UN PLAN D AUSTÉRITÉ QUI NE DIT TOUJOURS PAS SON NOM

Budget 2011

 

UN PLAN D’AUSTÉRITÉ QUI NE DIT TOUJOURS PAS SON NOM

 

Au vu du document d’orientation entériné mardi par les députés, le gouvernement s’apprête à renier la plupart des engagements en faveur de l’emploi. Alors que la crise n’est pas terminée, FO dénonce une «provocation».

 

Selon le document d'orientations budgétaires pour 2011-2013, entériné par un vote mardi à l'Assemblée nationale, le service public de l'emploi devrait faire les frais d’une rigueur qui ne dit toujours pas son nom.

Il y est précisé que «des gains de productivité importants seront réalisés par les structures du service public de l'emploi (Pôle emploi, missions locales, opérateurs privés de placement) …outre la suppression des moyens exceptionnels dont ils ont bénéficié dans le cadre du plan de relance». Sous couvert de «tirer toutes les conséquences de la création d'un opérateur unifié (fusion ANPE-ASSEDIC, ndlr), il y est souligné que «la participation de l'État dans les missions locales et les maisons de l'emploi sera réduite», avant d’ajouter: «le partage des financements avec d'autres acteurs de la politique de l'emploi sera privilégié afin de concentrer les moyens de l'Etat sur les publics prioritaires et les dispositifs les plus efficaces». En fait, le gouvernement jette aux oubliettes les quelques rares mesures de relance qui ont permis d’amortir, à la marge, les effets de la crise. Comme le démontre sa volonté de supprimer 70.000 contrats aidés par an sur trois ans tout en révisant à la baisse leur taux de subvention par l'État. Dans le même état d’esprit, il entend mobiliser une partie des «excédents» du Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels pour le financement de dépenses assurées par l'Etat dans la formation professionnelle.

«Considérant que l’année 2011 sera encore particulièrement difficile notamment en matière d’emploi», FO a dénoncé des orientations budgétaires irresponsables. La confédération s’oppose en particulier à la baisse «du nombre de contrats aidés et de leur financement par l’État car «ces contrats sont des outils efficaces pour les salariés les plus fragiles sur le marché du travail». Elle estime également que «la ponction que souhaite opérer l’État sur les fonds paritaires de la formation professionnelle pour pallier le désengagement public (…) est inacceptable». Pour FO, il est inconcevable que le gouvernement ne respecte pas l’engagement de l’État qui a «conclu une convention cadre de trois ans» avec ce Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP). La centrale s’en prend enfin à sa «volonté affirmée d’imposer au service public de l’emploi "des gains de productivité importants" dans une période particulièrement tendue et délicate s’agissant de l’accompagnement des chômeurs». Dès lors, résume FO, «ces annonces constituent une provocation à partir du moment où les personnes les plus en difficultés sur le marché du travail sont impactées et que les vraies questions des déficits publics et de la création d’activité créatrice d’emploi ne sont pas réellement traitées».

 

 

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