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Le chiffre de la semaine

Dimanche 4 décembre 2016

6 incendies sur dix pour se chauffer en Catalogne

Chauffage 1

En Catalogne, six incendies domestiques sur dix sont dus à la « pauvreté énergétique » (absence de chauffage ou plus de 15% des revenus y étant consacré), selon les pompiers catalans, qui ont évoqué journaux et bouts de bois brûlés au milieu du salon et cuisinières improvisées entre autres systèmes D...

A la mi-novembre, Rosa, une femme de 81 ans, est décédée, à Reus, près de Tarragone, des suites de l’incendie provoqué par la bougie dont elle se servait après s’être vue couper l’électricité deux mois auparavant, pour non-paiement de factures.

Ce drame a déclenché une vive polémique en Catalogne, froide et humide en hiver, ainsi que dans toute l’Espagne. Les deux principales compagnies d’électricité du pays, Endesa et Iberdrola, ont procédé en 2015 à 5,9% coupures de courant de plus qu’en 2014, a déploré l’association de défense des consommateurs Facua.

Les factures flambent : 7 100 morts par an

10,6% des Espagnols n’ont pas pu chauffer convenablement leur logement en 2015 contre 5,9% en 2008, selon l’Institut national des statistiques (INE).

Le nombre de personnes ayant des difficultés à payer les factures d’électricité avait déjà augmenté de 2 millions entre 2010 et 2012, pour une population de 47 millions. Un chiffre en expansion suite aux importantes hausses de prix de l’énergie consécutive à la libéralisation de ce marché.

Et une situation dont les conséquences entrainent des complications fatales pour 7 100 personnes par an, selon les chiffres l’Asociación de Ciencias Ambientales (ACA), spécialiste des sciences environnementales, qui étudie particulièrement le sujet depuis quelque quatre années.

Par  Michel Pourcelot

Le chiffre de la semaine

Samedi 26 novembre 2016

Le chiffre de la semaine

264 millions de dollars pour des « fils et filles de »

Siege social de jpmorgan chaseLa banque d’affaires américaine JPMorgan a accepté, le 17 novembre dernier, de payer aux autorités américaines une somme de 264 millions de dollars, soit environ 248 millions d’euros, suite à accord pour mettre fin aux poursuites engagées contre elle.

Le géant bancaire américain était accusé d’avoir eu recours à un programme de corruption, nommé « Fils et filles de ». Il consistait à engager des enfants de hautes personnalités chinoises à seul fin de s’attirer leurs bonnes grâces et sans considérer leurs compétences.

Les enfants concernés ne travaillaient pas vraiment à la mine : un journal a cité le cas d’une fille de dignitaire employée à effectuer des photocopies pour le salaire d’un analyste financier.

Moralisation versus distorsions de concurrence

D’autres grandes banques internationales sont visées par cette même vaste enquête s’appuyant sur la loi anti-corruption FCPA (Foreign Corrupt Practices Act), qui permet de poursuivre pour corruption des entreprises américaines mais aussi, depuis l’International Antibribery and Fair Competition Act en 1998, des sociétés étrangères opérant aux Etats-Unis. Une convention anti-corruption de l’OCDE a bien été élaborée en 1997 mais la France ne l’a toujours pas ratifiée.

Au Sénat, en novembre 2016, on s’émeut toujours de son éventuelle application.

Au motif que cette convention sur la lutte contre la corruption d’agents publics étrangers dans les transactions commerciales internationales, si elle n’est pas appliquée de la même manière par tous les Etats parties, pourrait entraîner davantage une multiplication des distorsions de concurrence qu’une moralisation du commerce international. Concurrence et moralisation, un choix cornélien...

Par  Michel Pourcelot

Le chiffre de la semaine

Samedi 19 novembre 2016

65% de demandeurs d’emploi handicapés en plus en cinq ans

Handicap 565%, c’est l’augmentation du nombre de demandeurs d’emploi handicapés (DEBOE) en cinq ans.

Il est passé de 486 546 personnes en décembre 2015 contre 295.601 en décembre 2011 et leur taux de chômage atteint les 21%, selon l’enquête révélée par l’Association des paralysés de France (APF), le 8 novembre, à quelques jours du début de la 20e édition de la Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées (SEEPH), organisée du 14 au 20 novembre 2016.

Fin mars, le taux de chômage des handicapés continuait, de progresser avec une hausse de 5,3% sur un an, selon l’Agefiph, l’Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des handicapés.

Cette dernière chiffre à 46% l’augmentation de ce taux depuis mars 2012, catégories A, B et C confondues, départements d’outre-mer inclus. Elle souligne que les demandeurs d’emploi handicapés sont toujours confrontés à des difficultés particulières d’insertion (âge élevé, allocataires de minima sociaux...) se traduisant notamment par une ancienneté moyenne d’inscription au chômage supérieure à 800 jours.

Ouvrier, de plus de 50 ans...

46% des demandeurs d’emploi en situation de handicap ont, d’après l’APF, 50 ans et plus, contre 23% pour l’ensemble.

En 2015, une publication de la Dares, la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques, rappelait qu’en 2013, selon l’enquête Emploi, 2,4 millions de personnes de 15 à 64 ans vivant en logement ordinaire déclarent bénéficier d’une reconnaissance administrative d’un handicap ou d’une perte d’autonomie.

Toujours selon les chiffres fournis par la Dares, les personnes reconnues handicapées sont plus souvent ouvriers (34 % de celles qui ont une reconnaissance officielle) et sont peu présentes parmi les cadres et professions intellectuelles supérieures (7 % de celles qui sont reconnues contre 17 % pour l’ensemble de la population de 15 à 64 ans).

Par  Michel Pourcelot

Le chiffre de la semaine

Dimanche 13 novembre 2016

5,5 millions de femmes mourront du cancer en 2030

Cancer

C’est le nombre de femmes qui mourront du cancer en 2030, soit une augmentation de 60 % en deux décennies, selon des chiffres de la Société américaine du cancer (ACS) présenté le 1er novembre au Congrès mondial du cancer qui s’est tenu à Paris du 31 octobre-au 3 novembre 2016.

Le lendemain un rapport publié mercredi par la revue médicale The Lancet, à l’occasion de ce congrès, estimait qu’en 2030 le nombre de femmes diagnostiquées avec le cancer du sein pourrait presque doubler pour atteindre 3,2 millions par an, contre environ 1,7 million par an pour ces dernières années).

Après les maladies cardiovasculaires, les cancers constituent la deuxième cause de décès chez les femmes dans le monde, représentant 14 % de l’ensemble des décès féminins en 2012.

Vieillissement vs activité

Le développement des cancers s’explique par le vieillissement et la croissance de la population ainsi que par l’augmentation de la fréquence de facteurs de risque de cancer connus liés à la transition économique rapide comme l’inactivité physique, une mauvaise alimentation, l’obésité, et des facteurs reproductifs, a souligné l’une des participantes à l’étude de l’ACS, financée par le géant pharmaceutique Merck. Vieillissement ?

Des chiffres de l’InVS, l’institut national de veille sanitaire, montrent chez les femmes jeunes, soit entre 30 et 39 ans, une forte progression du cancer du sein (+60%) entre 1980 et 2012. De quoi alimenter la controverse environnementale.

Selon Anne Vincent-Salomon, médecin pathologiste depuis 1993 à l’Institut Curie à Paris et titulaire d’une thèse de doctorat en sciences en génétique cellulaire et moléculaire en oncologie, l’environnement, en particulier les perturbateurs endocriniens et les pesticides, est sans doute impliqué dans cette évolution. Dans ce domaine, il y a des politiques de santé publique à déployer. Il est urgent que les lobbys agro-alimentaires et que les industries chimiques utilisent moins de produits carcinogènes.

Pour les consommateurs comme pour leurs employé(e)s. Selon l’Insee, depuis 2005, la progression du nombre de femmes actives est deux fois plus importante que celle du nombre d’hommes actifs.

En 1994, près de 80% de l’ensemble des femmes âgées de 25 à 49 ans étaient actives contre à peine 50% d’entre elles, encore en 1975.

Par  Michel Pourcelot

Le chiffre de la semaine

Dimanche 6 novembre 2016

61 ans, avenir de l’égalité de la femme

Egalite 4

La parité économique entre hommes et femmes en Europe occidentale, devrait, au rythme actuel des choses, être effective dans 61 ans, selon le rapport annuel mondial sur l’inégalité des sexes 2016 du Forum économique mondial, le World Economic Forum, publié fin octobre.

Pour l’accomplir au niveau mondial, 170 ans devrait être nécessaire.

14h38

La crise n’a rien arrangé : Le fossé entre les sexes, désormais de 59%, est plus élevé qu’il n’a jamais été depuis 2008. Les progrès se sont inversés, constate cette étude.

En Islande, où il faudra encore attendre 60 ans pour obtenir l’égalité salariale entre hommes et femmes, des femmes se sont mises en grève comme en 2005 et 2010 pour protester contre cette disparité.

Le 24 octobre dernier, elles ont cessé le travail à 14h38, heure à laquelle elles travaillent gratuitement jusqu’à 17 heures si l’on considère la différence de rémunération avec les hommes calculée sur une journée de huit heures de travail.

Par  Michel Pourcelot

Une justice à 64 € par habitant

Lundi 24 octobre 2016

Une justice à 64 € par habitant

Justice 1Avec 64 euros par habitant en 2014, la France est l’un des pays d’Europe qui consacre le moins à sa justice.

Notamment par rapport aux Pays-Bas (122 €), le Royaume-Uni (144 €) et la Suède (103 €). Seuls la Grèce, l’Irlande et le Portugal ainsi que des pays d’Europe centrale et orientale font moins bien que la France.

Ces chiffres sont extraits du sixième rapport d’évaluation des systèmes judiciaires européens, fondé sur des chiffres de 2014 et publié le 6 octobre par le Conseil de l’Europe, composé de 47 membres.

Le pas de charge

Les parquets les plus chargés se trouvent incontestablement en France, souligne en outre cette enquête, réalisée par la Commission Européenne pour l’Efficacité de la Justice (CEPEJ).

Elle note aussi qu’avec 10,5 juges professionnels pour 100 000 habitants, contre une moyenne de 21 en Europe et un chiffre en baisse de 2% par rapport à 2010, la France se classe dans le bas du tableau, même en tenant compte des juges non professionnels.

C’est aussi le pays où l’on trouve quasiment le plus petit nombre de procureurs : 2,8 pour 100 000 habitants alors que la moyenne européenne se situe à 11,3. Cela en devant faire face en même temps au plus grand nombre de procédures reçues (7 pour 100 habitants) et en ayant à remplir un nombre record de fonctions différentes, c’est-à-dire 13. Ce qui place la France à l’avant-dernière place du classement à égalité avec Malte, sauf que les procureurs ont deux fois moins de missions à remplir.

Résultat : un inquiétant stock d’affaires toujours en cours (« affaires pendantes »). Le pas de charge sans doute...

Par Michel Pourcelot

Le chiffre de la semaine

Samedi 15 octobre 2016

9 métaux lourds pour bébés

Poison

Neuf substances dangereuses ont été trouvées dans des produits consommation destinés aux enfants moins de trois ans, et pas des moindres puisqu’on y trouve des métaux lourds comme l’arsenic, des pesticides ou des polluants organiques persistants tels que le PCB.

Tel est le résultat d’une enquête de l’Anses, l’EATi (étude de l’alimentation totale infantile), publiée le 29 septembre dernier et menée pendant six ans en couvrant « plus de 95 % du régime alimentaire des tout-petits ».

L’Anses a également mis l’accent sur sept autres produits dangereux, à savoir l’aluminium, le cobalt, le strontium, le méthylmercure, le cadmium et la génistéine (contenue dans des aliments à base de soja).

Du lourd.

Allergie aux risques...

L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) estime prioritaire la réduction de l’exposition des enfants de cet âge aux neuf « substances ou familles de substance qu’elle juge "préoccupantes» (plomb, arsenic inorganique, nickel, dioxines, furanes, polychlorobiphényl, acrylamide, toxines T2/HT2, déoxynivalénol et ses dérivés).

Selon l’AETi, « 1 à 46% des enfants de moins de 3 ans, en fonction des classes d’âge, présentent des niveaux d’exposition jugés préoccupants pour au moins deux substances simultanément ».

Reconnaissant à mots couverts un déficit de recherches en la matière, l’Anses recommande « des actions visant à acquérir des connaissances complémentaires permettant d’affiner les évaluations de risques ».

A moins d’être allergique aux risques.

Par Michel Pourcelot

Multinationales françaises : 55% de salariés à l’étranger

Dimanche 2 octobre 2016

Multinationales françaises 

55% de salariés à l’étranger

Fo sante chauny chriffres55% des effectifs des groupes français multinationaux (hors secteur bancaire) en 2013 travaillaient à l’étranger en 2013, soit 5,4 millions de salariés, selon une enquête de l’Insee publiée le 20 septembre.

Ce pourcentage monte à 80% pour les grands groupes (employant au moins 5 000 personnes, CA annuel d’au moins 1,5 milliard d’euros). Il est de 17% (915 000 salariés) pour les groupes intermédiaires et de seulement 2,7% (146 000 personnes) pour ceux de taille PME (moins de 250 personnes). 38 % de ces 5,4 millions de salariés sont employés dans un pays de l’Union européenne (en premier lieu Royaume-Uni, Allemagne et Espagne), 24 % dans les « Bric » (Brésil, Russie, Inde, Chine), et 11 % aux États-Unis.

Entre mère et filiale...

Cette enquête indique aussi qu’en 2013 les groupes français multinationaux (centre de décision situé en France, au moins une filiale à l’étranger) ont consacré hors de France 58 milliards d’euros à des « investissements corporels » (actifs physiques utilisés durablement comme moyens de production).

D’autre part, plus de la moitié du chiffre d’affaires de ces groupes a été réalisée à l’étranger. Ce qui représente 1 240 milliards d’euros, le même chiffre qu’en 2012. Par contre, le nombre de filiales a diminué, passant de 37 900 à 37 000 filiales.

Dans les filiales situées hors de l’Union européenne, les effectifs se sont accrus de près de 10 % par rapport à 2012 tandis que ceux des pays de l’UE restaient stables.

En juillet dernier, l’Insee notait que près d’un salarié français sur 8 travaillait, fin 2013, pour une multinationale étrangère (secteur marchand non agricole), soit 1,85 million de personnes.

Par Michel Pourcelot

8,8 millions de pauvres : les femmes d’abord

8,8 millions de pauvres : les femmes d’abord

MisereLe nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté en France en 2014, soit 1 008 euros par mois en France métropolitaine, se chiffre à 8,8 millions, soit 14,1% de la population, selon l’étude Les niveaux de vie en 2014, publiée par l’Insee début septembre 2016.

La moitié de ces pauvres vit avec moins de 805 euros par mois.

Auto et mono dans le même bateau : ils coulent

La situation ne s’arrange pas pour la catégorie « indépendants », qui avait déjà subi une « hausse du taux de pauvreté déjà marquée en 2013 ».

Elle se détériore même un peu plus : +0,9%. En 2014, 18,8% des personnes pauvres sont des « indépendants ».

Il est « possible que ce phénomène soit lié à la progression du nombre d’auto-entrepreneurs » parmi eux, avance benoitement l’institut de statistiques.

C’est encore pire pour les femmes : elles sont représentées à plus de 80% dans les familles monoparentales : « Ce sont elles qui, en 2014, connaissent la plus forte détérioration : leur part dans la population pauvre passe de 21,9 % en 2013 à 23,2 % en 2014 ».

De surcroît, leur taux de pauvreté est en hausse : + 1,4 point en 2014. Et ceux de leurs enfants aussi.

Par Michel Pourcelot

Le chiffre de la semaine

Mercredi 6 septembre 2016

0% : la croissance plate

Croissance plateLe taux de croissance de l’économie française au deuxième trimestre 2016 s’est établi à 0% contre 0,7% au premier, selon les chiffres communiqués par l’Insee le 26 août.

Une stagnation accompagnée par celle de la consommation des ménages qui est aussi égale à 0%. L’exécutif n’en maintient pas moins sa prévision de 1,5% de progression pour 2016.

La zone zéro ou presque

La zone euro reste un peu au-dessus de zéro même si, d’après les chiffres d’Eurostat, le bureau des statistiques européen, l’économie italienne affiche le même score nul que la française. De son côté, l’Allemagne (0,4%) connait aussi un ralentissement.

Avec 0,3%, le PIB de la zone euro, est deux fois moindre qu’au trimestre précédent.

Par Michel Pourcelot

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