Edito Jean-Claude Mailly

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly du mercredi 18 avril 2018

Mercredi 18 avril 2018

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

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JC Mailly

« Sachons conjuguer la fidélité à nos valeurs et à nos positions de fond avec le pragmatisme »

Nous sommes à moins de huit jours de notre 24e congrès confédéral qui se tiendra à Lille.

Rassemblant plus de 3 500 délégué(e)s, ce congrès, comme tous nos congrès, sera un moment de démocratie.

Comme tous les congrès FO, il sera, à n’en pas douter, animé. Trois temps forts le marqueront :

Le débat puis le vote sur les rapports d’activité et de trésorerie présentés par l’ensemble du Bureau confédéral sortant.

L’adoption des résolutions qui conditionneront le comportement à venir de la confédération.

Dès le vendredi, un Bureau confédéral en partie renouvelé avec un nouveau secrétaire général qui pourra, comme je l’ai souhaité, clore ce congrès devant les militant(e)s.

Pour moi comme pour d’autres membres du Bureau confédéral et de la Commission exécutive, ce sera notre dernier congrès en responsabilité.

Ma conception du syndicalisme et de la responsabilité me conduit à ne pas intervenir sur ce qui guidera la confédération dans les années à venir (résolutions et instances).

Je ne peux que souhaiter pour la confédération dans son ensemble et tous ses adhérent(e)s sans lesquels nous n’existerions pas, détermination, liberté, indépendance, fidélité, fraternité, développement et unité.

Ils seront nécessaires dans une période qui, nous le savons, en France comme ailleurs, ne sera pas facile.

Ce qui est déjà le cas depuis de nombreuses années.

Comme toujours dans notre histoire, il est essentiel que nous sachions conjuguer la fidélité à nos valeurs et positions de fond avec le pragmatisme.

Les deux sont intimement liés et conditionnent l’avenir du syndicalisme confédéré tel que nous le concevons depuis 1895 et 1948.

À bientôt à Lille. 

 

 

Editorial de Jean-Claude Mailly du FO Hebdo n°3279

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly du mercredi 11 avril 2018

Mercredi 11 avril 2018

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

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JC Mailly

« Quand l’herbe est sèche, la moindre étincelle peut mettre le feu »

Près d’un an après la présidentielle, le climat est en train de changer. Qu’il s’agisse des conflits en cours, des annonces à venir (CAP 2022 - Hôpital, etc.), le gouvernement tend à faire la sourde oreille, traîne à répondre ou ne veut pas répondre aux attentes.

Si la croissance économique est repartie légèrement à la hausse, on n’en mesure guère les effets en termes de réduction des inégalités. Tout cela conduit à une montée des insatisfactions. J’ai utilisé une image : l’herbe est en train de sécher et quand elle est sèche la moindre étincelle peut mettre le feu.

L’une des questions qu’il faut se poser est la suivante : en ne répondant pas aux attentes, les pouvoirs publics sont-ils en train, délibérément, d’entamer un bras de fer avec les syndicats ? On se souvient notamment des déclarations du candidat Macron quand il disait que la place des syndicats c’était l’entreprise et la branche, et non l’interprofessionnel national relevant, selon lui, de l’intérêt général et de l’État. C’est-à-dire une remise en cause du rôle des confédérations (y compris dans le paritarisme), à l’instar de ce qui existe dans d’autres pays.

En France, et cela est dû à notre conception de la République, tous les niveaux de négociation et de concertation sont indispensables. C’est ce qui assure notamment un minimum d’égalité de droit, de respect de la devise : « Liberté, Égalité, Fraternité ».

Par exemple, aucun droit individuel n’existe réellement s’il n’est pas garanti collectivement.

Et nous ne sommes pas des étatistes qui attendent tout de l’État, quel qu’il soit. Dénigrer ou remettre en cause le niveau interprofessionnel percuterait frontalement ce que d’aucuns appellent « le modèle social français ». Cela risquerait de conduire à l’émiettement social et/ou à la politisation accentuée du syndicalisme. Ce que nous n’accepterons jamais. 

 

Editorial de Jean-Claude Mailly du FO Hebdo n°3278

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly du mercredi 4 avril 2018

Mercredi 4 avril 2018

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

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JC Mailly

Préserver le paritarisme, c’est aussi préserver le modèle social français

Les points de conflit et de crispation se multiplient : retraités, Ehpad, fonctionnaires, étudiants, cheminots, Air France ou Carrefour en font partie.

Comme je l’ai indiqué la semaine dernière, les risques sont réels pour l’avenir du paritarisme sur le plan interprofessionnel. C’est vrai pour la formation professionnelle ou l’Assurance chômage. Pour cette dernière, plusieurs facteurs sont importants à avoir en tête :

• La programmation des finances publiques jusqu’à 2022 prévoit que les organismes sociaux (dont l’Assurance chômage) doivent contribuer sur la période à une réduction de 30 milliards d’euros du déficit budgétaire ;

• Le remplacement de la cotisation salariale de 2,4 % pour une CSG de 1,7 point. La CSG étant une contribution – ou impôt – définie dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, Bercy entend en profiter pour avoir son mot à dire pour l’encadrement de la négociation de la convention d’Assurance chômage.

Compte tenu du contexte actuel, il est illusoire de croire que les finances vont se montrer socialement attentives, étant totalement axées sur la réduction des déficits ! Ce qui limiterait d’autant la liberté de négociation des interlocuteurs sociaux.

Or, remettre en cause le paritarisme au niveau interprofessionnel c’est remettre en cause ce que l’on peut qualifier de « modèle social », qui suppose une articulation de tous les niveaux de négociation. Le cocktail « libéralisme économique – étatisme » est de ce point de vue ravageur. Car autant nous sommes profondément attachés au service public républicain, autant nous ne voulons pas que l’État contrôle politiquement tout ce qui l’arrange en fonction de la politique gouvernementale et du couple « austérité sociale – capitalisme libéral ».

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly du mercredi 28 février 2018

Mercredi 28 février 2018

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

 

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J-C Mailly

« La liberté de négociation ne s’use que si l’on ne s’en sert pas »

Force Ouvrière est signataire de l’accord national interprofessionnel sur la formation professionnelle négocié avec les organisations patronales.

Comme je le dis régulièrement, quand on est d’accord on signe et on défend, quand on n’est pas d’accord on ne signe pas et on combat.

Le texte auquel nous sommes parvenus est ce qu’on appelle un bon compromis. Il renforce les droits des salariés.

Par exemple, le plafond d’heures pour le CPF passe de 150 à 400 heures (550 heures pour les moins qualifiés).

Nous avons bataillé et obtenu que les droits des salariés avec le CIF soient maintenus, seule la dénomination change, le CIF s’appelant dorénavant CPF de transition professionnelle.

Des moyens financiers sont par ailleurs accordés pour l’accompagnement gratuit des salariés avec le CEP (conseil en évolution professionnelle).

L’opiniâtreté syndicale a donc pu être efficace.

Comme souvent, cet accord nécessite des modifications législatives de la responsabilité des pouvoirs publics (gouvernement et Parlement).

Force Ouvrière entend bien agir pour que le contenu de cet accord soit respecté.

Les déclarations intempestives de la ministre du Travail, parlant de « big bang » à venir, sont au mieux maladroites, au pire inacceptables.

Et qui dit big bang doit s’attendre à avoir un effet boomerang.

De tout temps, Force Ouvrière a marqué son attachement à la liberté de négociation et celle-ci ne s’use que si l’on ne s’en sert pas. 

 

Editorial de Jean-Claude Mailly du FO Hebdo n°3272  

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly du mercredi 21 février 2018

Mercredi 21 février 2018

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

 

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J-C Mailly

«Déclaration de la Commission exécutive confédérale de FO du 15 février 2018»

Jc mailly fevrier 2018

En guise d’éditorial

Attachée aux principes républicains de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité et à leur respect, la Commission exécutive de Force Ouvrière tient à réagir fermement face aux annonces faites par le gouvernement concernant la fonction publique.

Le fait que les gouvernements successifs, sous des appellations diverses (RGPP – MAP – CAP 22), s’inscrivent systématiquement dans une démarche libérale austère, explique pourquoi, malgré leurs engagements, ils se refusent à mener un vrai débat contradictoire sur le rôle et les missions du service public républicain, ce qui devrait constituer le préalable indispensable à toute évolution.

Rappelant son attachement au statut général de la fonction publique, expression d’une conception républicaine de celle-ci, la Commission exécutive dénonce toute volonté de plan de départ volontaire lié à d’éventuelles restructurations ou suppressions de postes et de missions.

Il en est de même en matière de rémunération avec l’éventualité de primes au mérite, contradictoires avec une nécessité de travail collectif, ou en matière de recrutement avec un recours accru à la contractualisation.

Pour Force Ouvrière, toutes les missions pérennes doivent être assurées par l’application du statut général. Elle rappelle d’ores et déjà que la précarité de l’emploi dans le public est supérieure au secteur privé.

Considérant que le service public, au sens large, constitue la colonne vertébrale du sens, du rôle et des principes républicains, elle apporte sa solidarité et son soutien aux fédérations FO et aux agents des trois versants de la fonction publique qui seront en grève et manifestation le 22 mars 2018.

Respecter les principes républicains commence par le respect de celles et ceux qui travaillent, dans l’État, l’hôpital public ou les collectivités territoriales. 

Paris, le 15 février 2018
Adoptée à l’unanimité

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly du mercredi 13 février 2018

Mercredi 13 février 2018

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

 

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J-C Mailly

« Des projets destructeurs tant socialement que sur le plan républicain »

Jc mailly fevrier 2018

Soucieux de rentrer dans les clous des 3 % de déficit budgétaire, les pouvoirs publics semblent envisager, d’ici à 2022, une contribution des organismes obligatoires de protection sociale (Sécurité sociale, Unédic, retraites complémentaires) à la réduction du déficit public à hauteur de 30 milliards d’euros sur la période.

Une telle orientation serait lourde de conséquences.

En premier lieu, elle impliquerait un accroissement de la logique d’austérité, qui a déjà lourdement pénalisé la Sécurité sociale, notamment la politique de santé et les salariés concernés.

En second lieu, elle conduirait à porter une nouvelle attaque contre les régimes paritaires, preuve, s’il en est, qu’ils ne fonctionnent pas aussi mal que certains le disent au bénéfice des assurés sociaux.

En la matière, il semble que les adeptes de la logique libérale et conservatrice de Bercy soient à la manœuvre. Certains envisageraient même de fusionner le projet de loi de finances et le projet de loi de financement de la Sécurité sociale.

De tels projets sont destructeurs socialement et aussi sur le plan républicain.

À nouveau, il s’agirait pour les pouvoirs publics de prendre la main pour imposer leur politique budgétaire, ce qui pour nous n’est pas envisageable.

Il faudra donc se préparer, si de tels projets voyaient le jour, à y répondre de manière déterminée. 


Jean-Claude Mailly,
Secrétaire général
@jcmailly sur Twitter

 

 

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly du mercredi 7 février 2018

Mercredi 7 février 2018

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

 

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J-C Mailly

« Quelle est la conception du gouvernement en matière de service public ? »

J c mailly janvier 2018

Le gouvernement a annoncé la semaine dernière dix mois de concertation avec les fédérations syndicales de fonctionnaires sur une réforme de la fonction publique concernant les trois versants (État, hôpital public et territoriale).

Sur la table, l’organisation du dialogue social, les primes individuelles et collectives, la mobilité et le recours accru au contrat pour les métiers ne relevant pas d’une spécificité propre au service public.

Rien que sur ce dernier point, les débats risquent d’être houleux : qu’est-ce qui relève ou non du service public ? Certaines expériences de privatisation (tel le contrôle des véhicules) ont par exemple largement montré que c’était une erreur. Il en est de même pour la remise en cause du réseau scientifique et technique.

Qui plus est, avec les évolutions technologiques et techniques comme le numérique, certaines fonctions, considérées hier comme relevant de prestations extérieures, devraient aujourd’hui revenir au sein du cœur de métier, afin de conserver la main sur le sens et le rôle du service public.

Ces concertations risquent donc d’être quelque peu animées.

Mais une annonce particulière a fait le buzz : celle du ministre du Budget évoquant un plan de départ volontaire. À se demander d’ailleurs si l’objet n’était pas que l’on parle de ce point particulier pour ne pas parler du reste. Dans l’état actuel des choses, les plans de départ volontaire ne sont pas possibles dans la fonction publique, sauf à vouloir modifier le statut, ce qui a priori n’est pas annoncé.

Quoi qu’il en soit, en secouant le cocotier le gouvernement risque de prendre quelques noix sur la tête !

Quelle est la conception du gouvernement en matière de service public ? Est-il réellement attaché à faire respecter les principes républicains ? A-t-il une vision purement budgétaire ou a-t-il une vision à long terme sur le rôle et les missions du service public ? Ces questions sont essentielles ; de la réponse qui sera apportée découlera le sens du service public, ce qu’attendent depuis longtemps ses agents.

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly du mercredi 31 janvier 2018

Mercredi 31 janvier 2018

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

 

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J-C Mailly

« Force Ouvrière, syndicat de la feuille de paye »

Syndicat europen trade unionCliquer pour agrandir

Pénitentiaire, Ehpad le 30 janvier, enseignement le 1er février, Carrefour et SNCF le 8 février sont les principaux conflits en cours ou à venir.

L’emploi, les conditions de travail et les salaires sont au cœur des revendications, ainsi que l’avenir des principes républicains.

La confédération appuie directement et indirectement ces mouvements, en contact avec les syndicats et les fédérations concernés.

De fait, si la croissance économique reprend en France comme en Europe, les inégalités continuent à se creuser et les services publics à être menacés.

Si la production reprend, la redistribution est toujours en panne.

Dans ce contexte, la question européenne de la révision des traités devient de plus en plus nécessaire et urgente.

C’est le message que nous portons avec la Confédération européenne des syndicats(CES), notamment avec la campagne « Augmentez les salaires ».

Cette revendication est une revendication socialement et économiquement essentielle, dans le privé comme dans le public.

C’est aussi pourquoi nous nous sommes vivement opposés – avec succès pour le moment – à toute désindexation totale ou partielle du Smic.

Force Ouvrière, syndicat de la feuille de paye ? Nous assumons effectivement ce rôle sans hésiter. 

 

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly du mercredi 24 janvier 2018

Mercredi 24 janvier 2018

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

 

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J-C Mailly

 Soutien des personnels des Ehpad 
*Une question de dignité et de respect humain*

J c mailly janvier 2018

Le 30 janvier, à l’appel initial de Force Ouvrière, les personnels des Ehpad seront en grève. Tous les syndicats se joignent à cet appel, ainsi que des associations d’usagers.

La revendication principale des personnels est claire : obtenir ce qui était annoncé en 2012, à savoir un salarié ou agent par résident, à l’instar de ce qui existe dans d’autres pays.

Or, en 2017 comme auparavant, la tension budgétaire, donc sur les effectifs et les conditions de travail, a été à nouveau forte sur les Ehpad, créant de fait ce qu’on appelle une double maltraitance institutionnelle :
► les résidents qui souffrent de ne pouvoir être pris correctement en charge  ;
► les personnels qui souffrent de ne pouvoir faire leur travail comme ils voudraient le faire.

Au fil du temps, les personnes obtenant des places en Ehpad sont de plus en plus âgées, et ce, pour deux raisons :
► l’une liée au fait qu’elles souhaitent rester le plus longtemps possible chez elles ;
► l’autre relative au coût important et au reste à charge dans ces établissements.

L’une des conséquences de cette situation est que les résidents sont de plus en plus dépendants, ce qui nécessiterait de fait plus de personnels.

Fondamentalement, ce n’est pas à l’honneur de la France de ne pas considérer comme il se doit les anciens.

Un effort budgétaire de 100 millions d’euros est annoncé pour 2018, mais ce n’est qu’une première annonce.

Cela fait des années que nous attirons l’attention des pouvoirs publics sur cette situation. Je me souviens de ces agents me parlant crûment de travail VMC (« visage, mains, cul ») pour mieux signifier leur souffrance psychologique au travail, sans parler des troubles musculo-squelettiques.

Aucun raisonnement budgétaire ou comptable ne tient en la matière. C’est une question de dignité et de respect humain.

La confédération FO est pleinement en soutien des personnels des Ehpad.

 

Editorial de Jean-Claude Mailly du FO Hebdo n°3267  


L'Éditorial de Jean-Claude Mailly du mercredi 17 janvier 2018

Mercredi 17 janvier 2018

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

 

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J-C Mailly

« La France ne peut pas continuer à promouvoir son modèle universaliste à l’extérieur et le remettre en cause à l’intérieur »

Les élections dans les trois fonctions publiques auront lieu le 6 décembre 2018. Elles concernent plusieurs millions de fonctionnaires. Ces élections seront aussi l’occasion de rappeler les attentes et les revendications des fonctionnaires des trois versants de la fonction publique.

Les questions de pouvoir d’achat, de conditions de travail, de statut, de protection sociale sont bien entendu au cœur des problèmes.

Cela fait maintenant des années qu’au prétexte de réduire le déficit budgétaire, on maltraite le service public, ses agents et, par conséquence, les citoyens-usagers.

Après la RGPP, il y a eu la MAP. Aujourd’hui, CAP 22 risque d’être dans la même veine, à savoir : pression budgétaire, restriction des personnels, atteintes au statut, désertification et privatisations.

C’est trop facile et évident de mettre un service en difficulté, puis de considérer qu’il ne remplit plus correctement ses missions et alors de l’externaliser.

C’est vrai de l’hôpital, de la fonction publique d’État et de la territoriale.

Le débat sur le rôle et les missions du service public républicain est plus que jamais d’actualité.

La France ne peut pas continuer à vouloir promouvoir son modèle universaliste à l’extérieur et le remettre en cause à l’intérieur.

Quels sont les besoins et les attentes des citoyens ?

Comment la République doit-elle y répondre en respectant ses principes de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité ?

Comment, également, défendre activement le service public au niveau européen ?

Les pouvoirs publics (gouvernement et Parlement) portent une lourde responsabilité.

Quand le service public se rétracte, c’est la République qui est menacée, c’est ce qui, en France, fait société.

D’où notre détermination à défendre la République, le service public et toutes celles et ceux qui le font fonctionner. 

 

Editorial de Jean-Claude Mailly - FO Hebdo 3266  

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