INÉGALITÉS: LA CRISE CREUSE

Voix de presse

 

INÉGALITÉS: LA CRISE CREUSE

L’enquête «Revenus fiscaux et sociaux» publiée vendredi 13 septembre par l’Insee a fait apparaître que les niveaux de vie en France ont augmenté «uniquement» pour la moitié la plus aisée de la population en 2011, alors qu’ils ont reculé, pour la troisième

20 Minutes
«Les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres. Cette maxime n’a jamais été aussi vraie en France. Selon une étude de l’Insee sur “les niveaux de vie en 2011” publiée vendredi, la pauvreté ne cesse d’augmenter. Cette année-là, elle touchait 8,73 millions de personnes contraintes de vivre avec moins de 977 euros par mois, soit 14,3% de la population contre 14% en 2010. Depuis le début de la crise en 2008, ce sont près de 900.000 individus en plus qui se sont retrouvés sous le seuil de pauvreté.»

La Croix
Constat: un accroissement «des personnes vivant sous le seuil de pauvreté et 70% des travailleurs pauvres sont des femmes. Et le risque de sombrer dans une situation de précarité est encore plus grand chez les mères qui élèvent seules leurs enfants».

Libération
En effet, selon un sondage IPSOS pour le Secours populaire français rendu public début septembre, «le risque de pauvreté s’est “accru” pour les familles monoparentales, dont quatre sur cinq ont à leur tête une femme. Ainsi, les deux tiers des mères isolées disent avoir rencontré “des difficultés financières importantes” pour assurer les dépenses de première nécessité (se nourrir, se loger, s’habiller) contre 37% pour la population française en général. Près de la moitié d’entre elles (42%) disent ne pas pouvoir vivre sans crédit, qui fait office de béquille pour boucler les fins de mois ou faire face à des dépenses imprévues».

Le Figaro
Cependant, une «bonne nouvelle: la situation s’est améliorée en 2011 pour la moitié de la population la mieux lotie. En revanche, elle a continué à se dégrader chez les plus modestes, et ce, pour la troisième année consécutive».

Le Point
Une tendance qui a précédé la crise: «Après être restées stables pendant vingt ans, les inégalités de revenu progressent depuis le milieu des années 2000. Entre 2008 et 2010, le niveau de vie des 10% de Français les plus pauvres a baissé en moyenne de 250 euros alors que celui des 10% les plus riches a augmenté de 1.700 euros.»

Challenges
Ainsi, «le rapport entre le niveau de vie des 10% de Français les plus modestes et celui des 10% les plus riches continue de croître. Il est passé de 3,4 en 2009 à 3,6 en 2011. Un accroissement des écarts qui s’explique par la baisse, entamée en 2010 et poursuivie en 2011, du niveau de vie des 40% de Français les moins aisés (entre -0,2% et -0,8%), tandis que les 10% les plus aisés ont vu leur revenu progresser de 2,1% sur la même période. Selon les experts de l’Insee, la baisse du niveau de vie des plus modestes provient de la faible revalorisation du SMIC horaire brut qui, compte tenu de l’inflation, pèse sur le revenu disponible des ménages»...

FO Hebdo - Septembre 2013

PRESSE - COMMUNICATION VOIX DE PRESSE

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