RETRAITES COMPLÉMENTAIRES: LES PARTENAIRES SOCIAUX DOIVENT GARDER LA MAIN!

actualites-retraite-fo.jpg

RETRAITES COMPLÉMENTAIRES: LES PARTENAIRES SOCIAUX DOIVENT GARDER LA MAIN!

retraite-numero-64.gif

Éditorial de Philippe Pihet, Secrétaire confédéral

Le premier trimestre 2013 s’achève sur deux actes qui vont peser dans le monde de la retraite par répartition, dont un plus particulièrement pour les salariés et retraités du privé: l’accord national interprofessionnel sur les retraites complémentaires et l’installation de la Commission pour l’avenir des retraites.

L’accord conclu le 13 mars au titre de l’AGIRC et de l’ARRCO, permet de conforter le pilier complémentaire de la retraite des salariés du privé. Ces deux régimes, à travers leur extension par la loi de généralisation de 1972, ont permis de diviser par 3,5 le nombre de retraités qui vivent sous le seuil de pauvreté, même si c’est encore trop. S’il reste 10% de retraités pauvres, pourcentage que l’on constate également chez les salariés en activité, ce chiffre était de 35% au début des années 70. L’accord que Force Ouvrière vient de signer comporte un volet sur les pensions, plus exactement sur la revalorisation des pensions.

Conformément à son mandat, la délégation FO a obtenu d’abord une augmentation de cotisations, puis a contenu les demandes du patronat. Celui ci proposait au début de la négociation uniquement des mesures sur les pensions, à savoir leur gel pendant trois ans ou une moindre revalorisation pendant cinq ans.

Au final, la moindre augmentation sera bloquée à trois ans. Additionnés à des mesures plus techniques, ces efforts des retraités comme des actifs permettent de consolider les régimes en reconstituant un niveau de réserves compatible avec le pilotage que souhaitent faire les gestionnaires.

Le second enjeu de cet accord réside dans le fait que l’architecture actuelle ne peut être attaquée au motif que les interlocuteurs sociaux n’ont pu s’entendre sur la pérennité du modèle. Nous avons la conviction qu’en cas d’échec, les pouvoirs publics se seraient emparés des commandes pour fabriquer un « pôle retraites » à l’instar de ce qui est advenu de l’UNEDIC.

Pour autant, et même si nous avons été déterminants dans la négociation qui vient de se terminer, le Gouvernement continue d’avancer sur une énième « réforme » des retraites. La Commission pour l’avenir des retraites vient d’être mise en place et a reçu sa feuille de route. Que personne ne s’y trompe, cette commission ne va pas arrêter ses travaux aux portes de l’AGIRC et de l’ARRCO, ni même du régime général. Le nom a changé, pas l’idée : on ne parle plus de réforme systémique mais de réforme globale.

La Présidente de la Commission recevra FO courant Avril ; ce sera pour nous l’occasion de rappeler nos revendications, fixées par le Congrès de Montpellier il y a deux ans. Ce sera aussi une nouvelle opportunité de réaffirmer que la véritable piste à travailler passe par une relance économique, génératrice de recettes supplémentaires et par une modification radicale du partage des richesses produites entre travail et capital.




 http://www.force-ouvriere.fr

ARRCO AGIRC Éditorial de Philippe Pihet Lettre Secteur Retraites

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Vous disposez d'un droit d'accès, de rectificat ion, de modification et de suppression des données qui vous concernent (Art. 34 de la loi Informatique et Liberté du 6 janvier 1978) sur l'ensemble du site. Pour l'exercer, Cliquez sur cette bannière pour contacter le webmaster