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Jeudi 14 avril 2016

PRESSE - COMMUNICATION

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Le FMI lanceur d’alerte ?

Le Fonds monétaire international a abaissé, une fois de plus, ses prévisions de croissance mondiale pour 2016 et 2017 et a, le 13 avril, appelé les gouvernements à agir pour éviter une nouvelle crise mondiale. Et comment ? Aperçus dans la presse.

Libération
« Chute des cours des matières premières, transition chinoise, morosité dans les pays riches ou coup de mou des marchés émergents... L’institution multilatérale réduit ses prévisions de croissance pour le monde en 2016. Y compris la France. "Nous ne sommes pas dans l’alarme, mais dans l’alerte." Et ce n’est pas un lanceur d’alerte qui parle incognito de peur d’écoper d’une répression, mais l’Américain Maurice Obstfeld, chef économiste du Fonds monétaire international (FMI) ». Les pieds calés dans sa troïka.

Paris Normandie
Bref, « face au ralentissement de la croissance économique mondiale, le Fonds monétaire international invoque sa vieille antienne des réformes structurelles mais vise cette fois-ci surtout les pays développés. » Et, oh surprise !, « il souligne qu’un système relativement flexible qui permet aux entreprises d’adapter les salaires aux conditions du moment est préférable, comme l’a montré au moment de la crise financière l’exemple de l’Allemagne par rapport à l’Espagne ou au Portugal où le système était à ce moment là plus rigide ». Rigide comme une bulle immobilière ?

Les Echos
La directrice du FMI avait déjà lancé la première alerte : « la reprise économique mondiale reste "trop lente" et "trop fragile" face aux risques croissants liés au ralentissement chinois et à la morosité des pays développés ». Peut-être que morosité et austérité sont les deux mamelles du problème mais qu’importe, « la bonne nouvelle, c’est que la reprise continue, nous avons de la croissance, nous ne sommes pas en crise ». Rien ne sert donc de s’alarmer, mais restons en alerte.

Capital
Un lanceur d’alerte un brin alarmiste cependant : « La crainte ultime de l’institution est un décrochage de l’économie mondiale qui se retrouverait au point mort et plongée dans "une stagnation séculaire généralisée". Pour éviter ce scénario noir, le FMI invite les pays à agir "immédiatement" sur trois fronts », dont, au hasard, « mener et amplifier des réformes structurelles, notamment des marchés du travail et des produits (pour faciliter la concurrence, aider la création d’entreprise...) ».

Le Figaro
Sans compter une véritable épée de Damoclès (un Grec) : « la dette publique constitue un facteur de vulnérabilité d’autant plus diabolique que les économies croissent peu et que l’inflation est trop faible pour l’éponger subrepticement, comme ce fut le cas dans les trente années qui ont suivi la seconde guerre mondiale. "Une solution durable au problème du surendettement n’est pas envisageable en l’absence d’une croissance plus soutenue à moyen terme. (...)", estiment les économistes du FMI. Encore faudrait-il que ces pays renouent avec la croissance et se réforment dans ce sens ». Une réforme à sens obligatoire ?

La Tribune
Sinon le chaos : « dans son rapport semestriel sur la dette, l’institution précise : "en moyenne, la dette publique dépasse maintenant le niveau atteint pendant la Grande Dépression (dans les années 30) et s’approche du niveau qui était le sien au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale"."Les finances publiques ont eu une année difficile. Une nouvelle réalité est en train d’émerger", résume Vitor Gaspar, le principal auteur du rapport ». Une réalité augmentée ? Pas vraiment pour tout le monde.

Par Michel Pourcelot

 

 

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