L'imbroglio des tarifs de l'énergie déroute les consommateurs

Dimanche 21 septembre

Ud fo 75

L'imbroglio des tarifs de l'énergie déroute les consommateurs 

L'éclatement absurde d'EDF-GDF ressort à travers le maquis des tarifs.

Bruleur« Votre contrat d’énergie à prix fixe garanti, sans augmentation pendant 1, 2 ou 3 ans », promet GDF Suez Dolce Vita.

« Découvrez Astucio, un prix bloqué uniquement révisable à la baisse, vous êtes toujours gagnant », renchérit Eni, son concurrent italien. Et « avec EDF je me simplifie la vie, je regroupe mes contrats d’électricité et de gaz naturel chez le même fournisseur d’énergie ».

Alors, faut-il quitter le tarif réglementé du gaz chez GDF Suez ou le tarif bleu de l’électricité chez EDF pour souscrire à des prix de marché librement fixés par les fournisseurs, qu’il s’agisse d’ailleurs de ces deux opérateurs historiques ou de leurs rivaux apparus sur le marché de l’énergie depuis son ouverture à la concurrence en 2007 ?

Rappelons qu’EDF et Gaz de France ont perdu leur monopole.

Sur la fourniture d’électricité pour le premier, de gaz pour le second. D’ailleurs Gaz de France n’existe plus, le groupe privé GDF Suez l’a absorbé. Et si EDF et GDF Suez gardent l’exclusivité du tarif réglementé sur leur énergie, ils peuvent aussi la commercialiser à prix libres.

Pour compliquer les choses, ils ont dû filialiser leur activité réseau et compteurs. On a affaire à ERDF, filiale d’EDF, pour les compteurs d’électricité et les relevés de consommations, et à GRDF, filiale de GDF Suez, pour ceux de gaz.

Pas de concurrence ici, ERDF et GRDF sont seuls.

Pour la fourniture des kilowattheures, les ménages ont en revanche l’embarras du choix avec neuf opérateurs pour l’électricité et sept pour le gaz ! Que Choisir a examiné leurs offres. À ce jour, plusieurs constats s’imposent.

D’abord, opter pour la facture unique de gaz et électricité n’est pas une bonne idée.

Un contrat gaz peut être avantageux chez un fournisseur, un contrat électricité chez un autre.

Ensuite, les offres à prix fixe peuvent avoir un intérêt pour l’électricité, les hausses du prix du kilowattheure étant plus que probables. Encore faut-il s’assurer que le montant à la souscription n’est pas supérieur au tarif réglementé ! Sauf réduction initiale importante, les offres de marché à prix fixe sont moins intéressantes pour le gaz. Le tarif réglementé a baissé de 6,4 % depuis 2013, impossible de dire si la hausse de ce mois va se renouveler au point d’inverser durablement la tendance.

Enfin, les réductions peuvent être trompeuses.

On peut avoir -5 % sur le prix du kilowattheure mais un abonnement plus cher qu’au tarif réglementé, ce peut être hors taxes ou toutes taxes comprises.

De plus, la réduction porte rarement sur la facture totale, c’est pourtant le montant qu’il faut comparer.

Quant aux offres d’électricité verte, certifiées 100 % énergies renouvelables, si l’on excepte Enercoop, qui achète exclusivement à de petits producteurs et soutient le développement des énergies renouvelables, elles sont sans intérêt.

Cette électricité renouvelable est en effet d’origine hydraulique. Les centrales hydroélectriques des grands barrages la produisent depuis plusieurs décennies, aujourd’hui à un prix très compétitif.

Cette électricité fait partie du « mix » énergétique d’EDF et elle est acheminée jusqu’à nos compteurs depuis longtemps. Les fournisseurs d’électricité qui la commercialisent à coups de garanties d’origine font une belle marge quand ils vendent le kilowattheure plus cher qu’en tarif réglementé.

Il est inutile de surpayer cette électricité-là, d’autant qu’on participe déjà au développement de l’électricité d’origine éolienne et photovoltaïque : la ligne CSPE (contribution au service public de l’électricité) qui figure sur toutes les factures d’électricité y est en partie consacrée.

http://udfo75.nuxit.net

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