UCR

La Lettre de l’UCR - Avril 2015

Lundi 20 avril 2015

La Lettre de l’UCR - Avril 2015

Des prestations de Sécurité sociale au régime sec !

Securite sociale au regime secToute une série de prestations de Sécurité sociale ne sont pas revalorisées au 1er avril 2015.

Motif allégué par le gouvernement dans une circulaire interministérielle du 31 mars 2015 : le niveau de l’inflation constatée pour 2014 et de l’inflation prévisionnelle pour 2015.

Le gel à leur niveau actuel affecte notamment les montants des pensions d’invalidité, de l’Allocation supplémentaire d’invalidité (ASI), de l’Allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), du minimum vieillesse, de la majoration pour aide constante d’une tierce personne, du capital décès de l’assurance-maladie, des rentes d’incapacité permanente et de la prestation complémentaire pour recours à tierce personne pour 2015.

Cette mesure s’applique aux avantages liquidés dont l’entrée en jouissance est antérieure au 1er avril 2015. Elle s’applique également à toutes les prestations, cotisations, salaires et plafonds de ressources dont les modalités de revalorisation sont identiques.

Sources : Circ. intermin. n° DSS/SD2A/SD2C/SD3A/2015/88, 31 mars 2015

Ucr avril 2015

Annonces du Premier ministre sur les retraites : on est loin du compte

Jeudi 18 septembre 2014

Annonces du Premier ministre sur les retraites :
on est loin du compte!

Ucr 2

L’Union Confédérale des Retraités Force Ouvrière considère que les annonces du Premier ministre devant l’Assemblée nationale, à l’occasion de son discours de politique générale le 16 septembre, sont loin du compte.

Annoncer une prime « exceptionnelle » d’un montant de 40 euros pour les retraités percevant moins de 1 200 € ne saurait contre balancer le blocage pendant 30 mois (de mars 2013 à octobre 2015) des pensions.

Cela revient à considérer les primes de retraite comme une aide sociale alors qu’elles sont un droit, calculé en fonction de cotisations versées.

La notion de « petite » retraite est dangereuse, car arbitraire. L’UCR-FO revendique un retour à l’indexation sur les salaires.

Par ailleurs, la revalorisation du minimum vieillesse de 8 euros par mois ne peut faire oublier les mesures qui ont frappé les retraités et les salariés ces dernières années :

- suppression de la demi-part pour les isolés ;
- imposition des avantages familiaux ;
- blocage des seuils des barèmes fiscaux ;
- taxe de 0,3 % (CASA) sur les seuls retraités.

Chez les retraités, l’incompréhension et le mécontentement grandissent.

Par Union Confédérale de Retraités-FO

Appel aux retraité(e)s

Union Confédérale de Retraités-FO, Union Confédérale de Retraités-CGT, FSU-Retraités, UNIRS-Solidaires

 

Pour les retraité(e)s de notre pays, ce ne sont pas les innombrables poissons liés au 1er avril qui feront date ce 1er avril 2014, mais le premier acte de l’application de la réforme des retraites de l’automne 2013.

Le 1er avril 2014, les retraités ne percevront aucune revalorisation de leur pension ou retraite de base, alors que c’était la situation l’an passé. Celle-ci est reportée au 1er octobre, ce qui fera 18 mois sans revalorisation. Ce sont ainsi 600 millions (chiffres du gouvernement) qui seront pris aux retraités.

Ce n’est pas la première atteinte au niveau de vie des retraités. Depuis 1986, les réformes se sont succédées pour durcir les conditions d’obtention de la retraite et réduire leur niveau : passage de 10 à 25 ans pour les salariés du privé, indexation des retraites sur les prix et non sur les salaires, décote, allongement des durées de cotisation… suppression de la demi part supplémentaire aux veufs et veuves ayant eu des enfants, fiscalisation brutale du supplément de 10% pour les retraités ayant eu 3 enfants et plus, et, depuis le 1er avril 2013, instauration d’une taxe de 0,3% pour les retraités imposables (c’est la Contribution Additionnelle de Solidarité pour l’Autonomie – CASA - affectée à l’aide à l’autonomie).

Le pouvoir d’achat des retraités baisse. De plus en plus de retraités, et notamment les femmes, sont en deçà du seuil de pauvreté.

Pour nos organisations syndicales, la retraite n’est pas un privilège ou une prestation d’action sociale. Elle est un droit obtenu par le travail et son niveau est directement le résultat des rémunérations perçues pendant la vie professionnelle et le nombre d’années cotisées.

La baisse du pouvoir d’achat des retraités ne résout en rien les difficultés financières des régimes de retraites. C’est la création d’emplois, la revalorisation des salaires, l’égalité des salaires des femmes, l’arrêt des exonérations de cotisations, l’élargissement de l’assiette à tous les revenus distribués par les entreprises, qui créeront les ressources nécessaires. La politique d’austérité pour le plus grand nombre, suivie actuellement par le gouvernement appellera d’autres reculs, alimentera la spirale infernale de la baisse de la demande, de la récession, des baisses d’emplois et des cotisations…et renforcera les difficultés.

Nous nous opposons à cette dégradation continuelle. Il est urgent de mettre en place d’autres orientations économiques et budgétaires et un autre partage des richesses.

Nos organisations vous appellent à intervenir localement auprès des préfectures, représentations du MEDEF, patronat local… et à se préparer à des mobilisations larges au début juin.

Par  Union Confédérale de Retraités-FO

Communiqué de l'UCR-FO

Communiqué de l'UCR-FO

PRÉSENTATION DU PROJET DE LOI SUR L’AUTONOMIE DES PERSONNES ÂGÉES: DES AVANCÉES MINIMALISTES

Le gouvernement vient de dévoiler son projet de loi relatif à l’adaptation de la société au vieillissement et à la prise en charge de la perte autonomie des personnes âgées.

Depuis plus d'une décennie, promesses et rapports se sont succédé pour préconiser la mise en place de moyens permettant d'assurer la prise en charge de la dépendance des personnes âgées. Force est de constater un point commun, quels que soient les gouvernements: les débats et les rapports ont tous écarté l'opportunité d'étendre les missions de la Sécurité sociale à la gestion de ce risque, ce qui règlerait nombre de problèmes et reste une revendication de l’UCR-FO.

L’UCR-FO relève que les mesures préconisées comportent certes des avancées, mais que celles-ci s’avèrent minimalistes compte tenu de l’enveloppe contrainte budgétaire et l’insuffisance des moyens financiers alloués: un budget de 645 millions d’euros par an, exclusivement financé par la contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (Casa), prélevée sur les retraites depuis avril 2013. En outre, les personnes âgées en établissement ne bénéficient d’aucune aide supplémentaire.

Ces moyens sont dérisoires alors que la Sécurité sociale investit dans la santé des personnes âgées plus de 20 milliards d’euros et qu’une hausse minime de la cotisation maladie permettrait de financer une prise en charge de la perte d’autonomie aussi bien à domicile qu’en établissement.

En l’état, un calcul simplifié donne l’ordre de grandeur de l’effort entrepris: il montre que cela représenterait en moyenne 10 euros supplémentaires par semaine et par personne pour le 1,2 million de personnes bénéficiaires de l’APA classées en GIR 1 à 4.

http://www.force-ouvriere.fr
 

Vous disposez d'un droit d'accès, de rectificat ion, de modification et de suppression des données qui vous concernent (Art. 34 de la loi Informatique et Liberté du 6 janvier 1978) sur l'ensemble du site. Pour l'exercer, Cliquez sur cette bannière pour contacter le webmaster