ÉDITORIAL DE JEAN-CLAUDE MAILLY DATÉ DU JEUDI 2 MAI 2013

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

1ER MAI 2013

Le 1er Mai, journée internationale de solidarité, est l’occasion de rappeler les revendications.

Ce 1er Mai 2013 y répondra. Pour Force Ouvrière c’est aussi pourquoi nous privilégions les meetings et rassemblements avec prise de parole.

Les membres du Bureau confédéral et certains membres de la Commission exécutive interviendront pour présenter notre analyse, nos positions et nos revendications. Ce qui domine en France et en Europe, c’est la rigueur ou l’austérité mise en œuvre.

Ici et là, y compris dans certains organismes internationaux, un débat s’instaure sur le rythme de l’austérité. Ce qui, il faut le souligner, n’est pas encore une remise en cause de l’austérité en tant que telle. En gros, on commence à dire: il faut poursuivre la rigueur mais prendre un peu plus de temps pour atteindre les objectifs.

Ce qui conduit à cette situation c’est un double constat:

- les pays (par exemple: Portugal, Espagne, Grèce) qui appliquent des cures sévères plongent dans la récession, voire la dépression, ce qui rend impossible la réduction de l’endettement public!
Les sacrifices imposés aux populations sont terribles, minant la cohésion sociale, voire démocratique.

- le Fonds monétaire international reconnaît s’être trompé sur ses modèles économiques, constatant ainsi, aujourd’hui, que la marche forcée vers la réduction des déficits publics n’atteint pas les résultats attendus. Des études économiques ayant servi de base pour imposer l’austérité sont battues en brèche.

Pour autant, la logique de la politique économique et sociale n’est toujours pas remise en cause. Austérité, rigueur, sérieux budgétaire, les mots ne comptent pas, ce sont les actes et les faits qui importent.

Fondamentalement, ce sont les modalités de la construction européenne qui sont en cause, modalités qui se sont aggravées avec l’adoption du TSCG.

En France, nous en voyons les effets sur le chômage (23e mois d’augmentation), le pouvoir d’achat, la remise en cause des services publics ou l’ANI du 11 janvier et la loi qui en découle.

Alors nous ne nous tairons pas, n’en déplaise au gouvernement qui préfère des syndicats conciliants ou quasi officiels.

Plus que jamais Force Ouvrière est un syndicat, pas un parti.

Nous le démontrerons encore à l’occasion de ce 1er Mai 2013.

FO Hebdo - Mai 2013

FO Hebdo Jean-Claude Mailly ÉDITORIAL DE JEAN-CLAUDE MAILLY PRESSE - COMMUNICATION

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