Éditorial de Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière, daté du mercredi 6 juin 2012

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

SANS AMBIGUÏTÉ ET SANS FAUX-FUYANT

Après les réunions bilatérales de la semaine dernière s’est tenue, mardi 5 juin, une réunion entre les confédérations, les organisations patronales et le gouvernement sur la méthode du dialogue social et la préparation de la conférence sociale qui se tiendra début juillet.

S’agissant de Force Ouvrière, nous répéterons qu’il faut se garder de la souplesse, y compris dans la méthode, et qu’il nous apparaît important, outre les dossiers immédiats du SMIC et des «carrières longues», de mettre sur la table les questions du pouvoir d’achat, de la stratégie industrielle, de l’avenir du service public républicain, de la garantie et du financement de la protection sociale collective.

Comme nous l’avons explicité à différentes reprises, ce qui se passera au niveau européen dans les semaines à venir sera déterminant: ou une renégociation des traités sera à l’ordre du jour et l’espoir sera de retour, ou la logique du libéralisme économique et de l’austérité perdurera et les inquiétudes s’accroîtront.

Dans un tel contexte, il est essentiel que nous disions clairement les choses, sans ambiguïté et sans faux-fuyant.

C’est ce que nous faisons en particulier lors des contacts multiples que nous avons avec les représentants gouvernementaux.

Nous reviendrons également sur la réalité du droit syndical dans notre pays. Ce sera le cas par rapport à la loi de 2008 et à ses dangers et perversités. Ce sera aussi le cas face au comportement particulièrement réactionnaire de certains employeurs, qui se croient tout permis et qui ne tolèrent guère la liberté syndicale.

Et ce n’est pas l’apanage de PME où le syndicat n’existe pas. Ainsi à Trappes, chez Suzuki, marque bien connue, les salariés qui ont osé afficher leur appartenance à Force Ouvrière sont victimes de discrimination et de chasse aux sorcières. Plusieurs convocations pour licenciement ont été organisées.

Nous saisirons les pouvoirs publics et nos camarades japonais. Mais si de tels comportements ne cessent pas, nous envisageons également de nous adresser aux consommateurs.
FO Hebdo - juin 2012

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