FO: «POURQUOI LES COMÉDIENS N’AURAIENT-ILS PAS DROIT AU CONTRAT À DURÉE INDÉTERMINÉE?»

 

 

 

Culture


A l’heure où le Festival d’Avignon bat son plein, le Syndicat National Libre des Artistes Force ouvrière a jugé très insatisfaisant le plan du ministre de la Culture en faveur du spectacle vivant au regard de la précarité du secteur.

 

 

 

A l’occasion du Festival d’Avignon, le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, a dévoilé le 8 juillet un plan d’action de 12 millions d’euros sur 3 ans pour le spectacle vivant. Son plan vise notamment à «renforcer la place des artistes et de la création» et à «structurer» l’emploi permanent dans des centres dramatiques nationaux (CDN) et des centres chorégraphiques nationaux (CCN) via «l’expérimentation du concept de troupes permanentes». M. Mitterrand espérait désamorcer le mécontentement dans le monde de l’Art et la Culture. Ce n’est pas gagné étant donnés les besoins du secteur évalués à 150 millions après la baisse, puis la stagnation des budgets alloués par l’Etat.

Dès l’annonce de ce plan, le Syndicat National Libre des Artistes Force ouvrière (SNLA-FO) deuxième syndicat national des comédiens, danseurs, chanteurs de variétés, acrobates, clowns a demandé à être reçu par le ministre pour avoir des précisions sur son plan.  «Nous voulons savoir ce qu’il entend par expérimentation du concept troupes permanentes sachant que ce concept existe depuis plus de 400 ans!», lance son secrétaire général, Franck Guilbert. Une troupe permanente, ce sont  12 à 25 comédiens et danseurs qui tout au long de l’année, se consacrent pleinement aux répétitions, aux représentations et non pas 2 ou 3 artistes interprètes, comme l’a laissé entendre M. Mitterrand.  

«Pourquoi les comédiens n’auraient-ils pas droit au contrat à durée indéterminée alors que c’est le meilleur moyen d’offrir des carrières aux jeunes condamnés aujourd’hui aux petits boulots, voire à l’extrême précarité?», demande Franck Guilbert.  Dans les Centres Dramatiques Nationaux, c’est pourtant ce que prévoyait en juin 2003 un accord sur le volume d’emploi des artistes. Il stipulait qu’au moins 25% des emplois leur soient consacrés. Or, selon le SNLA-FO,  «presque aucun CDI n’y a été signé. Pire, le volume d’emploi des artistes interprètes, en particulier dans les Centres Dramatiques Nationaux est tombé à…13% (chiffre 2009)!». Le syndicat réclame aujourd’hui le respect dudit accord, de  véritables troupes permanentes et le rétablissement des crédits publics. Sur ces revendications, il appelle les artistes à la mobilisation prévue ce 14 Juillet à Avignon.

 

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