L'Éditorial de Jean-Claude Mailly du Mercredi 8 avril 2015

Mercredi 8 avril 2015

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

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Les seuls combats qu’on est sûr de perdre sont ceux qu’on n’engage pas

Les seuls combats qu’on est sûr de perdre sont ceux qu’on n’engage pas

Dernière ligne droite avant notre journée de grève et de manifestations du 9 avril. Journée dont le principe a été décidé par notre récent congrès confédéral et les modalités arrêtées ensuite avec trois autres organisations syndicales.

Politique d’austérité, salaires, emploi, protection sociale, service public, les motifs ne manquent pas, y compris le pacte de responsabilité et le projet de loi dit « Macron ». Les jours qui passent et les annonces ne font que renforcer la nécessité du 9 avril.

Il en est ainsi avec les velléités du patronat de remettre en cause le CDI et les tergiversations du gouvernement sur la question.

Flexibiliser ou fragiliser le CDI conduirait à étendre la précarité et la flexibilité pour tous les salariés.

On ne réduit pas les inégalités en précarisant tout le monde, mais en limitant les contrats précaires. Nous avons des revendications en la matière, comme l’instauration d’un bonus/malus pour les cotisations patronales d’Assurance chômage.

Il en est de même des velléités patronales qui semblent avoir, là encore, une oreille attentive du gouvernement ou d’une partie de celui-ci pour amener plus de sécurité aux employeurs sur les accords dits de maintien de l’emploi ou pour introduire des barèmes financiers en matière de licenciement, limitant, ce faisant, la liberté d’appréciation des juges.

Les salariés ne sont pas dupes et leur mécontentement peut prendre diverses formes, certaines d’entre elles étant risquées démocratiquement.

Par la grève et les manifestations, les salariés ont la possibilité de se faire entendre et écouter, avec leur syndicat, sur les questions et revendications qui les concernent directement en tant que salariés.

Leur force collective est indéniable. Il faut qu’elle s’exprime.

C’est le but du 9 avril 2015.

Notre responsabilité est sociale, économique et démocratique.

Nous sommes un rempart de résistance qu’il faudra transformer en conquête. Les seuls combats qu’on est sûr de perdre sont ceux qu’on n’engage pas.

Jean-Claude Mailly

ÉDITORIAL DE JEAN-CLAUDE MAILLY

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