VOIX DE PRESSE

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Jeudi 12 juillet 2018

PRESSE - COMMUNICATION

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Macron au Congrès

Le Versaillais vs la Sociale ?

Presse 1

Les Echos

Le chef de l’exécutif n’y est pas allé avec le dos de la cuillère en argent : « Devant le Congrès, Macron propose un nouveau "contrat social" ». Signé librement entre le pot de terre et le pot de fer ? En tous cas, s’il y en avait, « ceux qui attendaient un virage à gauche d’Emmanuel Macron à l’occasion de sa deuxième intervention devant le Parlement réuni en Congrès ce lundi à Versailles en sont pour leurs frais. Revenant longuement sur ce qui a été fait depuis un an , le chef de l’État a totalement assumé la politique économique mise en œuvre depuis son élection, de la réforme de l’ISF à celle du Code du travail, sans oublier celle de la SNCF ».

L’Alsace

« Le nouveau contrat social, celui du XXIe siècle, voilà donc le nouvel objectif du président de la République tel qu’il l’a exposé lundi devant le Congrès. NCS ! Le titre est aussi prometteur que ronflant. (...) Il convient surtout de savoir ce que le chef de l’État entend mettre dans la corbeille, lui qui a toujours considéré qu’il peut y avoir concertation avec les syndicats mais pas négociation. L’acte fondateur du NCS voulu par Emmanuel Macron est le "sommet social" programmé mardi prochain avec tous les partenaires sociaux. Le danger d’une telle rencontre est qu’elle accouche d’une souris. Un risque d’autant plus grand que le chef de l’État n’a pas montré, depuis son arrivée à l’Élysée, une grande considération pour les corps intermédiaires en particulier, et les syndicats en général. Le rendez-vous du 17 juillet est une réponse à l’initiative des syndicats, des salariés comme des patrons, de se rencontrer aujourd’hui [11 juillet] à Paris ».

L’Obs

Du haut se sa tribune versaillaise, le président de la République a « affirmé que les Français commençaient à voir "les premiers fruits" des réformes "à l’école, sur leur feuille de paie, sur le marché du travail" : "Ce sont seulement les premiers fruits. (...) Il faut du temps", a-t-il plaidé ». A moins que les Français ne voient surtout le montant de leurs factures grimper.

Le Monde

Si l’on manque de temps, on peut trouver « le discours de Macron devant le Congrès résumé en 4 minutes ». « Après avoir tracé un rapide bilan de la première année de son quinquennat, le chef de l’État a déroulé ses ambitions fiscales (baisse des dépenses publiques, aides à l’investissement) et fait quelques annonces de réformes à venir (retraites, formation professionnelle, encadrement de l’islam, plan pauvreté, …) ».

Libération

En fait, depuis les hauteurs versaillaises, « Macron théorise un social très libéral ». Et « le chef de l’État n’a pas renoncé à s’attaquer, comme promis dans sa campagne, à la baisse de la dépense publique. Le Premier ministre "présentera dans les prochaines semaines les nouvelles décisions permettant de tenir les engagements de baisse de nos dépenses" ».

Sud-Ouest
Ce qui ne manque pas de sel sur les brioches : « réunir ainsi l’ensemble des parlementaires, soit 577 députés et 348 sénateurs, a un prix. D’après une information du Parisien, le coût de ce rassemblement se chiffre cette année à 286 000 euros ». Qu’importe le prix, pourvu qu’on ait le dogme.

 

Par  Michel Pourcelot

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Lundi 14 mai 2018

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Péril en l’urgence

La révélation du décès d’une jeune femme, Naomi, rejetée par un service d’urgence, le SAMU, à Strasbourg, a ému les médias. Avant même que l’ensemble des faits soit connu, la presse s’est faite une nouvelle fois l’écho du problème des urgences. Aperçus.

Le Monde
Au-delà de l’événement tragique, cet enregistrement témoigne, selon Patrick Pelloux, des graves problèmes dont souffre l’organisation des secours en France. L’urgentiste a rappelé qu’en 1988, on comptait huit millions de passages aux urgences chaque année, contre 21 millions aujourd’hui. Les appels au SAMU ont, dans le même temps, plus que triplé. En clair, un Français sur trois passe chaque année par lui, mais nous n’avons pas redimensionné les centres d’appel pour répondre à l’ampleur de la demande, dit-il, dénonçant la mise en place inacceptable de véritables call centers. Et la conséquence pour les patients est directe : leur prise en charge s’est fortement dégradée.

La Voix du Nord
Dans un communiqué commun, deux organisations de médecin urgentistes ont demandé un rendez-vous immédiat avec la ministre de la Santé pour trouver des solutions aux problèmes de régulation médicale afin qu’un tel drame ne se reproduise pas. Les moyens doivent être mis en place pour avoir des régulations médicales modernes et répondant à des critères de qualité, insistent l’Association des médecins urgentistes de France (AMUF) et Samu urgences de France (SUDF).

Le Courrier Picard
Du côté des ministères, plutôt concernés, la Santé et les Comptes publics, on s’attend visiblement à des débats. Le ministre des comptes publics Gérald Darmanin a exprimé sa compassion mais balayé toutes formes de polémiques : Ce n’est pas le moment de faire de la politique, a-t-il dit. Effectivement, la politique du chiffre à tout prix a été lancée et prorogée avant le drame. Mais la question des moyens se posera tout de même, à l’heure où le gouvernement réclame de nouvelles économies aux hôpitaux. Qui devront continuer de jouer aux funambules. De son côté, la ministre de la santé Agnès Buzyn a diligenté une enquête de l’Inspection générale des affaires sociales. La réponse judiciaire et administrative est appropriée mais elle arrive bien tard. Et même trop tard.

Challenges
D’ailleurs, la politique du chiffre va survivre. Le drame de Strasbourg est imputable à une erreur humaine et non à un manque de moyens, a déclaré mercredi la ministre française de la Santé. Nous sommes sur un cas particulier, individuel et quand on entend cette conversation on voit bien que ce n’est pas un problème de moyens, a déclaré Agnès Buzyn, sans doute dans un élan d’empathie avec le personnel de première ligne, chargé de faire face aux afflux. La maltraitance institutionnelle, ça n’existe pas...

Les Dernières Nouvelles d’Alsace
Les deux conseils, qui assistent le père, la mère et la sœur de Naomi Musenga, souhaitent que la justice cherche à déterminer d’éventuelles responsabilités. [...] Il ajoute : Il y a sans doute une chaîne de responsabilités. L’opératrice a peut-être commis une faute, mais ce serait trop facile de charger uniquement celle-ci. En tout cas, la famille ne le veut pas. Le parquet a fait savoir mercredi après-midi qu’une enquête préliminaire pour non-assistance à personne en péril avait été ouverte et confiée à la Direction régionale de la police judiciaire de Strasbourg. Y aura-t-il une mise en examen de la politique de santé ?

Par  Michel Pourcelot

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Vendredi 5 mai 2018

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La Poste fidèle au poste ?

Boite a lettres

La Poste connaît, ces dernières semaines, de nombreux conflits sociaux, nombre d’agents dénonçant la dégradation de la qualité des services publics et de leurs conditions de travail. Même si les médias nationaux sont loin de les présenter à leurs unes, la presse s’en est faite l’écho. Aperçus.

Le Télégramme
Les facteurs d’Ille-et-Vilaine s’opposent depuis le 9 janvier au projet de réorganisation interne de l’organisation du travail. Le mouvement, qui provoque de gros retards dans la distribution du courrier sur Rennes et ses environs, semble décidé à se poursuivre, tant les discussions avec la direction sont au point mort. [...] La direction locale de la Poste estime quant à elle qu’il s’agit de s’adapter aux besoins des usagers et avance surtout qu’elle ne fait qu’appliquer une orientation nationale. Et c’est bien le problème.

Sud-Ouest
Même combat à Bordeaux : Vingt-et-unième jour de grève des postiers girondins qui protestent contre la réorganisation souhaitée par la direction de La Poste. Les jours se suivent et se ressemblent. Pour le 21e jour consécutif, des dizaines de postiers se sont rassemblés devant le siège de la poste à Mériadeck ce mercredi matin. Cette mobilisation au long cours perturbe la distribution du courrier et des colis en Gironde. Motif de la mobilisation : la suppression de centres de distribution et d’emplois. 5 000 emplois seraient menacés au niveau national selon les syndicats.

Le Monde
Les autres vont se « moderniser », le groupe prévoyant entre autres de nouvelles « prestations facteurs ». La liste tient de l’inventaire à la Prévert. En plus de distribuer le courrier, les facteurs ont par exemple vocation à aider les seniors à utiliser des tablettes tactiles ergonomiques (coût de la prestation Ardoiz : 30 euros). Plus de 4 000 postiers ont été formés à cette tâche et l’opérateur mise sur plus de 20 000 prestations en 2018, soit un quasi-doublement en un an. Prochainement ils pourront en outre aider des contribuables à remplir leur déclaration de revenus sur Internet (pour environ 50 euros). De quoi matérialiser la dématérialisation. Cerise sur le gâteau : Pour donner davantage de valeur à un courrier, La Poste propose encore la remise commentée d’une lettre, en main propre, accompagnée de quelques phrases prononcées par le facteur (Proxi contact), un service utilisé par exemple par l’Assurance maladie. Au total, le groupe public a effectué 6 millions de ces prestations labellisées Proxi en 2017, et en vise 10 millions. Pour la Poste, la parole est d’or et d’argent.

Emarketing
Les femmes enceintes ne sont pas épargnées. Elles sont ciblées et trackées : L’étude Conso’mums de La Poste Solutions Business, réalisée avec l’Institut des mamans, est partie du postulat que la grossesse est une période durant laquelle les femmes remettent en cause leurs habitudes de consommation. De fin août à fin novembre 2017, cette étude a interrogé pendant près de 3 mois, et ce, tous les 15 jours, 460 femmes enceintes de leur 4e mois de grossesse au deuxième mois de l’enfant sur les recherches d’information, les achats et les démarches effectués par les futures mamans sur 9 secteurs d’activité, de la déco à l’hygiène en passant par la layette. Par ailleurs, un tracking digital des requêtes Google a également été effectué pendant 3 mois, auprès de 200 femmes enceintes sur cette même période.

Var-Matin
Les ruraux, quant à eux, sont loin d’être sollicités, bien au contraire. Un sénateur varois et le président de l’association des maires ruraux du Var sont montés au créneau pour défendre le maillage du territoire, notamment en milieu rural. Pour le sénateur : On a affaire à des gens qui se comportent comme de lointains managers [...]. En plusieurs endroits, La Poste commence à reculer, de nouveau. Ici, on propose une agence postale en vue, très probablement, de fermer le bureau de poste ; là, on réduit le nombre d’heures d’ouverture. Ce qu’on pourrait considérer comme ne pas être très fidèle au poste.

Par  Michel Pourcelot

 

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Vendredi 13 avril 2018

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Macron au tableau noir

Macron au tableau noir

Le chef de l’État s’est exprimé sur la chaine de TV TF1 le 12 avril 2018. L’intervention, sous forme d’interview dans une école primaire, était très attendue par la presse qui a studieusement rapporté et commenté ses propos. Aperçus.

Challenges
Dans une petite bourgade de l’Orne, il était une fois... « Jupiter dans le Perche ». Tant de proximité, même un enfant de CM2 n’y croirait pas : C’était très téléguidée. La ficelle était énorme. En acceptant d’être l’invité de Jean-Pierre Pernaud, qui anime le journal télévisé le plus populaire, et en délocalisant le plateau dans une salle de classe du petit village de Berd’huis, Emmanuel Macron montrait son souhait de parler à la France d’en bas. Le président des riches allait parler aux Français des campagnes, le président des villes allait parler aux Français des territoires, le plus jeune président de la Ve allait parler aux anciens. Cela promettait une émission vivante, ou du moins concrète, chaleureuse. In fine, on a eu du Macron pur.

Les Echos
Du pur et dur. Le chef de l’État a surtout profité de cet exercice pour afficher sa détermination à poursuivre les réformes qu’il a engagées. S’il a déclaré entendre les inquiétudes et les trouver légitimes, il a clairement dit qu’il n’allait pas baisser de rythme. La caravane libérale ne s’arrête pas pour entendre quelques râles. Son intervention a été aussi emprunte de fermeté quand il s’est agi d’évoquer des dossiers sensibles du moment comme la réforme de la SNCF ou le blocage des universités , sans oublier la situation à Notre-Dame-des-Landes, où la ZAD est évacuée, non sans heurts, par la police depuis le début de la semaine. En laissant la préfète locale dans le champ de mines.

Le Télégramme
Que ceux qui m’aiment prennent le train de la réforme de la SNCF : Emmanuel Macron ne s’était pas encore exprimé sur la grève des cheminots, mais il l’a fait avec beaucoup de considération : J’ai beaucoup de considération pour les usagers touchés par les grèves, pour les entreprises pénalisées qui risquent de déposer le bilan... mais on ira au bout de cette réforme nécessaire. En autocar, si nécessaire ? Pour le chef de l’État, on a besoin d’un chemin de fer fort. Je ne veux pas qu’on continue à augmenter les prix des billets. Comme une vulgaire CSG ? Tout cela en justifiant l’ouverture à la concurrence, tout en assurant qu’il n’y aura pas de privatisation. Elle sera juste mise sur les rails ?

La Tribune
Après avoir abordé bien des sujets et s’être exprimé de façon prévisible, le président aura réussi à surprendre en annonçant la suppression du forfait social sur l’intéressement et la participation, pour les entreprises de moins de 250 salariés à compter du 1er janvier prochain. Bref, une forte baisse des charges en vue pour toutes les TPE et PME de France, et un manque à gagner pour l’État de 440 millions d’euros par an. Qu’il faudra bien aller chercher quelque part.

Le Parisien
Mais fi de calculs élémentaires, cette interview télévisée du chef de l’État – la première depuis le début de l’année– visait à faire de la pédagogie. Le professeur Macron s’y est employé, avec un ton mesuré, sans les formules provocatrices qu’il utilise parfois. Sur le fond, le message est simple et clair : pas question de changer de ligne ou de modifier le rythme des réformes. Je fais ce que je dis et j’irai jusqu’au bout, a martelé le chef de l’État, qui entend mais ne fait que ce qu’il a décidé. Même si le tableau devient noir.

Le Monde
Ne rien lâcher sur le fond, mais tenter de mieux expliquer son action dans sa globalité, voilà en somme le résumé de l’intervention présidentielle, un an ou presque après son élection. Si le style Macron s’arrondit aux angles, il reste inchangé au cœur. Je demande [aux Français] de me faire confiance, j’ai prouvé que, quand je dis les choses, je les fais, a-t-il souligné, en demandant de la patience au pays, aux Français, ces grands enfants.

Par  Michel Pourcelot

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Vendredi 6 avril 2018

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Fonction publique : vous avez dit concertation ?

Les neuf syndicats représentatifs de la fonction publique ont réaffirmé de concert ce 4 avril 2018 leur opposition au document cadre de la concertation intitulé « refonder le contrat social avec les agents publics ». La presse s’est penchée sur cette concertation. Aperçus.

Le Monde

« La concertation dans la fonction publique s’engagera peu ou prou sur les bases définies par le gouvernement. Mais avec quels syndicats de l’autre côté de la table ? Mercredi 4 avril, en tout cas, la réunion avec le secrétaire d’État chargé des négociations, Olivier Dussopt, a tourné court. Cette réunion avait pour objet de mettre un terme à la première phase, ouverte le 1er février : les pourparlers sur le document de cadrage de la concertation. Âprement discuté depuis deux mois, ce texte rappelle les quatre chantiers à traiter dans l’année qui vient (rénovation du dialogue social, recours accru aux contractuels, rémunération au mérite et plans de départs volontaires), fixe une méthode et un calendrier. La troisième et ultime mouture, présentée vendredi 30 mars, diffère assez peu de la première ». Bref, le gouvernement reste droit dans son cadre.

Libération

« Après une intersyndicale mardi soir (3 avril), les neuf organisations représentantes des agents publics envisagent une nouvelle grève fin mai après un mois d’avril de "mobilisations". C’est l’autre bataille, moins visible, plus longue, entre syndicats et gouvernement. Après deux journées de mobilisations jugées réussies (10 octobre et 22 mars), les représentants des agents de la fonction publique avancent groupés face à Bercy. Mardi soir, les dirigeants des neuf organisations syndicales se sont entendus sur une déclaration commune qu’ils ont lue, ce matin, au secrétaire d’État chargé de les suivre, Olivier Dussopt. Symboliquement, ils ont ensuite quitté la salle ». Sortant du cadre imposé.

Challenges

C’est le 29 mars que « le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, et le secrétaire d’État à la Fonction publique, Olivier Dussopt, ont lancé la concertation avec les représentants des agents de l’État, des collectivités locales et des hôpitaux sur le "big bang" annoncé le 1er février dernier » si pieusement inscrit dans leur évangile et « qu’ils appellent de leurs vœux ». Amen.

La Croix

La concertation ? « un cycle de "90 réunions bilatérales et autant de multilatérales qu’il le faudra", selon des déclarations du secrétaire d’État. Au programme des négociations, qui doivent s’achever à la fin du mois d’octobre, figurent quatre chantiers principaux. Le premier, sur la réforme des instances de représentation des fonctionnaires, s’ouvrira dès avril. Suivront ensuite la question des contractuels, la protection sociale complémentaire, la possibilité d’ouvrir la rémunération au mérite et celle de lancer des plans de départs volontaires ». Dans un cadre caudin ?

Par  Michel Pourcelot

Voix De Presse

Vendredi 23 mars 2018

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22 mars : public-privé sur la même voie

22 mars 2018 saint quentin 02

Grèves et manifestations d’agents publics et de personnels de la SNCF ont eut lieu dans toute la France le 22 mars pour la défense du service public et contre la réforme de la SNCF. Leur déroulement a été très observé par la presse. Aperçus.

Paris Match
Un trafic SNCF très perturbé, des vols annulés, des écoles fermées : fonctionnaires et cheminots menaient jeudi une première charge contre les projets de réforme du gouvernement, pour un service public de qualité et la défense de leur statut. À ces enjeux communs s’ajoutent des revendications propres. Sept syndicats (sur neuf) de la fonction publique mobilisés (CGT, FO, FSU, CFTC, Solidaires, FA-FP et CFE-CGC), premiers à appeler à cette journée de grève, réclament notamment une hausse de leur pouvoir d’achat. Les cheminots, qui ont choisi le même jour pour défiler, défendent eux l’avenir du rail, que le gouvernement entend aussi emmener vers une voie libérale. Bref, tous dans le même bateau.

Challenges
Les cheminots ont donné le ton à grand renfort de fumigènes, tambours, sifflets et musique rock. Ces manifestations convergentes, c’est l’expression d’un besoin de service public de qualité dans tout le territoire, a déclaré à l’AFP Philippe Martinez, le patron de la CGT [...]. Côté fonctionnaires, les responsables des sept organisations syndicales (CGT, FO, FSU, CFTC, Solidaires, FA-FP et CFE-CGC) ayant appelé à la grève ont pris la tête du cortège parisien derrière une banderole unitaire : pour la fonction publique, les salaires, l’emploi et le statut. Le gouvernement pose des bombes à fragmentation qui sont en train de détruire peu à peu les fondements mêmes de notre modèle social et républicain, a relevé dans la manifestation Pascal Pavageau, qui s’apprête à succéder à Jean-Claude Mailly à la tête de FO.

La Provence
Comprenez-vous les attaques sur le statut des fonctionnaires ? Jean-Claude Mailly : Je rappelle qu’il a été mis en place pour assurer la neutralité et la continuité du service public. Sur les 5 millions de fonctionnaires, 1 million a déjà le statut de contractuel. J’ajoute qu’on ne peut pas rendre responsable les difficultés des sociétés comme la SNCF juste à cause du statut des fonctionnaires. Comme le laisse planer certains.

Les Echos
À la SNCF, cette participation très importante est un coup de semonce pour le gouvernement. La mobilisation de ce jeudi n’était présenté que comme un tour de chauffe, avant le début de la grève par intermittence programmée pour le 3 avril. Tout un symbol : le RER D, qui dessert le siège de la SNCF, à Saint-Denis, a été particulièrement perturbé. Mais ce n’était pas la seule ligne impactée de façon importante par la journée de mobilisation.

La Dépêche du Midi
La ligne gouvernementale reste elle droite dans ses bottes dogmatiques. Face à la grève annoncée à la SNCF, nous tiendrons, quelle que soit la longueur du conflit social pour protester contre le projet de réforme de l’entreprise, a assuré dimanche le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, les yeux fixés sur la ligne bleue libérale.

Marianne
Lorsque les prochaines générations voudront comprendre ce qui s’est passé, on sera bien en peine de leur expliquer pourquoi un service qui marchait si bien a été dérégulé. Bruxelles, l’adaptation aux règles de la concurrence, une dette à éponger, un président qui voulait faire passer un message. Si ce n’est un évangile, un dogme.

Le Monde
Ni les exemples étrangers ni la modélisation économétrique ne démontrent l’efficacité de la réforme envisagée, estiment, dans une tribune au Monde, Marc Ivaldi et Frédéric Cherbonnier, professeurs à l’Ecole d’économie de Toulouse, pour qui l’ouverture à la concurrence ne garantit en rien une baisse des prix favorable au voyageur. Mais est-ce bien l’objectif ?

 

Par Michel Pourcelot

 

 

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Vendredi 16 mars 2018

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Retraités et Ehpad refusent d’être touchés par la macronite aiguë

Ehpad en danger Les personnels des Ehpad et des services à domicile de nouveau mobilisés jeudi 15 mars à l’appel de FO et de neuf autres organisations syndicales.

D’importantes manifestations de retraités, et de personnels d’Ehpad (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), se sont une nouvelle fois déroulées à travers le pays ce 15 mars pour protester respectivement contre l’érosion de leur pouvoir d’achat par la hausse de la CSG et les conditions de travail. Aperçus.

L’Express
Face à la solidarité des manifestants, la ministre des Solidarités, Agnès Buzyn, a reçu une délégation à la mi-journée pendant un rassemblement sous ses fenêtres. Elle a reconnu la légitimité des attentes, a rapporté le président de l’AD-PA, Pascal Champvert. Mais elle ne peut pas répondre au ratio d’un personnel pour un résident, contre 0,6 en moyenne actuellement, réclamé par les syndicats, en plus de meilleurs salaires ou de l’abrogation de la réforme du financement des Ehpad. Un pour tous, tous pour un, n’est sans doute que de la littérature.

Le Monde
Plus ancrée dans la réalité et arrivée un peu avant 13 heures, Laure Huyssachaert est aide soignante dans un Ehpad de Seine-et-Marne. À 23 ans, c’est sa première expérience professionnelle. Comme une rengaine, elle décrit un travail à la chaîne : Un résident c’est maximum 20 minutes pour la toilette du matin, mais on essaye de parler, on est des humains quand même ajoute-t-elle résignée. Des humains ! Combien de divisions face à une colonne de chiffres ?

La Dépêche
Pas de divisions mais des fusions de cortège en l’Hexagone : retraités et personnels des Ehpad des Hautes-Pyrénées ont manifesté ensemble, dans les rues de Tarbes. Plus de 2 000 manifestants, originaires de tout le département, avaient fait le déplacement. La grande majorité des manifestants étaient des retraités. De toute la Bigorre, de tous les milieux sociaux et de toutes les couleurs politiques, ces derniers ont scandé leur mécontentement face à la dégradation de leur situation financière et sociale.

Marianne
Cette dégradation produit des ruissellements : parmi ses postes de dépense menacés : le forfait téléphonique et l’assurance de la voiture que Martine paie à son fils de 30 ans, en recherche d’emploi. Le gouvernement parle beaucoup de solidarité entre générations mais en baissant le pouvoir d’achat des retraités, il nous empêche de soutenir nos familles, pointe-t-elle. À trop scier les branches intergénérationnelles...

Le Figaro
Déjà, les premières ponctions se sont fait sentir. Et ont parfois suscité l’incompréhension de retraités qui, malgré des pensions inférieures à 1 200 euros par mois, ont dépassé les plafonds (1 841 euros pour un couple) en raison des revenus de leur conjoint et/ou locatifs, explique M. Hotte (FO). Interpellé mercredi à Tours, Emmanuel Macron a redit qu’il assumait ses réformes et demandé un effort pour aider les jeunes actifs. Il y en a qui râlent et qui ne veulent pas comprendre, c’est la France, a-t-il remarqué, dans un éclair d’analyse systémique. Râler n’est pas être en colère selon lui : Après deux jours en Touraine et plusieurs bains de foule, Emmanuel Macron a déclaré jeudi qu’il n’avait pas senti de colère, mais qu’il fallait expliquer les réformes. [...] Nos concitoyens ont parfois des angoisses, nous sommes là pour les accompagner et faire que ce pays réussisse, a-t-il dit. Sinon contre les angoisses, il y a les ordonnances.

Par  Michel Pourcelot

 

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Vendredi 19 janvier 2017

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Intouchables d’Etat : l’Etat contre l’Etat ?

Intouchable d etat

La sortie du livre Les Intouchables d’État. Bienvenue en Macronie, le 18 janvier, a été amplement commentée dans les médias. Moins nombreux ont été les organes de presse a s’être penchés réellement sur ce nouvel ouvrage dénonçant les excès de certains hauts-fonctionnaires. Aperçus.

L’Obs
Durant près de deux ans, Vincent Jauvert a mené l’enquête, rencontré une centaine de témoins, mis la main sur des documents confidentiels. Une plongée inédite dans un monde secret, dont il est ressorti avec un sentiment amer. Je ne m’attendais pas à découvrir un tel déclin de l’esprit public, écrit-il, un tel mépris des règles éthiques. D’anciens barons de Bercy se vendent à des multinationales pour révéler les failles des lois fiscales qu’ils ont eux-mêmes élaborées. La République nourrirait-elle des vipères en son sein ?

L’Express
Grassement même : Des rémunérations trop élevés et non justifiés par une masse de travail particulière. Dans un référé rendu public le 20 décembre dernier, la Cour des comptes a épinglé les salaires des hauts fonctionnaires à Bercy. La cohérence de la politique de rémunération est mise à mal par le niveau élevé et difficile à justifier de la rémunération des administrateurs généraux des finances publiques, qui pose des problèmes d’équité et de cohérence avec celui du reste de l’administration, soulignaient les magistrats. Effectivement difficilement compatible avec les coupes motivées par le souci d’économie dans les services publics...

Le Parisien
Mais le service public est-il le maître-mot ? Un inspecteur des Finances, ex-lobbyste à Bruxelles, fut directeur-adjoint du cabinet de François Fillon à Matignon mais est ami de longue date avec un autre inspecteur des Finances, Emmanuel Macron, ainsi qu’avec son numéro deux à l’Elysée Alexis Kohler, qui lui proposa la direction de la Caisse des dépôts et consignation. AGG préféra rester dans le privé –sans pour autant démissionner de l’Inspection. Son cabinet truste les belles affaires, la défense de gros clients face aux autorités de régulation mais aussi le conseil au gouvernement dans la privatisation de l’aéroport Toulouse-Blagnac. Et ainsi le monde tourne bien, du moins fait-il des ronds. À l’origine de ce phénomène, la mutation néolibérale de l’économie française et l’ouverture à la concurrence, par l’Europe, de secteurs clés comme les télécoms, l’énergie ou les transports. L’État est peu à peu démantelé, perd son rôle d’acteur pour devenir simple régulateur à travers ses agences – Arcep pour les télécoms, AMF pour les marchés financiers, CRE pour l’énergie, etc – qui fixent des règles, délivrent des autorisations ou des sanctions. Histoire de taper sur les doigts de ceux qui décrédibiliseraient le système.

Par  Michel Pourcelot

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Vendredi 5 janvier 2017

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2018, année de tous les chantiers ?

La volonté ostensible de l’exécutif de multiplier les chantiers dès l’entame de l’année 2018 a été largement répercutée dans les médias. Parfois dubitative devant ce stakhanovisme annoncé, la presse s’est penchée sur cet activisme. Aperçus.

Libération
2018, le chantier permanent, avec au menu Immigration, Notre-Dame-des-Landes, institutions, assurance chômage, logement, égalité femmes-hommes… Emmanuel Macron ouvre de front tous les dossiers majeurs dès le premier semestre. Un programme chargé. Et dangereux ?. Généralement c’est pour la mule que c’est dangereux. Surtout si elle en a déjà plein le dos.

L’Express
Mais en avant la musique (de marche) pour 2018 : Édouard Philippe a une nouvelle fois filé la métaphore de l’orchestre pour décrire l’action de son gouvernement et l’enjeu de cette réunion qui va fixer le rythme de travail sur les trois mois qui viennent. Dans un bon orchestre, il faut de bons solistes qui connaissent bien leurs partitions, a-t-il souligné sur le plateau des 4 Vérités. Comme cela, on joue ensemble, a-t-il précisé. Sans donner le nom du compositeur. Le Joueur de flûte de Hamelin ?

Le Parisien
Premier rendez-vous politique de l’année, le séminaire gouvernemental, qui, à l’Elysée, a donné aux ministres le tempo et la chronologie des réformes du premier trimestre 2018. Formation professionnelle, assurance chômage, apprentissage, plan logement, plan pauvreté, plan villes. Le calendrier est ainsi fait, glisse-t-on à Matignon, que l’on va beaucoup travailler sur la dimension cohésion sociale. Bref, cette deuxième phase a été conçue comme plus sociale et plus protectrice. L’Elysée veut croire que la page du président des riches est tournée. Même si l’histoire peut sembler quelque peu cousue de fil d’or...

Le Monde
Signe qui ne trompe pas, le couple exécutif a utilisé à plusieurs reprises ces derniers jours les mots de cohésion et de projet social pour qualifier ses réformes, manière implicite de reconnaître qu’il marchait jusqu’ici davantage sur sa jambe droite que sur sa jambe gauche. Je ne vais pas vous dire que je ne me suis jamais senti boiter, a lui-même confié Emmanuel Macron aux journalistes, plus tard dans la journée. Comme une illustration de ce en même temps présidentiel, le chef de l’État a indiqué qu’il se rendrait au Forum de Davos le 24 janvier mais aussi voir les migrants de Calais d’ici au 18 janvier. Et guérir les écrouelles ?

Le Télégramme
En parlant santé, il va falloir l’avoir. Surtout à entendre la ministre concernée : hier [4 janvier,NDLR], à Rennes, Agnès Buzyn a présenté la stratégie nationale de santé du gouvernement pour le quinquennat. Soit quatre chantiers. Et les moyens, dans tout ça ? Dire qu’il faut toujours plus d’argent, c’est céder à la facilité, rétorque Agnès Buzyn. Parlons d’abord d’organisation efficace de notre système, tous les professionnels de santé savent que là est le problème. Manière de ménager l’avenir. Car la ministre le sait : le gouvernement veut réduire la dépense publique de trois points d’ici à la fin du quinquennat et ne s’interdit aucun sujet. Et surtout pas de couper les cordons de la bourse. Sur ce, bonne année et surtout bonne santé !

Par  Michel Pourcelot

 

Voix De Presse

Vendredi 29 décembre 2017

PRESSE - COMMUNICATION

Voixdepresse

Voix de presse

Chômeurs

Les vœux présidentiels

2017 chomeurs et voeux du president

Le durcissement du contrôle des chômeurs, évoqué le 27 décembre dans une note confidentielle du ministère du Travail ayant fuité dans la presse, a été aussitôt confirmé par le chef de l’État lui-même. La presse s’en est émue. Aperçus.

Le Figaro
Droit dans ses moon boots, le chef de l’État, interrogé depuis la station de ski de La Mongie (Hautes-Pyrénées), où il est actuellement en vacances, est revenu sur les critiques qui le visent depuis que le détail de son projet de durcissement du contrôle des chômeurs a fuité dans la presse. C’est là aussi un engagement de campagne tenu. [...] Je l’ai dit et on le fera, a-t-il martelé, dans la neige. Un engagement de rase campagne d’hiver sans doute. Il a précisé en outre que ça n’est pas parce qu’il n’y a pas de règle que les choses ne peuvent pas avancer, mais que ça n’est pas non plus parce qu’on met des règles qu’on met de la suspicion derrière chacun. Certes, mais moins de règles pour les entreprises et plus de règles pour les chômeurs aurait tendance à faire naître la suspicion.

La Charente Libre
D’autant que reste cette communication d’un président qui donne des gages de bienveillance devant les caméras enneigées pour ne pas stigmatiser les chômeurs mais qui satisfait en même temps la droite ligne du Medef dans les coulisses des ministères. Pierre Gattaz imaginait un contrôle journalier, hebdomadaire ou mensuel pour des chômeurs soupçonnés de toucher leurs indemnités et partir en vacances dixit Christophe Castaner, le président du parti présidentiel. Le vœu sera exaucé mais ce ne sont pas seulement des règles nécessaires pour faire avancer le pays, comme l’a justifié Emmanuel Macron. C’est aussi une manière d’annoncer que les efforts doivent être faits par tous, avec l’impression que ceux qui ont moins devront en faire plus que ceux qui ont déjà beaucoup.

Libération
Selon la note citée par l’hebdomadaire, une recherche insuffisante, un refus de formation ou un refus de deux offres d’emploi jugées raisonnables, entraînerait une réduction des allocations de 50% pendant deux mois. En cas de récidive, elles seraient supprimées pour une durée de deux mois. Un arsenal de sanctions branché sur les ondes Hartz. Pour Noël, le Père Fouettard est de sortie. En outre, choc de simplification, chaque demandeur d’emploi devra remplir un rapport d’activité mensuel, listant l’ensemble des démarches effectuées pour favoriser son retour à l’emploi, selon cette note rédigée par Antoine Foucher, directeur de cabinet de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, et ancien cadre du Medef. Pierre Gattaz, numéro un du Medef, avait suggéré en octobre un contrôle journalier, hebdomadaire ou mensuel des demandeurs d’emploi. Contrôle des chômeurs oui, contrôle des entreprises non.

Ouest France
Sont donc prévenus les nouveaux futurs chômeurs via la rupture conventionnelle collective (RCC) procédé, introduit par les ordonnances Travail, qui permet à un employeur de se séparer de ses salariés sans avoir recours à un plan social. Un procédé qui a su séduire tant il répond à certains vœux : Quel succès ! Après la chaîne de prêt-à-porter Pimkie, le constructeur automobile PSA Peugeot-Citroën-DS envisage de recourir à la rupture conventionnelle collective (RCC). Ce nouveau dispositif sera à l’ordre du jour du prochain Comité central de l’entreprise le 9 janvier. Dans la presse, la société du Figaro et Les Inrocks y songent aussi. Les décrets d’application portant sur la réforme du Code du travail viennent à peine d’être publiés. Vrai cadeau de Noël, la nouvelle mesure permet d’avoir beaucoup plus de fluidité, a vanté mercredi un député de la majorité présidentielle, interrogé sur le cas de Pimkie. Quand une entreprise est percutée par une évolution du marché, elle doit être capable très rapidement de se réinventer, a-t-il développé. Les salariés percutés, eux, restent sur le carreau. Belle année en perspective.

Par  Michel Pourcelot

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