LE GOUVERNEMENT LIBÈRE LE GAZ, IL FLAMBE !

//  CONSOMMATION

LE GOUVERNEMENT LIBÈRE LE GAZ, IL FLAMBE !

La précédente, 9,7%, en avril dernier, avait été considérée comme un «coup de massue»... Sonnés, les consommateurs se voient frapper une nouvelle fois par une hausse des tarifs du gaz, se situant entre comprise entre 2 et 4,7 %. GDF a mis en avant une baisse, l’an dernier, de 11%. Omettant de préciser qu’elle était moindre que dans nombre d’autres pays et de plus concédée avec retard par à rapport à celle des cours mondiaux du pétrole brut sur lesquels la tarification est en partie calculée. En outre, elle intervenait après une hausse de près de 48% en 4 ans, le prix du gaz ayant augmenté à sept reprises depuis 2004, et des bénéfices records, dont 2,5 milliards d’euros en 2007.

La plupart des vaches à lait devront néanmoins suivre, n’ayant guère les moyens de risquer de sortir des tarifs réglementés ou même de jeter leurs chaudières à gaz aux orties. Ceux qui peuvent par contre se frotter les mains, ce sont les actionnaires, dont GDF-Suez, puisque le groupe avait racheté un bon paquet de ses propres actions début mai dernier, profitant d’un cours plutôt faiblard. C’est aux clients que la «libéralisation du marché de l’énergie» était censée être profitable.

La disparition du service public va d’ailleurs se faire de plus en plus sentir. Pour 2010, l’augmentation des coupures pour impayé devrait être 30 fois supérieure à 2008, selon une prévision réalisée par le distributeur de GDF-Suez, GrDF (Gaz Réseau Distribution France, 9 000 communes raccordées et 77% de la population française couverte). Selon la fédération FO de l’énergie et des mines (FNEM), le bât va blesser d’autant plus que «la loi du business et rien que du business» va amener «l’entreprise à supprimer toute souplesse et toute écoute pour prendre en compte les difficultés de plus en plus grandes que rencontrent les consommateurs pour payer leur facture d’énergie». Ainsi, «comble de l’ironie, GrDF, filiale et bras séculier de GDF Suez, indique déjà son intention d’augmenter ses tarifs d’intervention pour couper le gaz, invoquant l’augmentation de cette activité...».

 

Article paru dans FO Hebdo n°2950

MESSAGE AFOC 02

 





Gaz : la facture a de plus en plus de mal à passer

50% d’augmentation en 5 ans … DU JAMAIS VU (on avait promis au bon peuple que la privatisation ferait baisser les prix : + 15 % en 1 an !!)
 

Les Français doivent se serrer la ceinture !

Si l'on en croit la société GrDF, gestionnaire du réseau de distribution de gaz naturel, près de 300.000 consommateurs pourraient subir en 2010 une coupure face à leur incapacité à régler leurs factures. Un chiffre 30 fois supérieur à celui observé en 2008. Ce qui changé depuis ? les tarifs de gaz ont augmenté tandis que le pouvoir d'achat du foyer moyen chutait.

"Le nombre de procédures de coupures pour impayés devrait passer de 10.000 en 2008 à 300.000 en 2010 selon les prévisions", a ainsi déclaré une porte-parole de GrDF, confirmant des informations du Parisien.

Précisons que GrDF réalise ces "interventions pour impayés" sur demande de GDF Suez ou des autres fournisseurs de gaz naturel tels qu 'EDF, Altergaz, Poweo...

Chiffre encore plus éloquent : le nombre de coupures est passé de 10.000 en 2008 à 100.000 en 2009 ... ! Car cerise pourrie sur le gâteau infecte, les opérateurs pourraient être beaucoup moins tolérants qu'auparavant. Pour les seuls 5 premiers mois de 2010, 110.000 coupures ont d'ores et déjà été comptabilisées.

Rappelons que le groupe GDF Suez fournit 94% des 10,8 millions de clients résidentiels français.

N'oublions pas que le prix du gaz a augmenté de près de 10% le 1er avril dernier, correspondant à une hausse des factures annuelles comprise dans une fourchette entre 12 et 85 euros pour les ménages et on en reprend une au 1er juillet. Mme Lagarde nous promet une pause MAIS après la dernière augmentation !

Fin mai, le médiateur national de l'énergie, Denis Merville, avait indiqué recevoir de plus en plus d'"appels de détresse" émanant de consommateurs se retrouvant dans l'incapacité de régler leur facture d'électricité ou de gaz.
Selon un récent rapport, environ 3,4 millions de ménages sont dans une situation de précarité énergétique, dépensant plus de 10% de leurs revenus à régler leurs factures d'énergie.
 

Les zones les plus concernées : l'habitat diffus en milieu rural. Les personnes concernées sont principalement des propriétaires occupants (ménages retraités ou pré-retraités ou touchant le RSA...). Or la consommation d'énergie dans une maison est le double de celle d'un appartement. A revenu égal, une personne qui vit dans un appartement en ville consomme deux fois moins.

La perspective d'une augmentation forte et brutale des tarifs réglementés de l'électricité suscite l'inquiétude et l'hostilité des associations de défense des consommateurs.

Sources : AFP, Le Figaro, Le Parisien 

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