La Tribune FOSanté

La Tribune FO Santé n° 74



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Depuis leur prise de fonction, le Président de la République et le gouvernement ont confirmé leurs orientations économiques pour faire face à la crise.

Conformément aux « préconisations appuyées » de l’Union Européenne, de la Banque Centrale Européenne et du F.M.I., la France devra réduire ses déficits publics pour atteindre l’équilibre en 2017. En ratifiant le traité de stabilité, de coordination et de gouvernance, (que FO rejette) le gouvernement a confirmé son adhésion au principe de la règle d’or.

Pour réaliser cet objectif, une politique de rigueur est affirmée. Compte tenu du niveau de croissance prévue, pour la seule année 2013 le Parlement a voté 37 milliards d’économies sur le budget de l’État. Nous assistons à une baisse drastique des moyens octroyés aux différents ministères, à la confirmation du gel des dotations de fonctionnement allouéesaux collectivités territoriales.

En outre, les moyens votés en faveur des établissements hospitaliers restent bien insuffisants. Inéluctablement, cela se traduira par des suppressions d’emplois publics, auxquels de nombreux jeunes ne pourront pas accéder. Cela ne fera que grossir les chiffres du chômage. Par ailleurs, moins de moyens équivaut à moins de service public et entraîne une baisse de la qualité du service rendu. En ces périodes de crise, nos concitoyens, notamment les plus défavorisés, ont besoin d’accéder à des services publics de qualité. C’est un facteur d’amortissement des effets de la crise, mais également un puissant levier de répartition des richesses et de redistribution.

Enfin, ce recul budgétaire aura pour effet de stopper de nombreux investissements publics. Pourtant, ils seraient bien nécessaires au soutien de l’activité économique.

Ces investissements sont indispensables pour garantir l’avenir d’un haut niveau de qualité de nos services publics.

Autre conséquence concrète de ces décisions : la poursuite du gel de la valeur du point d’indice pour 2012 et vraisemblablement pour 2013.

Le pouvoir d’achat des fonctionnaires va encore reculer. Comment relancer la croissance si l’on ne donne pas aux salariés les moyens de consommer ? Comment éviter l’accentuation d’une fracture sociale si on appauvrit les salariés ?

Et puis le respect de ces règles soi-disant intangibles revient à proscrire toute action publique. Autrement dit, il n’y aurait plus de choix politique et démocratique possible sans validation par les marchés et les banquiers ! Décidément, cette austérité qui sévit dans toute l’Europe et qui plonge la zone euro dans la récession conduit à une triple impasse :

- économique : pas de relance, augmentation du chômage, ralentissement de la consommation, stagnation, voire recul, de la croissance ;
- sociale : appauvrissement des salariés, des fonctionnaires et agents publics, recul des droits sociaux (retraite, sécu, etc.);
- démocratique : les marchés, les banquiers, les agences de notation dictent leurs exigences au détriment des choix démocratiques.

Pour toutes ces raisons, FO, continuant de condamner cette austérité oppose ses revendications en faveur de l’augmentation des salaires, de l’arrêt des suppressions de postes, du maintien des services publics. Et, si cela s’avère nécessaire,

FO n’hésitera pas à organiser le rapport de forces.

LE JOURNAL DE LA FEDERATION

La tribune n°56

Ce trimestre la Tribune FO-Santé est essentiellement consacrées aux conditions de travail.  Mais aussi un zoom sur les Tecniciens et Techniciens supérieurs hospitaliers, la région Franche Comté, etc..


La tribune un magazine pour tous les hospitaliers.

La Tribune numéro 74

La Tribune FO Santé n° 73

LE JOURNAL DE LA FEDERATION

tri-sante-73-120x0.jpgCe trimestre la Tribune FO-Santé est essentiellement consacrées aux agents de la filière socio-éducative. Mais aussi un zoom sur les ambulanciers, les psychologues, l'actualité des hospitaliers en cette rentrée 2012.


La tribune un magasine pour tous les hospitaliers.




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