Manifestation unitaire des syndicats et de la population de Chauny contre la fermeture de NEXANS

Manifestation unitaire des syndicats et de la population de Chauny contre la fermeture de NEXANS

du 25 Septembre 2009

 

 

Journal l'Union :

Chez Nexans, le quotidien d'une usine occupée

En attendant la manif'

 

Depuis une semaine, l'usine Nexans est occupée par ses salariés. Ces derniers se sont organisés et ont préparé la manifestation de ce matin.

 

LES regards sont fuyants, les mots se font rares. À la sortie de l'usine Nexans, à l'heure du changement de poste, ils sont peu de salariés à livrer leur sentiment sur la situation. D'autres réagiraient-ils autrement en pareille circonstance ? Pas sûr. L'abattement est compréhensible et chacun tente de surmonter l'épreuve comme il peut. Depuis presque une semaine maintenant, la production des usines Nexans Copper France et Nexans Wires est arrêtée. Les 220 salariés n'ont toutefois pas déserté le site puisqu'ils occupent les bâtiments.
Passer le temps
À l'extérieur, les slogans et les banderoles ont fleuri, à l'intérieur, c'est une « armée » qui se prépare à la manifestation de ce matin. Les machines se sont tues et chacun tente de s'occuper comme il peut. Tous les salariés sont là et ils tiennent leur poste, mais à l'abri des regards, ils confectionnent banderoles et autres pancartes pour ce matin « Nous avons une pointeuse et chacun y passe comme d'habitude », précise le délégué CGT, Christophe Stevens. « Nous avons installé un coin télé, où nous passons des DVD pour ceux qui veulent, nous jouons aux cartes et nous avons aussi aménagé un coin pour jouer aux boules », confie un employé. Mis à part ça, le temps est bien long. « Passer huit heures à l'intérieur sans rien faire, c'est long, très très long. On discute, on cogite, sans savoir vraiment ce qui nous attend », raconte un autre ouvrier à sa sortie de l'usine. C'est qu'il faut tenir nerveusement, tenter de garder la tête haute après une annonce qui en a anéanti plus d'un. Avec la manifestation d'aujourd'hui, ils ont l'esprit occupé. Ensuite, c'est le déplacement à Clichy de mercredi prochain qui sera à préparer, mais après… « Si nous devons tenir comme ça pendant trois ou quatre mois, ça va être dur. »
La cellule de soutien psychologique qui va voir le jour permettra peut-être à certains de déballer ce qu'ils ont sur le cœur et d'apaiser les peurs de l'avenir.
« Maintenant que la production est arrêtée, certains réalisent ce qui arrive et le supportent difficilement. Lorsque vous voyez un collègue pleurer devant vous, ça fait mal aux tripes, mais nous devons tenir », ajoute le syndicaliste. Une chose est sûre, ils seront tous ce matin dans les rues de la ville, aux côtés d'autres collègues et des élus pour prouver leur détermination et montrer que « les Nexans » sont bien là, prêts à défendre leurs droits.

Samuel PARGNEAUX "L'Union"

FR 3 Picardie 19/20   Edition du Vendredi 25 Septembre 2009

 

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