Nouvelle agression d’un collègue en psychiatrie !

 

 

Une fois de plus, un collègue hospitalier vient d’être agressé dans l’exercice de ses fonctions. Cela s’est passé le mercredi 14 septembre 2011, au Centre Hospitalier du Vinatier à Bron.

Le syndicat FO de l’établissement a immédiatement réagi par communiqué et a saisi la Fédération FO Santé.

Selon les informations fournies par la Direction du CH Vinatier elle-même, un malade déambulait dans les rues de Rillieux-La-Pape depuis une dizaine de jours. Après plusieurs plaintes de la population qui subissait son errance délirante, il a été finalement arrêté par la police au milieu de la nuit, puis conduit au Vinatier par celle-ci, peu après 6 heures. Ensuite, vers 8 H15, il a sorti un couteau qui était en sa possession, blessant à l’aine un aide soignant venu en renfort, sans heureusement mettre ses jours en danger, même si la blessure est profonde.

Au-delà de la narration des faits, force est de constater que ce patient ne bénificiait pas de soins, ce qui ne pouvait aboutir qu’à un passage à l’acte, qui a eu lieu au CH du Vinatier, mais qui aurait pu avoir lieu n’importe où et à n’importe quel moment.

 

Les personnels soignants et les malades mentaux, subissent les conséquences de la dégradation de la prise en charge !

 

Cette errance, d’un nombre de plus en plus important de malades mentaux, est le résultat de la politique de fermeture massive des lits d’hospitalisation en psychiatrie. Il même étonnant que de tels incidents, parfois dramatiques, n’arrivent pas plus souvent.

La politique d’abandon des malades psychiatriques en est entièrement responsable. Elle a frappé les malades psychiatriques plus intensément encore que les autres malades, parce qu’ils sont incapables, du fait de leur état mental, de se défendre.

Pour Force Ouvrière, nous ne sommes pas confrontés à un problème « technique », à savoir « comment faire face à la montée de la violence dans la société », mais au résultat de la révision générale des politiques publiques (RGPP), avec l’éffritement des services publics, dont les hôpitaux, ce qui, pour certains malades mentaux, aboutit à l’abandon de leur prise en charge. En France, nous sommes passés depuis en 1982, de 130 000 lits en psychiatrie publique à 23 000 lits aujourd’hui.

Les malades mentaux doivent être soignés. Pour cela, il faut ré-ouvrir les lits de psychiatrie publique, qui ont été fermés au nom des économies et de la réduction des déficits publics. Il faut former et recruter les personnels médicaux et non-médicaux nécessaires à leur prise en charge.

 

Fédération Fo-santé

 

http://fo-sante.org 

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