DE PLUS EN PLUS DE LOCATAIRES PRISONNIERS DES HAUSSES

CONSOMMATION

DE PLUS EN PLUS DE LOCATAIRES PRISONNIERS DES HAUSSES

 

 

La France, championne d’Europe de la hausse des loyers. En dix ans, les loyers ont augmenté de 28,2%.

À une vitesse deux fois supérieure à celle de l’Allemagne (11,3%), un modèle dont le gouvernement ne semble pas cette fois-ci vouloir s’inspirer. Il faut dire que les loyers y sont encadrés, ce qui n’est pas l’optique en France où le chef de l’État, comme il l’a réaffirmé, promet une France non pas de locataires mais de propriétaires, encouragés par des libéralités fiscales (comme la loi Scellier pour les investissements locatifs), ou une relative faible taxation des biens immobiliers, par rapport à la Grande-Bretagne, aux États-Unis ou au Canada, comme l’a récemment fait apparaître le journal économique La Tribune.

Le secrétaire d’État au Logement a été clair: «Encadrer les loyers n’est pas une mauvaise idée, mais une très mauvaise idée. C’est une proposition que je qualifierai de Bisounours, ça va plaire aux gens [...] mais la réalité n’est pas là

La réalité, c’est qu’être «locataire est un piège pour ceux dont les moyens financiers ne leur permettent pas d’être propriétaires, car ils restent tributaires des hausses de leurs loyers», rappelle l’AFOC, l’association FO des consommateurs. La famille s’agrandissant, nombre de ménages restent coincés dans des appartements trop petits, car incapables de remplir les conditions financières exigées par les bailleurs. Il existe bien un encadrement des loyers en région parisienne, mais pas en cas de changement de locataire. Selon un rapport du CRÉDOC (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie), publié en juin 2010, «une partie importante de la population, ne pouvant intégrer un parc social trop étroit ni accéder à une propriété trop coûteuse, se retrouve “piégée” dans des logements qui ne correspondent pas toujours à leurs attentes et dont les loyers augmentent trop vite».

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