Edito de Jean-Claude Mailly, Secrétaire Général Avril 2009 "Hebdo spécial impôts"

QUELLES LECONS ?

 

Depuis les accords de Bretton Woods, en 1944, rien ne semblait devoir remettre en cause les règles de fonctionnement du capitalisme. Au contraire, les économistes "libéraux" voulaient nous convaincre que toujours plus de marché et de déréglementation était la clé du développement économique des nations. L'éclatement de la bulle immoblilière après celui de la bulle internet a mis à nu la réalité du système, fondé sur de la cavalerie financière d'une part, et la remise en cause des dépenses sociales d'autre part.

les conclusions du G20, même si elles témoignent d'une prise de conscience des gouvernements de la profondeur de la crise actuelle, sont loin de rassurer. On bricole le moteur, on remet de l'essence et ça doit repartir, pensent certains, quand d'autres s'interrogent sur la fiabilité de la voiture.

Quoi qu'il en soit, le syndicalisme a sa propre responsabilité : assurer la défense des salariés. Aussi, une question vient à l'esprit : quand le Premier Ministre déclarait que "l'Etat est en faillite", le déficit public était environ 50 milliards. Cela justifiait la RGPP, la remise en cause des services publics, les coupes budgétaires dans les organismes sociaux et les hôpitaux, etc. Malgré cela, l'Etat trouvait 26 milliards pour les entreprises et garantissait les avoirs "toxiques" des banques à hauteur de 360 milliards d'euros.

Aujourd'hui, le déficit budgétaire est de l'ordre cent milliards. Vraisemblablement, cela va s'aggraver compte tenu de l'effondrement attendu de la croissance. Il y a donc tout à craindre, si le gouvernement décide de poursuivre les "réformes" dans le sens actuel.

Aussi, Force Ouvrière réclame une inflexion radicale des politiques publiques qui passe, au niveau européen, par une politique coordonnée de relance, au niveau français par une injection du pouvoir d'achat et une authentique réforme fiscale, ce qui suppose, pour commencer, l'abandon de la loi TEPA et du soi-disant "bouclier fiscal" qui protège les plus riches.

La crise va durer. Combien de temps ?

Personne ne le sait. Raison de plus pour ne pas ajouter de l'injustice à l'injustice, jusqu'à l'intolérable. Peut-on admettre une  Europe où, d'un côté, un arrêt de la Cour de justice européenne considère comme légal l'entrée d'entreprises qui ne respectent pas les conventions collectives nationales et où de l'autre, on autorise la sortie des profits réalisés à destination de paradis fiscaux ?

On importe du travail à bon marché et on exporte les profits réalisés ; cette contradiction ne peut plus durer à moins de tirer un trait sur la République sociale.

Force Ouvrière est un syndicat responsable et républicain. A ce titre, il défendra toujours les intérêts des salariés contre ceux des privilégiés de la finance et de l'industrie, comme il défendra les services publics républicains et la protections sociale contre tous les dérapages libéraux.

Les économies sont d'abord au service des hommes et non du capital. Une réforme fiscale juste et d'ampleur est maintenant une urgence absolue, sinon les leçons de la crise n'auront pas été tirées et tout est à craindre. Elle passe par un renforcement de l'impôt le plus juste : l'impôt sur le revenu, progressif, sans échappatoire possible, afin que chacun contribue en fonction de ce qu'il gagne.

 

 

 

Cotisations syndicales des salariés et pensionnés

 

Lignes AC, AE et AG

Les cotisations syndicales donnent droit à réduction d'impôt. Peuvent en bénéficier l'ensemble des salariés du secteur privé et du secteur public (fonctionnaires) et les retraités qui qui adhèrent ou continuent d'adhérer à un syndicat représentatif de salariés ou de fonctionnaires. Indiquez le total des cotisation versées en 2008.

La réduction d'impôt est fixée à 66 % du total des cotisations versées. Elle ne peut excéder 1 % du montant des salaires, pensions, rentes viagères à titre gratuit payé à l'adhérent, diminué des contisations sociales déductibles.

Vous devez joindre à vote déclaration le reçu du syndicat mentionnant le montant et la date du versement. Si vous souscrivez par internet, conserver le reçu délivré par le syndicat.

Attention : Si vous pratiquez la déduction des frais réels de vos salaires, vous devez inclure les cotisations syndicales dans les frais, vous ne pouvez pas bénéficier de la réduction d'impôts.

Extrait page 34 Hebdomadaire n° 2893 Force Ouvrière "Spécial Impôts"

 

 

Ci-dessous vidéo concernant le crédit d'impôts par Jean-Claude Mailly

au Congrès de Lille du 25 au 29 juin 2007

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