La lettre électronique @ ctualités Europe

La lettre électronique @ ctualités Europe – International n°11

GRÈVE GÉNÉRALE AU CHILI

C’est à la grève générale que la première confédération syndicale chilienne, la Centrale syndicale unitaire des travailleurs (CUT), soutenue par les étudiants (la Confech), a appelé ce 11 juillet. Ils se sont réunis sous le slogan «Les travailleurs maintenant pour la Justice et l’Egalité au Chili». Cela faisait plusieurs années que l’insatisfaction se faisait grandissante; ce jour-là, 150.000 Chiliens demandaient des comptes aux politiques.

Les protestations sont nées dans les régions rurales, pour demander une politique des prix adaptée – notamment concernant l’électricité, en Patagonie – et contre une série de mesures allant de quotas favorisant la pêche industrielle au mépris de la pêche artisanale, aux projets pharaoniques détruisant l’environnement et aggravant la qualité de vie des locaux.

La colère s’est répandu chez les chiliens à mesure que les étudiants et tous les travailleurs ont rejoint le mouvement social. Les demandes sont transversales : contre des services publics anémiques, une gestion du territoire défaillante, des universités rares et trop chères, des aides sociales qui n’arrivent jamais à destination, la cherté des produits de première nécessité dans les régions – ainsi de l’accès à l’eau potable, une flexibilisation du droit du travail au détriment des travailleurs, la déficience de la négociation collective, la faiblesse des pensions de retraites (environ 300 dollars par mois pour plus de 60% des retraités)…

La grève générale du 11 juillet s’est focalisée sur la demande de véritables droits au travail, tels que formulés dans les revendications de la CUT: réforme du code du travail, amélioration du salaire minimum (à 490 dollars par mois, contre 380 actuellement) et remplacement du système des retraites privé par un système public cofinancé par les salariés et les employeurs. La CUT avait joué un rôle pivot contre les projets de privatisation du système de retraites.

La colère populaire gronde dans un pays marqué par la dictature d’Augusto Pinochet, et laissant encore peu de place aux partenaires sociaux. Le gouvernement de Sebastián Piñera a fait la sourde oreille – se contenant d’émettre des jugements moraux sur les manifestants et d’engager une violente répression. Alors qu’une loi a été promulguée pour limiter le droit de manifester, c’est le syndicalisme chilien et international qui doit soutenir un mouvement social juste et nécessaire.

lettre-numero-11-actualite-europe-international.jpg



http://www.force-ouvriere.fr

international Europe La lettre électronique @ctualités Europe

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Vous disposez d'un droit d'accès, de rectificat ion, de modification et de suppression des données qui vous concernent (Art. 34 de la loi Informatique et Liberté du 6 janvier 1978) sur l'ensemble du site. Pour l'exercer, Cliquez sur cette bannière pour contacter le webmaster