RÉSURRECTION DES PARADIS FISCAUX?

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

RÉSURRECTION DES PARADIS FISCAUX?

Annoncés cliniquement morts en avril 2009, les paradis fiscaux viennent de faire un retour spectaculaire sur le devant de la scène médiatique à l’occasion de diverses affaires. Pas de miracle car pour ressusciter un réel décès eût été nécessaire, ce dont doute la presse.

Le Figaro
«Les Européens ont repris ces derniers jours le flambeau de la lutte contre l’évasion fiscale, à la faveur des révélations de Offshore Leaks et en France du scandale Cahuzac. Parmi les vilipendés se trouve “l’Autriche, dernier bastion européen du secret bancaire, seule parmi les Vingt-sept après le revirement du Luxembourg”. Mais sa ministre des Finances a réaffirmé qu’elle “tiendra bon sur son secret bancaire”, tout en montrant du doigt le Royaume-Uni et “ses nombreux paradis fiscaux”.»

Le Monde
Londres, la mère de tous les paradis? Selon Tax Justice Network, une ONG phare dans la lutte contre les paradis fiscaux, la City, «premier paradis fiscal au monde, se trouve au centre d’une toile d’araignée où rayonnent des paradis fiscaux “offshore” (extraterritoriaux), ces territoires de la Couronne ou anciennes colonies, dont le nom est passé dans l’histoire de la finance de l’ombre: îles Caïman, îles anglo-normandes, île de Man, îles Vierges britanniques, Gibraltar, les Bermudes, Hongkong, l’Irlande, Dubaï...». L’argent collecté est géré par les établissements financiers installés dans la capitale britannique. Ce qui totaliserait «3.200 milliards de dollars (2 456 milliards d’euros) de dépôts offshore, soit 55% du total mondial».

Les Échos
Mais pas besoin d’avoir la City dans la manche: «À côté de quelques archipels exotiques, on trouve bien souvent des pays européens. Nombre de montages passent par exemple par la Belgique, notamment pour des opérations de financement. Parfois, les entreprises cherchent un régime juridique qui n’existe pas dans le pays de leur siège. Ainsi, pendant longtemps, la France n’avait pas de fiducie et les entreprises créaient des trusts au Liechtenstein.» «Dans un monde ouvert, la fiscalité est un enjeu, mais ce n’est pas le seul, poursuit le directeur fiscal. La logique est toujours celle de rester compétitif. Toutes les grandes entreprises d’un même secteur finissent par afficher des taux effectifs d’imposition globale à peu près comparables.» À cet égard, la France n’est d’ailleurs pas forcément toujours la moins-disante. «Il est par exemple plus facile de liquider une société en France qu’ailleurs», constate un expert. Au Paradis, on vous entend moins crier.

Le Nouvel Économiste
Pour gagner le paradis est nécessaire «une vision sans foi ni loi, aux antipodes du sacro-saint consentement à l’impôt –gage d’un vivre-ensemble civilisé. Et une approche totalement cynique que les libéraux les plus conséquents –ceux qui n’entendent pas faire fi de la réalité des comportements d’agents économiques guidés par la recherche de leurs intérêts– assument complètement. Sur une telle ligne d’optimisation fiscale, le fil est tout tracé». La formule magique: «Travailler à Londres, préparer sa succession en Belgique, mourir en Suisse.» Un destin européen?

FO Hebdo - Avril 2013

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