L'Éditorial de Jean-Claude Mailly - 26/06/2013

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

LA GRAND-MESSE EST MAINTENANT TERMINÉE ET NOUS N’AVONS PAS COMMUNIÉ!

La «conférence sociale» s’est tenue à Paris les 20 et 21 juin.

L’ambiance était différente de l’année dernière, les tensions palpables. Quoi de plus étonnant quand, en un an, la récession s’est installée, le chômage a continué à augmenter, le pouvoir d’achat et la consommation ont officiellement diminué.

La première matinée fut consacrée à une rencontre avec le président de la République, le Premier ministre et plusieurs ministres. Ce fut l’occasion, pour nous, de rappeler nos positions et revendications. Nous avons en particulier souligné notre opposition à l’acceptation par la France du pacte budgétaire européen dont les conséquences sont socialement, économiquement et démocratiquement lourdes en France comme dans la zone euro.

Nous avons également dénoncé l’absence de table ronde sur le pouvoir d’achat et rappelé notre opposition à plusieurs pistes du rapport de la commission Moreau sur les retraites.

Pour FO, la lutte contre le chômage doit prioritairement passer par un changement de politique économique, en France comme en Europe. Sortir de l’austérité est une impérieuse nécessité.

Nous avons également défendu nos positions dans les différentes tables rondes. Nous avons ainsi à la fois fait de la résistance, défendu nos positions et promu certaines de nos revendications.

La feuille de route gouvernementale est bien celle du gouvernement, elle n’est pas de notre responsabilité dans l’écriture comme dans sa mise en œuvre.

Nous savons très bien que ce type d’exercice, pour un gouvernement, est aussi un exercice de communication: il s’agissait, cette année, de montrer que malgré les désaccords les discussions ont lieu. Au final, les tensions sont ressorties, notamment sur le pouvoir d’achat et les retraites, deux points clés.

La grand-messe est maintenant terminée et nous n’avons pas communié!

Et sur le dossier des retraites, nous avons notamment réaffirmé que 41,5 années en 2020, c’était pour nous déjà beaucoup trop long et que nous refusons de briser l’espoir des jeunes générations en leur imposant de devoir travailler jusqu’à 67 ans ou plus pour avoir une retraite à taux plein.

Sur ce dossier, nous serons reçus par le Premier ministre le 4 juillet.

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