LES INITIATIVES QUE PRENDRA FO S ADRESSERONT À L’ENSEMBLE DES TRAVAILLEURS ET À LEURS ORGANISATIONS

LES INITIATIVES QUE PRENDRA FO S’ADRESSERONT À L’ENSEMBLE DES TRAVAILLEURS ET À LEURS ORGANISATIONS

 



Le 1er Mai, Force Ouvrière, dans des initiatives diverses (manifestations, rassemblements, meetings, distributions de tracts), a rappelé le sens du 1er Mai et ses revendications en matière de retraites.

Le 1er Mai est d’abord et avant tout une journée de solidarité internationale et d’expression des revendications.

– Solidarité avec les travailleurs qui n’ont pas l’autorisation de créer des syndicats libres (ex.: Chine ou Cuba).
– Solidarité avec les syndicalistes victimes de répression et d’assassinat (ex.: Colombie).
– Solidarité avec nos camarades européens, et notamment nos camarades de Grèce où l’Union européenne et le FMI exigent, en contrepartie de prêts, un programme d’austérité sans précédent. Force Ouvrière sera d’ailleurs présente le 5 mai à Athènes lors de la journée de grève avec manifestations.

Même si le gouvernement grec précédent, avec la complicité de la banque Goldman Sachs, a camouflé les données budgétaires, les travailleurs n’en sont pas responsables. Mais ce sont eux qui vont trinquer dans leurs salaires et leurs droits sociaux.

L’envolée des déficits publics, en Grèce comme ailleurs, est due à l’aide apportée aux banques et aux plans de relance. Le FMI lui-même reconnaît que la crise, dans les pays développés, a conduit l’endettement public à passer de 82 à 120% du produit intérieur brut!

En France, il est clair que le gouvernement entend donner des gages aux marchés financiers et aux agences de notation en diminuant les dépenses publiques et sociales. C’est le rôle de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) et de la «réforme» des retraites.

Ce 1er Mai, Force Ouvrière a réaffirmé ce que nous refusions et ce que nous demandions en matière de retraites. Nous refusons tout allongement de la durée du travail, quelle qu’en soit la forme, et toute remise en cause du code des pensions. Nous demandons des décisions financières, impliquant notamment une réforme fiscale, permettant de faire face, pour les générations actuelles et à venir, au coût croissant des retraites. C’est possible et nous le démontrons, chiffres à l’appui.

L’objectif, en termes d’action syndicale, est de faire reculer le gouvernement sur ses intentions. L’expérience nous conduit depuis plusieurs mois à expliquer que les manifestations ricochets ne sont pas à la hauteur. Point n’est besoin d’épiloguer en la matière, les faits sont têtus.

D’où notre proposition d’appeler, dans l’unité d’action, sur des revendications claires, à une journée franche de grève interprofessionnelle. Visiblement, telle n’est pas l’option que choisissent les autres confédérations.

Nous n’avons pas, à Force Ouvrière, indiqué que le 1er Mai devait être d’une mobilisation exceptionnelle et nous n’avons pas annoncé une «déferlante». En France, les travailleurs ne font pas du 1er Mai une journée efficace pour peser sur le gouvernement.

Il y a, même si on peut le regretter, un côté traditionnel au 1er Mai qui ne doit pas surprendre, c’est surtout l’occasion de préciser et rappeler les revendications. D’autres organisations, parmi les cinq ayant appelé à des manifestations, dites unitaires, ont ou regretté l’absence de Force Ouvrière ou entamé le vieux refrain constituant à nous traiter de diviseurs.

Je leur réponds:

1. Que je les remercie de considérer, à leur manière, que Force Ouvrière est incontournable.
2. Que la liberté ne s’use que si l’on ne s’en sert pas et que l’unité d’action n’est pas d’accepter sans sourciller ce que veut une organisation.

Nous continuerons donc à faire entendre notre voix, sans complexe, et à expliquer que l’unité d’action, pour être efficace et non factice, suppose un accord sur les revendications et sur les modalités d’action. Après, tout le monde est libre et il appartient à chaque organisation d’assurer ses choix et positions vis-à-vis des travailleurs.

À l’heure où ces lignes sont écrites, la commission exécutive de la CGT-Force Ouvrière, convoquée pour le mardi 4 mai, n’a pas encore eu lieu. Il lui reviendra, conformément au mandat unanime du comité confédéral des 31 mars et 1er avril derniers, de décider des initiatives que prendra la Confédération. Celles-ci s’adresseront à l’ensemble des travailleurs et à leurs organisations. Elles devront être débattues dans les entreprises et administrations.

Il est des moments, dans l’histoire du mouvement ouvrier, où chacun doit assumer ses choix et positions.

C’est aussi une question de détermination, de liberté et d’indépendance.

 

 

www.force-ouvriere.fr

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Vous disposez d'un droit d'accès, de rectificat ion, de modification et de suppression des données qui vous concernent (Art. 34 de la loi Informatique et Liberté du 6 janvier 1978) sur l'ensemble du site. Pour l'exercer, Cliquez sur cette bannière pour contacter le webmaster