FO Tour de France 2013

FO Tour de France 2013

LE VENTOUX, LA MONTAGNE QUI FAIT PEUR AUX COUREURS

Étape de légende du Tour de France, le mont Ventoux, au nord-est de Carpentras, demeure un lieu de malédiction.

«N’est pas fou qui monte au Ventoux, est fou qui y retourne.» Tous les passionnés de la Grande Boucle s’accordent à dire que l’un des moments forts du Tour 2013 sera l’ascension de la montagne qui fait peur: le mont Ventoux, baptisé mont Chauve.

Pour un 14 juillet, comme feu d’artifice, le Géant de Provence ne pouvait pas rêver mieux pour célébrer cette année historique. «Le Ventoux est lié à la légende du Tour depuis 1951, l’année du premier passage au sommet», nous confie Christian Prudhomme, le directeur du Tour de France. Cette année-là, c’est Lucien Lazarides qui est le premier coureur à franchir ce sommet redoutable depuis Malaucène, un jour de pleine chaleur de juillet. Cette étape Montpellier–Avignon reste ainsi inscrite dans les annales de l’épreuve. Cette année, le mont Ventoux, toit de la neuvième arrivée du haut de ses 1 912 mètres, sera escaladé depuis Bédoin, par le versant sud. De Bédoin, au pied, jusqu’à l’observatoire, au sommet, il restera aux rescapés du Tour à s’acquitter de 21,1 km de véritable souffrance. «C’est la face la plus difficile, qui a notamment vu le succès de Poulidor (1965), Merckx, (1970), Pantani (2000), Virenque (2002) ou Garate en 2009, avoue Jean-François Pescheux, chef du tracé du Tour. Nous n’avons jamais envisagé que le Ventoux ne soit pas au programme de la centième édition. Ce lieu est exceptionnel, c’était une obligation de l’inscrire dans le parcours!»

«Un col pas comme les autres»

Antoine Blondin, longtemps chroniqueur au journal L’Équipe, se rappelait aussi avoir vu dans cet incontestable «chaudron de sorcières», «des coureurs raisonnables confiner à la folie sous l’effet de la chaleur et des stimulants, certains redescendre les lacets alors qu’ils croyaient les gravir...». De son côté, Roland Barthes, dans ses Mythologies, en 1957, le qualifiait ainsi: un «dieu du mal auquel il faut sacrifier. Véritable Moloch, despote des cyclistes, il ne pardonne jamais aux faibles, se fait payer un tribut injuste de souffrance». Dix ans plus tard, l’écrivain voyait juste: le coureur britannique Tom Simpson succombait, le 13 juillet 1967, d’une crise cardiaque, à deux kilomètres du sommet, sous une chaleur écrasante. Depuis sa disparition, on y trouve une stèle décorée de fleurs avec cette citation gravée dans le marbre: «Aucune montagne n’est assez haute».

Ce col «pas comme les autres», comme le décrivait si bien Ferdi Kübler, vainqueur du Tour 1950, sera cette année le théâtre de cette plus longue étape, distante de 242 km. Comme en 2002, les coureurs auront l’opportunité de profiter du Vaucluse au cours de la seconde journée de repos, le 15 juillet. Par la suite, la bagarre sera lancée le lendemain, depuis Vaison-la-Romaine, en direction de Gap, à l’aube de la fameuse grimpée de l’Alpe d’Huez.



«Le Ventoux. Un cratère, un peu comme le Puy-de-Dôme. On monte le Ventoux comme un entonnoir renversé. S’il y a autant de défaillances, c’est qu’il doit y avoir quelque chose.» Raymond Poulidor, 1994.

«Poulidor avale le Ventoux avec la voracité d’un cannibale engloutissant le mollet d’un archevêque.» Francis Huger, France-Soir, 1965.

«Maman doit être là, derrière, pour ne pas trop voir. Faut dire qu’un fils en haut du Ventoux, ce n’est pas un spectacle à montrer à sa mère.» Jean Bobet, Cyclisme de plaisance, éditions Prosport, 1980.

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PRESSE - COMMUNICATION Tour de France 2013

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