Crise financière

 

«SI ON NOUS ANNONCE DE NOUVELLES MESURES DE RIGUEUR ÇA NE PASSERA PAS»

 

Le leader de FO, Jean-Claude Mailly a sévèrement critiqué les options avancées par le gouvernement pour se défaire de la pression des salles de marché.

Les pays occidentaux sont sous la pression des salles de marché. Certains de leurs dirigeants ont dû écourter leurs vacances pour rivaliser de mesures d’austérité. Il en est ainsi du président français Nicolas Sarkozy qui a convoqué mercredi une réunion de crise à l'Elysée avec ses ministres François Baroin (Economie et Finances) et Valérie Pécresse (Budget). Il leur a demandé de préparer de nouvelles propositions qui devront «garantir le respect des objectifs (de réduction des déficits) dans le cadre de la préparation du projet de loi de finances pour 2012». Des «décisions définitives» seront annoncées le 24 août.

Mme Pécresse s’est contentée d’indiquer que le gouvernement travaillait sur la suppression de certaines niches fiscales parmi les 500 existantes et qui coûtent 74 milliards d'euros par an au budget de l’Etat. Elle entend dépasser l’objectif de 3 milliards d'euros par an déjà promis à la Commission européenne. La ministre a exclu toute hausse des impôts, le président ayant érigé en dogme le fait de ne pas les augmenter.

Le pouvoir exécutif veut également saisir l’occasion de cette crise pour hâter l’institution de la «règle d'or» consistant à graver dans la constitution une trajectoire de retour vers un équilibre budgétaire avec un plafonnement des dépenses publiques fixé chaque année. Un projet de loi de réforme constitutionnelle a été voté en ce sens le 13 juillet dernier mais sans garantie qu’il soit voté par les trois cinquième du Congrès. M. Sarkozy a lancé mercredi un nouvel appel à la «responsabilité (…) au-delà des clivages partisans» pour convaincre les parlementaires de l’opposition.

«Qu'on arrête de nous bassiner avec la règle d'or. La règle d'or en question, c'est des semelles de plomb pour les années à avenir, ce n'est pas acceptable», a réagi jeudi matin le leader de FO, Jean-Claude Mailly. S’il n’est pas contre le fait de supprimer certaines niches fiscales «comme par exemple, celle qui permet des exonérations pour les placements en outremer et qui ne concerne que les plus aisés», il s’est dit en revanche hostile à la suppression d’autres, comme celle sur «les tickets restaurants» évoquée avant l’été. Côté réduction des dépenses, selon lui, il faut que le gouvernement examine toutes les exonérations de cotisations sociales qui «représentent à peu près 30 milliards d'euros, c'est énorme». Il faut arrêter de «remettre en cause les services publics» pour réduire les déficits! Et Jean-Claude Mailly de prévenir «si le 24 août, on nous annonce de nouvelles mesures de rigueur ça ne passera pas».

 

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