FO JEUNES

La difficile insertion professionnelle des jeunes

Vendredi 27 janvier 2017

La difficile insertion professionnelle des jeunes

Fo sante chauny fo jeunes

Au programme de la rencontre annuelle des jeunes syndicalistes FO, une réflexion sur les évolutions du monde du travail et les moyens de réenchanter l’avenir d’une classe d’âge particulièrement exposée aux contrats précaires.

Effervescence 141 avenue du Maine où 230 militants se sont retrouvés pour la rencontre annuelle des jeunes syndicalistes. Une rencontre organisée par FO Jeunes, qui compte tenu des transformations du monde du travail, a souhaité axer sa réflexion sur la construction du monde de demain.

Et concernant les 15-24 ans, il y a de quoi faire.

Une étude sur l’insertion professionnelle des jeunes publiée le 24 janvier par France Stratégie et la Dares dresse un portrait préoccupant d’une classe d’âge qui peine à trouver des débouchés sur le marché du travail. En passant de 7 % à 40 % en 40 ans, le taux de chômage des jeunes de 15-24 ans a été multiplié par 3,5.

Les moins diplômés à la diète

L’étude constate également un sur-chômage qui persiste dix ans après l’entrée sur le marché du travail. 13,8 % des 20-24 ans sont au chômage. Et cela ne s’arrange pas ensuite puisque 15 % des 15-29 ans ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation. Mais tous ne sont pas logés à la même enseigne. Le taux de chômage chez les moins diplômés est trois fois supérieur à celui des diplômés de l’enseignement supérieur.

La question de l’apprentissage a également été au centre d’une des tables rondes. De nombreuses formations hautement qualifiées intègrent désormais ce statut dans leurs cursus alors qu’il est en perte de vitesse dans les formations les moins qualifiées. Parmi les revendications de FO : la révision des grilles de rémunérations des apprentis, encore trop souvent considérés comme des salariés de seconde zone. Et que soit mise en place une vraie formation pour les tuteurs.

Des freins à l’emploi

Pour l’insertion des jeunes, FO demande que plus de moyens soient octroyés aux missions locales qui à l’origine devaient également s’occuper des freins périphériques à l’emploi. Des freins constitués par des difficultés de déplacement, notamment par ceux qui ne sont pas titulaires du permis de conduire. Autres freins répertoriés : la non-maîtrise du numérique, un mauvais état de santé, l’absence de logement ou de couverture sociale.

Il y a un vrai travail syndical à effectuer auprès des nombreux jeunes inscrits en intérim, constate Elisa Noyer, référente FO jeunes à la Fédération des Métaux. Mais du fait de leur statut, il est difficile de les rencontrer. Même problème avec les jeunes en CDD qui multiplient les contrats et les employeurs différents. 35% des 15-29 ans ont un contrat temporaire (CDD, intérim, apprentissage). Et au bout de ces contrats précaires, le CDI a de plus en plus de mal à creuser un sillon. Or, l’a rappelé Michel Beaugas, secrétaire confédéral, pour FO, le CDI doit rester la norme.

La peur de se syndiquer

La question de la poule et de l’œuf peut-elle s’appliquer à la précarité grandissante des jeunes et à leur taux de syndicalisation très marginal ? Une chose est sûre : l’engagement syndical est fortement corrélé à la stabilisation de leur situation professionnelle. Les jeunes qui se syndiquent attendent d’avoir signé un CDI avant prendre une carte. En 2013, moins de 5 % des moins de 35 ans étaient syndiqués. Le taux descend à moins de 2,5% pour les moins de 25 ans. Ce qu’on entend souvent, c’est qu’ils ne veulent pas que leur patron sache qu’ils sont syndiqués, raconte Clara Poux, référente Jeune à l’union départementale FO de l’Aveyron. Cela s’arrange après le stage FO découverte lorsqu’ils y découvrent des jeunes qui leur ressemble et qui sont, comme eux, isolés dans leur boîte.

La formation syndicale est primordiale

Pour lutter contre ce sentiment d’isolement, la formation et l’information des militants est primordiale : Plus on se forme, plus on se sent légitime donc plus fort pour négocier avec son employeur, a martelé Philippine Arnal-Roux, créatrice du site www.trouver-une-formation-ce.com.

Pour Fredéric Souillot, secrétaire confédéral du secteur formation syndicale le militantisme, c’est être proche des gens que l’on représente et la formation permet de construire des équipes de militants qui agissent collectivement.

Voir en ligne : Retrouvez les photos de la journée FO Jeunes

FO Jeunes

Jeudi 4 février 2016

FO Jeunes

3 décembre 2015, une journée tremplin

Fo jeunes journees templin

Agir Pour Et Avec Les Jeunes

Publication réalisée par FO Jeunes

Qu’est-ce que le syndicalisme aujourd’hui ? Comment aller à la rencontre des jeunes, comment les intéresser ? Comment leur parler ? Comment les convaincre d’agir et de militer au sein de notre syndicat ?

Les questions ont fusé toute la matinée

Les questions ont fusé toute la matinée du 3 décembre 2015, au cours du débat organisé par FO Jeunes à la Bourse du Travail. Les intervenants et les participant ? Des militants FO, des jeunes et des moins jeunes, tous convaincus qu’il faut agir vite, qu’il faut sensibiliser les jeunes à l’action syndicale, leur montrer que le syndicalisme peut contrer le libéralisme, lutter contre le défaitisme d’une génération exposée de toutes parts à la précarité, et enfin, préparer le syndicalisme et les militants FO de demain. Richesse de notre organisation, chacun avait son mot à dire. Certes, tout le monde n’a pas eu le temps de le dire, mais le débat fut riche et constructif.

On se serre les coudes !

La précarité de l’emploi ? Ce n’est pas une fatalité et ça ne doit pas décourager les jeunes de s’engager. La crainte des représailles peut être compensée par la solidarité entre militants, on se serre les coudes !

Faire comprendre FO

L’individualisme ? Que nenni ! Quand on va à la rencontre des jeunes, ils sont tout aussi attachés à la protection sociale collective que les autres. Seulement son fonctionnement reste trop ignoré, ce qui amène certains à la considérer comme une aide sociale plutôt qu’un salaire différé. Expliquées, les choses deviennent plus concrètes et les jeunes – pas plus bêtes – se mobilisent pour les défendre.

Après tes explications, je comprends le dialogue social et les syndicats, mais FO ? Dernière difficulté : faire comprendre FO. Ce que nous sommes, ce que nous portons. Quelle est la différence entre FO et les autres syndicats ? Et sur ce point, évoquer l’indépendance ne suffit pas, tout le monde s’en revendique. Non, il faut aller plus loin : nos revendications, notre travail, nos analyses et notre fonctionnement.

Et c’est sur ce point que FO Jeunes est encore une fois un atout. FO Jeunes a développé des outils pour répondre aux questions ci-dessus, ce qu’est FO et ce que nous revendiquons pour les jeunes. Et sur le terrain, dans les entreprises, ce sont aux jeunes eux-mêmes, ceux que nous cherchons à convaincre, de faire ce travail. Attention, les jeunes sont des militants comme les autres, investis sur tous les sujets. Mais ils sont les mieux placés pour savoir quelles sont les galères des jeunes, les sujets auxquels ils sont les plus sensibles et par là, comment les intéresser, comment mettre en avant, dans notre travail quotidien, ce qui les touchera plus particulièrement.

Nos ambitions de développement

Autrement dit, et il faut leur dire, venir militer dans un syndicat, ce n’est pas perdre sa liberté de parole ou de penser, ce n’est pas se faire embrigader, ce n’est pas devenir le petit soldat d’une organisation hiérarchique. Être jeune et s’engager chez FO, c’est au contraire participer à la vie de l’entreprise et du syndicat. Et c’est même plancher sur nos méthodes de communication et nos ambitions de développement chez les jeunes et dans les secteurs émergents encore méconnus !

C’est ce qui fait Force Ouvrière

Il y a un principe : ceux qui vivent le problème sont ceux qui savent le mieux, c’est pour cela que les travailleurs ne seront jamais mieux défendus que par eux-mêmes. C’est pour cela que militer n’est pas un métier. Et avec toutes nos spécificités, nous sommes réunis et unis pour nous défendre collectivement, c’est ce qui nous différencie des lobbies, c’est ce qui fait notre force, c’est ce qui fait Force Ouvrière.

JPEG - 459.6 ko
Photographie : F. Blanc / FO Hebdo - CC BY-NC 2.0 - www.flickr.com/force-ouvriere

FO Jeunes : Objectif 10%

Jeudi 3 décembre 2015

FO Jeunes : Objectif 10%

Fo jeunes 3

La journée FO Jeunes s’est ouverte à Paris ce 3 décembre en présence de plus de 150 jeunes syndicalistes venus de toute la France.

C’est à la Bourse du Travail, haut lieu du syndicalisme parisien chargé d’histoire que se déroule cette journée de mobilisation et d’échanges. L’objectif de cette journée est notamment de mutualiser les expériences et les initiatives menées localement afin de mobiliser les forces de la confédération pour syndiquer davantage de jeunes.

Augmenter de 10% les effectifs de jeunes syndicalistes à échéance de deux années, c’est le sens et l’objectif de ce rassemblement dynamique.

Fo jeunes 4

Dossier FO Jeunes

Lundi 9 novembre 2015

Dossier FO Jeunes

Nom de code : encore et toujours précaire...

Fo jeunes 2

Connexion 4Après une mise à l’essai pendant 5 ans dans le cadre de la loi portant sur la modernisation du marché du travail (Loi n° 2008-596 du 25 juin 2008), un nouveau type de contrat a été instauré en 2014 : le Contrat à Objet Défini (COD).

Le petit dernier du gouvernement concerne les ingénieurs et cadres du secteur privé. Ceux-ci ont désormais la chance de pouvoir bénéficier d’un CDD non renouvelable d’une durée aléatoire fixée entre 18 et 36 mois et aux conditions bien particulières ...

Quelle nouveauté ce contrat permet-il ?

Au-delà de l’allongement de la durée du contrat, celui-ci est relié à la réalisation d’un projet nécessitant de recourir temporairement à des ressources humaines supplémentaires au sein de l’entreprise. La principale problématique de ce contrat est qu’il peut alors prendre fin à chacune de ses dates anniversaires (18, 24 et 36 mois) pour un motif « réel et sérieux ». Mais qu’entend-on par « réel et sérieux » ?

Là est bien toute l’ambiguïté puisque rien n’est spécifié sur ce qui peut entrer ou non dans ce cadre ...

Les possibilités de licenciement sont donc simplifiées pour l’employeur qui peut recourir à de la main d’œuvre hautement qualifiée sans aucune prise de risque ni contrainte pour l’entreprise. Seule une indemnité de 10 % doit être versée par l’entreprise en cas de rupture anticipée.

Que doit-on savoir d’autres sur ce contrat ?

Il ne peut être utilisé que si un accord de branche ou d’entreprise a été établi au préalable.

Enfin, les garanties dont bénéficie le salarié sont équivalentes à celle d’un CDD classique : aide au reclassement, accès à la formation professionnelle, priorité d’accès à un emploi en CDI dans l’entreprise, etc.

Ce nouveau contrat génère donc une nouvelle génération d’emplois précaires qui touchera nos jeunes diplômés à peine sortis des bancs de l’école : une drôle d’entrée dans le monde du travail les attend !

Comment ce contrat est-il vécu par les salariés ?

Même si les salariés en COD n’ont d’autres choix que de subir ces nouvelles règles, Force Ouvrière est allée à leur rencontre afin de recueillir leurs réactions.

À la terrasse d’un café, nous retrouvons Maria, 35 ans, titulaire d’un bac +5 en sciences sociales, en COD au sein d’un bureau d’études depuis un an et Romain, 24 ans, fraîchement diplômé d’une école d’ingénieur et travaillant pour une entreprise dans le secteur de l’électronique.

Lorsque nous les interrogeons sur la connaissance de la spécificité de leur contrat, le constat est sans appel : aucun de nos deux jeunes salariés ne sait réellement dans quoi il s’est engagé.

Romain nous avoue avoir signé son contrat sans avoir en tête tous les enjeux. « Je me suis renseigné sur internet mais de là à savoir ce qui fait jurisprudence... ».

Au-delà d’un contrat de travail très formel, aucune information ne leur a été donnée de la part de leur employeur.

Une rupture anticipée de leur contrat ? Ils préfèrent ne pas y penser même s’ils savent aujourd’hui que leur diplôme ne leur assure pas un contrat de travail pérenne.

Face à ce constat, Force Ouvrière revendique, à l’instar des CDD, une limitation du volume de COD au sein de l’entreprise, avec un système de bonus/malus. Leur usage doit faire l’objet d’un contrôle strict par l’administration afin d’éviter que les COD ne viennent remplacer les embauches en CDI.

Le COD confirme une chose : plus personne n’est protégé, notre génération est désormais totalement précaire, y compris avec ce qui se passe sur les retraites complémentaires !

FO JEUNES

FO JEUNES

 

SAV DES MISSIONS DE SERVICE PUBLIC

 

Le groupe FO Jeunes de la fonction publique à décider de mettre en vidéo les méfaits de la RGPP sur les salariés de la fonction publique.

 


SAV des missions de service public 01 par Force-Ouvriere




SAV des missions de service public 03 par Force-Ouvriere




SAV des missions de service public 04 par Force-Ouvriere




SAV des missions de service public 05 par Force-Ouvriere

Lire la suite

Vous disposez d'un droit d'accès, de rectificat ion, de modification et de suppression des données qui vous concernent (Art. 34 de la loi Informatique et Liberté du 6 janvier 1978) sur l'ensemble du site. Pour l'exercer, Cliquez sur cette bannière pour contacter le webmaster