MARDI 30 MARS 2010 : MOBILISATION NATIONALE DES INFIRMIÈRES POUR LEURS RETRAITES

FO-Santé appelle tous les personnels paramédicaux à manifester demain devant l’Assemblée nationale pour réclamer aux députés l’abandon d’un projet de loi qui prévoit de repousser de cinq ans l’âge légal de leur départ de 55 à 60 ans.

Mardi, les infirmières et infirmiers vont de nouveau descendre dans la rue pour défendre leur droit à la retraite. Ils sont appelés à manifester devant l’Assemblée nationale au moment les députés doivent débuter l’examen d’un texte prévoyant de faire passer leur âge de départ à la retraite de 55 ans à 60 ans. Cette manifestation nationale a été lancée à l’initiative de Fédération FO des Services Publics et de Santé et à laquelle d’autres organisations syndicales des secteurs de la santé (CFTC, CGC, autonomes) ont décidé de se joindre (voir nos articles des 14 janvier et 16 mars 2010). FO-Santé exige le retrait du projet de loi sur la rénovation du dialogue social dans la fonction publique, dont l’article 30 prévoit que les personnels infirmiers et paramédicaux devront individuellement choisir entre une meilleure rémunération mais assortie d'un départ à la retraite à partir de 60 ans et le maintien de leur droit à la retraite à partir de 55 ans avec leur traitement actuel.

Rappelant que la retraite anticipée des quelque 350.000 infirmières et des personnels paramédicaux est un droit acquis depuis 1963 au vu de la pénibilité dans la profession, Denis Basset (FO) dénonce un «chantage inadmissible qui plus est à l’heure où les conditions de travail ne cessent de se dégrader dans les hôpitaux mis sous la pression de la RGPP (révision générale des politiques publiques, NDLR): suppression de postes, réductions de moyens, explosion de la précarité, …». Pour lui, ce texte «augure surtout mal du sort réservé au code des pensions dans le cadre de la contre-réforme générale des retraites que le gouvernement est en train de concocter». Comme pour tous les personnels de la fonction publique, souligne-t-il, «il s’agit de dire dès maintenant non à la remise en cause du calcul de la pension sur la base des six derniers mois de traitement, non à l’allongement de la durée de cotisations et non au report de l’âge légal pour partir à la retraite». Et Denis Basset d’ajouter «la logique “travailler plus pour gagner plus” doit avoir ses limites là comme partout ailleurs».

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