Interview de Jean-Claude Mailly

Sud Radio et Public Sénat

Lundi 20 février 2017

Sud Radio et Public Sénat

Jean-Claude Mailly 

« FO ne donnera pas de consigne de vote »


Invité : Jean-Claude Mailly - Territoires d... par publicsenat

Le secrétaire général de Force Ouvrière a évoqué les mesures qu’il entend défendre auprès des candidats à l’élection présidentielle, notamment pour mettre un terme aux politiques d’austérité, mais a assuré que son syndicat ne soutiendrait aucune candidature lors de ce scrutin.

 

LesEchos.fr le 3 février 2017

Vendredi 3 février 2017

Jean-Claude Mailly était « L’Invité des Echos »

 

Le secrétaire général de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly, s’est exprimé à propos de : « Unédic : reprise des discussions le 15 février ? » ; « Revenu universel : « un risque de logique d’assistance » ; etc.

 

BFM Business

Mercredi 25 janvier 2017

BFM Business

Chômage - Jean-Claude Mailly 

« On n’a pas inversé la courbe, car il y a un va-et-vient entre les catégories »

 
Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière, était l’invité de 18h l’Heure H, du mardi 24 janvier 2017. Il a commenté les chiffres du chômage pour décembre. Et pour cause, ils ont augmenté le mois dernier. Le nombre de demandeurs d’emploi est, en effet, reparti à la hausse, avec 26 100 inscrits supplémentaires en catégorie A. Cette hausse de 0,8% sur un mois porte à 3 473 100 le nombre officiel de personnes sans aucune activité en France métropolitaine. - 18h l’heure H, présenté par Hedwige Chevrillon et Guillaume Paul, sur BFM Business.

 

Paris-Normandie.fr le 8 décembre 2016

Vendredi 9 décembre 2016

Paris-Normandie.fr le 8 décembre 2016

Jean-Claude Mailly à Rouen

Retour sur la « folle loi Travail »

Secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly participait jeudi à Canteleu au congrès de l’organisation en Seine-Maritime. Retour sur la loi Travail, questions sur la future présidentielle et le dialogue social.

Quelle parole êtes-vous venu porter aux adhérents de FO en Normandie ?

Jean-Claude Mailly. C’est l’occasion de rappeler quelques fondamentaux. Par exemple, le fait que pendant l’élection présidentielle, nous ne donnerons aucune consigne de vote, au premier comme au second tour. C’est aussi l’occasion de rappeler, dans un département industriel, qu’il faut continuer son développement ; et d’insister aussi sur les élections dans les TPE, sur le fait enfin qu’il faut savoir résister, notamment en période de crise .

Une façon de résister, c’est ce livre, « Les apprentis sorciers », que vous venez de publier et dans lequel vous revenez largement sur la loi Travail. Elle vous a marqué manifestement ?

Jean-Claude Mailly. Ce livre fait suite à la loi, une folle loi, que j’ai trouvée invraisemblable, tant sur la méthode où le gouvernement s’est planté, n’a même pas respecté les dispositions du Code du travail, que sur le contenu avec une remise en cause des conventions collectives nationales. Et ça n’est pas acceptable pour nous, qui plus est avec un gouvernement se disant de gauche... Bon, c’est ma vérité, un récit et une analyse.

Le gouvernement est passé en force avec l’article 49-3. Alors comment agissez-vous aujourd’hui ?

Jean-Claude Mailly. Par les recours juridiques. Il y a trois types de recours. Sur certains décrets en matière de durée du travail, on va aller au Conseil d’État et ensuite au Conseil constitutionnel. Il y a des recours par rapport à des directives européennes et des recours auprès de l’organisation internationale du travail.

Suppression des 35 heures, 500 000 fonctionnaires en moins, retraite à 65 ans... C’est ce que préconise François Fillon. Est-ce une vraie inquiétude ?

Jean-Claude Mailly. Bien sûr, c’est pour ça qu’on a commencé à réagir. Je crains par exemple pour l’avenir de l’assurance maladie. Si demain les plus aisés (je ne sais pas où ça commence) continuent à payer mais n’ont plus les mêmes droits, ils finiront par dire : on n’en veut plus de la sécurité sociale. Et ce serait la fin de l’assurance maladie. Et d’ailleurs M. Fillon se contredit : il fait le contraire pour les allocations familiales ; il rétablit l’universalité des prestations mais ce ne serait plus le cas avec l’assurance maladie. Il y a les 35 heures, l’avenir du service public...

Si François Fillon devient président, vous redescendez dans la rue ?

Jean-Claude Mailly. On verra. Entre une primaire et la présidence, il peut y avoir des changements. On peut espérer que M. Fillon nous entende par exemple sur la sécurité sociale, sur la durée du travail. Et ça ne veut rien dire d’annoncer : je vais supprimer 500 000 fonctionnaires. Où, dans quelles conditions ? En revanche, que nous ayons un débat sur les rôles et les missions du service public, ça me paraît important.

Avant la présidentielle, que vous inspire ce gouvernement de transition ?

Jean-Claude Mailly. Il y a des points, comme les 500 000 formations pour les chômeurs, la question de l’assurance chômage, des inquiétudes pour l’Afpa en formation continue... Il y a des décisions d’urgence à prendre, que j’ai commencé à évoquer avec le nouveau Premier ministre, que j’apprécie d’ailleurs car c’est un vrai républicain sincère.

Vous parlez souvent de l’Europe. Qu’en attendez-vous ?

Jean-Claude Mailly. Un des points dont on ne parle pas beaucoup dans ces campagnes des primaires, c’est l’avenir de l’Europe. FO est pour l’Europe mais critique sur la manière dont l’Europe se fait. Tous les syndicats européens ont fait une déclaration unanime il y a trois semaines critiquant les politiques d’austérité, demandant des investissements publics, des augmentations de salaires... Les politiques devraient en tenir au compte. Je pense qu’on arrive aux limites du néolibéralisme, en France comme ailleurs.

Où en est-on du dialogue social en France ?

Jean-Claude Mailly. Avec le Medef en tout cas, ça n’est pas simple. Il y a un président un peu curieux tout de même, qui va en Chine et dit : je quitte un pays communiste, la France, pour arriver dans un pays libéral, la Chine... Je me demande ce qu’il a fumé ! Cela dit, c’est moins vrai avec les artisans, la CGPME avec qui le dialogue est meilleur. Mais les discussions ne sont pas faciles en ce moment.

Propos recueillis par Marc Braun



Paris-Normandie.fr le 3 décembre 2016

Jeudi 8 décembre 2016

Paris-Normandie.fr le 3 décembre 2016

Jean-Claude Mailly juge la loi travail, cet « immense gâchis »

Les apprentis sorciers par jean claude mailly

Dans un livre qui dévoile les coulisses du conflit lié à la loi travail, le secrétaire général de Force Ouvrière laisse entrevoir les difficultés du gouvernement à communiquer avec le monde syndical. Une posture qui coûte cher à tout le monde : employés, syndicats, employeurs et politiques.

 

Que reste-t-il aujourd’hui de la lutte contre la loi travail, alors que la moitié des décrets d’application ont été publiés ?

Jean-Claude Mailly : J’ai plutôt envie de dire Qui en pâtit ?. Les salariés, bien entendu. D’ailleurs, on voit arriver ce qu’on redoutait, c’est-à-dire certains employeurs qui considèrent qu’ils peuvent faire tout ce qu’ils veulent en matière de durée du travail. On a ouvert la boîte de Pandore... À mesure que sortent les décrets, nous nous organisons pour contester certains devant les tribunaux. On a arrêté la bagarre dans la rue pour la porter devant la justice. Mais cette loi pénalise aussi l’exécutif, qui s’est littéralement coulé dans le moule du libéralisme. Et je crois que ça les plombe.

En quoi l’inversion de la hiérarchie des normes, qui a donc été entérinée, est-elle si grave pour les salariés ?

Jean-Claude Mailly : Nous avons, historiquement, construit un système de relations sociales basé notamment sur hiérarchie des normes. Cette hiérarchie permet de garantir que, plus vous descendez vers les entreprises, plus on améliore la condition des salariés. Parce que vous êtes protégé, par exemple, par un accord de branche en dessous duquel on ne peut pas descendre. Si vous êtes dans une TPE de six personnes - où il n’y a donc pas de syndicat - vous êtes protégé à la fois par le code du travail et la convention collective.
Or, on vient d’ouvrir une brèche dans le temps de travail, puisque l’accord d’entreprise peut se substituer à l’accord national. Et demain, ça risque de s’étendre à d’autres domaines. Dans les grosses boîtes, les gens pourront se défendre, mais dans les TPE, les gens n’auront plus que le code du travail pour se protéger. Et ça, ça ne correspond pas à notre vision de la République sociale, qui vise à accorder une égalité de droits aux salariés.

Quels autres dangers décelez-vous dans cette nouvelle donne ?

Jean-Claude Mailly : Le gouvernement a entrouvert la porte, comme le montrent les propositions qu’on peut entendre aujourd’hui, notamment celles de François Fillon. Il souhaite par exemple supprimer le monopole de présentation syndicale au premier tour des élections professionnelles, qui fait que seuls les syndicats représentatifs peuvent présenter des candidats. En faisant ça, on va avoir tout et n’importe quoi : des syndicats politisés, confessionnels voire des syndicats jaunes... Il souhaite aussi revoir les seuils de représentation syndicale.

« Après, une grève,ça gène toujours »

Jean-Claude Mailly : Mais c’est dans l’entreprise que la négociation est la plus dure ! Et si, en entreprise, vous n’avez plus la protection minimale de la branche, cela devient très difficile. Aujourd’hui, vous avez des donneurs d’ordre qui font pression sur les PME, par exemple en exigeant que celles-ci fassent remonter les sommes versées au titre du CICE ! Demain, on pourra faire pareil en demandant à son sous-traitant de payer les heures sup’non plus à 25 % mais à 10 %... Et la pression redescendra sur les salariés.

Vos actions vous ont parfois rendus impopulaires auprès de l’opinion. N’est-ce pas difficile de se battre pour les salariés et d’être montrés du doigt ?


Jean-Claude Mailly : Non, parce que quand on se lance dans ce type de mouvement, on le fait en bénéficiant d’un mandat. On défend des positions qui ont été débattues au sein d’une organisation, on applique des convictions et des principes démocratiques. Donc on ne se pose pas de questions. Après, une grève ça gêne toujours. Mais ça gêne d’abord ceux qui la font. Cela dit, je reconnais que la grève n’a pas pris, notamment parce que les gens sont étranglés financièrement. En même temps, on a fait quatorze journées de mobilisation !

Qu’en reste-t-il alors ?

Jean-Claude Mailly : C’est un dossier qui laisse des traces. Syndicalement bien sûr, pour les employés comme pour les employeurs, puisque je rappelle que seul le Medef était pour l’inversion de la hiérarchie des normes. Mais il y a aussi des conséquences politiques, puisque le gouvernement n’a même pas réussi à faire voter ce texte par sa propre majorité. Au final, c’est un gâchis.

Comment interprétez-vous le succès de François Fillon et l’attrait exercé par Emmanuel Macron, qui ont des programmes économiques libéraux ?


Jean-Claude Mailly : Parce qu’au fil du temps, les gouvernements successifs français ont abandonné à l’Europe certaines de leurs responsabilités en termes monétaires et budgétaires et en privilégiant une vision libérale. On n’a pas cherché à équilibrer l’économique et le social. On est dans le tout libéral que veulent poursuivre Fillon et Macron parce qu’on croit qu’il n’y a pas d’alternative. Mais l’économie n’est pas une science exacte. C’est une science humaine, sociale.

« Quant à Gattaz, pourvuqu’il se taise »

Jean-Claude Mailly : On peut parler d’économie politique, de politique économique, mais on manque de débats entre économistes pour dire « il y a d’autres voies possibles. » Moi, je ne suis pas un obsédé des 3 % de déficit budgétaire, mais je pense qu’il y a différentes manières de le réduire. Si on décide de mettre en place une politique de grands travaux et qu’on crée un Smic au niveau européen, on peut accroître l’activité économique, favoriser l’emploi et réduire les déficits ! Ça s’appelle une politique keynésienne, mais des keynésiens il n’y en a pas beaucoup aujourd’hui en Europe.

Dans votre récit, Manuel Valls est présenté comme très nerveux, Hollande est « celui qui parle le plus du dialogue social mais qui en fait le moins », Gattaz « ne cherche pas à comprendre son interlocuteur »... Ça n’a pas dû être facile tous les jours...

Jean-Claude Mailly : Ça a été très compliqué. Notamment avec un président qui parle régulièrement de dialogue social mais qui ne le pratique guère. Par exemple le pacte de responsabilité, la plupart des syndicats l’ont découvert à la télé lors des vœux du président ! Pour la loi travail on s’est retrouvé dans une situation identique. Il a imposé une solution qui était multiminoritaire. D’ailleurs, si ça avait été une vraie loi de progrès social, il n’aurait pas eu besoin du 49.3 pour la faire passer... Mais ça ne m’étonne qu’à moitié, parce que le libéralisme économique s’accompagne très souvent d’un autoritarisme social. Valls a incarné cet autoritarisme, mais c’est bien Hollande qui a décidé, aidé au départ par quelqu’un qui s’appelle Emmanuel Macron.... Quant à Gattaz, pourvu qu’il se taise.

Comment se sent l’adhérent au socialiste que vous êtes face au spectacle qu’offre la gauche aujourd’hui ?

Jean-Claude Mailly : Ben, il se sent socialiste. Il faut bien qu’il en reste ! Ce que je peux dire c’est que je considère que je suis resté fidèle aux valeurs socialistes, et que ce n’est pas le cas du PS lorsqu’il est au pouvoir. Je ne me suis pas reconnu dans leur politique. Et ce à quoi on assiste aujourd’hui est un gâchis.

Propos recueillis par Samuel Ribot, ALP-Presse

Les Apprentis sorciers,
l’invraisemblable histoirede la loi travail,
éditions
Les Liens qui Libèrent,
108 pages,
12,50 €.

Paris normandie fr

TV5 Monde le 6 décembre 2016

Mercredi 7 décembre 2016

TV5 Monde le 6 décembre 2016

Le Secrétaire général de Force Ouvrière face à l’actualité

« Entretien avec Jean-Claude Mailly, Secrétaire général du syndicat Force Ouvrière, auteur de "Les apprentis sorciers" (Ed. LLL).

François Hollande renonce à se présenter à la présidentielle, la droite est en ordre de bataille. Que reste-t-il de la gauche ? Que peut-elle espérer de la campagne électorale ? 64’ pose la question à Jean-Claude Mailly .

Dans “Les apprentis sorciers”, le Secrétaire général du syndicat FO raconte “l’invraisemblable histoire de la loi travail ”. »

TV5 Monde

 

Ecorama le 6 décembre 2016

Mardi 6 décembre 2016

Ecorama le 6 décembre 2016

Jean-Claude Mailly 

« Le terrain économique et social
n’est pas la spécialité de Manuel Valls ! »

« Mobilisation des syndicats et de la rue contre la loi Travail, divergences avec Laurent Berger et Pierre Gattaz, réalité des chiffres du chômage, nouveau round de négociations sur l’assurance-chômage, urgence à sortir de l’austérité : Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, auteur du livre Les apprentis sorciers aux éditions Les liens qui libèrent, revient sur l’actualité économique et politique. » Ecorama du 6 décembre 2016 présenté par David Jacquot, sur Boursorama.com.

« Mobilisation des syndicats et de la rue contre la loi Travail, divergences avec Laurent Berger et Pierre Gattaz, réalité des chiffres du chômage, nouveau round de négociations sur l’assurance-chômage, urgence à sortir de l’austérité : Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, auteur du livre Les apprentis sorciers aux éditions Les liens qui libèrent, revient sur l’actualité économique et politique. »

Ecorama du 6 décembre 2016 présenté par David Jacquot, sur Boursorama.com.

France Culture le 2 décembre 2016

Vendredi 2 décembre 2016

France Culture le 2 décembre 2016

Jean-Claude Mailly sur France Culture

 

Jean-Claude Mailly était l’invité d’Antoine Mercier dans son émission « La Grande Table » sur France Culture.

RFI - 30 novembre 2016

Jeudi 30 novembre 2016

RFI - 30 novembre 2016

Jean-Claude Mailly répond aux questions de Frédéric Rivière

Rfi Jean-Claude Mailly, secrétaire général de la Confédération FO (Force Ouvrière) et auteur du livre Les apprentis sorciers, aux Editions Les Liens qui Libèrent, était ce mercredi 30 novembre, l’Invité du matin de RFI. Il répond aux questions de Frédéric Rivière.

 

 

LesEchos.fr le 28 septembre 2016

Jeudi 30 novembre 2016

LesEchos.fr le 28 septembre 2016

J-C Mailly 

« Hollande est celui qui parle le plus de dialogue social et qui l’a le moins pratiqué »

Jean-Claude Mailly revient également sur l’investiture de François Fillon en tant que candidat du parti Les Républicains pour l’élection présidentielle, en particulier sur la proposition du Sarthois de mettre un terme au monopole syndical lors des élections professionnelles.

 

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