Crise financière



 

Tant que les dirigeants de la planète ne mettront pas en place des règles efficaces de régulation, le scénario de 2008 a toutes les chances de se reproduire à l’infini, dénoncent FO et la CSI.

 

Après une semaine de baisses erratiques sur les marchés financiers internationaux, la machine s’est emballée lundi suite à une décision de l’agence de notation Standard&Poor's de rétrograder la note de la dette des Etats-Unis. À l’instar de la Bourse de Paris qui a chuté d’environ 5%, les principales places mondiales ont dégringolé dans un élan moutonnier irrationnel qui les caractérise. Selon les experts, les marchés attendent toujours des «signaux forts» de la part des dirigeants de la planète sur la gestion des dettes publiques en Europe et aux Etats-Unis. La veille, le G20 et la Banque centrale européenne (BCE) s’étaient pourtant fendus de communiqués pour les rassurer. Les Chefs de gouvernement des 20 pays les plus riches de la planète s’étaient engagés ainsi à «prendre toutes les initiatives nécessaires» afin d’«assurer la stabilité financière et des liquidités» sur lesdits marchés tandis que la BCE annonçait qu’elle allait intervenir «de manière significative», en promettant de racheter davantage de titres de dette publique de la zone euro (Italie, Espagne…). En vain pour l’instant.

«D’un côté, les financiers plaident pour la liberté totale de circulation des capitaux afin de pouvoir gagner le plus possible en développant la spéculation. De l’autre, ils veulent être assurés de ne rien perdre en demandant la garantie des États et des fonds publics. Le tout en refusant l’instauration de contrôles et de règles!», soulignait jeudi FO. Pour la confédération, «cette schizophrénie conduit à faire payer encore aux populations tous les errements et inepties du capitalisme financier». Car, comme pour la «crise de la dette» grecque, l’Italie, l’Espagne et les Etats-Unis vont accentuer les mesures d’austérité au détriment de la croissance, de l’emploi, des services publics et de tous les salariés.

Cette nouvelle crise n’est en fait que le prolongement de celle de 2008 qui avait déjà poussé les pouvoirs à faire porter sur les salariés les sacrifices que le système capitalistique n'était plus en mesure de fournir. À l’époque, le G20 avait assuré qu'il ne se laisserait plus dicter la politique économique par les marchés, a rappelé lundi la Confédération syndicale internationale (CSI), avant d’appeler, les dirigeants du G20 «à un Sommet d’urgence pour mettre en oeuvre enfin ce qu’ils avaient promis et d’instaurer des règles efficaces étayées par des objectifs d’emploi».

 

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