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Vendredi 21 juillet 2017

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Budget, anorexie programmée

Presse

Il n’est plus guère de jours en cette mi-juillet sans annonce de coupes dans le budget de l’État. La presse commence à s’en émouvoir. Aperçus.

Le Monde
Les femmes d’abord. A peine Simone Veil "panthéonisée", il est annoncé : « Budget consacré aux droits des femmes : une baisse de 7,5 millions d’euros prévue ». En effet, « selon un projet de décret sur les restrictions budgétaires, le secrétariat d’État de Marlène Schiappa est bien visé par une coupe de 25 %, soit le chiffre annoncé par les associations féministes ». Mme Schiappa a assuré que « les associations dont l’objet est l’accueil de femmes victimes de violences sexistes et sexuelles ne verront aucune baisse de subvention du ministère ». Donc déjà toutes les autres le verront. Cependant, selon entourage, il s’agira de coupes « dans les frais de fonctionnement, comme la suppression des notes de frais et des réceptions ». Alors que « selon un rapport du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, le budget alloué aux droits des femmes s’élevait à 29,6 millions d’euros en 2016, soit 0,006 % du budget global de l’État ». Déjà que ce n’était pas "Viva Las Vegas"...

Libération
« Certaines associations attendent toujours le versement de leurs subventions. Et les têtes de réseaux nationaux n’y échappent pas. Le Planning familial n’a toujours pas reçu la première moitié de son budget public pour l’année 2017, la Fédération nationale solidarité femmes (qui s’occupe notamment du numéro d’appel 3919) patiente depuis début janvier pour toucher 50% de la somme qui lui est destinée. Pire, l’AVFT (Association contre les violences faites aux femmes) survit depuis sept mois grâce à des crédits bancaires faute d’un renouvellement de convention qui tarde à être signé ». Et là il y a péril en la demeure.

Le Figaro
Le gel menace même en Avignon : « naturellement inquiets après l’annonce des économies prévues dans le secteur culturel de 50 millions d’euros, [les directeurs d’établissements culturels] ont reçu quelque chose comme une douche froide », quand la directrice générale de la création artistique (DGCA) au ministère de la Culture, nommée par Manuel Valls ,« Régine Hatchendo a entamé une réflexion sur les modèles économiques qui prévalent dans le secteur public, et associé cette réflexion aux ponts éventuels qui pourraient être jetés avec le secteur privé afin que les productions soient exploitées plus rapidement et plus longuement ». Bref un monologue bien appris et rôdé : le privé fait toujours mieux.

Le Journal du Dimanche
Le collet s’est même resserré sur la Grande Muette qui a préféré l’ouvrir : « Après une semaine de phrases aigres et de recadrages, le général de Villiers a présenté sa démission de son poste de chef d’état-major des armées ce mercredi 19 juillet ».

Challenges
Un départ avec tambours et trompettes qui dissipe bien des rideaux de fumées : « Démission fracassante du chef d’état-major des armées, difficultés budgétaires, volte-face fiscaux, premier vent de fronde dans la majorité, sondages en baisse : deux mois après son élection, le ciel s’assombrit pour Emmanuel Macron, qui affronte sa première grosse crise au sommet de l’État. En démissionnant, Pierre de Villiers met en évidence la contradiction entre un chef de l’État qui, depuis son investiture, vante l’importance qu’il accorde à l’armée, et une coupe budgétaire où celle-ci est la plus grande perdante. (...) Cette démission tombe d’autant plus mal qu’elle intervient au moment où le quinquennat entre dans le dur des réformes annoncées, qui commencent à susciter des remous jusqu’au sein de sa large majorité. A commencer par les efforts d’économies demandées cette semaine aux collectivités locales, qui craignent que la suppression de la taxe d’habitation n’aboutisse à les priver de toute liberté d’action ». Et à les contraindre à couper elles aussi dans les mêmes budgets. Ainsi l’anorexie touchera tous les organismes.

Par  Michel Pourcelot

 

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