FO: «LE OFF D’AVIGNON, C’EST UN VÉRITABLE FESTIVAL DE LA PRÉCARITÉ!»



 

Culture


Le syndicat national du spectacle vivant Force ouvrière sera présent à la Cité des Papes pour mettre en avant les conditions de travail et de rémunérations des salariés qui oeuvrent dans l’envers du décor de la vitrine culturelle de la France.

 

 

Le Festival d'Avignon est l'une des plus importantes manifestations internationales du spectacle vivant contemporain. La 65e édition du 6 au 26 juillet sera l’occasion pour les organisations syndicales de faire entendre leurs voix. C’est pourquoi le syndicat national du spectacle vivant Force ouvrière (SNSV-FO) sera présent à partir du 14 juillet «pour porter les revendications et défendre les droits des salariés qui s’affairent en coulisse pour faire briller la vitrine culturelle de la France», lance son secrétaire général, Laurent Pointurier. Représentant les personnels techniques et administratifs (ouvreuses, agents de relations publiques, machinistes, éclairagistes, constructeurs de décors, régisseurs son, lumière et plateau, électriciens…), le SNSV-FO entend notamment y mettre évoquer les conditions de travail et de rémunérations de ces salariés sur fond de stagnation de crédits à la culture.

«Lors des dernières négociations salariales, le patronat de la branche a octroyé 0,5% d’augmentation générale pour 2011 en invoquant les difficultés du secteur. Sachez que nous revendiquions simplement le maintien du pouvoir d’achat, soit le coût de la vie (+1,8%) pour prendre justement en compte ces difficultés conjoncturelles», déplore Laurent Pointurier. Et, souligne-t-il, alors que la plupart des salariés du spectacle sont logés «au régime de flexibilité à outrance des intermittents du spectacle». Des précaires qui, lorsqu’ils ont du travail, sont mal vus s’ils réclament le paiement de leurs heures au-delà de la durée légale (12 heures par jour, selon la convention collective). «Le Off d’Avignon est en cela un véritable festival de la précarité. Y faire 17 heures par jour, ce n’est pas choquant, c’est au contraire valorisant», raille le responsable syndical. Et quand ces dépassements d’horaires sont payés, essentiellement dans les grosses compagnies, ils ne sont pratiquement jamais majorés. «Selon une étude patronale récente sur le secteur, seules 20% des entreprises respectent le droit du travail», tient-il à préciser.

Pour FO, c’est d’autant plus inadmissible que l’écrasante majorité des structures de spectacle vivant, bien que de droit privé, sont largement subventionnées par des fonds publics (collectivités locales et/ou de l’Etat). «A l’heure où ces financements se réduisent sur fond de compression des crédits publics, les employeurs en profitent pour refuser toute avancée sociale», s’indigne Laurent Pointurier qui n’entend pas pour autant s’en laisser conter.

 

www.force-ouvriere.fr

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