PRESSE - COMMUNICATION - PRIME ET DÉPRIME !

 

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PRIME ET DÉPRIME

 

Ex-«prime à 1.000 euros», la prime sur les dividendes est revenue sur le devant de l’actualité avec son adoption en Conseil des ministres et les protestations d’un MEDEF offrant au gouvernement l’apparence d’un promoteur du pouvoir d’achat.

 

 

 

 

20 Minutes
«La mesure, qui ne devrait toucher qu’un salarié sur quatre, est décriée par le patronat comme par les syndicats. “L’Histoire a montré qu’un dispositif adopté conjointement par les organisations patronales et syndicales était plus fiable, plus durable”, a dit la responsable d’une organisation qui a déjà dénoncé l’ingérence du gouvernement dans le dialogue social.»

Le Figaro
Un opportun sondage fait apparaître que «62% des Français estiment qu’il s’agit d’une “bonne solution” pour augmenter le pouvoir d’achat», mais c’est «une satisfaction qui ne déborde pas non plus d’enthousiasme», puisque 49% pensent que c’est une «assez bonne solution», contre 13% qui parlent d’une «très bonne solution». En outre, d’après ce sondage, «la perspective de la prime ne suffit pas à résorber le pessimisme des Français sur l’évolution de leur pouvoir d’achat». La prime n’empêche pas la déprime.

Le Progrès
Une prime qui risque «de se substituer aux augmentations de salaires», estime un responsable de l’opposition en Rhône-Alpes, qui souligne que la mesure arrive «au moment où le gouvernement fait un cadeau aux plus fortunés avec la quasi-suppression de l’impôt sur la fortune». Les riches priment.

Les Dernières Nouvelles d’Alsace
«Pour les syndicats, cette mesure présente l’inconvénient de toucher un faible nombre de salariés et surtout pourrait être un frein à des augmentations de salaires. Force Ouvrière redoute ainsi les “effets pervers” de cette prime qui va “bousculer et peser sur les négociations annuelles obligatoires» . Une «crainte justifiée», selon un avocat d’affaires pour qui «les entreprises risquent d’intégrer cette dépense dans leur politique salariale, mais sans forcément augmenter le budget global». Quand la prime comprime les salaires...

Le Parisien
En revanche, les grands patrons n’ont pas de quoi déprimer: «Après avoir marqué le pas au plus fort de la crise de 2008, les rémunérations des patrons des grandes entreprises françaises repartent à la hausse. Selon Les Échos, en 2010, les dirigeants du CAC40 ont empoché plus de 98,3 millions d’euros de salaires avec une moyenne de 2,46 millions d’euros par individu. Soit une hausse de 24%, comparé à 2009. [...] Pas sûr, dans ce contexte, que la prime aux salariés annoncée par le gouvernement le 20 avril, pour les entreprises qui augmentent leurs dividendes, suffise à compenser le sentiment d’injustice vécu par les salariés.»

 

Article paru dans FO Hebdo n°2990

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