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Jeudi 5 octobre 2017

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Les APL plongent, les lingots refont surface

Apl

 

L’ISF, l’impôt de solidarité sur la fortune, devrait muter en IFI, impôt sur la fortune immobilière, le 1er janvier2018, dans le cadre du premier projet de loi de finances (PLF) du quinquennat, présenté le 27 septembre en conseil des ministres.

Même parmi les partisans mêmes du gouvernement, certains ont estimé plutôt gênant la sortie de cette imposition des yachts et autres lingots. La presse s’en est faite l’écho.

Le Journal du Dimanche
La réforme de l’Impôt sur la fortune, comprise dans le Budget 2018, prévoit de recentrer cet impôt pour les plus grosses fortunes au seul patrimoine immobilier afin de favoriser l’investissement sur le territoire. L’ISF sera d’ailleurs renommé Impôt sur la fortune immobilière (IFI). Exit donc par exemple les revenus financiers comme les dividendes mais aussi les biens de luxe, comme les bijoux, objets d’art, yachts et autres jets privés sans oublier les lingots d’or. Qui comme on le sait participe à l’investissement...

L’Express
À fortunes démesurées, le gouvernement n’a pas fait dans la mesure, en décidant de sortir de l’assiette de l’ISF l’ensemble des valeurs mobilières pour n’y garder que les valeurs immobilières. Soit un manque à gagner de 3,2 milliards d’euros pour l’État, et une baisse de près de 80% des recouvrements.

Le Point
Le chef de l’État se défend de mener une politique pour les riches. On se demande qu’est-ce qui pourrait donc bien laisser à penser une chose pareille. Mais il reste que ce remodelage de l’ISF en IFI est un beau cadeau fiscal aux détenteurs de joujoux luxueux, tels les yachts ou les jets privés. Symboliquement, ce n’est pas facile à assumer au moment où l’on rogne sur les emplois aidés, les APL et les indemnités de licenciement sans cause réelle et sérieuse auxquels peuvent prétendre les salariés. Face au critique, le gouvernement a donc amorcé un rétropédalage dimanche. Les ministres chargés de l’Économie et des Comptes publics se sont déclarés ouverts à la possibilité de taxer certains produits ostentatoires, mais sans remettre en cause la réforme de l’impôt sur la fortune (ISF). Soyons sérieux.

L’Alsace
Car « la réforme de l’ISF était une promesse de campagne du candidat Macron ». Le Premier ministre, l’a redéfendu sur France 2, jeudi soir : Je l’assume. Notre objectif, c’est de faire en sorte que le capital reste en France et même d’attirer des gens, y compris des gens riches, en France.

L’Union
Ce qui est pourtant déjà largement le cas : l’hexagone compterait 579 000 millionnaires, soit près de 11 % de plus qu’en 2016. Résultat, la France n’a jamais compté autant de millionnaires. Notre pays passe pour la première fois devant la Grande-Bretagne (6e) mais derrière les États-Unis (1er), le Japon (2e), l’Allemagne (3e) et la Chine (4e). Sans IDF, qu’est-ce que cela va être ! Cela dit, on n’a pas vraiment l’impression que leurs richesses ont ruisselé sur la France.

Midi Libre
Qu’importe, même si les yachts font des vagues, le cap politique sur l’ISF est le bon : celui de sortir de l’assiette de l’impôt tout ce qui peut être investi au service de notre économie, a déclaré la très versaillaise députée de la majorité Amélie de Montchalin, référente pour le budget à l’Assemblée. « Notre » économie ?

Par  Michel Pourcelot

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Jeudi 7 septembre 2017

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Contrats aidés

L’État assèche le territoire!

Contrats aides

Après la baisse des dotations de l’État, le gouvernement a annoncé celle des contrats aidés. Une décision abondamment commentée par la presse, notamment régionale. Aperçus.

La Voix du Nord
Jugés coûteux et inefficaces par le gouvernement, les contrats aidés vont être supprimés. Mais quelles conséquences pour les communes ? À Dunkerque, la note se chiffre en millions [...]. L’équipe municipale s’inquiète de l’effet cumulatif de plusieurs annonces : fin des contrats aidés, poursuite de la baisse des dotations de l’État et suppression de la taxe d’habitation. Un véritable assèchement lancé pendant l’été qui épuise les ressources humaines. La fin des contrats aidés représentera déjà la perte de 22 agents au 1er janvier 2018 dans les écoles (surtout pour les fonctions de nettoyage et pour le plan de déplacement scolaire). Heureusement l’Éducation nationale a été « sanctuarisée ».

Le Dauphiné
Pourtant le blé en herbe est menacé dans sa croissance. À Sainte-Croix, dans la Drôme, l’école de la petite commune de 100 habitants du Diois en danger à cause de la suppression de ses deux emplois aidés est toujours bloquée. Ces deux personnes assistaient l’instituteur de cette école à classe unique (dix-huit élèves de la grande section de maternelle au CM2) et assuraient surtout la garderie le matin et le soir et géraient les repas du midi. La commune n’a pas les moyens de financer seule ces deux emplois. Il nous faudrait 30 000 euros, c’est impossible, déplore la maire Claude Poncet. Depuis lundi, l’instituteur de l’école de Sainte-Croix est présent mais sa classe est vide. Heureusement le gouvernement n’a pas encore appliqué le dédoublement de classe.

La Dépêche
Dans le Tarn-et-Garonne, les questions ont laissé place à une forte inquiétude et à des premières décisions douloureuses dans le dossier de la baisse des contrats aidés décidée par le gouvernement. Communes, associations et même commerçants sont déjà touchés. C’est une quasi levée de boucliers qui se fait jour en cette rentrée. L’affaire n’est pas neutre. Selon nos informations, la création d’emplois aidés dans le Tarn-et-Garonne a été de 2218 en 2016, et de 884 pour le seul premier semestre 2017. Autour de 600 emplois seraient ainsi sur la sellette. Les communes sont inquiètes. Heureusement, le chef de l’État a assuré être à l’écoute de la sensibilité territoriale et vouloir préserver l’unité de la République lors de la récente conférence des territoires sise en cet été si sec.

Challenges
L’assèchement attire les pyromanes : les maires accusent Macron de mettre “le feu” aux collectivités territoriales. La baisse des dotations publiques, combinée à la taille dans les effectifs des contrats aidés, crée des situations “insoutenables” selon les représentants des maires et des communes de France. De quoi réduire en cendres une bonne part du tissu social. Heureusement le chef de l’État a affirmé sa solidarité aux pompiers.

Par  Michel Pourcelot

 

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Mercredi 30 août 2017

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Le ministre, le milliard et l’épargne salariale

Le ministre de l’Économie a indiqué, le 28 août, que la transformation du crédit d’impôt compétitivité (CICE) en baisse de charges permettrait d’augmenter la « réserve de participation des salariés » et ainsi amener un milliard d’euros aux salariés. Pour une part dubitative, la presse s’est penchée sur cette annonce à un milliard. Aperçus.

Sud-Ouest
Le gouvernement ne compte pas modifier la fiscalité de l’épargne salariale, selon les déclarations du ministre de l’Économie […] qui s’adressait notamment aux 8,6 millions de salariés du secteur privé qui ont accès à au moins dispositif de ce complément de rémunération. Qui n’augmente pas le salaire. Le maintien en l’état de la fiscalité de l’épargne salariale figure ainsi parmi les mesures destinées à augmenter le pouvoir d’achat des salariés, a fait valoir Bruno Le Maire.

Challenges
Le ministre de l’Économie ne peut cacher sa joie. Ça va produire une plus grande profitabilité pour les entreprises et ça va augmenter la réserve de participation pour les salariés, c’est-à-dire la part du bénéfice qui va aux salariés parce qu’ils ont bien travaillé, parce qu’ils se sont engagés pour l’entreprise, a-t-il expliqué, semblant mélanger intéressement et participation. Nous estimons que ça représente environ un milliard d’euros qui seront redistribués directement aux salariés, a précisé M. Le Maire.

L’Express
Qui s’est fait lumineux : Moins de charges, donc plus de profits, donc plus de participation pour remercier les salariés : c’est l’équation gagnante, défendue par Bruno Le Maire le 28 août 2017. Une ombre au tableau ? Interrogé sur la possibilité que les entreprises choisissent plutôt d’utiliser cette réserve pour investir, le ministre a déclaré qu’elles auraient d’autres moyens d’augmenter leur investissement, puisque le gouvernement prévoit de baisser l’impôt sur les sociétés dès janvier 2018. Ça revient aux salariés, ça restera aux salariés, a-t-il insisté. Confiant.

Les Échos
L’exemple vient d’en haut : la loi Macron de 2015 avait, selon les experts, redonné du souffle à l’épargne salariale malmenée par la fiscalité. Il y a eu un impact positif dès l’année dernière. Cela devrait continuer en 2017, estime Frédéric Lenoir, directeur marketing chez Natixis Interépargne, un acteur important du secteur, qui précise que la tendance est positive depuis le début de l’année pour la collecte nette. Fin 2016, l’encours de l’épargne salariale était au plus haut, à 122,5 milliards d’euros, selon l’Association française de la gestion financière, et les flux sur les PEE et les Perco en hausse de 9 %, à 13,7 milliards d’euros. Pas de problème de solidarité gouvernementale pour le porte-parole du gouvernement, Georges Castener, qui était rapporteur de cette loi et vice-président du Conseil d’orientation de la participation, de l’intéressement, de l’épargne salariale et de l’actionnariat salarié (Copiesas).

Le Figaro
Et il faut soutenir le mouvement. A l’université du Medef, fort de la présence annoncée de 11 ministres, évoqué par Pierre Gattaz lors de son discours inaugural, le thème de la confiance devient une notion de management prépondérante. Selon une étude de Malakoff Médéric, un indicateur spécifique montre qu’il faut remettre la confiance au cœur des organisations : l’engagement des salariés français a effectivement dégringolé en sept ans. De 41% en 2009, il est passé à 28% en 2016. Ayez confiance, engagez-vous, rengagez-vous.

Par  Michel Pourcelot

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Mercredi 16 août 2017

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Agroalimentaire
Des œufs en mauvaise position

Oeuf

Révélé début août, le scandale des œufs contaminés au fipronil, insecticide utilisé contre des parasites de la poule tels le « pou rouge », ne cesse de s’étendre, amenant la presse à se poser quelques questions. Exemples.

Le Monde
Si le ministère de l’agriculture français se veut rassurant sur les conséquences sanitaires de cet épisode —bien que certains avis scientifiques soient plus nuancés—, ce scandale est un nouveau symptôme des dysfonctionnements du secteur industriel alimentaire européen. Les crises sanitaires se répètent, en effet, depuis la montée en puissance du modèle agroalimentaire intensif. Le scénario —un produit, qui n’aurait pas dû être là, se retrouve dans les assiettes des consommateurs— surprend souvent par l’ampleur géographique qu’il prend. Des œufs qui font tache d’huile.

L’Express
Et de vrais œufs de Colomb qui voyagent au-delà des mers : Premier pays d’Asie concerné, Hong Kong a indiqué avoir trouvé des œufs néerlandais contaminés, a précisé l’exécutif européen. Hong Kong a déclaré samedi (12 août) que les autorités locales renforçaient leurs contrôles. Dont elles n’ont pas précisé le niveau antérieur.

L’Écho Républicain
L’affaire couve-t-elle depuis longtemps ? La Belgique a reproché aux Pays-Bas de ne pas avoir informé plus rapidement ses voisins européens malgré la découverte dès novembre 2016 d’un insecticide dans des œufs. L’agence néerlandaise de la sécurité alimentaire, la NVWA, s’est défendue de ne pas avoir tué le problème dans l’œuf : Un de ces signaux est arrivé en novembre 2016 comme tuyau anonyme auprès de la NVWA sur l’utilisation illégale de biocides (fipronil) lors du nettoyage de poulaillers pour lutter contre le pou rouge [un parasite qui s’attaque aux poules, NDLR]. À ce moment-là, il n’y avait aucune indication d’un risque aigu pour la sécurité alimentaire. Il n’y avait pas d’indication que du fipronil pourrait se trouver aussi dans les œufs. Une relation entre l’œuf et la poule serait-elle donc possible ?

Le Point
Alors l’œuf ou la poule ? Les deux ! Car il y a un phénomène de bio-accumulation avec la consommation d’œufs contaminés, mais aussi avec la chair des poules infectées, car si les œufs le sont, c’est bien parce que l’animal que vous êtes susceptible de consommer l’est initialement. Ainsi la fréquence et le degré d’exposition conditionnent la concentration en cette substance, que l’on soupçonne d’être un perturbateur endocrinien. Or, cette concentration peut être non négligeable pour les forts consommateurs d’œufs, de produits dérivés et de chair de poule (parties grasses). Le risque sanitaire existe sur les plans digestifs, neurologiques et endocriniens, mais actuellement difficilement quantifiable individuellement, explique le docteur Laurent Chevalier, praticien attaché au CHU de Montpellier. Qui précise quelques précautions comme ne pas consommer les produits industriels dérivés à base d’œufs (viennoiseries comme les brioches, certaines pâtes, mayonnaise…) et de plats préparés à base de poulet dont l’origine de tous les ingrédients n’est pas clairement mentionnée. Les fabricants ont subi cette fraude à leur insu. Votre vigilance s’impose. Quand on rogne les ailes des contrôles étatiques, c’est le particulier qui mange.

L’Usine nouvelle
En France, où 250 000 œufs ont été mis sur le marché, on a alors jeté un œil sur l’œuf : l’Agence de sécurité de l’alimentation (Anses) s’est penchée sur la question. Ce vendredi 11 août 2017, les autorités sanitaires ont finalement donné leur verdict : le risque pour la santé en cas de consommation d’œufs contaminés est qualifié de très faible au vu des niveaux de fipronil qui sont constatés dans les œufs contaminés, mais aussi au vu des habitudes françaises de consommation alimentaire. Plus précisément, l’Anses affirme que les enfants âgés de 1 à 3 ans peuvent consommer 1 œuf contaminé par jour (et ce chiffre monte à 10 œufs par jour pour les adultes) sans s’exposer à un risque aigu. Pas de quoi s’affoler, donc.... Les œufs sont bien gardés.

Par  Michel Pourcelot

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Vendredi 21 juillet 2017

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Budget, anorexie programmée

Presse

Il n’est plus guère de jours en cette mi-juillet sans annonce de coupes dans le budget de l’État. La presse commence à s’en émouvoir. Aperçus.

Le Monde
Les femmes d’abord. A peine Simone Veil "panthéonisée", il est annoncé : « Budget consacré aux droits des femmes : une baisse de 7,5 millions d’euros prévue ». En effet, « selon un projet de décret sur les restrictions budgétaires, le secrétariat d’État de Marlène Schiappa est bien visé par une coupe de 25 %, soit le chiffre annoncé par les associations féministes ». Mme Schiappa a assuré que « les associations dont l’objet est l’accueil de femmes victimes de violences sexistes et sexuelles ne verront aucune baisse de subvention du ministère ». Donc déjà toutes les autres le verront. Cependant, selon entourage, il s’agira de coupes « dans les frais de fonctionnement, comme la suppression des notes de frais et des réceptions ». Alors que « selon un rapport du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, le budget alloué aux droits des femmes s’élevait à 29,6 millions d’euros en 2016, soit 0,006 % du budget global de l’État ». Déjà que ce n’était pas "Viva Las Vegas"...

Libération
« Certaines associations attendent toujours le versement de leurs subventions. Et les têtes de réseaux nationaux n’y échappent pas. Le Planning familial n’a toujours pas reçu la première moitié de son budget public pour l’année 2017, la Fédération nationale solidarité femmes (qui s’occupe notamment du numéro d’appel 3919) patiente depuis début janvier pour toucher 50% de la somme qui lui est destinée. Pire, l’AVFT (Association contre les violences faites aux femmes) survit depuis sept mois grâce à des crédits bancaires faute d’un renouvellement de convention qui tarde à être signé ». Et là il y a péril en la demeure.

Le Figaro
Le gel menace même en Avignon : « naturellement inquiets après l’annonce des économies prévues dans le secteur culturel de 50 millions d’euros, [les directeurs d’établissements culturels] ont reçu quelque chose comme une douche froide », quand la directrice générale de la création artistique (DGCA) au ministère de la Culture, nommée par Manuel Valls ,« Régine Hatchendo a entamé une réflexion sur les modèles économiques qui prévalent dans le secteur public, et associé cette réflexion aux ponts éventuels qui pourraient être jetés avec le secteur privé afin que les productions soient exploitées plus rapidement et plus longuement ». Bref un monologue bien appris et rôdé : le privé fait toujours mieux.

Le Journal du Dimanche
Le collet s’est même resserré sur la Grande Muette qui a préféré l’ouvrir : « Après une semaine de phrases aigres et de recadrages, le général de Villiers a présenté sa démission de son poste de chef d’état-major des armées ce mercredi 19 juillet ».

Challenges
Un départ avec tambours et trompettes qui dissipe bien des rideaux de fumées : « Démission fracassante du chef d’état-major des armées, difficultés budgétaires, volte-face fiscaux, premier vent de fronde dans la majorité, sondages en baisse : deux mois après son élection, le ciel s’assombrit pour Emmanuel Macron, qui affronte sa première grosse crise au sommet de l’État. En démissionnant, Pierre de Villiers met en évidence la contradiction entre un chef de l’État qui, depuis son investiture, vante l’importance qu’il accorde à l’armée, et une coupe budgétaire où celle-ci est la plus grande perdante. (...) Cette démission tombe d’autant plus mal qu’elle intervient au moment où le quinquennat entre dans le dur des réformes annoncées, qui commencent à susciter des remous jusqu’au sein de sa large majorité. A commencer par les efforts d’économies demandées cette semaine aux collectivités locales, qui craignent que la suppression de la taxe d’habitation n’aboutisse à les priver de toute liberté d’action ». Et à les contraindre à couper elles aussi dans les mêmes budgets. Ainsi l’anorexie touchera tous les organismes.

Par  Michel Pourcelot

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Jeudi 13 juillet 2017

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Le gouvernement fait l’économie de certaines pénibilités

La réforme du compte pénibilité a été annoncée, ce 8 juillet, par le chef du gouvernement, qui a précisé qu’elle était prévue pour entrer en vigueur en 2018. La presse, s’est, plus ou moins péniblement, penchée sur la question. Aperçus.

Le Monde
La nouvelle version proposée par le gouvernement se veut un compromis entre les positions de la CFDT et du patronat, très hostile à cette mesure. Elle hérite pour l’occasion d’un nouveau nom, compte professionnel de prévention, amputé du mot pénibilité.

Le Point
Car la pénibilité est pénible pour le chef de l’État qui a dit qu’il n’aime pas le mot pénibilité : Je pense qu’il faut qu’on trouve un mot qui est plus adapté et qui soit moins négatif. Pour lui, ce vocable renvoie à une idée doloriste dans le rapport au travail qui n’est pas bon. [...] Le patronat est opposé au compte pénibilité, dénonçant sa complexité. Il faut sim-pli-fier. Même dans la douleur ?

Libération
Car Oui, Monsieur le président de la République, aujourd’hui, le travail peut être associé à une douleur. Oui, des dizaines de milliers de Français souffrent au travail. Et ils sont même en forte progression : le volume de maladies professionnelles a augmenté de 4 % en moyenne par an entre 2005 et 2012, principalement à cause de la croissance régulière des troubles musculosquelettiques, due à l’intensification du travail répétitif. Certes, cette frange de la population s’invite rarement sur les plateaux de télévision. Elle ne publie pas non plus de tribunes dans la presse. Elle a l’habitude de serrer les dents en silence. Une souffrance qui cache une profonde inégalité entre les Français. Selon une étude de décembre 2016 de la Dares, la quasi-totalité des salariés du régime général victimes de maladie professionnelle sont des ouvriers (73 %) ou des employés (23 %). L’espérance de vie d’un ouvrier est toujours de six ans inférieure à celle d’un cadre.

Les Échos
D’autre part, les syndicats regrettent que le nouveau dispositif pour le compte pénibilité bascule dans une logique de réparation et non plus de prévention. Si le patronat s’est déclaré plutôt satisfaits de la solution proposée par le gouvernement pour simplifier le dispositif du compte pénibilité, les syndicats sont, eux, déçus voire très remontés. A commencer par la CGT, qui a qualifié de gros raté la manière dont les partenaires sociaux ont été informés du nouveau dispositif par le gouvernement. Les syndicats n’ont pas été prévenus. On a reçu un mail samedi [...]. En matière de concertation et de dialogue, c’est un peu surprenant, a regretté Philippe Martinez, le leader de la CGT. Force Ouvrière a regretté des insuffisances notoires. Quant à la CFDT, elle regrette que le volet prévention ne soit plus une priorité.

La Croix
Ce qui peut être toxique, selon Serge Volkoff, statisticien et ergonome : La réforme garde la logique de compensation pour au moins six facteurs. Ce n’est pas le cas en revanche pour l’exposition aux substances toxiques, et c’est très regrettable. L’exposition aux toxiques est le facteur majeur de différence de longévité liée au travail. Quid de la compensation quand on est six pieds sous terre ?

Par  Michel Pourcelot

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Jeudi 6 juillet 2017

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Édouard Philippe, vulcanologue, expert en gouffre des dépenses publiques

Edouard philippe Séance de questions au gouvernement a l’Assemblée nationale. © HAMILTON/REA

La politique de déclaration de politique générale du chef du gouvernement Édouard Philippe devant l’Assemblée nationale le 4 juin 2016 a abordé nombre de sujets, dont notamment celui des dépenses publiques. La presse a cru y discerner l’annonce d’une nouvelle cure d’austérité. Aperçus.

Paris-Normandie
Devant le Congrès réuni à Versailles, le président Emmanuel Macron, sur un ton quelque peu grandiloquent, a fixé le cap de la France pour les cinq années à venir. Hier, à l’Assemblée nationale, c’est un premier ministre, les deux pieds dans la glaise, qui a prononcé un discours de politique générale sans emphase. Avec de l’argile jusqu’aux chevilles ?

Le Républicain Lorrain
Certains s’esbaudissent devant tant de simplicité : il prend des exemples simples pour dénigrer l’addiction française à la dépense publique et choisit des images. Dantesques. Les Français sont accros à une drogue de confort et dépasse les limites prescrites (3%), se mettant en grand danger. Résultat : Nous dansons sur un volcan qui gronde de plus en plus fort. Sauf que le chef du gouvernement semble oublier que l’expression, due à un aristocrate moins de deux mois avant la révolution de 1830, a été surtout utilisée à l’époque de la Restauration, en faisant allusion au mécontentement populaire, puis pour la période précédant la crise de 1929.

 Le Figaro
Seul moyen d’éviter de plonger dans le gouffre : une loi de programmation des finances publiques quinquennale, qui devraient permettre à la Sécurité sociale d’atteindre l’équilibre à l’horizon 2020, a précisé le premier ministre. Nous devrons d’ici là définir de nouvelles règles permettant de proscrire dans la durée le déficit de nos comptes sociaux, a-t-il dit. Bref, des diurétiques dans la durée, sur ordonnances prescrites par les docteurs Macron et Philippe, diplômés de l’académie libérale. Édouard Philippe a affirmé Si nous voulons financer nos priorités, et ne pas continuer à paupériser l’État, nous devrons choisir et remettre en cause certaines missions : faire bien ce que nous devons faire ; arrêter de faire ce que d’autres font mieux que nous […], a affirmé le locataire de Matignon, brandissant le benchmarking pour réduire certaines missions.

La Tribune
Moins de service public, plus d’impôts ? C’est du moins ce à quoi, selon une étude d’opinion réalisée le 4 juin : Plus de la moitié des sondés s’attend à une hausse d’impôts. Sont-ils convaincus par les professeurs Macron et Philippe ? Seuls 26% des interrogés —soit un peu plus d’un sondé sur quatre— ont jugé le discours du chef de l’État, donné lundi à Versailles, convaincant. Pour le Premier ministre et son discours de politique générale à l’Assemblée nationale, c’est un tout petit plus puisque 27% des sondés y ont été sensibles.

Le Monde
Sensiblement plus sensible, le patronat a salué mardi la volonté du gouvernement de baisser la dépense publique en France, mais il a averti qu’il restait sur ses gardes et a regretté le report de certaines mesures phares pour les entreprises, jouant la mouche du « coach » du gouvernement. Somme toute satisfait, le Medef partage l’ambition du premier ministre de désintoxiquer le pays de sa dépendance aux déficits publics, a indiqué l’organisation patronale après les velléités de ce Premier ministre à administrer un sevrage à ces intoxiqués de Français, à tel point qu’ils ne voient pas qu’ils sont au bord du gouffre, foi de vulcanologue.

 

Par  Michel Pourcelot

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Jeudi 28 juin 2017

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Les Experts, Matignon : la méthode managériale ?

Après le remaniement, la composition du nouveau gouvernement, tout comme les profils de certains des nouveaux élus à l’Assemblée nationale, ont conduit la presse à s’interroger sur l’arrivée au pouvoir d’un esprit managérial d’entreprise. Aperçus.

L’Obs
Une équipe de technos inconnus du grand public pour qui la fonction de ministre est une étape professionnelle mais ne constitue, en aucune manière, un tremplin politique ». Ainsi, ces ministres ressemblent plus aux cadres dirigeants d’une grande entreprise qu’aux ambitieux des années Chirac, Sarkozy et Hollande, pour qui les ministères ne constituaient qu’un marchepied vers les sommets du pouvoir ». Pour les coacher, « la marge de manœuvre du Premier ministre Édouard Philippe est réduite au minimum. Premier équipier de l’hyperprésident Macron, il agit comme un manager du gouvernement.

Le Figaro
Managers, team building : comment Macron veut mener son gouvernement... Selon quarante siècles de pyramides ? L’exécutif veut une gouvernance pyramidale, avec deux niveaux de pouvoir. Comment cimenter l’équipe gouvernementale ? Comment faire en sorte que les 29 ministres, managés par le chef du gouvernement Édouard Philippe, tirent dans le même sens ? Après avoir innové en mettant en place des conseillers communs entre l’Élysée et Matignon, actuellement au nombre de dix, Emmanuel Macron a expérimenté lors du remaniement la nomination d’une ministre et de secrétaires d’État sans attributions précises, à moins peut-être celles de gérer les ressources humaines gouvernementale qui devraient acquérir plus de cohésion lors du séminaire de la « dream team » à Nancy à la fin du mois de juin.

Challenges
Côté élu, on embauché des juniors qui en veulent : Plus de neuf députés LREM sur dix s’assoient pour la première fois sur les bancs de l’Assemblée —contre 40% des élus LR et 6% des socialistes— et 190 n’ont pas d’autre mandat. Notre méthode de sélection des candidats a marché, se félicite Jean-Paul Delevoye, 70 ans, ancien directeur de sociétés agroalimentaires et plusieurs fois ministre. Il était président de la commission des investitures d’En marche !, chargée de trier les 16 000 CV reçus via Internet. Comme quoi les candidatures spontanées sur Internet marchent...

Le Monde
Et voilà que la culture managériale entre à l’Assemblée nationale. C’est devenu une marque de fabrique. La République en marche (LRM) puise dans les méthodes de l’entreprise les ferments de son renouvellement. Même chose côté exécutif, où on passe en boucle Les Experts, Matignon, car, peu l’ignore désormais, nous avons un gouvernement d’experts. On ne sait plus trop si c’est les intéressés qui se qualifient ainsi ou la presse, tant ils semblent parler d’une même voix. Toujours est-il que nous sommes gouvernés par des experts. [...] Et être expert, c’est, selon Le Petit Robert, avoir acquis par l’expérience, par la pratique, une grande habileté. Synonymes : adroit, exercé, expérimenté, habile, capable, compétent, éprouvé, etc. Nous avons donc un gouvernement proche de la perfection, il fallait le souligner. Entre des mains si sûres, y aura-t-il un habile détricotage du droit du travail lors d’un été en pente douce ?

L’Express
Ce qui est sûr, c’est qu’il y a du travail sur la planche en ces débuts de vacances : Le projet de loi permettant de réformer par ordonnances le Code du travail, promesse phare d’Emmanuel Macron, est présenté ce mercredi (28 juin) en Conseil des ministres, avec comme principale philosophie d’accorder plus de flexibilité à l’entreprise. [...] Cette réforme va plus loin que la très décriée loi travail, qui avait déclenché l’an dernier la pire crise sociale sous un gouvernement de gauche, avec plusieurs mois de manifestations. Cependant cette fois, l’exécutif a mis les formes, proposant aux organisations syndicales et patronales une série de concertations, qui vont se poursuivre tout l’été, parallèlement au parcours parlementaire du texte. Les parallèles vont-elles se toucher ?

Ouest-France
Vous le saurez dès cet été en suivant le « feuilleton législatif et estival, baptisé réforme du Code du travail ! C’est l’une des priorités du nouveau Président, qui veut procéder par « ordonnances ». Prévues par l’article 38 de la Constitution, elles permettent au gouvernement de prendre, pendant un temps limité, des mesures relevant normalement du vote du Parlement. Principal avantage : la célérité. Nous voulons aller vite, confirme Muriel Pénicaud, la ministre du Travail. Mais la vitesse n’est pas conseillée en été, d’autant que ne manquent pas les points chauds.

Par  Michel Pourcelot

 

Voix De Presse

lundi 19 juin 2017

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Grèce, déjà un septennat austère...

Les ministres des finances de la zone euro se sont félicités après l’accord le 15 juin, à Luxembourg, sur le versement à la Grèce d’un nouveau prêt de 8,5 milliards d’euros. L’accueil de la presse est plus mitigé. Aperçus.

Courrier international
Tout cela n’est que mensonges. On parle d’allégement de dette, mais on la reporte à la fin de tutelle budgétaire. Autant dire aux calendes grecques. De même pour la participation du FMI, qui dépendra de la viabilité de la dette. Donc on tourne en rond. Finalement, les créanciers ont débloqué des fonds pour rassurer et passer un été tranquille. juge le journal de gauche Ta Nea, qui fustige l’accord.

Libération
L’engrenage de l’interminable crise grecque s’est enclenché dès 2004, avec un déficit public maquillé, et a empiré face à une zone euro devenue très intransigeante. Surtout certains. 23 avril 2010. Papandréou demande l’aide financière de ses partenaires. La Grèce n’a plus accès aux marchés financiers et est donc menacée d’un défaut de paiement si elle ne trouve pas 10 milliards avant le 19 mai. Sur les marchés, c’est la débandade. Mais surtout les élections allemandes de septembre 2009 ont accouché d’une coalition entre la CDU et les libéraux du FDP, opposée à toute solidarité financière entre États. Les réticences de Berlin vont précipiter la crise. Mai 2010. Le monde entier panique Barack Obama appelle même Angela Merkel pour qu’elle assouplisse sa position. In fine, les ministres des Finances de la zone euro décident, le 2 mai, d’accorder 80 milliards d’euros à la Grèce sur trois ans, sous forme de prêts bilatéraux… Mais à des taux punitifs, auxquels s’ajoutent 30 milliards d’euros prêtés par le FMI.

Les Échos
Et voici que, une fois de plus, Athènes est pris au piège du calendrier électoral allemand : entrer dans le détail d’une réduction de la dette grecque est un tabou à quelques mois des élections législatives outre-Rhin. La perspective esquissée était donc celle d’un accord intermédiaire. Par celui-ci, a assuré Jeroen Dijsselbloem, le président de l’Eurogroupe, les créanciers feraient preuve de davantage de clarté concernant le calibrage du futur allègement de dette. Le texte permettrait au FMI de promettre de rester à bord du programme, tout en reportant à plus tard un engagement financier ferme. Le temps pour l’Allemagne de voter. Fût-ce au prix d’une asphyxie financière prolongée de la Grèce. Qui bat tragiquement des records d’apnée.

Le Monde
Au total, déjà un septennat sous le règne d’Austère 1er. Qui stérilise littéralement le pays : En Grèce, d’après Médecins du monde, près d’une femme sur quatre née dans les années 1970 n’a pas d’enfant. Et le nombre de naissances n’a cessé de baisser depuis le début de la crise selon Elstat, l’Autorité grecque des statistiques : de 114 766 en 2010, elles ne s’élevaient plus qu’à 94 134 en 2013 et à 91 847 en 2015.La population grecque diminue. Elle est passée de 11,1 millions en 2011 à 10,8 millions de personnes en 2016.

Généthique
Par contre, les ovocytes ne sont pas perdus pour tout le monde : La crise économique qui sévit en Grèce pousse de plus en plus de femmes à vendre leurs ovocytes ou à devenir mères porteuses. Dans ce pays, l’offre d’ovocytes est telle que beaucoup de laboratoires sont contraints de les exporter dans d’autres pays européens pour ne pas les perdre. [...] Officiellement, les donneuses agissent par altruisme, mais en réalité, la plupart ont une motivation économique : en 2012, 40% des donneuses ont reconnu qu’elles donnaient leurs ovocytes pour des raisons économiques.

Par  Michel Pourcelot

 

Voix De Presse

Vendredi 2 juin 2017

PRESSE - COMMUNICATION

Voixdepresse

Voix de presse

Transport de carburants 

Pas d’excès de vitesse!

Le gouvernement a tenu une réunion avec les cinq syndicats du secteur du transport routier (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT et FO), le 31 mai, alors qu’une pénurie d’essence se dessinait suite à un mouvement de conducteurs de camions transportant des matières dangereuses (carburant, gaz...). La presse s’en est faite l’écho.

Les Echos

« La réunion organisée au ministère avec les syndicats de conducteurs a porté ses fruits. Alors que plus de 1.000 stations-service étaient signalées en rupture totale ou partielle de carburant ». Ce qui pouvait augurer de quelques grosses chaleurs pour la Pentecôte. « Cette situation a poussé la nouvelle ministre des Transports, Elisabeth Borne, à se saisir du dossier et à organiser en fin d’après-midi mercredi une réunion avec les cinq syndicats du secteur, comprenant aussi la CFTC, la CFDT, FO et la CFE-CGC, "sur la prise en compte des spécificités de certains transports". A l’issue de la réunion, qui a duré plus de deux heures, Jérôme Vérité, secrétaire général de la CGT-transports a estimé avoir obtenu "des avancées significatives" qui pourraient aboutir "à la levée du mouvement" à l’approche de la Pentecôte ». Un mouvement qui aura débuté à l’Ascension pour finir à la Pentecôte.

La Croix

Pour autant, pas de miracle : « aucune évolution des salaires ou du temps de travail n’a été décidée ». Avant même « ce mouvement, des négociations étaient déjà en cours sur les classifications des conducteurs en transport routier de marchandises, mais également sur l’ensemble des catégories de salariés. Les autres syndicats (CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) étaient donc opposés à la grève. (...) Ils se sont donc réjouis à l’issue de la réunion, puisque leurs demandes ont été confirmées par le gouvernement qui a fixé la date du 10 juillet pour faire parvenir des pistes de réflexion concrètes avant une reprise des discussions le 15 septembre avec le patronat ». Une reprise en côte ardue, puisque bien d’autres choses devraient se décider à cette rentrée.
Ouest-France
« Les autres syndicats se s’étaient pas associés à l’appel de la CGT car ils ne souhaitent pas morceler la convention collective, une situation qui aboutirait, selon eux, à des situations inégalitaires et favoriserait le dumping social dans la branche. Dans un communiqué jeudi, FO-Transports affirme être "bien évidemment d’accord" avec les revendications de la CGT, "mais pour l’ensemble des routiers". »

L’Yonne Républicaine
« On va dans la bonne direction », a commenté Patrice Clos (FO), « en indiquant que les syndicats avaient obtenu "l’organisation d’une table ronde", réclamée par la CFTC, la CFDT, FO et la CFE-CGC ».

La Voix du Nord

Cela « afin de réviser notamment le contrat type de transport de matières dangereuses, inchangé depuis 2007. (...) Cette première réunion permettra d’établir "le calendrier, mais on commencera vraiment le 10 juillet et les discussions s’étaleront dans le temps car cela concerne 700.000 salariés", explique à l’AFP Thierry Douine, représentant de la CFTC ». Donc, pas d’excès de vitesse...

 

Par  Michel Pourcelot

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