La Lettre de l’UCR

Lettre UCR-FO

Dimanche 9 octobre 2016

Ucr fo banniere

Encore une année sans un euro de plus pour 16 millions de retraités

Pas un sous de plus pour les retraites

La revalorisation des retraites serait-elle devenue un mirage ?

Cette année encore, les retraités devront consentir de nouveaux efforts financiers.

Compte tenu de la faible inflation constatée, les retraites et pensions des régimes de base (privé et pubic) et les retraites des régimes complémentaires ARRCO et AGIRC ne devraient pas être revalorisées aux échéances désormais fixées respective­ment au 1er octobre et au 1er novembre de chaque année.

POURQUOI LES RETRAITES DES REGIMES DE BASE N’ONT PAS ETE REVALORISEES ?

Le principe est que l’augmentation des pensions de retraite du régime de base de la Sécurité sociale et des régimes alignés doit en principe avoir lieu au 1er octobre en application d’un coefficient annuel de re­valorisation basé sur l’évolution en moyen­ne annuelle sur les 12 derniers mois des in­dices mensuels des prix (hors tabac), publiés par l’INSEE l’avant-dernier mois qui précède la date de revalorisation des prestations, sans correctif.

Cela signifie que pour 2016, le taux de réé valuation des pensions correspond à la progression de la valeur moyenne de l’in­dice des prix à la consommation publié par l’INSEE sur la période d’août 2015 à juillet 2016, par rapport à la valeur moyenne de l’indice sur la période d’août 2014 à juillet 2015.

Compte tenu des données publiées par l’IN­SEE en août dernier, la progression annuelle est évaluée à 0 %.

En conséquence, en l’absence de « coup de pouce », les retraites personnelles (y compris le minimum contributif et le minimum contributif majoré) ainsi que les retraites de réversion n’ont pas été revalorisées le 1er oc­tobre 2016.

Pour mémoire, la seule et dérisoire « aug­mentation » intervenue depuis 2013 a été de 0,1 % au 1er octobre 2015.

POURQUOI LE GEL DES RETRAITES COMPLEMENTAIRES ARRCO ET AGIRC SE POURSUIT ?

En application de l’accord national interpro­fessionnel du 30 octobre 2015 sur les re­traites complémentaires AGIRC-ARRCO (ac­cord sur lequel Force Ouvrière a refusé d’apposer sa signature), la revalorisation des pensions est prévue à partir de 2016 au 1er novembre de chaque année (et non plus au 1er avril de chaque année).

En outre, pour les exercices 2016, 2017 et 2018, l’accord précité a mis en place un mécanisme de sous-indexation par rapport à l’inflation dans les conditions suivantes : la valeur du point de retraite complémentai­re ARRCO et AGIRC évoluera en fonction de l’évolution des prix à la consommation hors tabac, diminuée de un point, sans pou­voir diminuer en valeur absolue.

Compte tenu du niveau d’inflation actuel et d’une clause de sauvegarde, les retraites complémentaires AGIRC et ARRCO sont maintenues à leur niveau fixé au 1er avril 2015, à savoir :

► Régime AGIRC : valeur du point au 1er no­vembre 2016 égale à 0,4352 € ;

► Régime ARRCO : valeur du point au 1er no­vembre 2016 égale à 1,2513 €.

En résumé, le gel des valeurs du point au 1er novembre 2016 conduit à une revalorisa­tion nulle des allocations sur l’année 2016.

Pour mémoire, leur dernière réévaluation était intervenue en avril 2013 (+ 0,80 %).

Pour l’UCR-FO, le « gel » ou plus exactement la « désindexation » des retraites et des pen­sions provoque en réalité une baisse du pouvoir d’achat pour les retraités.

En effet, malgré les indices et les statistiques qui font état d’une absence d’inflation, les retraités Force Ouvrière sont, quant à eux, bien convaincus de cette baisse, lorsque, dans la vie de tous les jours, ils sont confrontés à l’augmentation des prix et du coût de la vie en général.

Dimanche 9 octobre 2016

L’UCR-FO dénonce vivement la politique de rigueur imposée aux retraités et conteste les règles en vigueur qui conduisent à augmen­ter les retraites moins vite que les salaires.

L’UCR-FO revendique d’augmenter les re­traites (et les salaires portés au compte pour les retraites du régime général) en fonction de la hausse des salaires, comme c’était la règle avant la réforme Balladur de 1993.

Lier l’évolution des régimes de retraites de base et des régimes de retraite complémen­taire à celle des salaires est la seule façon de garantir une réelle solidarité entre les actifs et les retraités.

Le principe de la revalorisa­tion des retraites ne saurait rester une vaine chimère !

Lettre ucr fo

 

 


 

La Lettre de l’UCR-FO n°94

Vendredi 25 mars 2016

Personnes en grande perte d’autonomie

Attribution des cartes européennes de stationnement et des cartes d’invalidité

Handicap 4

La carte européenne de stationnement et la carte d’invalidité permettent à leurs détenteurs de faciliter leurs déplacements.

Leur attribution est, à compter du 1er mars 2016, automatique pour les personnes avec les niveaux de perte d’autonomie les plus importants, c’est-à-dire celles évaluées en GIR 1 ou en GIR 2.

La demande peut désormais se faire directement par le biais du formulaire de demande d’APA.

Ces cartes sont gratuites.

La carte européenne de stationnement (attribuée par le préfet) permet à son détenteur de se garer sur les places réservées aux personnes handicapées, qu’il soit lui-même au volant de sa voiture ou bien véhiculé par quelqu’un d’autre.

La carte d’invalidité (attribuée par le directeur de la maison départementale des personnes handicapées) permet notamment à son titulaire et à la personne qui l’accompagne :

► d’obtenir une priorité d’accès aux places assises dans les transports en commun et dans les salles d’attente, dans les établissements et les manifestations accueillant du public et dans les files d’attente ;

► de bénéficier de réductions accordées, sous certaines conditions, dans les transports (RATP, SNCF, Air France) ;

► de bénéficier, sous réserves de certaines conditions, d’avantages fiscaux.

 

Tract UCR-FO

Vendredi 19 février 2016

Tract UCR-FO

Retraité(e)s : Exigeons d’être respectés, défendons notre pouvoir d’achat

Urgence sociale retraites

TOUS LES RETRAITÉS DANS L’ACTION

LE 10 MARS 2016

 

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Le gouvernement impose l’austérité budgétaire aux retraités !

- Il n’a pas revalorisé les pensions de retraite depuis 2013 (si ce n’est l’aumône de 0,1% accordée en octobre 2015).

- Il a appuyé l’accord AGIRC ARRCO initié par le MEDEF et la CFDT qui entérine le recul de 62 à 63 ans de l’âge ouvrant droit à une retraite à taux plein et inflige un tour de vis supplémentaire au pouvoir d’achat des retraités en instaurant des abattements temporaires.

Non content de cela, ce même gouvernement aggrave encore un peu plus la pression fiscale sur les retraites

- Il maintient la suppression de la demi part fiscale supplémentaire pour les veufs et veuves.

- Il a rendu imposables les majorations de pensions pour les retraité(e)s qui ont élevé 3 enfants ou plus.

- Il a taxé de 0,3% les retraités imposables pour financer la dépendance.

Mais il y a plus. Aujourd’hui, les vélléités de remise en cause des pensions de réversion ne sont pas écartées.

Devant cet état d’urgence, avec l’UCR-FO, revendiquons :

 
 

- une revalorisation significative des pensions (régimes général et complémentaire)
et leur indexation sur les salaires au 1er janvier de chaque année ;

- une pension au moins égale au SMIC revalorisé pour une carrière complète ;

- le rétablissement de la demi-part fiscale pour les veufs et les veuves ;

- la suppression de l’imposition des majorations de pension ;

- le maintien des pensions de réversion et la suppression des conditions
de ressources dans le régime général.

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Le revenu minimum décent d’après l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale

Jeudi 23 avril 2015

La Lettre de l’UCR - Avril 2015

Le revenu minimum décent d’après l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale

A 9Peut-on définir le budget décent d’une personne célibataire, d’un couple avec deux enfants, d’une personne retraitée en couple ou sans enfant…, qui permette de vivre et de participer à la vie sociale en France en 2015 ?

C’est la question à laquelle l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (ONPES) a apporté une réponse dans son rapport 2014-2015 intitulé « Les budgets de référence : une méthode d’évaluation des besoins pour une participation effective à la vie sociale ».

L’ONPES a ainsi chiffré des budgets de référence pour des ménages vivant dans les villes moyennes de Tours et Dijon. En fonction de la configuration des ménages, ils doivent permettre de disposer des ressources suffisantes, non seulement pour faire face aux nécessités de la vie, mais aussi pour avoir la possibilité de participer activement à la vie sociale.

Les budgets de référence se situent entre 1 424 euros et 3 284 euros, selon la composition du ménage

Ainsi, le budget de référence permettant de vivre décemment en logement social dans une ville moyenne serait-il de 1 424 euros pour une personne seule et de 3 284 euros pour un couple avec deux enfants. Dans un logement du parc privé, les budgets correspondants s’établiraient à 1 571 euros pour une personne seule et 3 515 euros pour un couple avec deux enfants. Le budget nécessaire pour les familles monoparentales avec deux enfants serait de 2 599 euros dans un logement social (2 830 € dans le privé). Celui de retraités en couple s’élèverait à 2 187 euros dans un logement social (2 437 € dans le privé), celui de couples d’actifs sans enfant serait de 1 985 euros dans un logement social (2 133 € dans le privé).

Comme on peut le constater, ces chiffres sont bien au-dessus des minima sociaux en vigueur !

Dans le rapport précité, l’ONPES définit le contenu des paniers de biens et services relevant d’un besoin minimum :

logement : disposer d’une chambre pour chaque enfant de sexe différent (et de plus de six ans) et d’une chambre d’amis pour les retraités (le rapport retient que les retraités peuvent être propriétaires de leur logement) ;
• alimentation : le modèle alimentaire (sur la base des préconisations de nutritionnistes et des recommandations publiques) doit privilégier trois repas par jour ;
• habillement : constitue un poste important dans les budgets de référence ;
• soins et l’hygiène corporelle : constituent également un poste important dans la mesure où ils conditionnent la participation à la vie sociale ;
• équipement de la maison : sur la base de produits de moyenne gamme ;
• transports : le rapport retient la nécessité pour les ménages y compris pour une personne seule, de disposer d’une voiture (d’occasion, de petit format ou familiale selon la configuration des ménages) afin de répondre aux besoins de déplacements professionnels, de loisirs, de vacances, d’achat courant, et de façon générale pour favoriser la participation à la vie sociale. A cela doivent aussi s’ajouter les abonnements de transports en commun pour les autres membres du ménage ;
• partir en vacances : sur la base de deux semaines par an pour les actifs avec enfants et d’une semaine pour les retraités et les actifs sans enfant. A cela, doivent s’ajouter les possibilités de pratiquer des activités culturelles, de prendre un repas à l’extérieur, d’inviter des amis, de pouvoir offrir des cadeaux…
• santé : le rapport a retenu que le reste à charge en matière de santé (après prise en charge des complémentaires santé) ne devait pas dépasser 20 euros par mois et par personne.

Parmi tous ces postes, celui du logement est le plus important (sensiblement plus faible pour un ménage logé dans le parc social que dans le parc privé). Ainsi, il représente 46 % du budget d’une personne seule retraitée, locataire dans le parc privé et 37 % du budget de référence d’une personne seule retraitée, locataire dans le parc social.

Pour l’UCR-FO, ces données relatives à des budgets de référence ont un rôle d’indicateur et contribuent à constituer un outil d’aide en matière de prévention de la pauvreté et de l’exclusion sociale. Elles dessinent les caractéristiques des populations astreintes à des restrictions financières pour prévenir le risque de tomber dans la précarité et la pauvreté.

Union Confédérale des Retraités-FO

Retraite : les femmes perçoivent une pension inférieure à celle des hommes

Mercredi 22 avril 2015

La Lettre de l’UCR - Avril 2015

Retraite : les femmes perçoivent une pension inférieure à celle des hommes

Ucr 7Avec 967 euros bruts par mois en moyenne, la pension de droit direct des femmes sʼavère en 2012, inférieure de 40 % en moyenne à celle des hommes (1 617 euros).

Cet écart tient aussi au fait que les femmes, en raison dʼune plus grande longévité, sont plus nombreuses que les hommes aux âges élevés. Or, à ces âges élevés, les montants de pension des femmes sont bien plus faibles que ceux des hommes.

Les écarts se réduisent cependant au fil des générations, du fait de lʼamélioration des carrières féminines. Les politiques publiques destinées à concilier la vie familiale et la vie professionnelle, la participation croissante des femmes au marché du travail depuis lʼaprès-guerre ainsi que la hausse de leur niveau de qualification ont contribué à réduire les écarts entre hommes et femmes au fil des générations. On constate que fin 2012, les femmes retraitées de 80 à 84 ans (nées entre 1928 et 1932) perçoivent une pension de droit direct inférieure de 49 % à celle des hommes de leurs générations, contre 36 % pour les femmes de 65 ans à 69 ans (nées entre 1943 et 1947).

La prise en compte des avantages accessoires liés aux droits familiaux et conjugaux, au minimum vieillesse, à la réversion, réduit les écarts de pension entre les hommes et les femmes. Les droits dérivés représentent une part importante de la pension des femmes (20 %), alors quʼils représentent une part négligeable de celle des hommes. Les femmes sont, en effet, sur-représentées parmi les personnes veuves en raison dʼune plus grande longévité. Au final, avec 1 265 euros en moyenne toutes générations confondues, la pension totale brute des femmes est inférieure de 26% à celle des hommes.

Sources : Etudes et résultats, n°904 de janvier 2015

http://www.force-ouvriere.fr

La Lettre de l’UCR - Avril 2015

Mardi 21 avril 2015

La Lettre de l’UCR - Avril 2015

Remboursement des frais de santé par les organismes assureurs complémentaires : ce qui a changé à compter du 1er avril 2015

LunettesLe décret n° 2014-1374 du 18 novembre 2014 relatif au contenu des contrats d’assurance- maladie complémentaire bénéficiant d’aides fiscales et sociales, définit le nouveau « cahier des charges » des contrats dits « responsables » en application des modifications introduites par l’article 56 de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2014.

Les mesures entrent en vigueur à compter du 1er avril 2015 (à l’exception des contrats collectifs et obligatoires pour lesquels la modification devra intervenir lors de la première modification de l’acte qui les institue et au plus tard le 31 décembre 2017).

Remboursement des frais d’optique

En matière d’optique, la prise en charge des dépenses va être encadrée par différents minima et maxima établis en fonction du niveau de correction.

Pour des lunettes à verres simples, le minimum de remboursement sera fixé à 50 euros et le maximum à 470 euros.
Pour des lunettes à verres très complexes, le minimum de remboursement sera fixé à 200 euros et le maximum à 850 euros.

La prise en charge des montures restera limitée à 150 euros. Ces nouvelles règles s’appliquent aux frais de lunettes (verres et montures) par période de deux ans.

Pour les mineurs ou en cas de renouvellement justifié par une évolution de la vue, ces règles s’appliquent par période d’un an.

Remboursement des dépassements d’honoraires des médecins qui n’adhèrent pas au dispositif du contrat d’accès aux soins.

Concernant les dépassements d’honoraires des médecins qui n’adhèrent pas au dispositif du contrat d’accès aux soins, la prise en charge s’établira au maximum à 125 % du tarif de la Sécurité sociale dans un premier temps puis à 100 % de ce tarif à compter de 2017.

NB. La prise en charge devra par ailleurs être nécessairement inférieure à celle des dépassements d’honoraires de médecins qui adhérent au dispositif.

Autres dispositions (conditions de remboursement des médicaments, du forfait hospitalier…)

Le décret précité précise le panier minimum des garanties ainsi que les plafonds de garanties applicables à certaines prestations que doivent respecter les contrats complémentaires santé pour bénéficier des aides fiscales et sociales attachées à ce dispositif.

Ainsi, ces contrats devront obligatoirement couvrir l’intégralité de la participation de l’assuré sur les tarifs de prise en charge par l’assurance-maladie obligatoire pour l’ensemble des dépenses de santé, à l’exception des frais de cure thermale et des médicaments dont le Service médical rendu (SMR) a été classé faible ou modéré*, ainsi que pour l’homéopathie.
* Pour ces 2 catégories de médicaments, les taux de remboursement par l’assurance-maladie est classé par degrés d’efficacité : SMR modéré : 30 % - SMR faible : 15 %

Depuis le 1er juillet 2014, la vignette de couleur apposée sur les boîtes de médicaments a disparu. Les informations initialement présentes sur la vignette, prix et taux de prise en charge par l’assurance-maladie, sont désormais visibles sur plusieurs supports : au verso de l’ordonnance ayant servi à la délivrance des produits ; en demandant le prix ou un ticket de caisse au pharmacien ; sur le catalogue électronique en ligne sur medicaments. gouv.fr ; en flashant avec un téléphone mobile sur le code figurant sur la boîte de médicaments (l’application dédiée : medicaments.gouv.fr).

Attention : dans le cadre des contrats responsables, la seule obligation pour les assureurs complémentaires est de rembourser le ticket modérateur pour les médicaments dont le taux de remboursement par la Sécurité sociale est d’au moins 50 %. Il faudra donc vérifier les garanties supérieures éventuellement incluses dans le contrat en vigueur pour les médicaments remboursés à moins de 50 % par l’assurance-maladie.

• Les contrats complémentaires santé responsables doivent également couvrir l’intégralité du forfait journalier hospitalier. Le forfait journalier hospitalier qui représente la participation financière du patient aux frais d’hébergement et d’entretien entraînés par son hospitalisation est dû pour chaque journée d’hospitalisation (y compris le jour de sortie). Montant du forfait hospitalier : 18 euros par jour en hôpital ou en clinique ; 13,50 euros par jour dans le service psychiatrique d’un établissement de santé.

Retraités-FO

La Lettre de l’UCR-FO n°90

Samedi 31 janvier 2015

La Lettre de l’UCR-FO n°90

Les bénéficiaires du minimum vieillesse peuvent désormais cumuler cette allocation avec une activité réduite

90 ucrLe décret n° 2014-1568 du 22.12.2014, autorise désormais le cumul entre l’Allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) et des revenus d’activité.

Il vise à améliorer le pouvoir d’achat des pensionnés les plus modestes et mettre un terme à une inégalité de droit frappant les bénéficiaires de cette prestation au regard des autres retraités, même si l’ASPA reste une prestation de solidarité.

Rappel

L’ASPA (ex minimum vieillesse), accordée sous condition de ressources, est destinée à assurer un revenu minimal aux personnes âgées d’au moins 65 ans (ou ayant atteint l’âge légal de départ en retraite en cas d’inaptitude au travail ou de situations assimilées) qui auraient peu ou pas cotisé à un régime de retraite. L’ASPA permet de garantir un niveau de ressources minimal aux personnes âgées : 800 € par mois pour une personne seule et 1 242 € pour un couple au 1er octobre 2014. Jusqu’alors, le minimum vieillesse diminuait dès que l’allocataire exerçait une activité, même minime.

Règle des conditions de cumul partiel avec des revenus d’activité à compter du 1er janvier 2015.

Lorsque le foyer est constitué d’une seule personne, les revenus professionnels du demandeur ou bénéficiaire pris en compte pour la détermination des droits au titre de l’ASPA font l’objet d’un abattement forfaitaire égal à 0,9 fois la valeur mensuelle du SMIC calculé sur la base de la durée légale du travail en vigueur au 1er janvier de l’année (soit 1 457,52 euros par mois depuis le 1.01.2015). Cet abattement est égal à 1,5 fois la valeur de la rémunération mensuelle minimale et porte sur les revenus professionnels du foyer lorsque le ou les demandeurs ou allocataires sont mariés, concubins ou partenaires liés par un pacte civil de solidarité.

En d’autres termes, à compter du 1er janvier 2015, les revenus professionnels ne sont pas pris en compte dans le calcul du droit à l’ASPA jusqu’à hauteur d’un montant annuel de 1 312 euros pour une personne seule et de 2 186 euros pour un couple.

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La Lettre de l’UCR-FO n°90

Samedi 31 janvier 2015

La Lettre de l’UCR-FO n°90

Conditions d’attribution des aides sociales : Les Conseils généraux rappelés à l’ordre

Ucr 90Un arrêt du Conseil d’Etat du 28 novembre 2014 a retenu l’attention de l’UCR. Dans cet arrêt, le Conseil d’Etat lance un rappel à l’ordre aux conseils généraux.

Il leur rappelle que, s’il incombe aux départements d’organiser et d’assurer le financement des prestations sociales autres que celles relevant de la compétence de l’Etat, le pouvoir réglementaire qui leur est attribué leur permet seulement, sur le fond, de décider de conditions et de montants plus favorables que ceux prévus par les lois et règlements nationaux (article L.121-4 du Code de l’action sociale et des familles).

Le contentieux concernait le département du Tarn-et-Garonne et portait sur une délibération du 27 juin 2005 qui déterminait les modalités d’attribution à une personne âgée hébergée dans le cadre de l’accueil familial à titre onéreux, de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) et de l’Aide sociale à l’hébergement (ASH).

Le Conseil d’Etat a abrogé les délibérations litigieuses et enjoint au Président du conseil général (PCG) de saisir le conseil général afin d’abroger les délibérations litigieuses qui plafonnaient les prises en charge.

Il ressort de cette décision qu’un Règlement départemental d’aide sociale (RDAS) peut prévoir –ce n’est nullement une obligation– des « conditions et [des] montants plus favorables que ceux prévus par les lois et règlements applicables » aux prestations concernées. Il s’agit d’une faculté qui s’exerce dans un seul sens : le conseil général peut seulement améliorer les conditions et non instaurer un régime moins favorable pour les bénéficiaires.

Cette décision faisant jurisprudence, les départements qui, comme le Tarn-et-Garonne, ont méconnu ces règles, devront réviser leurs pratiques.

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Lettre de l’UCR n°90 - Janvier 2015

Mercredi 28 janvier 2015

Porte monnaieLettre de l’UCR n°90 - Janvier 2015

Des surprises pour 2015 : les cadeaux empoisonnés du Père Noel

-La lettre prioritaire à timbre rouge passe de 0,66 € à 0,76 € soit plus 15 %. Le timbre vert passera de 0,61 € à 0,68 € soit plus 11,5 %. Une hausse de 1 % est prévue pour les colis. Une augmentation beaucoup plus faible serait appliquée pour les tarifs aux entreprises.

- Le prix du gazole augmente de 4 cents hors TVA ; + 2 cents pour lʼaugmentation de la taxe intérieure brute (TICPE) et 2 cents pour la taxe carbone qui remplace lʼécotaxe refusée par les « bonnets rouges ».

- Les détecteurs de fumée deviennent obligatoires à partir du 8 mars 2015 pour tous les logements. Il vous en coûtera entre 20 et 30 €. Si vous êtes locataire, cʼest à votre bailleur dʼéquiper à ses frais votre logement. Obligation dʼaviser votre assureur. Respectez les normes : CE NF EN 14604.

- Les transports en Ile-de-France augmentent de 2,9 % en moyenne. Le ticket à lʼunité passe à 1,80 €. Tous les franciliens pourront voyager dans leur région pour un forfait de 70 € par mois.

- Les tarifs SNCF nʼéchappent pas aux augmentations. Une hausse pouvant aller jusquʼà 2,6 %. Cette augmentation est justifiée par le gouvernement par les nécessaires « investissements en termes de maintenance ».

- Dans un premier temps, le prix de la course de taxi est majoré de 1 %. Mais après les dernières actions des taxis et de celles prévues en janvier 2015, il faut sʼattendre à dʼautres mesures.

- En ce qui concerne les assurances, elles appliqueront une hausse jusquʼà 2 % pour les automobiles et 2 à 4 % pour les habitations. Consultez votre assureur avant les surprises !

- Selon les établissements, les frais de prestations bancaires (cartes, virements, etc…) pourront augmenter diversement. Consultez votre banque.

- Avec la réforme fiscale, de nombreux retraités sont devenus imposables et ont perdu des avantages sociaux comme la gratuité de la redevance audiovisuelle. Celle-ci passera de 133 € à 136 €.

- La taxe intérieure sur la consommation (TICGN) passe de 1,27 € à 2,64 €. Ce qui entraîne une hausse prévue de 1,8 % des tarifs réglementés.

- Avec les hausses de la contribution (CSPE) de 16,5 € à 19,5 € le MWh et du plafond des taxes sur la consommation de 9,5 € à 9,6 € le MWh, il en résultera une hausse prévisible dʼenviron 2,5 % des tarifs réglementés.

- Le capital décès versé par lʼassurance- maladie aux ayants droit dʼun salarié décédé sera déterminé par décret et forfaitisé (montant fixe en référence au SMIC). Jusque là, il était égal aux trois derniers salaires mensuels de lʼassuré.

- Jusquʼà présent, les retraités non imposables bénéficiaient dʼun taux de CSG à 3,8 %. Aujourdʼhui, ce taux réduit de 3,8 % ne sera conservé que pour les retraités qui ont un revenu fiscal de référence 13 900 € pour une part ou 21 322 € pour deux parts et non plus sur le montant de lʼimpôt payé ! Ainsi, près de 460 000 retraités verront leur part de CSG augmenter de 3,8 à 6,6 %, soit + 2,8 % de retenue sur leur retraite.

- Si votre retraite ne suffit pas à subvenir à vos besoins, le gouvernement vous autorise à reprendre le boulot ! Si vous êtes titulaire de lʼASPA (ex minimum vieillesse) avec 800 € mensuels, vous pouvez la cumuler avec une petite activité sans excéder 30 % du SMIC pour une personne seule et 50 % du SMIC pour un couple.

- Stupeur à lʼannonce par le Premier ministre du calendrier de ses 155 réformes ! Les mesures de la loi d’adaptation de la société au vieillissement censées entrer en application mi-2015, sont désormais programmées pour le premier trimestre 2016. Colère, indignation…, les qualificatifs ne manquent pas pour traduire les sentiments des retraités FO face au dédain, à lʼirresponsabilité avec lesquels leurs besoins sont pris en compte. Sans parler du sentiment dʼêtre floués, car la CASA, elle, est bien prélevée depuis avril 2013 sur les retraites imposables.

Les étrennes du gouvernement au patronat

- La Contribution sociale de solidarité des Sociétés (C3S) qui est un impôt sur le chiffre dʼaffaires, sera réduite de un milliard dʼeuros dès 2015. Ce cadeau sera renouvelé en 2016 et 2017 avec une réduction de lʼimpôt sur les sociétés.

- Allocations familiales : réduction des cotisations patronales dʼallocations familiales pour les rémunérations inférieures à 1,6 fois le SMIC, soit 3,45 % au lieu de 5,25 %.

- Sécurité sociale : le « zéro charge » entre en vigueur au niveau du SMIC. Les entreprises qui paient leurs salariés au SMIC sont exonérées de toute cotisation de Sécurité sociale.

- CICE : le Crédit dʼimpôt pour la compétitivité et lʼemploi entre dans sa deuxième phase : la baisse du coût du travail est portée de 4 % à 6 % sur les salaires allant jusquʼà 2 800 € nets par mois (9 % dans les DOM).

- Le « Pacte de responsabilité et de solidarité » permet de faire un cadeau aux entreprises : plus de 6,5 milliards de prélèvements en moins pour les entreprises en 2015.

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Communiqué de l’UCR-FO

Vendredi 23 janvier 2015

Communiqué de l’UCR-FO

Nouveau report de la loi d’adaptation de la société au vieillissement : calendes grecques ?

Fo ucr 1

Les retraités de l’UCR-FO ont appris avec indignation que les mesures de la loi d’adaptation de la société au vieillissement, censées entrer en application mi-2015, n’entreraient en vigueur qu’au premier trimestre 2016 (annonce par le premier ministre du calendrier de ses 155 réformes, confirmée par l’engagement donné par le président de la République à la députée Martine Pinville).

Or, la Contribution additionnelle de solidarité à l’autonomie (Casa) de 0, 3 %, elle, est bien prélevée depuis avril 2013 sur les retraites imposables. Les qualificatifs, dont l’irresponsabilité, ne manquent pas pour traduire les sentiments de retraités Force Ouvrière devant le dévoiement de la destination des fonds.

Faudra-t-il attendre une nouvelle catastrophe comme celle qui en 2003 a entraîné le décès de plus de 15 000 personnes âgées, pour que des mesures responsables soient enfin prises afin de permettre aux personnes âgées frappées par la perte d’autonomie de vivre dans la dignité ?

Les membres du bureau de l’UCR Force Ouvrière réunis au siège de la Confédération le 20 janvier 2015, sont déterminés à rester mobilisés afin d’exiger des pouvoirs publics des mesures urgentes et nécessaires dans l’intérêt des retraités.

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