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Pour FO, la fin de la précarité dans la Fonction publique passe aussi par l'arrêt de la RGPP

 

 

 

Le gouvernement a exprimé lundi sa volonté d’amorcer un processus de titularisation des contractuels mais ne renonce toujours pas à son programme de suppressions de postes (100.000 sur trois ans).
Sur le dossier des emplois précaires dans la fonction publique, le gouvernement semble avoir fait un pas lundi en direction des syndicats.
A l'occasion de la 2ème séance de négociations sur la situation des agents non-titulaires, le ministre du Budget et de la Fonction publique François Baroin ainsi que son secrétaire d'Etat, Georges Tron, ont assuré qu'ils étaient disposés à amorcer un processus de titularisation des contractuels incluant les CDI mais aussi les CDD. C'est une petite ouverture par rapport à la réunion du 11 janvier où le gouvernement entendait distinguer les deux types de contrats dans la négociation: des concours réservés aux CDI pour la titularisation et un assouplissement des règles pour passer de CDD en CDI.

Anne Baltazar (FO-Fonctionnaires) s'en félicite mais reste prudente sur la suite des pourparlers. Si son organisation revendique depuis longtemps la mise en place d'un plan global de titularisation, elle exige aussi des mesures visant à ce que ces situations ne se reproduisent plus. «Pour nous, cela signifie maintenant de régulariser tous les contractuels qui représentent presque 20 % d'agents non-titulaires, soit 800.000 personnes, et dont beaucoup occupent des emplois permanents», explique Anne Baltazar, avant d'écarter tout règlement du problème au cas par cas. La solution, ajoute-t-elle, réside dans le respect par l'Etat de l'article 3 du statut de la fonction publique disposant que les emplois permanents doivent être occupés par des agents fonctionnaires.

Dans le même temps, il faut, insiste FO, poser la question de l'arrêt des suppressions de postes dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP). Or, si M. Baroin a affirmé lundi l'attachement du gouvernement à combattre la précarité, déclarant que «L'Etat est le premier employeur de France, il se doit aussi d'être le plus exemplaire», il a aussi indiqué que le gouvernement poursuivrait sa politique de non-remplacement d'un départ sur deux dans la Fonction publique (RGPP). Soit un rythme de 100.000 départs non remplacés de plus d'ici trois ans ! Autrement dit, les ambiguïtés qui entourent cette négociation n'ont pas été tout à fait levées, en attendant la prochaine réunion fixée au mercredi 26 janvier.


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