroviseur.

Capital
Où l’on parle de trêve et d’ultimatum : Les conducteurs de VTC se plaignent d’une concurrence déloyale de la part d’Uber. Ils ont repris samedi (17 décembre) leurs actions de blocage de la circulation, notamment autour de l’aéroport parisien d’Orly, après avoir accepté vendredi une trêve de 24 heures pour permettre l’ouverture de discussions. C’était un ultimatum qui était fixé avec le gouvernement. Malheureusement, on est obligé de reprendre les opérations de blocage parce que dans ce pays, pour se faire entendre, on doit manifester, a déclaré Sélim, un chauffeur VTC. Ironie du sort, Uber se réfugie dans les jupes de l’Etat : Dans un communiqué, Uber a également demandé au ministère de l’Intérieur la mise en place d’une protection policière. A force de litanies prolibérales, l’Etat fait sans doute figure d’allié aux yeux d’Uber.

L’Obs
Héraut d’armes de la libéralisation à outrance, Uber annonce qu’elle va porter plainte. Mais pour son image, le mal est fait. Pour celle de l’ubérisation aussi. Cette flexibilité du marché du travail vantée par Emmanuel Macron, candidat à l’élection présidentielle, apparaît sous un jour moins flatteur. Et les candidats qui voudront s’y référer devront désormais avancer avec prudence. En terrain miné. Grève, barrages, violences... les manifestations de ses chauffeurs ont porté un coup à l’image de la plateforme Uber. Et au modèle qu’elle véhicule.

Le Monde
Un véhicule d’une société qui a tendance à brûler les feux rouges : Une vidéo publiée mercredi par le San Francisco Examiner ne facilite pas la tâche d’Uber : elle montre l’une de ses voitures sans conducteur griller un feu rouge à San Francisco - une erreur humaine selon l’entreprise. Le procureur général réclamera une injonction et d’autres mesures appropriées, a menacé vendredi soir le département de la Justice de l’Etat de Californie. La loi votée l’an passé ne prévoit cependant pas de sanctions en cas d’infraction. On est en Californie, « home » de la Silicon Valley, quand même, mais Uber n’aime pas être freiné : Habitué des bras de fer, Uber tente à nouveau de passer en force. A San Francisco, la société américaine de transport urbain a déployé une flotte de voitures sans conducteur, sans avoir effectué les démarches nécessaires auprès des autorités californiennes. Rappelé à l’ordre et menacé de sanction, Uber a refusé, vendredi 16 décembre, de suspendre son programme d’essais. Ce n’est pas de quelconques réglementations de la route qui vont stopper l’avenir du monde selon Uber.

Le Télégramme
Et surtout pas des syndicats : La plateforme américaine de réservation de voitures avec chauffeur (VTC) Uber a annoncé dimanche avoir porté plainte contre trois syndicats et certains de leurs responsables après les violences qui ont émaillé durant le week-end le mouvement de grève des chauffeurs de VTC. Et de préciser qu’elle a été déposée pour des faits de diffamation et de menace, notamment par le biais des réseaux sociaux. On ne soulignera jamais assez les dangers de l’informatique.

Par  Michel Pourcelot

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Lundi 5 décembre 2016

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Un avenir fait de privatisations ?

Si le gouvernement actuel a engagé nombre de privatisations, le candidat de l’opposition actuellement favori pour les prochaines élections présidentielles n’a pas fait mystère de son intention de les multiplier. La presse a examiné ses intentions en la matière. Aperçus.

La Dépêche
Il manquait encore une touche libérale dans son programme ? Pour son premier déplacement de candidat officiel de la droite dans son fief sarthois, François Fillon en a remis une couche, annonçant sa volonté de reprendre des privatisations [...]. C’est donc à Chantenay-Villedieu, petit village sarthois, que Fillon a décidé d’ajouter une nouvelle strophe à sa chanson de geste libérale. Ruraliste et mondialiste, un chant accompagné de moult gestes le posant comme le héraut ultime du libéralisme...

Sud-Ouest
Pourtant, pour l’Etat, pas sûr en revanche qu’une relance des privatisations soit judicieuse, du moins actuellement. En théorie, céder des titres permet de se désendetter. Mais aujourd’hui, l’Etat s’endette à 1% seulement, et cela devrait encore continuer. Du coup, vendre actuellement n’aurait pas de sens, juge Henri Sterdyniak (économiste à l’OFCE, l’Observatoire français des conjonctures économiques). Autre élément à mettre dans la balance : les dividendes potentiels auxquels on renonce en privatisant. A court terme, on peut faire une bonne opération, mais ce n’est pas forcément le cas sur le long terme, souligne l’économiste. Surtout si le prix de vente est sous-évalué, comme ce fut le cas avec les sociétés d’autoroutes en 2006. Pour elles, une voie royale, par contre, pour les usagers, il a fallu serrer la ceinture, privations et privatisations étant deux maux qui vont...

La Tribune
Cela n’empêche pas le champion de faire rugir le moteur : lors de sa virée sarthoise, François Fillon, en bon libéral, a indiqué vouloir reprendre les privatisations dans les entreprises où la participation de l’Etat ne sert à rien. Il juge que cet argent pourrait être réinjecté sous forme d’investissements dans les infrastructures. Parmi elles, il a cité les télécommunications, où les opérateurs et l’État dépensent aujourd’hui des milliards d’euros pour couvrir le territoire en fibre optique et apporter un Internet ultra-rapide aux Français. François Fillon, qui a piloté, comme ministre, le processus de libéralisation du secteur il y a 20 ans, a d’ailleurs rappelé, à sa façon, son expertise en la matière : Le très haut débit, ce n’est pas uniquement pour que tout le monde puisse jouer à Warcraft, a-t-il ironisé. Par contre, la loi de la jungle, ça ne sera pas du virtuel...

Les Echos
Et qu’y a-t-il devant le pare-buffle de l’actuel favori à la course présidentielle ? Interrogé sur les entreprises qui pourraient être privatisées, François Fillon a indiqué qu’on verra ça tranquillement, soulignant que l’Etat n’a pas vocation à rester durablement au capital d’entreprises qui sont dans le secteur commercial, dans le secteur concurrentiel. Les entreprises commerciales ? Il pourrait s’agir d’Orange, Renault, PSA, CNP. Les entreprises stratégiques pour la souveraineté telles que EDF, Engie, Thales, Safran, Airbus..., ne seraient probablement pas concernées. Probablement, jusqu’à preuve du contraire.

L’Express
Ceci dit, plutôt que reprendre, François Fillon aurait pu dire continuer tellement les cessions de participations sont légions depuis une douzaine d’années. A l’Agence des participations de l’Etat (APE), l’organe du ministère de l’Economie et des Finances qui gère le portefeuille public, on compte pas moins de 26 milliards d’euros d’actifs cédés depuis 2004, comme l’a rappelé dernièrement au Monde Martin Vial, le commissaire de l’APE. Dernier exemple en date, Safran où l’Etat a vendu le 22 novembre 1,39% du capital de l’entreprise pour environ 372 millions d’euros. Safran ? Cette entreprise stratégique probablement pas concernée... Stratégique d’Etat ou stratégie d’entreprise ?

Par  Michel Pourcelot

Voix De Presse

Lundi 7 novembre 2016

PRESSE - COMMUNICATION

Voixdepresse

Voix de presse

Ceta voir...
 

Ceta

Le Ceta, traité de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne signé officiellement le 30 octobre, qui doit encore, pour entrer en vigueur, être ratifié par le Parlement européen et le parlement canadien, continue à faire débat. Les médias semblent un peu tardivement lever un coin du voile. Aperçus.

Le Monde
Ceta : un accord de 2 000 pages qui cristallise les craintes. Agriculture, droits de douane, tribunaux d’arbitrage [...] Comme son “cousin” américain le Tafta (ou TTIP), le Ceta suscite d’autant plus de peur que son ambition est très large. Pour dynamiser les échanges entre l’Union européenne (UE) et le Canada, cet accord de libre-échange vise à combattre les barrières au commerce sur tous les fronts. Combattre, dynamiser... Voire dynamiter sur le front social ?

La Nouvelle République
On achève bien les sociaux ? Chrystia Freeland, la ministre canadienne du Commerce, a exhorté l’UE à finir son job sur le Ceta, le traité de libre-échange en négociation depuis sept ans entre Bruxelles et le Canada. Sept ans de transparence et de médiatisation à outrance ? Le Canada a fait son travail, la balle est dans le camp de l’Europe. Et d’imposer le droit de porter l’arme du commerce roi au cœur de l’Europe.

Le Midi Libre
Reste que Le traité doit maintenant être ratifié par le Parlement européen, sans doute en décembre ou en janvier, et celui du Canada avant d’entrer en application partielle et provisoire. L’UE fera alors face à une autre montagne : sa nécessaire ratification par les différents Parlements nationaux et régionaux de ses Etats membres [...] Mais je suis sûr que l’application provisoire du traité sera la meilleure forme d’éducation, a-t-il (Donald Tusk, président du Conseil de l’Union européenne) ajouté. Un champ de rééducation populaire s’ouvre. Il s’est félicité du fait que le Ceta était l’accord de libre-échange le moins controversé qu’on puisse imaginer. Effectivement, et encore moins si l’accroc wallon n’avait pas déchiré le voile pudique... Pour le réparer la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström a promis : Nous devons nous engager dès le début avec les citoyens pour expliquer, écouter leurs inquiétudes, les amener à la table des négociations et s’assurer qu’il y ait plus de transparence et d’implication, a-t-elle néanmoins reconnu. Ce qui ne devrait pas être difficile.

Ouest-France
Un eurodéputé s’inquiète : Dans la lutte contre le terrorisme comme dans le combat pour le plein-emploi, l’Union souffre d’une absence de gouvernement qui met en péril son avenir. Une "absence" peut-être due à la présence de la main invisible du marché, guère connue pour sa grande transparence. C’est à voir.

La Voix du Nord
Et le marché continue de marcher : La partie qui se joue actuellement au niveau de l’Union fera peut-être même passer le Ceta pour un gentil hors d’œuvre. Car c’est avec la Chine, bientôt première puissance économique mondiale, que la commission négocie en ce moment. L’attribution à cette dernière du statut d’économie de marché permettrait de faciliter l’entrée dans l’Union des produits d’Extrême-Orient.

Par Michel Pourcelot

Voix De Presse

Mercredi 2 novembre 2016

PRESSE - COMMUNICATION

Voixdepresse

Voix de presse

Chômage
Champion toutes catégories, halo quoi...

S’appuyant sur des chiffres publiés le 25 octobre par le ministère du Travail, le gouvernement s’est félicité d’une baisse historique du chômage et de l’inversion de sa courbe, laissant septiques opinion et médias face aux chiffres en dents de scie qui ne cessent de se succéder. Entre courbes et catégories, comptes et décomptes, tentatives d’y voir clair.

Le Point
Les courbes affichées ne séduisent guère : La récente baisse du nombre de chômeurs n’y change rien. Huit Français sur dix (82 %) ne pensent pas que la courbe du chômage va s’inverser, et si cette inversion devait se produire dans les mois à venir, cela n’améliorerait pas l’opinion de trois quarts d’entre eux sur l’actuel locataire de l’Élysée, d’après un sondage Odoxa publié ce vendredi 28 octobre.

Sud Ouest
Il est possible qu’une dent de scie leur soit restée en travers de la gorge : La forte hausse des personnes inscrites à Pôle emploi en août avait fait l’effet d’une douche froide : +50 200 demandeurs d’emploi sans activité et un total de 3,56 millions de chômeurs en métropole. Une flambée jamais vue depuis janvier 2013, survenue après un mois encourageant. En cause, selon le gouvernement, les attentats de juillet qui ont affecté le secteur du tourisme, ainsi qu’un aléa statistique lié aux défauts d’actualisation à Pôle emploi, inhabituellement bas. On ne saurait jamais assez prévenir du danger des radiations...

Ouest France
Le nombre de personnes désinscrites pour défaut d’actualisation fluctue d’un mois sur l’autre, jouant tantôt à la hausse tantôt à la baisse sur les chiffres mensuels de Pôle emploi. En septembre, 238 900 personnes ont quitté Pôle emploi pour ce motif, soit 66 500 de plus qu’en août et autant de personnes en moins sur les listes.

L’Usine Nouvelle
La catégorie D, elle, s’est gonflée : La catégorie D, qui comprend les demandeurs d’emploi entrés en formation, se maintient au-dessus du seuil de 300 000 personnes franchi en juin. Sur le mois de septembre, la catégorie D connaît une baisse de 0,2%. Toutefois, cette catégorie a connu une très forte augmentation de 16,4% sur l’année.

Capital
Béaba de bonnes stats, le bilan ABC s’est pourtant enflé en un an : Depuis l’accession au pouvoir de François Hollande en mai 2012, le nombre total de chômeurs de catégories (A, B et C) a augmenté de 1.160.300 ! A cette époque, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégories A, B, C s’établissait en effet à 4 621 000 en France, y compris les Dom-Tom.

Le Nouvel Obs
Depuis justement les DOM-TOM, la ministre du Travail s’est pourtant félicitée, le nez dans le guidon des chiffres de septembre. Pour elle, cette stabilité du nombre d’inscrits en catégorie D reflète le fait que le dynamisme des entrées en formation est compensé par une augmentation concomitante du nombre de sorties de formation. La baisse globale du nombre d’inscrits à Pôle emploi au mois de septembre est donc essentiellement liée à l’amélioration du retour à l’emploi, indique-t-elle. Un bilan globalement positif, sans doute.

Le Monde
Avis guère partagé dans les DOM-TOM où la ministre du Travail a du annulé sa visite à l’agence de Pôle emploi de Saint-François prévue vendredi 28 octobre matin, a annoncé la préfecture de Guadeloupe jeudi. Arrivée en Guadeloupe mercredi, Myriam El Khomri a été chahutée par quelques salariés grévistes de Pôle emploi, mercredi après-midi, aux Abymes alors qu’elle échangeait avec des bénéficiaires de la Garantie Jeunes, selon les médias locaux. Les manifestants avaient fait irruption dans la salle de réunion, hurlant notamment que la Garantie jeunes, c’est la précarité, selon la même source. Précarité, vous avez dit précarité ? Halo, quoi...

L’Express
Car, « jugés plus révélateurs » sont les chiffres Insee qui mesurent le halo du chômage, ce 1,5 million de personnes souhaitant travailler mais pas comptabilisées comme chômeurs. Selon une étude de France Stratégie, ce halo a augmenté, de même que le sous-emploi (temps partiel subi), et la dualité du marché du travail entre l’emploi en CDI et les contrats courts ne cesse de s’accentuer depuis dix ans, au détriment des plus précaires.

 

Par Michel Pourcelot

 

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