Où va la france?

Où va la france?

POUR 2014, LES ÉCONOMISTES PRÉVOIENT UNE CROISSANCE MOLLE ET UN CHÔMAGE EN HAUSSE

Selon l’OFCE, la hausse du PIB atteindra 1,3% l’an prochain. Un chiffre insuffisant pour faire baisser le nombre de demandeurs d’emploi et loin du potentiel hexagonal.
L’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) est un institut de recherche qui se distingue traditionnellement par le sérieux de ses travaux et l’indépendance de ses économistes. Aussi, la publication, le 23 octobre, de ses perspectives pour l’an prochain était-elle attendue avec une certaine impatience.


A
insi, l’OFCE n’hésite pas à prévoir, pour 2014, une hausse du taux de chômage jusqu’à 10,9% de la population active. Une pierre dans le jardin du gouvernement qui répète en boucle depuis des mois que l’inversion de la courbe du chômage est imminente. Pour arriver à une telle conclusion, Éric Heyer et Xavier Timbeau notent que la croissance économique sera insuffisante, l’an prochain, pour que le nombre de demandeurs d’emploi diminue malgré les mesures censées y parvenir, telles que le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), les Contrats de génération ou les Emplois d’avenir.

Les effets négatifs des réductions budgétaires

Pourtant, l’institut estime que la croissance atteindra 1,3% en 2014, soit plus que les prévisions du gouvernement (0,9%) et nettement plus qu’en 2013 (0,2%). Cette hausse de la croissance est rendue possible par le délai d’un an –fin 2015– accordé à la France et à cinq autres pays de la zone euro par la Commission européenne pour ramener leur déficit à 3% du PIB.

Mais ce «ballon d’oxygène» ne suffira pas à compenser les effets des politiques de rigueur menées depuis 2011. Pour 2014, si la pression fiscale est globalement stable, elle augmentera de 12 milliards d’euros pour les particuliers, surtout avec la hausse de la TVA au 1er janvier, et baissera de 9 milliards pour les entreprises, notamment grâce au CICE. Autant de ponctions opérées sur le pouvoir d’achat qui impacteront la consommation alors que celle-ci est un élément clé de la croissance.

Pire encore, les mesures d’austérité se traduiront par une réduction des dépenses budgétaires de 15 milliards. Or, note l’OFCE, cette politique produit encore plus d’effets négatifs sur la croissance que l’augmentation des prélèvements à laquelle nous avons eu droit depuis 2011. Du coup, la politique que le gouvernement veut mener en 2014 constitue un boulet qui empêche l’économie française d’avancer au rythme qui lui permettrait de renouer avec une croissance d’au moins 1,5%, le seuil à partir duquel le chômage commence à baisser.
FO Hebdo - Octobre 2013
 

PRESSE - COMMUNICATION CHÔMAGE croissance

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