Danger pour les travailleurs !

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GERALD FROMAGER

Secrétaire Général de l’Union Départementale FO 02

Danger pour les travailleurs !

Nous avons souhaité faire une première analyse de l’accord scandaleux du 11 Janvier 2013 sur la réforme du marché du travail signé par la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC où flexibilité, précarité et liberté de licencier sont au contenu de cet indigeste accord qui va à l’encontre des droits des travailleurs.

Quel constat peut-on en tirer ?

La flexibilité : malgré les nombreux dispositifs déjà existants qui permettent aux entreprises de moduler le temps de travail en fonction de leur carnet de commandes, ledit accord prévoit dorénavant qu’en cas de difficultés d’une entreprise, celle-ci pourra conclure un accord majoritaire avec des « syndicats » vendus au patronat pour ajuster temps de travail et les rémunérations. Cet accord pourra être conclu pour une durée de deux ans, la contrepartie étant que l’employeur s’engage à ne pas licencier ( !?)  

Pour  FO, ce « chantage à l’emploi »  est une première qui va être lourde de conséquences pour les travailleurs puisque celle-ci va se généraliser.

Ce volet de l’accord s’inscrit donc pleinement dans la demande formulée depuis longtemps par le Medef, où il faut allier « compétitivité et emploi » pour soi-disant rendre les entreprises plus compétitives.

Nous ne pouvons que constater et déplorer que ce que cette trahison du monde ouvrier – revendiquée par le patronat – avec la complicité de ses alliés : CFDT, CFTC et CGC – va être mise par un gouvernement de gauche !

« Dorénavant les salariés qui seront touchés par ces mesures, pourront être payés différemment d’un mois sur l’autre, en fonction des commandes de l’entreprise. Charge à ses salariés de gérer au mieux leur budget parce que les factures et autres prélèvements, eux, continueront de tomber mensuellement, et ne seront pas flexibles ».

Des licenciements facilités : des plans sociaux facilités pourront dorénavant être conclus, par accord majoritaire, avec des syndicats alliés et complaisants ou par une homologation administrative. De plus, les restructurations seront également facilitées par de la mobilité interne obligatoire si un accord d’entreprise l’organise.

En cas de refus, les salariés s’exposeront à un licenciement pour motif personnel. De même, concernant les licenciements individuels, si accord en conciliation aux Prud’hommes, l’indemnité forfaitaire sera plafonnée à 14 mois de salaire pour 25 ans d’ancienneté.

Pour FO, le fait de simplifier la mise en place des plans sociaux et de rendre obligatoire la mobilité interne en cas de restructurations, tout en plafonnant les indemnités de licenciement, est un recul sans précédent.

Nous craignons et pensons fortement que bon nombre d’entreprises vont s’engouffrer dans ce dispositif pour alléger leur masse salariale à bon compte, ce qui aura pour effet d’augmenter le nombre de chômeurs et non de le réduire.

Quelles contreparties ?

La taxation de certains Contrats à Durée Déterminée (qui a fait saliver les futurs signataires lors des dernières heures de négociations)  excluent le travail intérimaire (dont les entreprises sont friandes), ainsi que les contrats saisonniers et les CDD de remplacement. L’accord prévoit la mise en place d’un nouveau contrat précaire pour les entreprises de moins de 50 salariés appelé « Contrat à Durée Indéterminée Intermittent » : TOUT UN PROGRAMME EN DEFAVEUR DES SALARIES !

L’accès généralisé à une complémentaire santé collective financée pour moitié par l’employeur qui devra être mise en place dans les branches au plus tard le 1er Janvier 2016,  est une autre de ces contreparties. Pour FO, la taxation de certains CDD coûtera certes 110 millions d’€ aux entreprises mais rapportera 150 millions d’€ au patronat au titre des exonérations de charges patronales, soit un gain de plus de 40 millions d’€ accordés de nouveau aux entreprises.

Le gouvernement persiste à mettre en place de nouvelles exonérations patronales. Chacun sait que, depuis plus de vingt ans, ces dispositifs existent (avec un coût de plusieurs centaines de milliards d’€), sans créer de l’emploi ni même réduire le chômage, bien au contraire.

Quant à la mise en place obligatoire d’une complémentaire santé dans les branches professionnelles (déductible fiscalement pour les entreprises), si cela peut paraître attractif, nous considérons qu’il s’agit là d’une mesure dérisoire.

Voilà le triste bilan que nous pouvons tirer de cet accord infâme qui remet en cause les intérêts matériels et moraux des travailleurs pour se soumettre aux marchés financiers et au patronat (avec la trahison de syndicats complaisants dont les dirigeants de la CFDT ont été très grassement remerciés par le gouvernement (*)), et qui a été accepté par nos dirigeants politiques aux ordres de Bruxelles et du patronat (Mme PARISOT qui en profite pour vouloir rester un peu plus longtemps aux manettes du MEDEF). A peine l’encre des signataires était sèche que les annonces de PSE et de fermetures de boîtes se succédaient, y compris dans son propre groupe.

 

POUR FO, CET ACCORD EST INADMISSIBLE ET CRAPULEUX !

NOUS ALLONS LE COMBATTRE !

Danger pour les travailleurs ! UNION DEPARTEMENTALE FO DE L’AISNE

UNION DEPARTEMENTALE DES SYNDICATS FO DE L’AISNE

19 rue du Président Kennedy

02100 Saint-Quentin

Tél.: 03.23.65.66.66 - Fax: 03.23.65.66.61

courriel : udfo02@force-ouvriere.fr

flexibilité UD 02

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