VERS UN NOUVEAU TOUR DE VIS BUDGÉTAIRE ?



 

Crise financière


Le Premier ministre, M. Fillon, s'entretiendra par téléphone avec les syndicats, avant d’annoncer mercredi ses mesures pour réduire les déficits. Pour FO, «si la réponse à la crise consistait à annoncer un plan d’austérité, ce serait suicidaire».

 

Alors qu’il doit annoncer mercredi des mesures budgétaires pour réduire les déficits de la France, le Premier ministre, François Fillon s'entretiendra ce lundi par téléphone avec les principaux responsables syndicaux. Selon son cabinet, M. Fillon fera avec eux «un tour d'horizon» des sujets économiques et sociaux, avant de les recevoir tour à tour à partir de jeudi. La volonté de l’exécutif, reste, semble-t-il, de donner un nouveau tour de vis budgétaire et d’énièmes gages aux marchés financiers qui spéculent sans relâche sur l’endettement des pays occidentaux.

Un nouveau plan d’austérité serait «inacceptable», a d’ores déjà prévenu le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly. «Nous assistons à une crise profonde du système capitaliste et cette crise perdurera tant que les États ne prendront pas des décisions politiques fortes», a-t-il estimé vendredi dans un entretien au journal Le Parisien. Quand la crise a éclaté en 2008, a rappelé le leader de FO, «les dirigeants du G20 avaient promis de réguler les marchés financiers. Cela n’a pas été suivi d’effet. Au contraire, la rencontre entre (le président) Nicolas Sarkozy et (son homologue allemande) Angela Merkel a été dictée par les marchés». Pour lui, «si la réponse à la crise consistait à annoncer un plan d’austérité, ce serait suicidaire. On ajouterait la récession à la crise».

La confédération plaide pour une taxation plus forte des revenus des plus riches, une remise en cause de la défiscalisation des heures supplémentaires et une révision des exonérations de cotisations patronales. Opposée à toute mesure susceptible de pénaliser encore les salariés déjà largement touchés par la crise, FO est hostile aux restrictions d’accès à l’assurance maladie, par le biais par exemple de déremboursements ou un coup de rabot généralisé des systèmes complémentaires de protection sociale que pourraient décider l’exécutif.

Interrogé sur l’idée d’une journée d’action intersyndicale fin septembre ou début octobre, le numéro un de FO a répondu: «il ne suffira pas d’appeler à une manifestation tel ou tel jour pour changer les choses. (…) Il faudra construire un rapport de force et ça ne s’improvise pas». Il a indiqué que son organisation a décidé de mobiliser tout au long du mois de septembre sur les salaires et le service public. FO prévoit notamment des dizaines de meetings à travers la France ainsi qu’une grande journée de mobilisation et information des salariés le 20 septembre.

 

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