Éditorial de Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière, daté du mercredi 24 octobre 2012

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

UN ÉCHANGE NORMAL AVEC LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE


On (dont les médias) a beaucoup glosé sur ce qu’est la «normalité» d’un président de la République.

Risquons-nous à une approche.

Être «normal», cela peut aussi signifier être accessible, sans formalisme excessif.

Ainsi, après avoir demandé à être reçu pour évoquer plusieurs dossiers, j’ai effectivement été sollicité rapidement pour un tête-à-tête avec le président de la République.

Comme j’ai souvent eu l’occasion de le dire, on ne négocie pas avec le président de la République, on échange, on fait valoir nos points de vue et ensuite chacun dans son rôle prend et assume ses responsabilités.

Lors de notre récente rencontre, lundi dernier, j’ai aussi évoqué plusieurs dossiers:

- La situation européenne: le président connaissait notre position sur le TSCG. Je lui ai confirmé l’inquiétante et dangereuse dégradation de la situation, dégradation liée aux plans d’austérité et qui pose et posera des problèmes sociaux, économiques et démocratiques essentiels.

- Le service public et la décentralisation: j’ai particulièrement insisté sur les dangers qu’il y aurait à poursuivre la logique de la RGPP et à porter atteinte, avec la décentralisation, à l’unicité et à l’unité du territoire républicain.

Ainsi, pour ne prendre que cet exemple, il serait inacceptable d’avoir un Code du travail adapté ou modulé selon les Régions, ou de remettre en cause l’existence des trois fonctions publiques actuelles. Sur ces deux points, le président de la République s’est voulu rassurant, nous examinerons donc les textes avec vigilance.

- L’emploi: j’ai dénoncé ce que d’aucuns appellent un «choc de compétitivité», qui consisterait à transférer sur l’impôt des cotisations sociales, le tout pour alléger le coût du travail dans une logique de dumping.

Ce serait une erreur économique et sociale, remettant en cause les régimes de protection sociale et risquant de faire passer l’activité de la récession à la dépression.

Les partisans d’un tel «choc» se recrutent dans les milieux patronaux et libéraux (au sens économique), les mêmes qui sont, par exemple, partisans du grand marché européen déréglementé et dérégulé.

Les choses sont dites, les faits parleront et les revendications continueront.

FO Hebdo - Octobre 2012

ÉDITORIAL DE JEAN-CLAUDE MAILLY PRESSE - COMMUNICATION Force Ouvrière

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