Rigueur et austérité

L’austérité ça suffit ! 26 janvier 2016 en grève dans l’unité !

Jeudi 7 janvier 2016

Service Public

L’austérité ça suffit !
26 janvier 2016 en grève dans l’unité !

Fo porte voix

Communiqué de la Fédération générale des Fonctionnaires FO

Les nombreuses réformes (collèges, territoriales, santé…), si elles sont mises en oeuvres, vont avoir de nouveaux et graves impacts négatifs sur le service public rendu aux citoyens et aggraver encore les conditions de travail des personnels. Les organisations syndicales (CGT, FO et Solidaires) des trois versants de la Fonction publique (Etat, Territoriale, Hospitalière), réunies le 5 janvier 2016, confirment leur appel à la grève et aux manifestations pour le 26 janvier 2016.

Alors que le salaire des fonctionnaires diminue à nouveau au mois de janvier 2016, suite à l’augmentation des cotisations retraites, la Loi de Finances 2016 vient entériner, à ce stade, le gel de la valeur du point d’indice et renforcer les effets les plus néfastes du Protocole PPCR. (Parcours Professionnels Carrières Rémunérations).

La diminution de mesures catégorielles (notamment des ratios pro/pro) et des durées minimales de carrière entraine un peu plus les fonctionnaires et agents publics dans la précarité.

Plus que jamais, les organisations syndicales CGT, FO et Solidaires appellent l’ensemble des agents publics à se mobiliser pour conserver une Fonction Publique garantissant :

- Un statut et un véritable déroulement de carrière Une revalorisation immédiate et significative de la valeur du point d’indice et le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat.

- Un service public de proximité garant de la cohésion sociale.

- Un préavis de grève unitaire sera déposé auprès de la Ministre de la Fonction publique et des manifestations seront organisées à Paris et dans les départements.

Nous appelons nos syndicats à se rencontrer au plan local pour organiser la grève et les mobilisations.

 

Fonctionnaires

Secrétaire général
Christian GROLIER
46, rue des Petites Écuries
75010 PARIS

 

Le chiffre aujourd’hui : 27 %

Lundi 19 janvier 2015

Le chiffre aujourd’hui : 27 %

10

Si 44% des ménages français étaient en mesure d’acquérir un bien immobilier en 1998, ils n’étaient plus que 27% à le pouvoir en 2010.

La faute à l’absence de hausses de salaires proportionnelles à celles des prix immobiliers estiment les auteurs de l’étude qui a révélé ces chiffres et qui a été menée par l’université Paris-Dauphine et le Crédit Foncier, d’après des chiffres de l’INSEE. Les 30-35 ans sont les plus touchés par cette baisse du pouvoir d’achat immobilier.

A Paris, seulement 7% d’entre eux possèdent en moyenne la capacité d’y acheter un bien immobilier.

Par Michel Pourcelot

LES TERRITORIAUX ET LES HOSPITALIERS MANIFESTENT CONTRE L’AUSTÉRITÉ

4 avril

LES TERRITORIAUX ET LES HOSPITALIERS MANIFESTENT CONTRE L’AUSTÉRITÉ

À l’appel de FO, les agents des fonctions publiques territoriale et hospitalière sont en grève le 4 avril contre la remise en cause du service public et de leurs statuts, dévoyés par des réformes inspirées par la rigueur.

Aujourd’hui, les agents de la fonction publique territoriale et hospitalière sont en grève contre les réformes structurelles et les restrictions budgétaires qui mettent à mal le service public et leurs statuts. Ils revendiquent en outre une augmentation de 5% des salaires, alors que la valeur du point d’indice est gelée depuis trois ans. La Fédération FO des Services publics et de Santé (SPS FO) est à l’origine de cette mobilisation nationale avec une manifestation à Paris. Un appel qui s’inscrit dans l’action confédérale contre l’austérité, dans la suite du meeting national du 24 janvier et de la mobilisation du 5 mars contre l’ANI du 11 janvier.

FO REVENDIQUE DES MOYENS BUDGÉTAIRES ET HUMAINS

«Les personnels qui travaillent dans les collectivités territoriales et les établissements du secteur de la santé subissent de plein fouet les conséquences des politiques d’austérité et de la baisse des dépenses publiques. Les reculs sociaux se multiplient et la précarisation gagne de plus en plus de terrain, explique Didier Bernus, Secrétaire général de la Fédération, nous revendiquons l’octroi de moyens budgétaires permettant d’assurer un service public de qualité.»

Dans la fonction publique territoriale, les agents sont confrontés aux effets de la loi de décentralisation de novembre 2010, qui, en redécoupant les compétences des collectivités territoriales, aboutit à un regroupement de certains services publics et donc à leur affaiblissement.

La mise en place de cette réforme entraîne d’ores et déjà des non-remplacements de personnels et une dégradation des conditions de travail. Les fonctionnaires territoriaux s’inquiètent également des conséquences de l’acte III de la décentralisation, voulu par François Hollande, qui va transférer de nouvelles compétences de l’État aux collectivités territoriales. Ils demandent en outre l’abandon du projet de création d’une collectivité unique en Alsace, qui fusionnerait les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et la Région Alsace.

Du côté des établissements hospitaliers, la fédération FO revendique l’octroi des moyens financiers et humains nécessaires à un bon accès aux soins de la population et au rétablissement de conditions de travail décentes. Elle demande aussi l’abandon de la loi Hôpital, patients, santé, territoires, un texte qui a appliqué à l’hôpital des méthodes de gestion venant de l’entreprise. Didier Bernus, son Secrétaire général, s’inquiète en outre de la baisse des tarifs hospitaliers: «C’est encore un manque à gagner pour les établissements, qui n’auront d’autre solution pour le compenser que de réduire les dépenses de personnels.

Trente-cinq mille  emplois sont potentiellement menacés.»

Le mouvement du 4 avril a reçu l’appui de la confédération FO, de la Fédération générale FO des Fonctionnaires (FGF FO), de la Fédération de l’Enseignement (FNEC FP FO) et de la Fédération de l’Action sociale (FNAS FO). Un soutien qui participe au développement de la mobilisation.


FO Hebdo - Avril 2013

FO DEMANDE LE RETRAIT DU PROJET DE LOI

Transposition de l’ANI du 11 JANVIER 2013

FO DEMANDE LE RETRAIT DU PROJET DE LOI

Le projet de loi dit de «sécurisation de l’emploi» est actuellement discuté au Parlement avec des délais très serrés.
Par rapport au texte de l’Accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013, des rectifications ont été apportées au projet de loi mais le fond demeure, à savoir, pour l’essentiel:

la flexibilité réclamée depuis longtemps par le patronat:

- instauration des accords de maintien dans l’emploi avec baisse possible des salaires et abandon de l’obligation de faire des Plans de sauvegarde de l’emploi (PSE);
- raccourcissement des délais de procédures pour les PSE;
- mobilité interne forcée.

STOP À L’AUSTÉRITE ÉCONOMIQUE
ET SOCIALE REFUS DE LA FLEXIBILITÉ

NON À L’ACCOMPAGNEMENT DE LA POLITIQUE D’AUSTÉRITÉ
STOP À L’ACCENTUATION DE LA FLEXIBILITÉ
NON À LA RÉGRESSION SOCIALE


En participant aux actions et aux rassemblements le 9 avril 2013 vous marquerez votre refus de la flexibilité et exigerez de vraies garanties sociales avec un vrai travail, un vrai salaire
 
 

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5 MILLIARDS DE RIGUEUR EN PLUS

Lettre de Matignon

5 MILLIARDS DE RIGUEUR EN PLUS

Dans les lettres de cadrage qu’il a envoyées à ses ministres le 8 mars, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, demande cinq milliards d’euros d’économies supplémentaires pour 2014 afin, dit-il, «d’atteindre le déficit zéro à la fin du quinquennat». De son côté, le chef de l’État prétend qu’il s’agit d’un «effort que nous pouvons parfaitement consentir», sans mesures «d’austérité». Pourtant, ces nouvelles économies interviennent alors que la loi de finances 2013 et le budget triennal 2013-2015 prévoient déjà de diminuer les moyens de fonctionnement des administrations de 15%. Pour la Fédération générale des Fonctionnaires (FGF) FO, «la fonction publique et ses agents continuent d’être les variables d’ajustement des politiques budgétaires», au détriment de sa «capacité à assurer ses missions de service public». Face aux nouvelles restrictions de Matignon, la FGF constate que «le gouvernement fait le choix d’affaiblir la fonction publique pour mieux la privatiser», et elle prévient qu’elle «combattra cette orientation et défendra le service public garant de notre République».

«Mettre la République en tête des priorités pour sortir de l’austérité», demande pour sa part Pascal Pavageau, Secrétaire confédéral de FO. Le 11 mars, dans un communiqué intitulé «Rigueur: échec et MAP», la Confédération dénonce ces lettres de cadrage qui «interviennent après six ans de Révision générale des politiques publiques (RGPP), rebaptisée Modernisation de l’action publique (MAP) en 2012». Cela a déjà entraîné des fermetures de services dans les hôpitaux, de maternités, de commissariats, de tribunaux, de bureaux de poste, de classes... et la destruction de 400.000 emplois publics. Or l’arrêt de la commande publique a un impact dévastateur sur l’activité.

«Le gouvernement ne semble tirer aucune leçon de la crise, il persiste», constate FO, pour mieux réaffirmer que «les services publics doivent être renforcés pour combattre la pauvreté et répondre aux besoins sociaux».
FO Hebdo - Mars 2013
 


EDF-GDF: TARIFS PROGRESSIFS OU RÉGRESSION SOCIALE?

Chauffage

EDF-GDF: TARIFS PROGRESSIFS OU RÉGRESSION SOCIALE?


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La réforme de la tarification de l’électricité et du gaz proposée par le député Jean-François Brottes met fin à l’égalité entre usagers que garantit le service public.

La facture du chauffage est l’une de celles que l’on redoute le plus. La proposition de loi pour instaurer un tarif progressif de l’électricité et du gaz, présentée le 5 septembre à l’Assemblée nationale par le député socialiste Jean-François Brottes, touche ainsi au problème majeur du pouvoir d’achat. Mais pas seulement...

«Il s’agira de consommer moins et mieux pour diminuer sa facture. Dans le cas contraire, plus on consommera au-delà du raisonnable, plus la facture s’alourdira», peut-on lire dans l’exposé des motifs de la loi Brottes. «Le second objectif est d’accompagner la hausse inéluctable des prix de l’énergie». Toutefois, celle-ci devra être «équitablement répartie». Les tarifs du gaz et de l’électricité varieraient donc en fonction du niveau de la consommation, selon un système de bonus/malus. Il y aurait ainsi le tarif, moins cher, correspondant au «volume de base», le tarif de «confort» et enfin celui du «gaspillage». Ces trois paliers seraient personnalisés en fonction du nombre de personnes occupant le logement, de la zone climatique et du mode de chauffage utilisé. Ce système «remettrait en cause la péréquation tarifaire, principe fondamental du service public de l’énergie qui impose un prix égal pour tous malgré des coûts différents» (coûts de production ou d’acheminement notamment), dénonce la Fédération FO Énergie et Mines.

Comment seront définis les «besoins essentiels» pour la détermination du tarif de base? Comment seront déterminées les zones climatiques? Pourquoi n’est-il pas tenu compte de l’absence d’isolation du logement? Les usagers aux revenus plus modestes, qui n’ont pas les moyens d’entreprendre des travaux, ne sont-ils pas ceux qui précisément vivent dans les logements les moins bien isolés? Comment seront prises en compte les situations particulières (la maladie, la vieillesse, par exemple) exigeant un chauffage plus élevé?

Certes, on peut relever deux points de la loi Brottes qui visent à protéger davantage les foyers exposés à des situations extrêmes. Les tarifs sociaux, moins élevés, seraient désormais applicables à quatre millions de ménages au lieu de un million environ à l’heure actuelle. L’interdiction de procéder à des coupures pour impayés durant l’hiver ne concernerait plus seulement les ménages auxquels s’appliquent les tarifs sociaux, mais l’ensemble des usagers.

UNE CAUTION À L’ENVOLÉE DES PRIX

Mais ces deux mesures ne suffisent pas à effacer l’accroissement des inégalités et le fait, dénonce aussi FO, qu’une telle réforme ne sert en réalité qu’à justifier une augmentation importante de l’électricité et du gaz dans les prochains mois. La crainte de voir les prix s’envoler grandit au vu du contexte. Le 12 septembre, GDF Suez réclamait au gouvernement une hausse de 7% des tarifs réglementés au 1er octobre. Le 17 septembre, le gouvernement a annoncé une augmentation de 2%, qui s’ajoute à celle, identique, du 20 juillet, soit 4% de hausse en deux mois, alors que le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait dit vouloir limiter cette hausse au niveau de l’inflation, soit environ 2% sur un an.

Pour FO, l’accès à l’énergie, comme à l’eau, «doit être garanti et encadré par la puissance publique selon une tarification nationale et régulée, et c’est d’abord à la fiscalité, par l’impôt sur le revenu, et aux services publics de corriger les inégalités».

FO Hebdo - Septembre 2012

 
 

LA POSTE: 6.000 POSTES DE CADRES EN MOINS EN 2 MOIS

Vidéo

PRESSE - COMMUNICATION

 

LA POSTE: 6.000 POSTES DE CADRES EN MOINS EN 2 MOIS

 

Les récents suicides à La Poste sont les arbres qui cachent la vaste forêt d'une restructuration sans précédent. En France il y a une quarantaine de directions du courrier, d'ici le 30 avril prochain 60% d’entre-elles auront disparu.

 

La conséquence c'est que 6000 postes de cadres vont être supprimés. Christian Serato cadre supérieur FO à Grenoble nous expliquent l'inquiétude grandissante au sein de l'entreprise

 


Les revendications continuent par ANTENNE_FO

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COMMUNIQUÉ - PRÉSOMPTION DE FRAUDEURS CHEZ LES SALARIES DU PRIVE ET PUBLIC !

COMMUNIQUÉ

PRÉSOMPTION DE FRAUDEURS!

 

FO dénonce fermement la suspicion à objectif politicien que fait peser le gouvernement sur les salariés en situation d’arrêt de maladie avec l’annonce du projet de décret en préparation. En effet, ce dernier vise à infliger une amende aux patients en cas de détection d’arrêt de maladie dit abusif!

FO tient à souligner le fait que les salariés ne s’auto prescrivent pas leurs arrêts maladie mais que ce sont des médecins et qu’en aucun cas les salariés ne doivent être suspectés d’être responsables d’une durée d’arrêt qui paraitrait injustifiée.

FO estime que si des contrôles doivent avoir lieu, ce qui est déjà le cas dans le fonctionnement normal de la sécurité sociale, ceux-ci doivent être effectués par des médecins de la Sécurité sociale et non pas des médecins privés payés par les employeurs.

Autre mesure qui fait écho à cette dernière: le rallongement du délai de carence dans le privé et l’instauration de celui-ci dans le public!

FO dénonce la provocation qui est faite une nouvelle fois pour opposer les salariés public/privé et ne peut que regretter la volonté gouvernementale de réaliser des économies sur le dos de tous les salariés qui sont, par ailleurs, de plus en plus nombreux à ne plus pouvoir accéder aux soins.

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UNE LAME DE FOND POUR LE POUVOIR D’ACHAT ET LA CROISSANCE

Plan d’austérité

UNE LAME DE FOND POUR LE POUVOIR D’ACHAT ET LA CROISSANCE


lamedefond-fosantechauny.jpgLe deuxième plan de rigueur affectera d’abord les revenus des classes moyennes et défavorisées déjà fortement touchée par la crise.  FO dénonce une «aberration économique et scandale social».

 

Le Premier ministre, François Fillon a beau affirmer sur tous les tons que les «efforts» demandés par son deuxième plan de rigueur sont «justes» ou «équitables», il n’en est rien. En effet, les mesures qu’il a présentées lundi renforcent encore l’austérité déjà inscrites dans son programme de rigueur budgétaire du 24 août dernier à l’égard des classes moyennes et défavorisées pour mieux épargner les très hauts revenus.

Le changement de mode de calcul de plusieurs prestations sociales est à ce titre révélateur. Ainsi, les allocations familiales, rentrée scolaire, de prestations d'accueil du jeune enfant, congé parental ou les aides au logement ne seront plus revalorisées en fonction de l’inflation prévisionnelle (2,1%) mais du taux de croissance espéré (1%). Ce gel partiel ne sera pas indolore pour les 4,4 millions de foyers bénéficiant des allocations familiales, les près de 3 millions touchant l'allocation de rentrée scolaire ou les 6 millions percevant les aides au logement. La mesure vise à économiser 400 millions d'euros en 2012 et 500 millions en 2013.

De quoi pénaliser un pouvoir d’achat qui sera également amputé par le relèvement de 5,5% à 7% du taux réduit de TVA. À l’exclusion des produits de première nécessité (alimentation) de l'énergie, des produits et services aux handicapés, ce nouveau taux intermédiaire sera appliqué aux prix de tous les autres produits et services comme les transports publics de voyageurs, les hôtels, restaurants, la fourniture de repas dans les cantines d’entreprise, les frais d’avocats (aides juridictionnelles) les travaux de bâtiment, la collecte de déchets, les livres, les spectacles, les musées ou les parcs d’attractions… Recette escomptée, 1,8 milliard d’euros en 2012!

À cela s’ajoute la hausse de l’impôt sur le revenu. En 2011 et 2012, le gouvernement ne revalorisera pas les tranches de l’impôt du montant de l’inflation. En clair, d’une année sur l’autre, si les revenus augmentent à la marge, par exemple avec l’évolution des prix, le barème, lui restera bloqué au niveau de 2010. Pour quelques euros de plus et mécaniquement, certains foyers jusque-là exonérés d’impôt sur le revenu y seront assujettis tandis que les autres basculeront vers une tranche supérieure. Recettes attendues: 3,4 milliards d'euros sur deux ans, dont 1,7 milliard en 2012.

Certes la désindexation de ce barème inclut les abattements en matière de droits de succession et de donation ainsi que l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Mais, comme l’a souligné dans Libération un économiste, Thomas Piketty, le gouvernement a divisé, cette année, par plus de deux les recettes de l’ISF (deux milliards d’euros de manque à gagner) au profit des plus riches. Lesquels, rappelons-le, continueront à bénéficier du bouclier fiscal qui ne sera supprimé que l’an prochain (voir notre article du 13 mai 2011). Quant au prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) sur les dividendes et les intérêts devant être  porté de 19% à 24%, Thomas Piketty a expliqué que la moitié des revenus financiers n’y sont pas soumis du fait «d’une assiette d’imposition mitée».

Pour Pascal Pavageau (FO), «si l’on ajoute en plus les nouvelles coupes programmées dans les budgets de l’Etat et de l’assurance maladie ainsi que l’accélération de l’application de la contre-réforme des retraites, on casse tous les moteurs de croissance. C’est une aberration économique doublée d’un scandale social».

 

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DÉCLARATION DE LA COMMISSION EXÉCUTIVE CONFÉDÉRALE DU 9 NOVEMBRE 2011

COMMUNIQUÉ DATÉ DU MERCREDI 9 NOVEMBRE 2011

DÉCLARATION DE LA COMMISSION EXÉCUTIVE CONFÉDÉRALE DU 9 NOVEMBRE 2011

Pour la CE, les annonces du Premier ministre le 7 novembre accentuent l’austérité imposée par le gouvernement depuis plusieurs années. En moins de 3 mois, les salariés sont lourdement touchés: taxes sur les complémentaires santé, CSG, aggravation de la contre-réforme des retraites, augmentation des impôts (IRPP – TVA), perte de pouvoir d’achat de prestations sociales, détérioration et remise en cause accentuées des services publics et des services de santé (RGPP); autant de mesures que la CE de FO condamne et dont elle demande l’abandon.

Pour la CE, l’austérité constitue une triple erreur, un triple danger :

- elle menace l’activité économique et l’emploi faisant glisser l’économie vers la récession;

- elle accentue les inégalités sociales et veut faire payer aux travailleurs une crise dont ils ne sont pas responsables;

- elle sape les principes républicains et les droits sociaux.

Pour la CE l’austérité, d’où qu’elle vienne («de droite ou de gauche») est inacceptable. En ne s’émancipant pas des marchés financiers, en s’inscrivant dans la dictature de la dette, les gouvernements fragilisent la démocratie et l’Union Européenne s’affiche de plus en plus comme une contrainte restrictive, le dumping et la régression l’emportant sur la solidarité et le progrès.

Pour toutes ces raisons, la CE considère qu’une réponse déterminée est nécessaire. Cette réponse ne peut en aucun cas consister en une succession de manifestations ou journées d’action dont on a fait le constat de l’inefficacité l’an dernier.

Pour la CE, condamner les plans d’austérité annoncés et contrer toutes nouvelles annonces nécessite de préparer, par l’action commune, un appel à 24 heures de grève interprofessionnelle.

Adoptée à l’unanimité.

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